• L'obsolescence de l'Homme

     

    "L'obsolescence de l'homme"...

    ...c'est un texte qui, depuis quelques jours, circule assez abondamment sur certains blogs et réseaux sociaux...

    Il s'agit d'un extrait (certainement jugé le plus représentatif) d'un livre de Günther Anders, paru en 1956, "L'obsolescence de l'homme" (1) et publié en français pour la première fois il y a seulement quelques années par l'éditeur "Encyclopédie des nuisances".

    J'avoue que je ne connaissais pas cet auteur, et encore moins son œuvre, ni cet éditeur...

    J'ai appris par wikipedia que Günther Anders (2) a été l'époux de Hannah Arendt (3).

    ...

    Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes.

    L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.

    Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux.

    En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur –qu’il faudra entretenir– sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

    L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels.

    Il va de soi que "toute ressemblance avec une actualité ou des situations existantes, ayant existé ou appelées à exister ne pourrait être que l'effet d'une clairvoyance certaine de l'auteur, une certaine constance dans l'esprit de nos dirigeants et une forme de déni dans celui de la plupart de nos concitoyens". Certains vont, bien sûr, hurler à la paranoïa complotiste... ce qui par ailleurs ne les empêche pas de trouver "Le meilleur des mondes" ou "1984" de bons romans de détente.

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    JePenseDoncJeNuis
    Mercredi 12 Août à 01:07

    Cette maison d'élite a été mise en avant plus d'une fois chez Pharamond par un enragé. Faut lire les blogs des camarades ! ;-) Chez cet éditeur, rares sont les déceptions. Hélas, les excellents livres de Mandosio, de Bodinat, de Semprun et d'Orwell n'auront pas beaucoup nui à notre vomitive société qui, au lieu de peser auteurs et lecteurs, se borne à les dénombrer.

      • Mercredi 12 Août à 11:08

        @ JePenseDoncJeNuis...!!!

         

        GCYA est un des blogs que je trouve incontournables commondit, un-peu-beaucoup grâce à la présence de deux ou trois commentateurs réguliers ("pertinents", "érudits" étoussa) -y compris les réponses de  l'auteur- qui arrivent à enrichir n'importe quel article même, parfois, le plus... banal ou usé (désolé ouch ^^ ?) qui soit. Parfois !..

        Aussi grâce à son "pandémonium", même si quelques unes des dernières entrées me semble... peu pertinentes.

        Attention, lieu commun : si les livres (en général) risquaient de nuire peu ou prou à notre belle société elle saurait s'en débarrasser de façon plus radicale et expéditive que par tolérer une diffusion quasi-clandestine... Non ?

      • Cogito ergo noceo
        Mercredi 12 Août à 12:09

        @bedeau : L'ordre social a trouvé une manière radicale de tuer le livre : en tuant le lecteur. L'individu ordinaire ne sait plus lire, qui est incapable de se concentrer longtemps sur un texte dépourvu d'images. La démarche fouriériste à la papillonne encouragée par les pages Internet n'est pas favorable à la réflexion.

        Incidemment, si la page d'Anders est un honnête résumé, on en trouve les éléments chez Rand, chez La Boétie, chez Sénèque, chez France, chez Tocqueville et chez tous ceux qui ont écrit en vain. Comme quoi, avoir raison ne sert à rien.

        (votre réponse à Pangloss) : quelques remèdes existent, dont l'application exigerait du courage, de l'énergie, la ferme détermination d'ignorer les aboiements des chiens de la bienpensance, et l'absence de considération pour les idées imbéciles qui règnent depuis quatre décennies, voire plus de deux siècles. Sans oublier un nombre assez important de rebelles résolus à ne plus vivre sous le double joug d'une oligarchie d'incapables et de criminels, et d'une masse d'abrutis parasites. L'acceptation universelle de la muselière -- en attendant pire -- n'est pas un bon signe. En des temps où la cohérence n'est plus reine, rares sont les ceusses à comprendre ce mot de Jefferson : "What country can preserve its liberties if their rulers are not warned from time to time that their people preserve the spirit of resistance ? Let them take arms. The remedy is to set them right as to facts, pardon and pacify them. What signify a few lives lost in a century or two ? The tree of liberty must be refreshed from time to time with the blood of patriots and tyrants. it is its natural manure." (lettre à .W. S. Smith, 13 novembre 1787),

        En tout cas, inutile de compter sur des généraux de ce temps, surtout quand ils sont employés du Boston Consulting Group : ce serait aussi vain que de se fier à des présidents liés aux banques.

      • Mercredi 12 Août à 13:35

        @ Cogito ergo noceo...!

        Non, le lecteur n'est pas mort car il bande encore.

        Mais pas pour n'importe qui...

        Quand le gentil Finkielkraut lance un appel "Touche pas à mon histoire" (de France) pour "conforter la République" (et son président) dans son désir de ne rien renier de son passé (sic), c'est drôlement bien...

