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    hors sujet (forcément) mais pas vide de sens pour autant: 

    lun. 15/04/2019 - 20:10

    ...lendemain du dimanche des rameaux... début de la Semaine Sainte: l'entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem,  le dernier repas du Christ, son arrestation et son jugement, la Crucifixion et sa Résurrection le dimanche de Pâques ... 

    Un incendie en cours à Notre-Dame de Paris - Dernière minute. (Libé)

    Un incendie est en cours à Notre-Dame de Paris, dans le centre de la capitale, "potentiellement lié" aux travaux de rénovation de l'édifice, selon les pompiers.

    Le feu, dont la gravité reste encore à déterminer, a pris dans les combles de la cathédrale, monument historique le plus visité d'Europe, ont indiqué les pompiers. Selon le porte-parole de Notre-Dame, l'incendie se serait déclaré aux alentours de 18h50.

    Jeudi, seize statues de cuivre avaient été décrochées de la flèche de la cathédrale Notre-Dame pour être restaurées. La cathédrale, un monument emblématique de Paris construit entre 1163 et 1345, attire près de 13 millions de visiteurs chaque année.

       sales cons...   

    Anne Hidalgo, fixant les écrans de surveillance des pompiers, l'air abattu : "C'est terrible, c'est l'emblème de Paris, c'est un lieu extraordinaire, c'est l'histoire, c'est Victor Hugo. C'est la poésie de Paris. Pour l'instant, je n'ai pas les mots, je ne peux que saluer le travail des pompiers."... "De notre devise, nous tirerons la force de nous relever. Fluctuat nec mergitur."

    L'Eglise est en crise (persiste t-on)

     

     

     

     

     

     

    pendant ce temps, sur les réseaux sociaux...

    Certains cadres de l'UNEF s'en amusent...

    Quelques musulmans s'en réjouissent... 

    Les "antifas" et l’extrême-gauche jubilent

    L'Eglise est en crise (persiste t-on)

     

    Mais...

    Et si les catholiques ne tendaient plus l’autre joue? 

    Alors que le nombre d'atteintes aux lieux de culte chrétiens augmente nettement, certains catholiques remettent en doute le bien-fondé de la ligne officielle, qui consiste à jouer l'apaisement pour éviter la surenchère victimaire. Enquête.

    Cent cinquante-trois atteintes aux lieux de culte recensés en France en 2008 par le ministère de l’intérieur, 1 057 en 2016, soit 690 % de hausse en huit ans. C’est ce qu’on appelle une tendance nette

    (article de Causeur -article payant: extraits) 

     

    À Lavaur (Tarn), deux mineurs ont avoué avoir mis le feu à l’autel d’une chapelle de la cathédrale Saint-Alain, où ils s’étaient réfugiés pour échapper à la pluie, par désœuvrement. Il a fallu deux jours pour nettoyer les suies. Ils ont aussi tordu le bras d’un Christ, pour lui faire prendre une pause particulière, popularisée par le footballeur Paul Pogba. À Dijon (Côted’or), le coupable a brisé une statue de la Vierge, ouvert le tabernacle et jeté les hosties; un sacrilège pour les catholiques, car les hosties consacrées représentent le corps du Christ. Idem à Nîmes (Gard): les hosties de l’église Notre-dame-des-enfants ont été dispersées, avec en prime une croix d’excrément tracée sur un mur. À l’église Saint-Nicolas de Maisons-Laffitte (Yvelines), le tabernacle a été jeté à terre [...]  C’était la troisième église du département prise pour cible en quelques jours. L’évêché de Versailles a appelé à "aborder ces événements avec du recul. […] Il s’agit, dans la plupart des cas, d’actes de personnes connues et souvent vivant en marginalité...Il ne faut pas y voir systématiquement des attaques contre l’église." 

    Le portrait-robot du profanateur serait en quelque sorte un jeune, à bout de bière et d’ennui, qui se défoule [...]. La géographie des attaques contre les lieux de culte serait celle de la France où les usines ont fermé et où le tissu social se délite. Le sentiment antichrétien serait finalement une motivation secondaire, pour ne pas dire négligeable.

    Il y a aussi consensus pour penser que, par rapport à la gravité des persécutions subies par les juifs dans le passé ou par les chrétiens aujourd’hui au Proche-orient, la retenue s’impose face au vandalisme. Mais cette retenue est-elle toujours de mise ?

