• "Et demain" :

    Brigitte Macron mobilise 350 personnalités pour récolter des fonds pour les soignants.

    Alors que l’épidémie de Covid-19 continue de sévir en France, les célébrités françaises ont décidé de s’unir pour la bonne cause. Comment ? En récoltant des fonds pour la Fondation "Hôpitaux de Paris / Hôpitaux de France" présidée par Brigitte Macron.

    Comme aucun rassemblement n’a été possible, chacun s’est filmé chez soi pour les besoins du clip, chantant ou non : on peut y apercevoir Clara Luciani, Didier Deschamps, Amel, Jean Dujardin et même Nabilla. 

    Une belle action qui, on l’espère, portera ses fruits. Plusieurs personnalités avaient déjà individuellement rendues hommages aux soignants en leur dédiant des chansons comme Jean-Jacques Goldman ou Vanessa Paradis. Une vague de solidarité qui n’est pas prête de se terminer.

    https://www.elle.fr/People/La-vie-des-people/News/

    "Et demain ?"  

    Plusieurs personnalités et artistes français se sont réunis pour créer "Et Demain ? Le Collectif" et l'hymne "Et Demain ?"...

    Dans cette période si difficile de questionnements et de solidarité, un collectif de plus de 300 personnalités, artistes, sportifs, journalistes… se sont mobilisés pour porter un titre inédit chanté à l’unisson "Et demain ?"  

    Cette démarche, au profit de la Fondation "Hôpitaux de Paris- Hôpitaux de France" a pour but de collecter des fonds auprès de chacun d’entre nous afin de soutenir toutes ces personnes anonymes qui œuvrent chaque minute et sans relâche pour nous permettre d’espérer un autre…demain.

    Plus que jamais restons chez nous et pensons à eux.

     

     

    Parmi les 350 personnalités (forcément préférées des français·e·s), j'ai retenu : 

    Catherine Allegret, Mouloud Achour, Richard Anconina, Dany Boon, Juliette Binoche, BlackM, Laurent Baffie, Frédéric Beigbeder, Michel Boujenah, François Berleand, Patrick Bruel, Michèle Bernier, Romane Bohringer, Gilles Bouleau, Stéphane Bern...

    Carla Bruni, Djibril Cissé, Nicolas Canteloup, Cristina Cordula, Patrick Cohen, Franck Dubosc, Alice Dona, Jean Dujardin, Didier Deschamps, Michel Drucker...

    Liane Foly, Florence Foresti, Marc-Olivier Fogiel, Charlotte Gainsbourg, Grand corps malade, Julie Gayet, Jean-Jacques Goldman, Bilal Hassani, Cyril Hanouna, Jarry...

    Michel Jonaz, Gérard Jugnot, Kids-united, Cyril Lignac, Michèle Laroque, Fabrice Luchini, Franck Lebœuf, Alexandra  Lamy, Thierry Lhermitte, Jean-Luc Lemoine, Anne Sophie Lapix, Serge Lama, Karine Lemarchand...

    Ladj Ly, Mimie Mathy, Christophe Mae, Pierre Ménès, Madame Monsieur, Kad Merad, Corinne Masiero, Ibrahim Maalouf, Gaël Monfils, Raphael Mezrahi, Sophie Marceau, Nabilla...

    Nagui, Pierre Palmade, Patrick Pelloux, Florent Pagny, Line Renaud, Jean Reno, Muriel Robin, Catherine Ringer, Laurent Ruquier, Pierre Richard, Raphael, Alexandra Sublet, Elie Semoun, Bruno Solo, Omar Sy...

    Liliam Thuram, Marc Veyrat, Laurent Voulzy, Christophe Willem, Michael Youn, Zazie, Zaz, Zinedine Zidane.

     

     

     

     

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    Selon l'hebdomadaire Marianne...

    Le Parisien publie un sondage exclusif ce lundi 6 avril, dans lequel il est demandé à 1.016 Français sans qualification médicale particulière de se prononcer sur l'efficacité du traitement à base de chloroquine contre le Covid-19.

    A croire que le 'numerus clausus' des fac de médecine a explosé… Dans son édition de ce lundi 6 avril, Le Parisien publie en effet un sondage dans lequel il est demandé aux Français de se prononcer sur… l’efficacité de la chloroquine pour traiter le Covid-19. Le quotidien invite donc l’homme de la rue à se prononcer sur cette question médicale, alors même que la communauté scientifique reste prudente sur ce traitement, et que les essais cliniques devant juger de sa pertinence, notamment l’européen Discovery, n’ont pas encore rendu leur verdict. 