        Quand le méchant Onfray ou l'affreux Zemmour disent à peu de choses près la même chose, c'est le signe indubitable d'un racisme et d'une islamophobie réactionnaires et nauséabonds..

        .

        Dans ma réponse à Pangloss, j'avais dans un premier temps écrit  "absence totale de moyens *démocratiques légaux*"... que j'ai supprimé : je ne crois pas, je ne crois plus -si j'y ai jamais cru- que le sang des patriotes (des martyrs, "quelques vies perdues en un siècle ou deux"...) puissent "rafraîchir l'arbre de la Liberté"... il y a plus d'un siècle et demi, je ne dis pas.... Même nos frères musulmans comptent maintenant plus sur un activisme citoyen, social et électoral, que sur le sacrifice de leurs déséquilibrés pour assumer et assurer leur victoire. Mais, bon...

    2
    Pangloss
    Mercredi 12 Août à 08:28

    J'avais déjà lu ce texte ailleurs. J'ai été admiratif de la qualité de l'analyse, de la clarté de l'exposé et surtout, j'ai été stupéfait d'apprendre que ces lignes ont été publiées juste après la dernière guerre.

    Ce qui fait un peu peur, c'est de voir décrite notre société actuelle et les principes qui animent ceux qui la gouvernent.

      • Mercredi 12 Août à 11:19

        @ Pangloss...!

        Vous avez parfaitement résumé la situation :

        "Ce qui fait un peu peur, c'est de voir décrite notre société actuelle et les principes qui animent ceux qui la gouvernent."

        et, ce qui fait encore plus peur, c'est l'absence totale de moyens pour remédier un tant soit peu à cette situation.

         

    3
    Le Page
    Mercredi 12 Août à 09:50

    Je craignais que notre situation actuelle soit le fait du hasard ou d'incompétences.

    Je vois que tout est programmé, ça rassure!

     
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      • Mercredi 12 Août à 11:23

        @ Le Page...!

        No problemo...

        Tout est sous contrôle et parfaitement rodé.

        "Pourvou qué ça doure..." dit-on en haut(s) lieu(x)

    4
    Mercredi 12 Août à 11:12

    Ce texte est excellent. Orwell est passé par là. Mais si ce texte décrit notre société, d'une part cela n'a rien d'original, la société romaine avait déjà les jeux et le cirque, d'autre part, contrairement à 1984 d'Orwell, je ne pense pas qu'il y ait de la part de nos dirigeants une organisation de l'abrutissement : notre société comporte spontanément beaucoup d'abrutis.

      • Mercredi 12 Août à 11:52

        @ Dr WO...???

        "...notre société comporte spontanément beaucoup d'abrutis"... (sans compter qu'on est tous l'abruti de quelqu'un) on peut se demander d'où sortent tous ces abrutis ?

        Une génération "spontanée" comme vous semblez le suggérer ?

        ...ou le résultat de plusieurs générations d'abrutissement progressif de masse à travers les "grands médias" qui sont la propriété de deux ou trois individus, la publicité mondialement uniformisée et (par exemple) les loisirs pré-mâchés et prédigérés et autres joyeusetés qui font l'audimat et le citoyen qui va avec ?

        Il est effectivement possible que "nos dirigeants" les plus vertueux et soucieux du bien-être de "leurs dirigés" répugnent à se servir d'un tel phénomène. S'il s'avérait exister... C'est une éventualité à vérifier... mais j'ai comme un doute...

         

         

      • Mercredi 12 Août à 12:09

        Les abrutis ont toujours existé à travers les âges et vous donnez à nos dirigeants une intelligence machiavélique et des moyens qu'ils n'ont pas. Toujours ce goût du complot ? La société évolue de cette façon, dominée par la technologie et l'appât du gain : ce sont les grands groupes économiques qui dirigent le monde, pas nos dirigeants.

      • Mercredi 12 Août à 14:04

        @ Dr WO...!!!

        J'avais anticipé, en conclusion de mon article, cet argument du complotisme qui est la version soft et actualisée de la "reductio ad hitlerum"

        Pourtant, et pour faire court, vous ne dites dans votre dernier commentaire rien que je n'aurais pu écrire ici : selon vous nos dirigeants (politiques, je suppose) ne dirigent rien, mais ce sont les "grands groupes économiques " qui dirigeraient à la place de nos dirigeants (politiques ? toujours?) qui "n'ont pas de moyens". Rien que d'énoncer ça, il y a quelques années, suffisait à vous classer parmi les complotistes qui dénonçaient la mainmise de la finance mondialiste et des multinationâââles dans l'indépendance ou la souveraineté et les affaires intérieures des Nations et des peuples. Je n'ai pas (ici, dans ce contexte précis) parlé de nos hommes politiques, mais j'ai clairement évoqué les "grands médias", la "publicité mondialement standardisée" et les "loisirs de masse"... toutes choses qui relèvent plus de vos "grands groupes économiques" que de nos petits partis politiques et leurs dirigeants sans colonne vertébrale.