    Le sujet explosif des agressions islamistes... La question divise le monde catholique. Les attaques sont en augmentation et leur gravité va croissante, l’islamisme radical ayant fait monter la tension de plusieurs crans. Égorgé dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet 2016, le père Jacques Hamel était le premier prêtre tué en tant que tel en France depuis la Révolution. En rapports réguliers avec leurs homologues musulmans, les responsables du clergé français s’efforcent de prévenir un choc des religions, mais les extrémistes sont là. Chérif Chekatt l’a dit au chauffeur de taxi qu’il a brièvement pris en otage après avoir tué cinq personnes sur le marché de Noël de Strasbourg le 11 décembre 2018 : il voulait tuer des "infidèles". Une semaine plus tard, la police italienne annonçait l’arrestation à Bari d’un Somalien qui préparait des attaques, au nom de l’islam, contre les églises en général et le Vatican en particulier. Il saluait dans un de ses messages le geste de Chérif Chekatt.

    Dès 2016, l’aide à l’église en détresse évoquait la montée d’un "islamisme hyper-radical"

    [...]

    "J’ai travaillé au service qui compilait les atteintes aux lieux de culte. Il ne fait aucun doute que certaines d’entre elles, visant des lieux chrétiens, sont motivées par l’islamisme", souligne Claude Sirvent, aumônier de la Communauté chrétienne des policiers de France, devenu prêtre après une longue carrière l’ayant conduit jusqu’au grade de commandant de police. "Le ministère de l’intérieur ne les recense pas en tant que tel, mais «le phénomène existe,"

    [...]

    Pour partie, les catholiques vivent de plus en plus mal une série d’asymétries. Asymétrie dans le traitement médiatique des affaires : les profanations de mosquée ou de synagogue suscitent des condamnations plus vigoureuses. Asymétrie internationale : l’église pratique la politique de la main tendue en France, alors que le simple fait de tenter de convertir un musulman peut valoir la prison en Algérie (sans parler de l’arabie saoudite, où il n’y a aucune église). Asymétrie dans les provocations. Courageux, mais pas téméraire, l’artiste espagnol Abel Azcona accède à la notoriété internationale avec 242 hosties consacrées formant le mot "pederastia". Scandale sans péril et sans gloire. Une performance équivalente ciblant l’islam l’aurait mis en danger de mort...

    [...]

    Que faire ? Quelle serait l’attitude conforme à l’essence du christianisme, tendre l’autre joue ou brandir le glaive ? Encaisser les attaques sans se plaindre ou organiser la défense des valeurs chrétiennes ? Panacher les deux ? Le débat est loin d’être clos. 

     

     

    un écho à cet article sur Boulevard Voltaire:

    Touche pas mon église !

    L’ancien président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier (prédécesseur de de Moulins-Beaufort) adopte une position qui se veut nuancée. Lors d’un entretien au Point, il a récemment expliqué : "Nous ne voulons pas développer un discours de persécutions. Nous n’avons pas le désir de nous faire plaindre. [...]" [...] Et quand des politiques, comme Eric Ciotti, dénoncent une “cathophobie qui gagne tous les milieux et conduit à des violences”, l’archevêque répond benoîtement : “Je ne vois pas quels faits permettent à ces politiques de tenir un tel discours.” 

    De cette recrudescence nationale de profanations d’églises est née une initiative spontanée de jeunes étudiants. Sous la forme de groupes Facebook répartis dans une dizaine de villes en France, le mouvement Protège ton église se donne pour but de prévenir des dégradations et vandalismes que subissent les édifices religieux. Le principe de leurs actions relayées sur leur page, déjà suivie par près de 3.000 personnes, est d’effectuer des rondes de surveillance et de veille pour prévenir des dégradations. "Depuis mi-mars, ce sont trente vacations qui ont été faites, pour un total de 70 lieux veillés depuis le début. 25 églises sont actuellement couvertes. Le tout pour Paris intramuros uniquement", témoigne Cyriaque, coordinateur du mouvement sur la capitale. Chaque semaine, cinq rondes nocturnes sont effectuées bénévolement par des étudiants dans différentes villes de France.

