• En ce début de ramadan et en ce vendredi, jour de grande prière pour nos frères mahométans, au lieu de faire un papier fort convenu sur l'égorgement rituel des moutons pour l'Aïd-el-Fitr (ou l'Aïd-el-Adha, je confonds, mais tant pis) dans nos quartiers et autres banlieues, je me suis autorisé cet emprunt à "L'Incorrect" concernant l'abattage traditionnel du cochon dans nos campagnes; ceci n'ayant rien à voir avec cela, et je risque de bannir tout commentateur qui prétendrait le contraire... biggrin !

    La saint Cochon (aussi appelée saint Boudin) est une fête traditionnelle rurale française célébrée dans plusieurs régions...  Les dates et les pratiques sont variables selon les régions, mais se situent en général entre novembre et avril. Elle peut être célébrée tant à titre privé (directement dans les fermes), qu'à titre public (fête villageoise). La saint Cochon débute toujours par l'abattage d'un porc. Ces fêtes s'organisent ensuite autour de la dégustation de charcuterie, de grattons ou de boudin.

    Au début du XXme siècle, le porc était un animal présent dans toutes les fermes, même les plus modestes, et sa viande saine et nutritive pouvait se garder toute l'année, salée ou fumée. Cependant "tuer le cochon" était une des rares occasions de manger de la viande fraîche...

    Une tradition que certains tentent d'actualiser pour la faire perdurer: ("La Montagne" du 19/01/2019): 

    Humour, fête et traditions ont rythmé la Saint-Cochon à Besse (Puy-de-Dôme) 

    Tout est bon dans le cochon, même une pointe d'humour autour de la bête de 160 kg dépecée dans les rues du bourg de Besse pour la tradition. Cette année, il s'appelait Manu.

     

     

    LA SAINT-COCHON

    Un article d  du 17/02/2018

    En février, dans les campagnes françaises, on tue le cochon. La saint cochon efface la vilenie du porc, cette ambivalence d’un animal honni dans certaines cultures, adoré dans d’autres...

    le Saint Patron de la France

    En février, dans les campagnes françaises, on tue le cochon. Tout commence par l’élevage et l’engraissement du cochon de l’année qui loge dans la grange. Plusieurs mois à voir grandir le cochonnet nourri des reliefs des repas. "Faire le cochon" est une fête: chaque famille possède le sien et invite ses amis à venir l’aider. Tous se déplacent ainsi de maison en maison pour un mois de cochonnailles. La veille, on aiguise les couteaux, on ressort de la cave le chaudron en cuivre, on nettoie les ustensiles et les bocaux ; ces bocaux en verre Le Parfait qui s’alignent ensuite dans la souillarde avec les saucisses, les légumes et les champignons de l’année. Quand on fait le cochon, pas de gender ni de vegan.

    Chacun a sa place: les femmes dans la cuisine, pour les conserves et les repas; les hommes dans la grange, pour tuer l’animal et le débiter. Tout se mange et tout se transforme. Le sang est recueilli pour le boudin, cuit au chaudron. Les boyaux sont lavés, pour la saucisse et les andouilles. Les pieds et les oreilles sont le déjeuner du jour. Les cuisses et les épaules sont précieusement désossées, pour le jambon. Les côtes sont débitées. Les poumons sont hachés, pour le pâté. Les abats sont jalousement disputés. Il ne restera rien. Le cochon est le roi et ses sujets sont au travail.

    Chacun sa tâche: à lui la découpe, à lui la machine à saucisse, à lui l’apprêt des jambonneaux et des pâtés. Chaque famille a sa recette. Plus il fait froid dehors et plus la chaleur augmente à l’intérieur; on transpire et on travaille, en cuisine comme dans la grange. C’est la saint cochon.