    Le quotidien ne précise pas combien de nos concitoyens, parmi ce panel, détiennent un diplôme en épidémiologie ou en virologie, mais nous apprend en revanche que 59% des pékins interrogés pensent que la chloroquine marche contre le Covid-19. 20% pensent le contraire, et seulement 21% avouent ne pas savoir. 

    Une majorité de Français croient en l’efficacité de la chloroquine”, proclame donc Le Parisien. Le peuple a parlé, et a même précisé la posologie du traitement, comme les sondeurs l’ont invité à le faire. 

    Sur sa lancée, Le Parisien propose carrément aux Français de prendre les manettes de la Direction générale de la santé (DGS)

     

     Sondage

    Ce qui est éminemment exact (ironie mise à part), si on se réfère au site de l'IFOP qui a réalisé ce sondage...

    Sondage

    Mais qui est juste un peu incomplet, si on regarde en détail, par exemple...

    la région de résidence des sondés...

    Sondage

    ou leur "proximité politique" au moment du sondage.

    Sondage

     

    Bon, je dis ça... je dis rien.

    Et je n'en tire aucune conclusion. 

    Ne faisant pas partie de la caste des "sachants", rien ne m'y autorise.

     

     

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  • Pour continuer à parler du coronavirus, du confinement, de la chloroquine, du professeur Raoult et du ministre de la Santé, mais sans vraiment parler du coronavirus, du confinement, de la chloroquine, du professeur Raoult et du ministre de la Santé... *

    1) une nouvelle authentique qui risque de passer inaperçue :

    "De retour sur une autre planète" : Les astronautes de la Station Spatiale Internationale vont bientôt revenir sur Terre en pleine pandémie de coronavirus.

    Les astronautes américains Jessica Meir et Drew Morgan et le cosmonaute russe Oleg Skripochka vivent à bord de la Station Spatiale Internationale depuis septembre dernier. Ils ont donc vécu de très loin l’épidémie de coronavirus, qui a débuté en décembre.

    Le retour est prévu sur Terre le 17 avril, et ils ont déclaré qu'ils savent que les choses ici-bas ne sont plus ce qu’elles étaient à leur départ. "C’est très étrange et un peu surréaliste pour nous d'avoir vu tout cela se dérouler alors que nous étions ici pendant toute la durée de ce qui s’est passé sur Terre [...] Il nous semble que nous allons retourner sur une autre planète."

    Les trois astronautes sont évidemment préparés pour faire face aux obligations de confinement qui les attendent ici : après tout, ils ont subi un isolement beaucoup plus strict depuis plus de six mois à bord de l’ISS. [...]

    Trois autres astronautes se rendront à l’ISS avant que Meir, Morgan et Skripochka n’en descendent : l’astronaute de la NASA Chris Cassidy et les cosmonautes Anatoly Ivanishin et Ivan Vagner devraient s’envoler vers le laboratoire orbital le 9 avril. L’arrivée du trio portera l’ISS à six membres d’équipage, mais la station ne sera complète que pendant une semaine.

    d'après https://www.space.com

    2) une vidéo assez rigolote et qui n'a rien à voir (mais non mais non) :

     

     

     

    * un sujet qui me semble un peu chaud, à certains moments, sur une certaine blogosphère, si je ne me trompe pas.

     

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    Traitement Covid-19: ne perdons plus de temps ! 

    #NePerdonsPlusDeTemps

    Initié par l'ex-ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy et signé par plusieurs personnalités médicales, dont le Pr François Bricaire et le Patrick Pelloux, un manifeste demande au Premier ministre Edouard Philippe que les médecins puissent prescrire plus facilement aux patients de l'hydroxychloroquine face à l'épidémie de Covid-19.

    Les signataires : Pr. Philippe Douste-Blazy, ancien ministre de la Santé, Professeur de santé publique et d’épidémiologie; Pr. Christian Perronne, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches; Dr. Michèle Barzach, ancienne ministre de la Santé; Pr. Isabelle Bourgault Villada, professeur de dermatologie à l’hôpital Ambroise-Paré; Pr. François Bricaire, ancien chef du service de maladies infectieuses à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, membre de l’Académie de médecine; Pr. Marc Gentilini, professeur de parasitologie, de santé publique et de clinique des maladies infectieuses, membre de l’Académie de médecine; Pr. Olivier Goulet, professeur de pédiatrie de l’hôpital Necker; Pr. Jacques Marescaux, président fondateur de l’IRCAD, Membre de l’Académie de Médecine; Pr. Catherine Neuwirth, professeur de microbiologie au CHU de Dijon; Dr. Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France; Pr Paul Trouillas, professeur de neurologie au CHU de Lyon; Dr. Martine Wonner, psychiatre, députée LREM du Bas-Rhin.

    http://www.leparisien.fr/societe/sante/chloroquine-ne-perdons-plus-de-temps

     

    Vous pouvez signer cette pétition sur change.org

    https://www.change.org/p/ephilippepm-traitement-covid19-ne-perdons-plus-de-temps

     

     

    NB. On peut douter de l'efficacité réelle de suivre une telle démarche... On peut être assuré de l’inefficacité de ne pas la suivre.