    "Protège ton Eglise" sur Facebook et sur Twitter

    Entretien avec l'initiateur de "Protège ton Eglise"

    "Tous les Français ont "leur" église. Celle qu’ils voient en sortant de chez eux, celle devant laquelle ils passent en allant au travail, pour aller faire leurs courses, retrouver des amis, etc... Nous entendons réveiller les Français et leur rappeler que ce sont bien "nos" églises et qu’elles font partie de notre patrimoine local et national. [...] Ces églises sont notre passé et notre présent. Nous voulons qu’elles restent et soient aussi notre avenir. Et pour les catholiques, comme la plupart d’entre nous, il s’agit en plus de la maison de Dieu. C’est ce travail de sensibilisation que nous entendons mener. De là découlent les veilles, notre volonté d’être présents pour intervenir si nous assistons à des actes de vandalisme conformément à l’article 73 du code de procédure pénale."

     

     

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    4 commentaires
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    23 et 24 Rajab 1440 (de l'Hégire...)

    On peut aussi, si on veut, dire "30 et 31 mars 2019 de notre ère" (ou même, si on peut, "après J.C. pour 'Jésus Christ' ")

    C'est en effet à cette date que le Serviteur d'Espérance (comprendre l’Évêque de Rome, comprendre le Pape) rencontrera -en tant que "serviteur", donc- le Commandeur des Croyants (comprendre le Chef des Musulmans -les autres religions étant donc composées de "mécréants", qui ne pratiquent pas la vraie religion)

    On pourrait dire les choses plus simplement: le Commandeur a convoqué un de ses Serviteurs...

    Ironie du sort, coïncidence significative ou prophétique, ignorance de l'Histoire du christianisme ou provocation islamo-papale... 31 mars 1146, Saint Bernard, abbé de Clairvaux et conseiller des souverains, l'un des plus illustres "piliers de la chrétienté", lance depuis la colline de Vézelay un vibrant "appel aux chevaliers et souverains d'Occident" en présence du roi Louis VII et de la reine Aliénor d'Aquitaine, devant plus de 100.000 personnes du petit peuple des fidèles et de tout ce que la France compte de noblesse et de seigneurs, de hauts dignitaires, de gens d'église, de chevaliers... C'est le début de la deuxième croisade.... (31 mars 2019, au Maroc, le pape visite le chef ultime des adorateurs de Mahomet, visite l'institut où sont formés imams et prédicateurs musulmans et réaffirme sa solidarité et sa compassion avec les migrants et les clandestins)          

    23 et 24 Rajab 1440

    (certains ont cru voir, dans ce logo papal, une croix chrétienne, un peu chétive, enserrée entre les branches à la fois dominatrices  et menaçantes d'un croissant musulman - pourquoi pas ?)

     

    Pour la gloire de l'islam et des migrants - d'après Vaticannews:

    Le 30 et 31 mars prochain le Pape se rendra à Rabat au Maroc. Mgr Cristòbal Lòpez, archevêque de Rabat, appelle les fidèles à se préparer à l’accueillir comme "Pasteur universel"(sic)  (...) Concrètement, les diocésains se préparent à la rencontre du "Père de tous les chrétiens catholiques" (re sic) en méditant à partir de fiches portant notamment sur "le dialogue interreligieux..."

    Le programme du samedi sera très dense, avec la visite au Roi Mohammed VI au Palais Royal, le discours depuis l’esplanade de la mosquée Hassan au peuple marocain, aux autorités et au corps diplomatique, la visite du mausolée du Roi Mohammed V et de l’institut Mohammed VI où sont formés les imams et prédicateurs, et enfin une visite à la Caritas diocésaine où aura lieu une rencontre avec les migrants et ceux qui leur viennent en aide.

    Le dimanche matin, il se rendra au centre rural des services sociaux de Témara, avant la rencontre avec le clergé catholique et les religieux à la cathédrale de Rabat.