        Enfin, je crois...

        Maintenant, que certains chefs d'états s’accommodent de cette situation, ou la recherchent, ou la provoquent... c'est une autre histoire.

         

    5
    Pangloss
    Mercredi 12 Août à 17:42

    @ Dr WO. Je ne crois pas à l'abrutissement spontané. Il est peut-être inné mais ce n'est pas la même chose et cela reste à prouver.

    Mais l'abrutissement programmé par les gouvernants est évident. Il suffit de voir le déclin de l'enseignement des humanités et le niveau de la majorité des bacheliers dans ce domaine quand ce n'est pas dans celui de la simple utilisation de la langue française.

      • Jeudi 13 Août à 14:36

        @ Pangloss...!

        Je crois -j'espère !- que personne ne peut nier ou minimiser la dé-culturation de la société...

        Mais il est certainement plus confortable et rassurant d'incriminer un "abrutissement spontané" des masses, plutôt qu'une "intelligence machiavélique" de nos "zélites" (qui ne sont pas seulement les gouvernants au sens politicien du terme). Et ça permet aussi peut-être de se rassurer sur ses propres capacités

      • Jeudi 13 Août à 15:04

        On assiste  à un déclin de l'école peut-être parce qu'il existe un déclin des élèves, mais il me parait peu vraisemblable que ce  déclin est voulue, programmé et organisé. ce déclin est au contraire une preuve d'impuissance de nos dirigeants, mais aussi celle de la puissance des vendeurs de gadgets qui se substituent à la culture. Le paradoxe est que le gadget majeur qu'est internet peut être aussi un formidable véhicule de la culture.

      • Jeudi 13 Août à 16:49

        @ Dr WO...!!!

        C'est qui, c'est quoi, c'est où... nos dirigeants ?

        Pour moi, ce n'est ni au palais de l’Élysée, ni à l'hôtel Matignon, ni -en ce qui concerne ce débat- à l'hôtel de Rochechouard. Ni même à Bruxelles...

         

        Et l'école n'est pas la seule en jeu, loin de là :

         

        En 2004, le PDG de TF1 déclarait avec une franchise qui l’honore :

        "Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective *business*, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (...).

        "Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible .

        "Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise."

        C'était en 2004... et Coca-Cola n'était et n'est toujours qu'un des innombrables "sponsors" présents sur les chaînes de télé, les stations de radio et l'ensemble de la presse "main-stream"

         

        En 2020, Coca-Cola et la quasi-totalité des grandes marques* soutiennent ardemment le mouvement Blacks Lives Matter (c'est un exemple parmi d'autres, dans l'actualité récente) et supporteraient assez mal que leur "temps de cerveau humain" soit pollué par des informations, des éléments de loisir ou de culture contraire à leur philosophie marketing.

         

        A partir de là, tout s’enchaîne : l'école ne peut pas ou ne doit pas former des futurs citoyens qui auraient un esprit plus ou moins critique pour décrypter le monde tel qu'on nous le présente...sur internet, Twitter et Facebook font de leur propre chef la chasse aux prises de positions déviantes ou contestataires... etc...

         

        * quelques marques BLMfriendly : Nike, Adidas, Reebok, Disney, Sephora, l'Oréal, Vogue, etc...qui tous, ont un besoin croisant de "temps de cerveau humain"

         

      • Jeudi 13 Août à 16:59

        Il me semble avoir été clair en distinguant les dirigeants qui par définition sont politiques et les groupes  économiques.

      • Jeudi 13 Août à 17:53

        @ Dr WO...!

        J’illustrais... et je détaillais.

        12/08/2020 - 14:04

        ...j'exemplais, quoi...!

         

    6
    Cogito Ergo Noceo
    Mercredi 12 Août à 20:12

    @bedeau : En 1943, dans *The Fountainhead* -- le meilleur roman de Rand --, l'abominable Ellsworth Toohey -- une manière de Mouchard, mais considérablement plus intelligent, ce qui n'est d'ailleurs pas très difficile -- s'offrait le luxe de l'honnêteté. Discours mémorable dont voici quelques extraits qui devraient inciter à lire le bouquin (*La source vive*, la traduction française, est correcte). On en déduit les principes qui ont mené à la destruction patiente et délibérée des capacités intellectuelles, déjà faibles, de nos contemporains (y compris, d'ailleurs, chez les crétins qui se prennent pour une "élite") : on n'apprend plus le français, on ignore la philosophie au point de qualifier Finkie et Onfray de penseurs, on ignore l'histoire au point de célébrer Al Andalus, les délires BLM et autres Black Athena. Mort à l'esprit critique qui sera qualifié de "complotiste" (en oubliant que saint Littré propose une entrée pour "complot" et une autre pour "comploteur" : voir clair dans le jeu de l'ennemi, c'est déjà un crime). On accepte tout, à commencer par une muselière dégradante et bientôt la tyrannie planétaire dont la tyrannie de l'u.e. donne déjà un aperçu terrifiant d'incompétence et de corruption. On ne fait déjà plus la différence entre la vérité et le mensonge. C'est un monde qui convient aux marchands, aux khmers verts et aux adeptes des religions les plus primaires. Evidemment, dans un monde pareil, rien ne vaut les Q.I. qui sont naturellement inférieurs à 100, ce qui explique bien d'autres phénomènes -- but that's another story...
    Laissons parler Rand :