     

     

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    CORONAVIRUS

    Le confinement sanitaire devrait durer au moins jusqu'au 20 avril...

    Les fêtes de Pâques, mi-avril, se dérouleront sans "rassemblement"...

    Le début du Ramadan est fixé aux alentours du 23 ou 24 avril...

     

    oui, c'est tout... pourquoi ?

    je dis ça, je dis rien !...

    le Hasard et la Nécessité

     

     

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  •  Poisson d'avril, ou pas ?

    La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye répond aux questions des journalistes à la suite du conseil des ministres. (https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/)

     ("Sibeth Ndiaye: «Nous ne sommes pas capables»" aurait presque pu suffire)

     

    Quoi qu'il en soit, si demain vous ne regardez pas TF1... Deux grands films à voir ou à revoir:

    ...?

     

    ...?

     

    Je sais pu trop quoi penser:

    Dernière minute...

    Sibeth Ndiaye remanie son cabinet ministériel

    Son entourage l'assure : il s'agit d'un "turn-over logique", "il n'y a pas d'alarme à avoir". En pleine crise sanitaire, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, au gouvernement depuis un an, vient de remplacer ses deux plumes. Siane de Camas et Milena Munoz "ont eu des propositions d'emploi ailleurs" .../...

    La secrétaire d'État a recruté deux cadres de La République En Marche pour les remplacer, Robin Gastaldi et Pierre Pélissier, jusqu'ici salariés respectivement du pôle politique et du pôle idées au sein du mouvement présidentiel..../...

    Ces deux conseillers devront piloter la partie discours. "En ce moment, on est en mode 'warrior', il faut diffuser plus d'éléments de langage, il y a plus de réunions, de conseils des ministres à debriefer".../...

    Une troisième conseillère, Marie Quinette, issue du groupe Publicis, devrait prochainement intégrer la nouvelle équipe de Sibeth Ndiaye.

    cry ...

     

    ...ou alors...

    ...oui, je crois !

     

     

     

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    Insurrections

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un éditorial de Valeurs Actuelles de ce 31 mars fait écho à cette mesure annoncée dans (une partie de) la presse:

    Vers l’insurrection dans les banlieues ?

    Confidences de policiers et éducateurs des territoires perdus du confinement

    Insurrections

    Par Nicolas Clément

    VALEURS ACTUELLES

    Publié le 31/03/2020 à 09:00

    Tirs de mortiers, émeutes, trafics... Depuis le début de la ‘‘guerre sanitaire’’, la délinquance gangrène quelques bataillons des quartiers dits-populaires. Sous les feux croisés de l’ordre et de l’apaisement, certains agents de l’Etat craignent un scénario proche des événements de 2005. Éducateurs spécialisés et policiers décrivent le climat dans les ‘‘quartiers’’.

    "De toute la politique, il n'y a qu'une chose que je comprenne, c'est l'émeute", disait Flaubert. Un siècle et demi plus tard, les mots du célèbre écrivain résonnent encore avec une acuité particulière dans tout l’Hexagone. Depuis maintenant deux ans, les manifestations des Gilets jaunes et les grèves contre la réforme des retraites ont assurément signé le retour définitif de la violence politique. Jusqu'alors, les banlieues étaient les grandes absentes de ce ré-ensauvagement de la rue. Aujourd’hui, alors que la France s’embourbe dans le confinement, la poudrière des “quartiers” pourraient bel et bien exploser...

    C’est en tout cas une éventualité qui semble effrayer les autorités. Le 26 mars dans Marianne, l’ancien préfet et spécialiste des banlieues Michel Aubouin délivrait un témoignage glaçant : "Quand on connaît la situation de ces territoires, il paraît évident que le confinement les met particulièrement en tension et que l’on peut redouter une explosion". En conséquence, la semaine dernière, les patrouilles de police dans les banlieues ont reçu comme consigne d’agir avec "discernement". Certes, le contenu de cet ordre peut de prime abord laisser songeur. Pourtant, le message est clair : craignant des débordements sans précédent, les autorités s’en remettent à l’adage du président Jacques Chirac, "il ne faut pas jeter de l’huile sur le feu".