    Au long de la journée, la grange se pare de nouvelles décorations: les saucisses sont enroulées le long de bâtons de bois attachés au plafond pour être mises à sécher. Le jambon est emmailloté dans un torchon d’épais coton empli de sel. Oublié à l’air frais du grenier il séchera de longues semaines. Les saucisses fraîches sont placées dans des faitouts de terre cuite remplis de graisse, pour être conservées jusqu’à l’été. Les conserves sont stérilisées et rangées à la cave, le boudin est cuit, les fritons mijotent dans la marmite.

    La saint cochon efface la vilenie du porc, cette ambivalence d’un animal honni dans certaines cultures, adoré dans d’autres. On aime le cochon, mais on déteste le porc, alors que c’est le même. Ses poils deviennent des brosses; sa graisse, du saindoux; ses tendons, des cordes d’instruments. Est-ce parce que c’est l’animal biologiquement le plus proche de l’homme qu’il est parfois banni ? C’est lui le véritable bouc émissaire. Mais dans les campagnes, c’est une fête. Rendez-vous à Besse-et-Saint-Anastaise, dans le Sancy, pour vivre la saint-cochon. Petit déjeuner cochonnaille le matin: œufs au lard et saucisson au marc d’Auvergne. Toute la journée, musique de rue et fête communale. Pour un temps, Saint-Cochon devient le saint patron de la France.

     

    J'avoue que les conditions d'hygiène, de travail et de sécurité n'étaient certainement pas conformes aux dernières normes, ni même aux avant-dernières, élucubrées et imposées par les techniciens européïste de Bruxelles, ce qui pourrait me ramener à l'actualité électorale du moment, mais je crois que je m'égarerais......

    Pour en revenir à nos compatriotes et amis muzz, il ne faut voir là aucune raillerie ni aucune provocation de ma part à leur intention.

    La preuve:

    le saint patron de la France

     

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  • Manu... Europe de Bruxelles... mondialisme effréné... déchristianisation laïcarde et cathophobie occultée...  repentance occidentale universelle... destruction de nos racines judéo-chrétiennes, mais aussi gréco-latines, mais encore celtes ou indo-européennes... banlieues ghettoïsées et territoires perdus... chômage et précarité... violences, insécurité et terrorisme... islamisation intégriste sournoise... migrants clandestins... Manu... "black-blocs", zadistes, ultra-gauche... boboïtude envahissante... et Manu... marchandisation  généralisée des corps et des esprits... antiracisme partisan... dictature de toutes les minorités visibles... discrimination positive et parité...  "progressisme" obligatoire... et encore Manu... "réchauffement" climatique et écologie punitive... inclusivité et théorie du genre... presse et médias sectaires et partiaux... et toujours Manu...

    Happy Requiem

     

    Un dernier petit bonheur, malgré tout ? Pour la route...

     

    Et, pour les plus nostalgiques, ou les plus masos: "Un vieux Paris qui va droit au cœur."

     

    Fait au Milieuduvillage, le 01/05/2019, pendant que l'anarcho-gauchisme  radical tente de mettre le pays à feu et à sang.

     

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  • Pour Notre-Dame, les Français doivent empêcher qu’une trahison succède au chagrin

    Chargées d'un message spirituel du passé, les œuvres monumentales des peuples demeurent dans la vie présente le témoignage vivant de leurs traditions séculaires. L'humanité, qui prend chaque jour conscience de l'unité des valeurs humaines, les considère comme un patrimoine commun, et, vis-à-vis des générations futures, se reconnaît solidairement responsable de leur sauvegarde. Elle se doit de les leur transmettre dans toute la richesse de leur authenticité.

    CHARTE INTERNATIONALE -DITE "DE VENISE"- SUR LA CONSERVATION ET LA RESTAURATION DES MONUMENTS ET DES SITES

    lien vidéo 

    lien texte 

     

    hors sujet...

    Antoni Gaudi et la Sagrada Familia

    Recherche Gaudi, désespérément

    Antoni Gaudi fut certainement l'un des architectes les plus créatifs et les plus originaux de notre époque mêlant harmonieusement classicisme et modernité, influencé simultanément par le néo-gothique et l'art-nouveau en vogue au XIXme siècle, inspiré à la fois par l'observation de la Nature et par la géométrie la plus rigoureuse.