    There are many ways. Here's one. Make man feel small. Make him feel guilty. Kill his aspiration and his integrity. That's difficult. The worst among you gropes for an ideal in his own twisted way. Kill integrity by internal corruption. Use it against itself. Direct it toward a goal destructive of all integrity. Preach selflessness. Tell man that he must live for others. Tell men that altruism is the ideal. Not a single one of them has ever achieved it and not a single one ever will. His every living instinct screams against it. But don't you see what you accomplish ? Man realizes that he's incapable of what he's accepted as the noblest virtue -- and it gives him a sense of guilt, of sin, of his own basic unworthiness. Since the supreme ideal is beyond his grasp, he gives up eventually all ideals, all aspiration, all sense of his personal value. He feels himself obliged to preach what he can't practice. But one can't be good halfway or honest approximately. To preserve one's integrity is a hard battle. Why preserve that which one knows to be corrupt already ? His soul gives up its self-respect. You've got him. He'll obey. He'll be glad to obey -- because he can't trust himself, he feels uncertain, he feels unclean.

    That's one way. Here's another. Kill man's sense of values. Kill his capacity to recognize greatness or to achieve it. Great men can't be ruled. We don't want any great men. Don't deny the conception of greatness. Destroy it from within. The great is the rare, the difficult, the exceptional. Set up standards of achievement open to all, to the least, to the most inept -- and you stop the impetus to effort in all men, great or small. You stop all incentive to improvement, to excellence, to perfection. Laugh at Roark and hold Peter Keating as a great architect. You've destroyed architecture. Build up Lois Cook and you've destroyed literature. Hail Ike and you've destroyed the theater. Glorify Lancelot Clokey and you've destroyed the press. Don't set out to raze all shrines--you'll frighten men. Enshrine mediocrity -- and the shrines are razed.

    Then there's another way. Kill by laughter. Laughter is an instrument of human joy. Learn to use it as a weapon of destruction. Turn it into a sneer. It's simple. Tell them to laugh at everything. Tell them that a sense of humor is an unlimited virtue. Don't let anything remain sacred in a man's soul -- and his soul won't be sacred to him. Kill reverence and you've killed the hero in man. One doesn't reverence with a giggle. He'll obey and he'll set no limits to his obedience -- anything goes -- nothing is too serious.

    Here's another way. This is most important. Don't allow men to be happy. Happiness is self-contained and self-sufficient. Happy men have no time and no use for you. Happy men are free men. So kill their joy in living. Take away from them whatever is dear or important to them. Never let them have what they want. Make them feel that the mere fact of a personal desire is evil. Bring them to a state where saying 'I want' is no longer a natural right, but a shameful admission. Altruism is of great help in this. Unhappy men will come to you. They'll need you. They'll come for consolation, for support, for escape. Nature allows no vacuum. Empty man's soul -- and the space is yours to fill.
    [...]
    Just listen to any prophet and if you hear him speak of sacrifice -- run. Run faster than from a plague. It stands to reason that where there's sacrifice, there's someone collecting sacrificial offerings. Where there's service, there's someone being served. The man who speaks to you of sacrifice, speaks of slaves and masters. And intends to be the master.
    [...]
    Can you rule a thinking man? We don't want any thinking men.
    [...]
    A world of obedience and of unity. A world where the thought of each man will not be his own, but an attempt to guess the thought of the brain of his neighbor who'll have no thought of his own but an attempt to guess the thought of the next neighbor who'll have no thought -- and so on, Peter, around the globe. Since all must agree with all. A world where no man will hold a desire for himself, but will direct all his efforts to satisfy the desires of his neighbor who'll have no desires except to satisfy the desires of the next neighbor who'll have no desires -- around the globe, Peter. Since all must serve all. A world in which man will not work for so innocent an incentive as money, but for that headless monster -- prestige. The approval of his fellows -- their good opinion -- the opinion of men who'll be allowed to hold no opinion. An octopus, all tentacles and no brain. Judgment, Peter! Not judgment, but public polls. An average drawn upon zeroes -- since no individuality will be permitted. A world with its motor cut off and a single heart, pumped by hand.
    [...]
    Everything that can't be ruled, must go. And if freaks persist in being born occasionally, they will not survive beyond their twelfth year. When their brain begins to function, it will feel the pressure and it will explode. The pressure gauged to a vacuum. Do you know the fate of deep-sea creatures brought out to sunlight? So much for future Roarks. The rest of you will smile and obey. Have you noticed that the imbecile always smiles? Man's first frown is the first touch of God on his forehead. The touch of thought. But we'll have neither God nor thought.
    [...]
    Let all live for all. Let all sacrifice and none profit. Let all suffer and none enjoy. Let progress stop. Let all stagnate. There's equality in stagnation. All subjugated to the will of all. Universal slavery -- without even the dignity of a master. Slavery to slavery. A great circle -- and a total equality. The world of the future.
    [...]
    Everything I said is contained in a single word -- collectivism. And isn't that the god of our century ? To act together. To think -- together. To feel -- together. To unite, to agree, to obey. To obey, to serve, to sacrifice. Divide and conquer -- first. But then -- unite and rule. We've discovered that one at last. Remember the Roman Emperor who said he wished humanity had a single neck so he could cut it ? People have laughed at him for centuries. But we'll have the last laugh. We've accomplished what he couldn't accomplish. We've taught men to unite. This makes one neck ready for one leash.