    Entre maintien de l’ordre public et politique d’apaisement

    Avec cette stratégie d’apaisement, l’éternel problème des banlieues continue de se poser chez les forces de l’ordre. Un gardien de la paix actuellement en région parisienne témoigne : "Les collègues sont constamment tiraillés entre le boulot et la consigne de ne pas envenimer les choses. C’est de la politique", explique-t-il. "Ces quartiers-là ont tendance à être plus violents, on a l’habitude d’être en confrontation permanente. Avec le confinement, le rejet habituel de l’Etat est décuplé par les problèmes de commerce parallèle. Cependant, les tirs de mortiers ne sont pas seulement dus au coronavirus... Si ça n’avait pas été le confinement, ils l’auraient fait pour autre chose !", s’exclame le jeune agent, visiblement agacé.

    Interrogé sur la possibilité d’émeutes d’envergure dans les banlieues, le policier est loin d’exclure cette possibilité : "J’espère que nous n’en arriverons pas là. Il faudrait un confinement plus strict et plus court. Si la situation s’éternise, je crains non seulement des tensions dans les banlieues, mais surtout un ras-le-bol général...". Il poursuit : "Je ne sais pas ce qui pourrait être efficace. Nous avons affaire à des jeunes de 13 à 25 ans qui pensent vivre dans un clip de rap. Ils se prennent pour des gangsters. Quand on les interpelle, ils ressortent 4 heures après ou ne sont jamais condamnés. C’est un problème structurel et de mentalité, que la police, les médiateurs ou les professeurs seuls ne pourront jamais régler", conclut-il.

    Selon ce gardien de la paix, le sentiment d’impuissance face à la situation des banlieues est aujourd’hui couplé à un agacement face au deux poids deux mesures. Récemment, une jeune policière de 23 ans a été victime d’une agression grave dans une cité de Beauvais. Alors qu’elle s’apprêtait à contrôler une dizaine d’individus, la jeune femme a reçu une brique en pleine tête. La gardienne de la paix a été ramenée quelques instants plus tard à l’hôpital, dans un état critique. "Ça a été relayé 5 minutes dans les médias. Par contre, les affaires de violences policières en banlieue qui datent d’il y a 10 ans, on en entend encore parler".

    Concernés par le manque de matériel de protection sanitaire et la violence aux quotidien, les policiers ont déjà manifesté leur mécontentement à travers leurs syndicats. Dans un communiqué, Unsa police alerte Christophe Castaner : "Le ministère de l’Intérieur doit en sa qualité d’employeur protéger ses agents. Ça tourne en rond, rien n’avance ! C’est scandaleux ! Pas de protection implique [qu’il n’y aura] pas de contrôle, pas de verbalisation, pas d’accueil dans les services". Après les appels au calme de l’État envers ses forces de l’ordre et les menaces d’utilisation du droit de retrait de ces dernières, la situation parait plus hasardeuse que jamais dans les banlieues.

    Des éducateurs spécialisés abandonnés par leur hiérarchie

    Dans ces moments d’impasse politique, les éducateurs spécialisés sont systématiquement en première ligne pour apaiser les tensions qui agitent les "territoires perdus de la République".  A l’inverse du gardien de la paix S., éducatrice de région parisienne, ne s’inquiète pas quant aux craintes d’émeutes en banlieue : "Pour le moment, je n’ai rien vu d’anormal ou de changé". Néanmoins, son quotidien n’en demeure pas moins difficile : "Nous connaissons certes des moments formidables, mais nous sommes surtout habitués à vivre avec l’échec et la frustration. Il y a un véritable sentiment d’impuissance chez nous aussi", explique-t-elle sur un ton maussade. "Vous savez, ça n’est pas toujours facile de se réveiller tous les jours pour aller se faire insulter. Il arrive souvent qu’on aille au travail à reculons."

    Depuis le début du confinement, la tâche déjà laborieuse des éducateurs semble être devenue plus rude encore. Dans son foyer dédié aux mineurs délinquants, l’éducatrice et son équipe sont confrontés chaque jour à des problématiques liées aux nouvelles mesures sanitaires. A l’instar de beaucoup de Français sommés d’outrepasser le confinement, le personnel des foyers n’est en aucun cas équipé en gel, masques ou respirateurs. D’après S., cette situation expose les éducateurs à de très hauts risques de contagion, notamment au contact d’enfants peu respectueux du confinement.