    Recherche architecte, désespérément

    Avons-nous, en France, un Gaudi en puissance qui pourrait redonner grâce, prestige et beauté à Notre-Dame incendiée et défigurée, comme il a su imaginer une grandiose "Sagrada Familia" à Barcelone, à la fois profondément ancrée dans la tradition des bâtisseurs et reflétant profondément sa passion personnelle de la religion, de la nature et de l'architecture.

     

    Même dans cette hypothèse hasardeuse, la basilique du "Templo Expiatorio de la Sagrada Familia"  ne répondrait  à aucun des cahiers des charges qui vont présider à la restauration présidentialisée  de Notre-Dame: un financement exclusivement financés par l’aumône et les dons essentiellement modestes et anonymes, un respect scrupuleux de la doctrine, de la mystique et de la théologie chrétiennes, et... une construction commencée en 1182, prévue pour durer environ 144 ans et se terminer vers 2026...

    Tout n'est pas aussi simple pour autant chez nos amis catalans indépendantistes et pro-migrants: il faut compter avec une municipalité scrupuleusement pointilleuse sur le droit et sur la justice en matière de financement et de réglementation urbaine (mais qui n'hésitait pas à vouloir construire à proximité immédiate un monument aux homosexuels persécutés par le régime franquiste)... avec des successeurs de Gaudi plus soucieux de démontrer leurs ambitions individuelles et leur savoir-faire personnel, moderniste et mercantile forcément très éloigné du projet initial... avec, comme partout, la menace permanente du terrorisme islamiste et déséquilibré... 

     

     

    Mais, en ce moment, sans aucun rapport avec ce qui précède, dans notre beau pays de France:

    Recherche architecte, désespérément

    image d'archives non contractuelle

    A défaut d'architecte, le général d'Armée en retraite "qui a fait l'essentiel de sa carrière à Paris" Jean-Louis Georgelin a été nommé par le Président de la République pour superviser et piloter la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame. Aux yeux de Macron, personne n'aurait donc possédé autant de compétences pour cette mission, aucun ingénieur des Monuments Historiques, aucun Maître d’Œuvre des Compagnons du Devoir, aucun historien ou théoricien de l'Art Religieux... personne autre que ce général, autoritaire mais habitué à l'observance des ordres du désormais incontournable "je suis votre" Chef des Armées et tenu au respect du secret militaire. (si cela devenait éventuellement nécessaire ou souhaitable pour des raisons qui... que... quoi... évidemment.)

    En même temps™, une circulaire interne au Ministère de la Culture interdirait plus ou moins ou réglementerait moins ou plus la possibilité et le droit des architectes des Bâtiments de France à répondre sans autorisation préalable de leur hiérarchie à toutes interviews concernant l'incendie de la cathédrale. Information aussitôt démentie: il leur suffira juste de transmettre à leur chef, le nom  et la fonction de l'interviewer, la liste des questions posées et les éléments de réponses qu'ils comptent apporter; par exemple à propos des deux départs de feu (hypothèse avancée très tôt par "LCI", niée sans preuve en ricanant par "Le Monde", mais confirmée par un croquis d’intervention des sapeurs-pompiers -dont le second départ de feu "au vent" du foyer principal- révélé par le JDD, -qui n'est pas spécialement une feuille de chou complotiste), de la facilité d'embrasement par un court circuit, un "bug informatique", "une étincelle" ou"un point chaud à base de plomb fondu" d'une telle charpente ou de la rapidité de la propagation des flammes sur un bois devenu dur comme la pierre et difficile à enflammer tel que ce chêne multiséculaire.