      • Jeudi 13 Août à 15:26

        @ Cogito Ergo Noceo...!

        Merci pour ce long extrait d'un ouvrage que je ne connaissais pas. (et merci à "Google translate" !)

        J'en ai extrait, pour les non-anglophones et pour les anti-google, quelques courts passages qui annonçaient clairement le progressisme tel qu'on le connaît 80 ans après (il y a beaucoup plus que ça dans le texte):

        Tuez le sens des valeurs de l'homme. Tuez sa capacité à reconnaître la grandeur ou à y parvenir. Les grands hommes ne peuvent pas être gouvernés. Nous ne voulons pas de grands hommes.

        Établissez des normes de réussite ouvertes à tous, au moindre, au plus inepte - et vous arrêtez l'élan à l'effort chez tous les hommes, grands ou petits. Vous arrêtez toute incitation à l'amélioration, à l'excellence, à la perfection

        Dites-leur de rire de tout. Dites-leur que le sens de l'humour est une vertu illimitée. Ne laissez rien rester sacré dans l'âme d'un homme...

        Prêchez l'altruisme. Dites à l'homme qu'il doit vivre pour les autres. Dites aux hommes que l'altruisme est l'idéal.

        Tout se vaut, rien n'est beau, rien n'est précieux, les amuseurs de France-Inter ont du génie, le vivre-ensemble et le multiculturalisme sont l'avenir de l'Homme, les minorités (stigmatisées) de toutes sortes et de tout genre ont majoritairement tous les droits

        On peut -parait-il- en nier la réalité et y voir soit la fantaisie d'un romancier, soit la paranoïa d'un complotiste...

        A ce propos je trouve plaisant que certaines personnes s'écrient régulièrement :  "Au secours... A moi... Je suis cerné de toutes parts par des complotises qui sont partout..."

         

      • Neo Randite
        Jeudi 13 Août à 19:02

        @bedeau : Désolé pour la longueur et pour l'engliche. Rand ne sait pas faire court. Encore ai-je coupé à la hache. ;-) Vous trouverez quelques éléments d'information sur la dame ici :

        http://guerrecivileetyaourtallege3.hautetfort.com/archive/2017/09/26/le-jeu-des-deux-images-287-5983640.html

        Le mal commence avec le refus des hiérarchies. Ainsi, j'aime beaucoup les Beach Boys et les Bangles, mais je les sacrifie toutes leurs oeuvres pour quelques minutes de Wagner ou de Mozart. Moderne, kron et temporain, je les égalerais peut-être à black m (minuscules de propos délibéré, quant au m... il est savoureux ici dans de contexte), qui est quand même évidemment meilleur (c'est sans doute ça, le sens du m). J'ai beaucoup de mal à admettre que la France a été dirigée par un Richelieu puis par un edouard flippe. Les exemples seraient sans fin.

         

      • Jeudi 13 Août à 21:31

        @ Neo Randite...!

        Aucun problème !

        Sinon, je suis allé sur la page du jeu des deux images en question... Je ne peux que rappeler ma réponse à votre premier commentaire (12/05/2020 - 11:08)... et justifier mes prudentes et modestes interventions...intello !

         

         

    7
    Kron et Plotiste
    Jeudi 13 Août à 14:45

    Encore un méchant complotiste qui n'aime pas l'idée d'être une simple tête de bétail pour l'oligarchie ploutocratique (comment diable peut-on oser penser ça ?) :

    https://www.youtube.com/watch?v=A1iXXKmq58g

     

      • Jeudi 13 Août à 15:43

        @ Kron et Plotiste...!

        Ben, oui...

        J'en parlais plus haut...

        Au hasard, parmi les plus récentes des "humoristes" de France-Inter...

         

        une vidéo mise en ligne le 27 juillet 2020 - nombre de vues : 29 108

        votre vidéo mise en ligne le 11 févier 2010 - nombre de vues : 56 060

        Ben voila...