    Il est aussi rappelé, sans surprise, par le "Saint-Siège" qu'"Il s’agit aussi d’une occasion de réaffirmer le soutien du pape François au Pacte mondial sur les migrations des Nations Unies adopté à Marrakech en décembre dernier et d’appeler à nouveau la communauté internationale à œuvrer avec responsabilité, solidarité et compassion vis-à-vis des migrants”. le même communiqué précise que "Ce voyage apostolique sera aussi marqué par la rencontre du Souverain Pontife avec les chrétiens vivant au Maroc (précision nécessaire ?), dans une parfaite harmonie et liberté de culte, au service de la paix, de la tolérance et de la fraternité"

    Un enthousiasme chaudement partagé par le Muslim Post

    On est loin de 2006 et du rappel de l’ambassadeur marocain au Vatican suite aux propos du pape Benoît XVI. A l’époque, le souverain pontife avait paraphrasé l’empereur byzantin Manuel II Paléologue et affirmé que le Prophète n’avait apporté que "des choses mauvaises et inhumaines." Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Et l’arrivée de François au Vatican a permis au petit Etat (sic) de créer de meilleures relations entre chrétienté et Islam. "Le Coran est un livre de paix, c’est un livre prophétique de paix", avait-il ainsi dit en 2014, avant d’indiquer, deux ans plus tard : "Si je parlais de violence islamique, je devrais également parler de violence catholique.

    Quels seront les thèmes abordés lors de ce voyage au Maroc ? Il sera d’abord question de liberté religieuse dans le royaume (???). Mais aussi de la question migratoire (!!!): l’archevêque de Rabat indique que l’Eglise s’occupe des migrants avec de nombreuses initiatives. "Au Maroc, nous avons alloué 1,5 million d’euros et établi un programme pluriannuel, ‘Kantara’, qui assiste des milliers de migrants". Le pape devrait enfin mettre l’accent sur le dialogue interreligieux.

    ... à tel point qu'il est presque difficile de faire la distinction entre la presse vaticane et le presse mahométane... (si ce n'est, chez l'une des deux, la façon d'écrire "...chrétienté et Islam..." avec un emploi assez partisan de la lettre majuscule... -quoi que ...)

    Mais bon, jusque-là, on pourrait croire à un jeu diplomatique courtois afin de ménager toutes les sensibilités. Y compris les plus chatouilleuses...

    ... mais, en même temps, on peut lire ailleurs:

    La "Coordination des chrétiens marocains", une communauté ultra-minoritaire dans ce pays musulman à 99 %, a appelé jeudi les autorités à garantir à tous la liberté de culte, à quelques jours de la visite du pape François:  "Nous renouvelons l’expression de nos aspirations aux libertés de base dont nous, chrétiens marocains, sommes encore souvent privés (...) Parmi ces droits, la liberté du culte public, le droit au mariage ecclésial ou civil, les rites funéraires chrétiens ou l’éducation des enfants (...) Nous appelons aussi les autorités marocaines à ne plus faire subir des pressions aux Eglises officielles du pays, dont l’Eglise catholique au Maroc, dans le but de les dissuader d’accueillir ceux qui choisissent la voie du christianisme." (j'ignore si le pape aura à cœur de s’immiscer dans les affaires intérieures d'un pays libre et démocratique indépendant: on ne peu pas, à la fois, pleurer sur les musulmans rohingyas harcelés par les hindous et s'occuper du sort des cathos un peu partout dans le monde islamique, hein ?...)

    L'hypocrisie et le mensonge deviennent flagrants quand le "pape" François et ses adorateurs osent prétendre que sa visite s'inscrit dans "une longue et fructueuse tradition de dialogue avec l'islam" initiée il y a tout juste 800 ans par Saint François d'Assise en visite d'Amour, de Tolérance et de Paix chez le sultan Malik al-Kamil  ("le Parfait")...

     

    Pauvre Saint François, trahi jusque par les siens... On peut en effet lire sur le site des frères franciscains :
    "Il est en effet inspirant de constater que même au Moyen-Âge, au temps de François d’Assise, des chrétiens ont voulu établir des relations harmonieuses avec d’autres religions, en particulier avec l’Islam (...) Si François d’Assise était allé rencontrer le Sultan dans l’idée de le voir convertir vers la religion chrétienne, il y a dans sa démarche une volonté de réconciliation et de paix. Et encore plus réconfortant, c’est que nous pouvons appliquer à notre temps les leçons de cette rencontre profonde, pleine d’humanité et de tendresse (...) Les Franciscains souhaitent contribuer à l’éveil des jeunes sur l’existence d’autres cultures, d’autres religions que l’on se doit de respecter." (source)

    En fait...