    Je tiens à préciser que je ne subodore a-priori pas systématiquement de manipulation politico-médiatique, que je ne rejoindrai pas forcément les divers twitistes, facebookeurs et autres youtubiens initiés aux arcanes des secrets francs-maçons et illuminati, mais que je me demande comment le ministre de l'Intérieur et des Cultes réunis, tout en annonçant une enquête longue et délicate sur plusieurs années, pouvait affirmer ou laisser affirmer, alors qu'aucun expert n'avait pu pénétrer sur les lieux et qu'aucune investigation n'avait commencé, que "tout acte volontaire est écarté" et que "la piste accidentelle est seule envisagée". Pourtant, d'autres que nos fameux youtubistes infréquentables, twitteurs pernicieux et autres facebookiens obsédés, ont osé se poser et poser publiquement la question, dans leurs chroniques régulières ou dans des interviews de circonstance, (de "A" comme "Aignan-Dupont" à "Z" comme "Zemmour") avant d'être soigneusement re-re-re-ostracisés par les diktats issus de la pensée officielle.

    Sauf erreur ou omission, je crois qu'on a encore un peu ce droit, même si ça semble mal vu et très impertinent de la part d'une minorité pensante et agissante omniprésente dans les grands médias mais également présente sur les blogs et autres réseaux sociaux.

     

    La victime imaginaire

     
      - Ce sont tous des ignorants, c'est d'un accident que vous êtes malade  
      - D'un accident?   
      - Oui. Que sentez-vous?  
      - J'ai senti comme de soudains départs d'incendie bizarrement simultanés....  
      - Justement, un accident...  
      - Il me semble parfois que l'incendie s'est allumé étonnamment facilement ...   
      - Un accident...  
      J'ai aussi l'impression générale d'un embrasement général extrêmement rapide   
      Un accident... Un accident, un accident, vous dis-je.   
         
       bedeau, d'après Molière (pardon...)  
         

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  •  

     Léo Ferré - Requiem (1976)

     

     

    Pour ce rythme inférieur dont t'informe la Mort
    Pour ce chagrin du temps en six cent vingt-cinq lignes
    Pour le bateau tranquille et qui se meurt de Port
    Pour ce mouchoir à qui tes larmes font des signes

    Pour le cheval enfant qui n'ira pas bien loin
    Pour le mouton gracieux le couteau dans le rouge
    Pour l'oiseau descendu qui te tient par la main
    Pour l'homme désarmé devant l'arme qui bouge
     
    Pour tes jeunes années à mourir chaque jour
    Pour tes vieilles années à compter chaque année
    Pour les feux de la nuit qui enflamment l'amour
    Pour l'orgue de ta voix dans ta voix en allée
     
    Pour la perforation qui fait l'ordinateur
    Et pour l'ordinateur qui ordonne ton âme
    Pour le percussionniste attentif à ton cœur
    Pour son inattention au bout du cardiogramme
         
    Pour l'enfant que tu portes au fond de l'autobus
    Pour la nuit adultère où tu mets à la voile
    Pour cet amant passeur qui ne passera plus
    Pour la passion des araignées au fond des toiles
     
    Pour l'aigle que tu couds sur le dos de ton jeans
    Pour le loup qui se croit sur les yeux de quelqu'un
    Pour le présent passé à l'imparfait du spleen
    Pour le lièvre qui passe à la formule Un
     
    Pour le chic d'une courbe où tu crois t'évader
    Pour le chiffre évadé de la calculatrice
    Pour le regard du chien qui veut te pardonner
    Pour la Légion d'Honneur qui sort de ta matrice
     
    Pour le salaire obscène qu'on ne peut pas montrer
    Pour la haine montant du fond de l'habitude
    Pour ce siècle imprudent aux trois quarts éventé
    Pour ces milliards de cons qui font la solitude
     
    Pour tout ça le silence

     

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  • On en parle très peu...

    A part peut-être quelques habitants de Loire-Atlantique passionnés d'histoire locale et de patrimoine religieux, qui connait La Chapelle-Basse-Mer, ancienne commune rattachée à la "commune nouvelle" de la Divatte-sur-Loire, 6 000 habitants ?