         

    8
    Le niveau monte !
    Samedi 15 Août à 12:21

    Il en est pour croire que l'effondrement de l'enseignement, à tous les niveaux, relève du hasard ou de l'emprise marchande sur le monde. J'en sais même qui ne parviennent pas à comprendre que la mafia étatique, par essence, ne nous veut pas de bien. Le vrai berger peut aimer le troupeau qu'il exploite, il finit quand même par le tuer, en général. Alors l'équarisseur déguisé en berger... but that's another story.

    Bref, à titre d'information, deux méchants complotistes (l'un venant de découvrir, il était temps !, Tresmontant, et l'autre ayant apparemment suivi ses cours) pour le prix d'un, Boizard et Husson, d'accord sur "la casse consciencieuse du système éducatif", casse dont le caractère intentionnel était d'ailleurs évident même quand je faisais semblant d'être jeune :

    https://fboizard.blogspot.com/2020/08/abrutissement-des-masses-nous-avons-les.html

    Nos moins mauvaises têtes d'aujourd'hui sont à peine des nains en comparaison des Grands Anciens. Y'a des raisons. Comme y'a des raisons à ce phénomène rigolo : la progéniture de l'oligarchie n'en sait pas beaucoup plus , malgré son arrogance, que celle des masses. Même inculture, même incapacité à raisonner, même mépris du réel, même soumission à la propagande, même absence de curiosité intellectuelle, même inaptitude à l'ironie. Dans la figure du crétin "technocrate", aucune vraie tekhnè, aucune action efficace sur le monde, mais simplement le goût du pouvoir, d'autant plus grand qu'il est injustifié. Ce qui promet de radieux lendemains où seule la force comptera. Et là, les SJW et autres "dieux" de Laurent Alexandre seront légèrement désavantagés. Je parie donc sur la survie des plus primaires et des Q.I. inférieurs à 100 -- tous bacheliers ayant obtenu une mention Très Bien summa cum laude.

     

      • Samedi 15 Août à 16:28

        @ Le niveau monte !...

        J'avais évoqué, plus haut dans un commentaire, l'implication entre "l'emprise marchande" sur le monde ("Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible") et l'idéologie progressiste imposée par les gouvernants et les dirigeants (je ne sais pas pourquoi, mais je décèle une vague distinction entre les deux) avec l'appui indispensable des médias et, simultanément, la suite mais pas fin de la destruction programmée du système éducatif et moral.

        Mais je n'arrive pas à mettre sur le même niveau le manque de curiosité intellectuelle, ou de faculté de raisonnement, ou la soumission, etc... "des masses"... et la volonté de pouvoir et de nuisance "des zélites" les conduisant une certaine action de leur part -une action certaine, consciente et assumée- sur le monde et son "évolution".

        Pour résumer et en revenir à l'article, j'ai du mal à admettre que les individus qu'il voit arriver aux postes de commande depuis 10 ans soient des victimes de la grande casse éducative post-1968... C'est certainement le mot victime qui me gène...?

        Il y a quelque-part un certain nombre d'individus lambda qui ont pu et su retrouver le goût de la curiosité et du raisonnement (je crois certainement en être, sans être une exception, après un passé gauchisant, et sans QI à 3 chiffres -en fait je ne le connais pas)... si ce n'est pas le cas de mon garçon-coiffeur (je plaisante), ni de la présentatrice du journal de 20H, je suis persuadé qu'une partie au moins de nos gouvernants, de nos dirigeants et de nos guides spirituels et moraux ont plus ou moins analysé la situation, et savent pertinemment ce qu'ils disent et ce qu'ils font, peut-être pourquoi ils le font, et pas forcément par mimétisme de classe ou par paresse intellectuelle. Y compris dans la poursuite de la casse de l'enseignement et de l'éducation...

         

        ...je ne sais pas si j'ai été très clair mais, pour faire simple (simpliste???), je ne peux pas mettre "dans le même panier" Bill Bilderberg Gates, ou le pape François, ou Edwy Plenel... et mon pauvre garçon-coiffeur, même en "changeant de niveau" (pour Greta Thunberg, je ne dis pas !)

         

         

      • Le niveau monte !
        Samedi 15 Août à 17:40

        "après un passé gauchisant" : vous en avez fait, du chemin. ;-)

        En vrac :

        "Victime", c'est un mot de chrétien -- et je crois que les deux auteurs le sont. ;-) Les gens en masse sont déjà naturellement des crétins, mais l'édunat a tout fait pour anéantir la possibilité, chez les meilleurs, de montrer leurs capacités, quand ils en avaient, dans tous les domaines, des lettres aux sciences. Les profaillons de l'élite autoproclamée ne sont pas meilleurs que ceux de l'édunat, et c'est normal : dans un système qui a tué l'idée même d'excellence, d'où sortiraient des instructeurs de qualité ? Suffit de voir les résultats -- politicards, journalopes, experts universels autoproclamés -- dont aucun ne saurait susciter l'intérêt, encore moins le respect. Ces pions, au mieux demi-habiles (et ça, c'est pour être gentil), ne valent que par position, laquelle doit beaucoup au hasard et aux relations -- démonstration implacable dans Les bonnes fréquentations, de Coignard. Voyez ce qu'est un normalien de ce temps, et comparez avec ceux d'avant 68.