    Parmi les quatre mineurs présents dans l’établissement, seul un a pu être renvoyé chez ses parents. Pour les autres, cette option s’est avérée impossible : "Il y a beaucoup de “gamins” qui n’ont pas ou simplement plus de familles". Dans le foyer, des "gosses" ont été recueillis après avoir été écartés de leur cercle familial, jugé "violent ou insalubre". Dans d’autres cas, la prétendue absence de famille prend ses racines dans des problèmes plus politiques. Comme en témoigne l’exemple de H., Somalien arrivé il y a peu en France, certains sont placés en foyer grâce à de véritables mascarades juridiques. La jeune recrue du foyer explique : "H. est reconnu mineur, même s’il est sûrement plus vieux que moi... Ce genre de cas arrive assez fréquemment. Les juges font en sorte qu’ils soient mineurs sur le plan administratif pour leur donner plus de temps pour s’insérer". En réalité, sa famille est restée en Somalie et ce dernier ne bénéficie pas d’autre logement que le foyer.

    Non contents d’héberger les “jeunes” en pleine pandémie, les éducateurs peinent également à leur faire respecter le confinement. "Lorsqu’on est éduc’, il faut faire avec l’environnement des “gamins”, leur culture...", raconte l'un d'eux. "Cela prend un temps considérable de les faire se réinsérer, de régler leurs problèmes de cannabis, d’alcool, ou de substances plus dangereuses encore. Par exemple, il y a cette drogue, le Rivotril, qu’ils appellent “dame courage”, car elles les poussent à braver leur peur lors des vols ou autres exactions. En plus de tout cela, il faut aussi faire face à leur “appel de la rue”".

    Pour beaucoup, cet appel de la rue se traduit souvent en appel du business. Fréquemment en contact avec des dealers dans son foyer, S. témoigne : "La mère du “gamin” qu’on a renvoyé chez ses parents nous a contacté toute la semaine dernière. Malgré les interdictions, son fils n’a pas arrêté de fuguer. Selon nos informations, il sortirait pour aller “vendre” autour de chez lui." déplore-t-elle, défaite. "On en a un autre qui a fugué pour aller dealer aux alentours du foyer. Celui-là a été placé en famille d’accueil depuis un moment... trop violent. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un grave problème : sa famille ne veut plus le reprendre. Ils ont peur qu’il soit contaminé. On ne sait vraiment pas ce qu’on va faire...".

    Si S. n’est pas particulièrement inquiète quant à la possibilité d’une insurrection, elle affiche volontiers son désespoir. "L’État n’a plus aucune autorité dans les quartiers. C’est comme ça depuis le début" soupire-t-elle, dépitée. A entendre son témoignage, un maillon supplémentaire semble être sur le point de se briser dans la fonction publique. Actuellement en arrêt de travail, cette dernière est "à bout". Selon ses dires, "..la hiérarchie est absente et les chefs de service ne sont pas formés. Tout le monde veut partir. C’est la première fois que je me demande si je veux changer de travail". Au final, deux perspectives demeurent : la rupture ou le pourrissement. Les prochains jours diront si l’État usera de force ou de dialogue.

     

    Mise à jour

     

    "Le Parisien" accusé de racisme après avoir évoqué l’insécurité dans le 18e arrondissement...

    Insurrections (+MàJ)

    Quand Le parisien joue les reporters de crise dans la Goutte d’Or

    Cher journal

    Nous, organisations associatives, politiques et syndicales, habitant•e•s, militant•e•s, travailleurs et travailleuses du 18e arrondissement, n’en pouvons plus de ce traitement nauséabond de l’actualité locale.

    Notre quartier populaire, digne et solidaire –ne vous en déplaise– mérite mieux que vos articles racistes et méprisants.

    Si vous n’êtes pas capable de parler de nos quartiers avec le sérieux qu’ils méritent, alors ne les couvrez plus ! D’autres s’en chargeront.

    https://leparia.fr/tribune-quand-le-parisien-joue-les-reporters-de-crise

    ...suit une pétition où vous pouvez apposer votre nom sous ceux de Olivier Besancenot (postier dans le 18me), Amélie Blom (chargée de cours, Sciences Po), Dawud Bumaye (militante afroféministe), Gerty Dambury (autrice et membre fondatrice de Décoloniser les arts), Vikash Dhorasoo (footballeur), Karim Kouhi (comité de soutien aux migrants de la Chapelle), Giovanna Rincon (activiste trans féministe ) et quelques dizaines d'autres défenseurs des opprimés.

     

     

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