    On en parle très peu dans les grands médias. Il ne s'y passe rien de remarquable.

    On en parle très peu dans les grands médias. ?

    Il ne s'y passe rien de remarquable ?

    Pourtant, depuis plus de 25 ans  il y a lieu un "grand chantier", doublé d'un "camp catholique", ayant pour but de reconstruire une chapelle qui fut une ruine enfouie sous les ronces. Chaque été des centaines de jeunes filles et des jeunes gens bénévoles travaillent à la restauration de cet ouvrage pendant les mois de juillet et d’août. 

     

    ILS REBÂTISSENT LE PASSÉ POUR CONSTRUIRE L’AVENIR…

    Est-ce que tu le sais ? 

    Cette chapelle est le chapelle Saint-Pierre-aux-Liens qui a connu une histoire tumultueuse:

    Située sur la rive gauche de la Loire, la chapelle Saint-Pierre-ès-Liens est la chapelle d'un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye de Marmoutier. Au XIIme siècle, avec le départ des moines, elle devient l'église paroissiale de La Chapelle Basse-Mer. Avec le déplacement du bourg au XIVme siècle, elle devient chapelle secondaire.

    À la Révolution, elle est saisie puis vendue à des particuliers qui la rendent à la paroisse. En 1797, elle est de nouveau nationalisée puis rachetée par la même famille, qui la restaure et la restitue pour la seconde fois à la paroisse. En mars 1794, en pleine Terreur, elle est transformée en lieu de massacre. Plusieurs dizaines de femmes, enfants et vieillards y sont brûlés vifs par la colonne infernale du général Cordelier.

    En 1905, à la suite de la nationalisation des biens du clergé, la chapelle en ruines est abandonnée et devient au fil du temps une décharge publique. Le 13 mai 1993, elle est rachetée par l'historien Reynald Secher - qui l'a découverte durant son adolescence grâce à l'abbé Henri Maisonneuve - et confiée à l’association "Mémoire du Futur", qui entreprend sa restauration à l'identique, sur la base de nombreux documents historiques et de fouilles archéologiques, avec plusieurs objectifs précis: la chapelle, la sacristie, la crypte, le cloître... et quelques aménagements répondant à des préoccupations plus contemporaines: la salle des généraux vendéens, une crypte octogonale et le mémorial des guerres de Vendée.

     

     

    A 17 ans, lors d’une promenade, Reynald Secher découvre les ruines d’une ancienne chapelle. Depuis 1993, chaque été, via son association "Mémoire du Futur", il consacre un mois à la restauration de cette chapelle des XIème et XVIème siècles à La Chapelle-Basse-Mer, son village natal, en Loire-Atlantique.

    Depuis maintenant 25 ans l'association Mémoire du Futur, présidée par Reynald Secher, restaure une chapelle du XIème siècle et construit un mémorial pour commémorer l'anéantissement et l'extermination de la Vendée en 1793-1794.

     

    On en parle très peu dans les grands médias. Il ne s'y passe rien de remarquable.

    en 2015: Une croix dégradée à la chapelle Saint-Pierre-ès-Liens

    Dans la nuit de samedi à dimanche, une croix de la chapelle Saint-Pierre-ès-Liens a été dégradée, recouverte de peinture rose. Pour Reynald Sécher, propriétaire de la chapelle qu'il restaure depuis 1993, ce n'est pas le fruit du hasard...

     

    liens:

    Souvenirs chouans de Bretagne

    L'affaire de La Chapelle-Basse-Mer, Reynald Secher riposte

    Vendée, le génocide est là ! par Reynald Secher

    Reynald Sécher réagit à l’émoi provoqué par les paroles de Patrick Buisson

    L’excellent projet mémoriel de Reynald Sécher

    mais aussi...