        Société d'avant : Carcopino, Boutang. Société d'aujourd'hui : Girod, Onfray. 'Nuff said, comme le disait l'excellent Stanley Lieber.

        Aucun des noms que vous citez n'a la moindre qualité intellectuelle, pas plus Plenel que Gates (et pourquoi pas Mouchard pendant qu'on y est ?). Quand ils auront crevé comme baudruches qu'ils sont, ils disparaîtront dans l'oubli le plus complet, tout comme un Jean d'O (pour prendre une autre notoriété). Ils valent sans doute moins que votre garçon-coiffeur hypothétique -- et c'est un vrai méritocrate qui le dit. Incidemment, j'ai connu une dame femme de ménage qui lisait et comprenait Volkoff, Paternot & Véraldi, et Abellio, entre autres : les cervelles ne sont pas toujours là où on le croit, et n'ont pas toujours le destin qu'elles auraient mérité.

        C'est un indice : aucun de ces abrutis ne parle ni n'écrit un français correct. C'est le charabia universel qui trahit les gens ne lisant jamais rien. Comme le disait Scutenaire, autrefois, on avait recours au jargon pour dissimuler aux candides ce qu'on voulait dire ; aujourd'hui, on le parle pour faire semblant d'avoir quelque chose à énoncer. Quant aux capacités de réflexion et d'organisation, suffit de voir le monde tel qu'il est pour en juger.

        Guillaume Portails, dans une lettre célèbre par son grotesque, chouinait comme la première Rottweiler venue à cause des méchants pirates qui le privaient du gros argent qu'il estimait mériter, en des temps où il n'était qu'un parmi d'autres plus intelligents et moins cupides ; il avait même menacé de quitter l'industrie informatique (ah, si seulement...). L'animal n'a pourtant strictement rien inventé de sa vie, qu'il s'agisse du BASIC (volé à Kemeny et Kurtz au Darmouth College), du DOS (acheté pour une misère à un programmeur candide, déjà vendu aux crétins complaisants et ignares d'IBM abusés par un commercial déjà incroyablement menteur), ou de Visual BASIC (acheté, lui aussi, et dont les principes lui échappaient, comme me l'avait confié un de ses employés ricains venus en Europe vanter le nouveau produit).

        C'est l'absence de scrupules et de honte qui caractérise tous ces gens : c'est l'adaptation à une société de krons, et non l'intelligence. Des agents d'exécution qui singent les maîtres d'avant. C'est bien simple : à cause d'eux, on en vient à trouver quelques qualités à des gens qu'on mépriserait autrement -- ainsi, le (censuré) de Gaulle est à une altitude stratosphérique comparé à foutriquet 2.0.

        C'est d'ailleurs la raison pour laquelle vivre sous le joug de ces gens-là est insupportable. Comme je le disais ailleurs, on peut admettre être vaincu au go par plus intelligent que soi ; vivre sous la tyrannie d'une oligarchie d'incapables (expression de Coignard, là encore, qui a fini par comprendre que la rebellance n'était pas rentable à long terme) dont le seul argument est la force de ses milichiens prêts à tout, c'est dégradant.

        Pas besoin d'un plan concerté : l'existence de réseaux de connivences rend compte d'une politique générale, menée par des gens qui ont la même (absence de) formation (morale et intellectuelle), et qui ont les mêmes intérêts. Aucun commerçant, aucun tyranneau n'a envie d'avoir affaire à des individus dotés d'un cerveau en état de fonctionner, qui les verraient comme ils sont : des cadavres déguisés en hommes.

        Et dire que la lecture de La Boétie suffirait à reméder à ça...

         

      • Le niveau monte !
        Samedi 15 Août à 18:49

        @bedeau : Sans grand intérêt mais à tout hasard (désolé, va falloir pratiquer votre engliche) :

        https://fr.wikipedia.org/wiki/An_Open_Letter_to_Hobbyists

        https://en.wikipedia.org/wiki/Open_Letter_to_Hobbyists

        https://www.i-programmer.info/history/people/739-kemeny-a-kurtz.html

        Et sur cette grande époque, Accidental Empires de Roger X. Cringely (en néo-French : Bâtisseurs d'empires par accident). Tout le bouquin original est disponible ici chez l'auteur :

        https://www.cringely.com/2013/02/25/accidental-empires-chapter-6-chairman-bill-leads-the-happy-workers-in-song/

        Les noms les plus connus ne sont jamais les plus honorables. Le génie et le type bien, c'est Wozniak ; Jobs n'était qu'un camelot mégalomane. Woz for ever !