    Au risque de sa vie et de celle de ses compagnons et en pleine croisade, le but de François d'Assise était, non pas d'entamer un dialogue "d'espoir", d'amitié réciproque et de compréhension mutuelle, mais d'essayer de convaincre le sultan d’abandonner l'impitoyable domination musulmane sur les lieux saints et de stopper les cruautés infligées aux chrétiens autochtones ou aux croisés venus libérer les Lieux Saints du Christianisme placés sous une domination mahométane impitoyable. Les chroniqueurs de l'époque signalent qu'à leur arrivée François et ses compagnons se firent "saisir brutalement par les Sarrazins, avec haine et cruauté, injurier, rouer de coups...", ce qu'avait pressenti le Saint en disant qu'ils se retrouveraient "comme des brebis au milieu des loups"... rien à voir, donc, avec de gentilles palabres philosophico-métaphysiques 

    François d'Assise a lui-même, dans une de ses Méditations, conclu ainsi de sa visite chez le sultan Malik al-Kamil: "Les frères qui s’en vont parmi les musulmans et autres non-chrétiens peuvent envisager leur rôle spirituel de deux manières : ou bien, ne faire ni procès ni disputes, être soumis à toute créature humaine à cause de Dieu, et confesser simplement qu’ils sont chrétiens... Ou bien, s’ils voient que telle est la volonté de Dieu, annoncer la Parole de Dieu afin que les non-chrétiens croient au Dieu tout puissant, Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur de toutes choses, et en son Fils Rédempteur et Sauveur, se fassent baptiser et deviennent chrétiens..." un texte dont 'notre' François semble n'avoir pas eu connaissance ou dont il aurait fait un usage, certes hygiénique, mais assez peu catholique.

     

    hors-sujet, mais pas trop, en parlant d'hygiène pontificale:

    Le pape retire sa main pour empêcher les pèlerins d’embrasser son anneau papal:

    La bague du pape est un symbole de la relation forte entre le pontife et son Eglise. L’embrasser est un moyen d’exprimer sa loyauté envers le rôle joué par le Pape et de témoigner sa confiance en lui. (peut-être un reste d’honnêteté... ne pas vouloir abuser de la loyauté naïve de ses quelques derniers fidèles ?...)

     S'il s'agit d'une mesure d'hygiène, il a bien changé, notre "Saint Père", apostolique et romain:

    A l'occasion du Jeudi Saint, le pape François a lavé et baisé les pieds de douze personnes, des migrants de confession chrétienne, hindoue et musulmane, comme le fit Jésus avec ses disciples avant la Cène.

    (...Vous serez peut-être, comme moi, étonnés d'apprendre que Jésus avait "lavé les pieds des musulmans", avant la Cène...?)

     

     

    Si vous avez lu jusque-là et que vous avez encore un peu de temps devant vous, je ne résiste pas au plaisir de vous re-proposer (voir ici) cette "interview (presque) imaginaire de Saint François d'Assises" par Aldo Maria Valli, journaliste et écrivain catholique italien, à la suite du précédent voyage ("comme un frère"...) du "Saint-Père" aux Émirats arabes-unis afin de participer à une "conférence mondiale sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune" organisée par le "Conseil Musulman des Sages", présidé par son ami, le cheikh Ahmed Al Tayeb, recteur et grand iman de l'université Al Azhar du Caire...:

    - Bonjour, saint François.
    - Bonjour à toi. Que le Seigneur te donne la paix.

    - Pareillement. Puis-je vous poser une question?
    - Je t'en prie....

    - C'est à propos de François.
    - François?

    - Oui, le pape François.
    - Le pape François ?

    - Oui, Jorge Mario Bergoglio: le Pape François.
    - Ah ?!

    - Qu'est-ce qu'il y a?
    - Rien, rien. Donc, tu voulais savoir...

    - Voilà, saint François, je voulais vous demander un jugement sur un passage de la Déclaration signée par François et le Grand Imam.
    - Ils ont signé une déclaration ?

    - Oui, à Abu Dhabi.
    - Où est-ce? Près de Damiette?

    - Pas vraiment. Mais ça n'a pas d'importance. Le fait est que dans la déclaration...
    - J'imagine que le pape, pour témoigner de sa foi, a voulu entrer dans un grand feu, comme je l'ai fait en 1219 ....