    La tradition hostile à l'esprit de 1789 continue de nourrir des controverses passionnées

    Secher, Zemmour et la comtesse – Balade à particule en Bretagne raciste

     

     

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  • Régime dictatorial...

    Sommes-nous en démocratie ou en "décramotie" ?

    Je viens de consulter, sur le site "Le Nouveau Cénacle", un article intitulé:

    Réflexion en cours sur la France comme elle va ou ne va pas,

    inspirées par les événements et quelques lectures.

    avec comme sous-titres:

    De la liberté du débat...

    Défendre la liberté...

    C'est évidemment un sujet qui a été abordé et débattu de nombreuses fois, sur tous les blogs "incorrects" qui se respectent.

    Cet article ne fait pas exception à la règle: il constate que la France est bien une démocratie, mais que "le vernis s'écaille"; il évoque les "sujets qui fâchent": la lutte entre progressisme et populisme et les heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire... l'intervention abusive de l'état et du gouvernement dans le contrôle et la diffusion de l'information...les lois "mémorielles" favorisant une repentance à sens unique... la question migratoire et ses corolaires: intégration, assimilation, racisme, aspects civilisationnels, culturels et religieux,...

    Ce qui rend cet article original, c'est sa conclusion qui élargit le débat:

    "La liberté n’est pas attaquée que sur le plan de l’expression et de l’information. La liberté individuelle subit les assauts de l’hygiénisme moralisateur. Les ligues de vertus, véritables groupes de pression, s’acharnent sans relâche sur ces mauvaises gens qui ne se comportent pas correctement. (...)

    "Nos gouvernants, depuis qu’ils ont sacrifié leur pouvoir politique et économique aux financiers et à la technostructure européenne, n’ont plus que la santé et la sécurité routière pour donner l’impression de diriger et d’agir. Déresponsabilisation et infantilisation à tous les étages. L’alcool, le clope, la vitesse, la bagnole, la viande, le cirque "manger bouger, cinq fruits et légumes par jour", fais pas ci, fais pas ça… (...)

    "Ces sirènes hurlent au nom de votre bien, elles se sont arrogées le droit de dire à votre place ce qui est bon ou non pour vous ! Le pire est que cela ne semble guère déranger. Le Français râle, mais finit par plier. Qui souhaite développer un cancer ? Manger un platane en voiture ? Personne, évidemment !"

    C'est pas faux...

    C'est même vrai qu'entre...

    • les interdictions répétées d'éviter de manger trop gras, trop salé, trop sucré, etc... entre les méfaits supposés pour tout le monde du gluten, ou du lactose, ou de je ne sais quoi d'autre... les précautions à prendre en cas de "traces de fruits à coque, d'arachide ou de sésame..." et "d’œufs..." et  "de crustacés et de poisson et de produits à base de..."... les risques que font peser les graisses hydrogénées ou de palme... les dangers encourus par l'absorption d'un verre de vin (sauf en cas  de risque d’Alzheimer ou de certains cancers -je crois-)... et une petite centaine d'autres.

    • la nécessité d'ingérer des doses précises d'oméga 3/6/9 et de vitamines A ou D ou B ou E etc...... plus tout un tas de sels minéraux, d'oligo-éléments, de fer, de magnésium et autres "nutriments"... et de s'hydrater précautionneusement avec les quantités d'eau recommandées par l'académie de médecine.

    • la vigilance suspecte recommandée envers les viandes rouges, la volaille, les poissons et les fruits de mer, les jus de fruit manufacturés, les yaourts au lait entier, les lasagnes, le pain de mie industriel, le chocolat et le café (sauf "équitables")... et une petite centaine d'autres

    • les vertus des fruits et légumes surtout bio, surtout local (sans parler du bio local), et des céréales et des graines,

    on repense à la fameuse blague du patient qui demande à son médecin, s'il arrête de boire, de trop manger, de fumer, etc... il vivra vraiment plus longtemps "Non, ce n'est pas sur... mais le temps vous paraitra bien long"

     

    Après la dictature des régimes et de la diététique, vient le temps de la (ou, plus exactement, du plat de) résistance

    Résistance...

    tome 1

     Le baeckeoffe

    Une recette très simple où l’essentiel est dans la qualité des produits utilisés.