      • Samedi 15 Août à 21:21

        @ Le niveau monte... !

         

        Quand j'évoquais Bill Gates, Edwy Plenel, ou le pape, ce n'était pas, bien sûr, par référence à leurs éventuelles facultés intellectuelles comparées à celles de qui que ce soit, mais à leur capacité de nuisance(s)...Antonio, mon coiffeur préféré n'a guère qu'une poignée de clients indifférents ("un peu plus court sur les oreilles s'il vous plait") à tenter de convaincre

         

        Je n'arrive pas à me séparer entièrement de l'idée que sans des Laurent Joffrin, des Jean-Michel Apathie, Christophe Barbier ou Jean-Jacques Bourdin... les Antonio auraient peut-être un peu plus de temps de cerveau disponible à l'ouverture ; même si je sais qu'il y aurait à leur place des Christophe Joffrin, des Jean-Michel Barbier ou des Jean-Jacques Apathie et des Laurent Bourdin et même des Christophe Apathie et des Laurent Barbier en plus grand nombre et en plus bêtes ou méchants...

         

        Ça doit être une forme bénigne de enmêmetempisme... je vais essayer de surveiller ça...

         

      • Samedi 15 Août à 21:29

        @ Le niveau monte... ! (2)

         

        Édifiant... mais, finalement, guère étonnant...

        J'en été resté à une vague histoire de menues indélicatesses ou de grosse arnaque entre Bill Gates et IBM, rien de plus.

         

        Pour la petite histoire, sur mon premier PC (et suivant quelques conseils auxquels je n'avais pas compris grand-chose) j'avais installé DR.Dos ,de Digital-Research, qu'on m'avait décrit comme étant plus performant que MS.Dos

         

        Je suis toujours sur PC... et j'enrichis Microsoft et Google (mais j'utilise OpenOffice et FireFox erf)

         

         

      • Le niveau monte !
        Samedi 15 Août à 22:19

        On vous avait bien conseillé -- c'est rare. Comme le disait un slogan de l'époque chez Intergalactic Digital Research (ils avaient vite fait tomber le Intergalactic) : "Nobody DOS it better" et c'était vrai. Billou a employé tous les dirty tricks possibles pour les tuer -- l'histoire de sa boite est faite de coups sordides et de mensonges éhontés. De quoi se marrer quand il joue aujourd'hui les docteurs ès vaccins et en démographie.

        Toutes mes machines ont un multiboot avec Novell DOS 7. ;-)

         

      • Dimanche 16 Août à 10:38

        @ Le niveau monte...!

        "L'histoire de la boite à Billou est faite de coups sordides et de mensonges éhontés. De quoi se marrer quand il joue aujourd'hui les docteurs ès vaccins et en démographie."

        Mais, à part Lui, serait-ce possible que des "docteurs ès-coronavirus" nous bombardent de "coups sordides" et de "mensonges éhontés" ?

        L'étude publiée il y a quelques mois dans "the Lancet", à partir de données fournies par la socité "Surgisphère" démontrant la létalité de la choloroquine, avant d'être discrètement démentie et retirée, relèverait-elle de ces "coups sordides" et de "mensonges éhontés" ?

        Bientôt, la réponse à ces troublantes questions

        C'est une bonne question et je vous remercie de l'avoir posée

         

    9
    4Cer
    Dimanche 16 Août à 00:12

    Encore un texte prophétique rappelé par Bonnal :

    https://nicolasbonnal.wordpress.com/2020/08/15/huxley-et-la-fin-de-nos-libertes-en-1957-4400-mots-environ/

     

      • Dimanche 16 Août à 11:00

        @ 4Cer... (?)

        Merci...

        ça calme, n'est-il pas ...:

        "En 1931, alors que j’écrivais Le Meilleur des Mondes, j’étais convaincu que le temps ne pressait pas encore..../... Vingt-sept ans plus tard, dans ce troisième quart du vingtième siècle après J-C. et bien longtemps avant la fin du premier siècle après F., je suis beaucoup moins optimiste. Les prophéties faites en 1931 se réalisent bien plus tôt que je le pensais."

         

        je me permets de vous signaler :

        http://aumilieuduvillage.eklablog.com/lettre-d-aldous-huxley-a-george-orwell

         

      • 4Cer
        Dimanche 16 Août à 14:22

        Voici la version originale en deux exemplaires -- les textes faussement attribués, par inculture, malfaisance ou goût du canular, à Huxley, Orwell et autres C. S. Lewis sont si fréquents que la vérification s'imposait. ;-)

        http://www.openculture.com/2015/03/huxley-to-orwell-my-hellish-vision-of-the-future-is-better-than-yours.html

        https://lettersofnote.com/2012/03/06/1984-v-brave-new-world/

         

      • Dimanche 16 Août à 19:59

        @ 4Cer...!

        "- Je me permets de vous signaler..."

        "- Voici la version originale..."

        "- intello cry..."                                              ( wink2  he !)                      

         

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