    On confectionne le Baeckeoffe dans une terrine alsacienne spécialement prévue à cet effet.

    Baeckeoffe signifie "le four du boulanger". Il s’agit d’un plat traditionnel, à base de viandes et de légumes marinés, que les ménagères confectionnaient avant d’aller aux champs et mettaient à cuire dans le four du boulanger, seul four du village à l’époque.

    Ingrédients

    600 gr épaule de porc, 600 gr épaule de bœuf,  600 gr épaule d’agneau, 2 pieds de porc, 250 gr blanc de poireau, 200 gr carottes, 2 kg pommes de terre "Bintje", 200 gr oignons, 2 gousses d'ail, 3 feuilles de laurier, 2 clous de girofle, 6 baies de genièvre, 75 cl de vn blanc (Riesling), 30 gr sel, 1 gr Poivre

    pour la pâte

    400 gr de farine et 25 cl d'eau

    Préparation et cuisson

    Détailler le porc, le bœuf et l’agneau en gros cubes d’environ 4-5 cm de côté.

    Couper les pieds de porc en 2

    Couper le blanc du poireau en 2 dans le sens de la longueur et détailler chaque moitié en tronçons d’environ 2 cm.

    Couper les carottes épluchées en rondelles d’environ 4mm d’épaisseur. Bien laver le poireau et les carottes.

    Éplucher l’ail, le couper en 2 dans le sens de la longueur et retirer le germe

    Réaliser une marinade en versant le vin blanc dans un récipient, y ajouter toutes les viandes, le poireau, les carottes, l’ail, les feuilles de laurier, les clous de girofles et les baies de genièvre.

    Filmer le récipient avec du film transparent et placer la marinade au réfrigérateur durant 24 heures.

    Le lendemain, environ 5 heures avant de servir, éplucher les pommes de terre et découper les en lamelles d’environ 4 mm d’épaisseur.

    Éplucher les oignons, les couper en 2 dans le sens de la longueur et les émincer.

    Dans un récipient, mélanger les pommes de terre et les oignons à du sel et du poivre.

    Au fond d’une terrine alsacienne à baeckeoffe, disposer 1/3 des pommes de terre et des oignons.

    A l’idée d’une écumoire prélever la moitié de la viande et des légumes de la marinade et les disposer sur la couche de pommes de terre et d’oignons. Saler uniformément.

    Disposer une nouvelle couche avec la moitié des pommes de terre et oignons restants.

    Sur cette nouvelle couche, verser toute la marinade avec le reste de viandes et de légumes. Répartir et saler uniformément.

    Finir avec le reste des pommes de terre et oignons. Répartir uniformément.

    Mélanger la farine à de l’eau et former une pâte homogène.

    Rouler la pâte de manière à obtenir une grosse ficelle et la répartir sur le pourtour de la terrine à baeckeoffe.

    Poser le couvercle et bien sceller à l’aide de la pâte.

    Cuire au four à 180° pendant 4 heures départ à froid.

     

     Ce n'est qu'un début, continuons le combat

    Régime dictatorial et résistance

     

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  •  vous ne verrez toujours pas, et pas encore, sur vos écrans ce soir:

    "VIVE LA FRANCE" un film de Michel Audiard

       La politique menée par la France, particulièrement de la guerre de 1914-1918 jusqu’au début des années 70, n’a pas laissé Michel Audiard indifférent. Il a des idées bien arrêtées sur tout et n’a pas grand mal à trouver les mots pour le dire. Ses mots à lui, souvent incisifs, rarement politiquement corrects, illustrés de quelques dessins de Siné.

       C’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule !

       Michel Audiard applique cette maxime en réalisant "Vive la France", un montage d’archives filmées, fait de bric et de broc, accompagné d’un commentaire iconoclaste, assez débridé et assaisonné au vitriol, concocté avec la complicité d’Henri Viard, auteur d’une douzaine de romans policiers.

       Les deux compères ont choisi de tout exprimer ce qui leur passait par la tête, sur tous les sujets, sur tout le monde, chacun en prenant pour son grade.

     

    Vive la France

     

    Réalisation : Michel Audiard

    Scénario : Michel Audiard et André Viard

    Illustrations : Siné

    Son : Maurice Laroche

    Montage : Michelle David, Claude Durand et Jacqueline Thiédot

    Musique : Eddie Vartan

    Production : André Genovès

    Directeur de production : Guy Azzi

    Pays d'origine :  France

    Genre : Film documentaire

    Durée : 85 min

    Date de sortie : 18 septembre 1974

       Plus d'une heure et quart... ça peut paraitre un peu longuet... pour un reportage de France2 ou de BFM.TV, d'accord... mais pour un film de Michel Audiard, un peu moins, d'autant qu'on peut le regarder en plusieurs fois, que ce film est relativement peu connu -même de "Télérama" ou des "Inrocks"- et surtout si on sait que les critiques "artistiques" de "Le Monde" n'ont pas trop trop apprécié, lors de sa sortie en 1974.

    Rien que le titre du film a du donner des vapeurs à l'auteur "J.B." quand il(elle) a su que c'était lui(elle) qui devait s'y coller...

    " VIVE LA FRANCE " de Michel Audiard

    Le Monde du 23/09/1974 (extraits:) 

       "Sur fond de documents authentiques, soixante ans d'histoire de France revus et corrigés par Michel Audiard. Coq-à-l'âne (le coq est gaulois, mais l'âne est bien français), astuces de montage, calembredaines et facéties en tous genres, mots d'auteur, jugements à l'emporte-pièce, statistiques cocasses et déclarations officielles ahurissantes constituent les pièces essentielles de ce jeu de massacre.

       "Vive la France ou le grand sottisier illustré.... Nous sommes à Guignol. "Guignol's Band ", disait Céline. Mais Céline délirait. Audiard se contente de persifler. Il ridiculise, et de ce fatras de ridicules qu'il amasse finit par monter une odeur désagréable qui étouffe nos rires. L'odeur du mépris.

     

    ... d'autant que le re-même "Re-Le Monde" en rajoute, avec encore un peu plus de haine et de mépris, une nouvelle couche un peu hors-sujet, en cette année 2018 post-électorale:

    1976, quand l’extrême droite faisait son anti-Cannes

    Le Monde du 12/04/2018 (extraits) 

       "Cette année-là, un autre festival se tient à Paris: la Semaine du cinéma de droite est organisée par le Parti des forces nouvelles et le critique Jacques Deslandes, qui a obtenu la caution de l’actrice Arletty (.../...)

       "Ils imaginaient déjà le festival de Cannes ouvert par le ministre de la culture de Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, ou le comédien frontiste Franck de Lapersonne paradant sur la Croisette: les professionnels du cinéma n’ont pas été les moins soulagés par le résultat de la présidentielle. Mais à quoi aurait bien pu ressembler le cinéma sous la présidence lepéniste ?

       "En avril 1976, un mois avant que Taxi Driver n’obtienne la Palme d’or à Cannes, un autre festival est organisé à Paris, dans la salle de projection du Sofitel de la porte de Sèvres: la Semaine du cinéma de droite. Ou plutôt, d’extrême droite.

       "La sélection est éclectique, mais pas innocente. On illustre "la remise en question de l’idéologie américaine" avec L’Inspecteur Harry, on célèbre le patriotisme avec Mermoz, un biopic sur l’aviateur tourné sous Vichy, ou l’humour gaulois avec Les Chinois à Paris, de Jean Yanne....

     

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