    - Pas vraiment, saint François. Aucun feu.
    - Comment donc?

    - Eh bien, vous savez, cela ne se fait plus.
    - Oh, quel dommage. Et alors?

    - Et donc le Pape et le Grand Imam ont signé cette Déclaration...
    - Oh, bien. Le Grand Imam s'est converti au christianisme....

    - Hum, pas vraiment...
    - Mais s'il a signé...

    - Oui, il a signé, mais pour dire qu'il est d'accord sur le dialogue, la coexistence, la tolérance...
    - Et le pape n'a pas demandé au sultan....

    - Au Grand Imam....
    - Oui, d'accord, il n'a pas demandé au Grand Imam de se convertir à l’Évangile ?

    - Euh, non....
    - Comment cela?

    - Non, cela ne se fait plus....
    - Oh, c'est étrange ! Mais le pape ne devrait-il pas annoncer l'Évangile à tous les hommes?

    - Oui, mais là, voyez-vous, il y a la question du dialogue...
    - Je ne comprends pas. Moi, j'avais un désir ardent: aller chez le sultan, prêcher la foi chrétienne aux musulmans et montrer une volonté totale de mourir pour Christ. C'est pourquoi j'ai rejoint l'armée croisée...

    - Euh, je m'excuse, saint François....
    - Qu'est-ce qu'il y a ?

    - Aujourd'hui, ce n'est pas bien de parler de l'armée croisée...
    - Oh, c'est étrange ! Quoi qu'il en soit, disais-je, c'est pourquoi je suis allé là-bas, chez le prince musulman, et il m'a écouté volontiers. Mais quand je lui ai demandé de se convertir avec tout son peuple, il a hésité. Alors je lui ai proposé d'allumer un grand feu et je lui ai dit: "Moi et tes prêtres entrerons dans le feu et ainsi tu pourras savoir quelle foi est la plus certaine et la plus sainte." Mais les prêtres musulmans se sont enfuis. Et puis j'ai dit: "Je vais entrer dans le feu et si je sors indemne, tu te convertiras", mais il n'a rien voulu savoir à ce sujet.

    - Je connais l'histoire, saint François. Mais maintenant, j'aimerais vous demander quelque chose.
    - Oh, oui, bien sûr, demande...

    - Il s'agit ici d'une phrase de la Déclaration, où il est dit: "Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine".
    - C'est ce qu'il dit ?

    - Oui.
    - Oh, très bien. Je n'ai jamais rien entendu de tel. Donc, si je comprends bien, si la diversité des religions est la volonté de Dieu, moi, chrétien, je n'ai pas besoin de prêcher l’Évangile.

    - C'est un peu cela.
    - Mais si je ne prêche pas l’Évangile, quel genre de chrétien suis-je?

    - C'est exactement ce que je voulais vous demander, cher saint François.
    - Eh bien, je suis surpris. Je suis allé parmi les infidèles....

    - Euh, saint François, s'il vous plaît....
    - Qu'est-ce qu'il y a ?

    - Infidèles, eh bien, on ne doit pas le dire....
    - Oh, très bien. Et pourquoi?

    - Parce que ça ne va pas. Vous savez, le dialogue, le respect...
    - Eh bien, j'y suis allé pour conquérir la palme convoitée du martyre, pas pour signer... comment dites-vous ?...

    - Une déclaration.
    - Voilà, pas pour signer une déclaration. Dans laquelle, en outre, il est écrit que ne pas être chrétien est la sage volonté de Dieu.

    - Mais vous devez comprendre que les temps ont changé...
    - Les temps... les temps. Mais la foi ne peut pas changer. Prêcher le Christ est notre devoir, en particulier aux Sarrasins....

    - Euh, saint François, s'il vous plaît....
    - Qu'y a-t-il encore?

    - Les Sarrasins.... on ne peut pas dire cela.
    - Oh, quels mots dois-je utiliser alors ?

    - Ceux du dialogue, du respect....
    - Dialogue ? Respect ? Mais vois-tu les gardes du sultan nous ont attaqués, nous ont battus avec des bâtons, nous ont mis enchaînés, et j'ai été forcé de crier pour les faire fuir !

    - Autres temps, saint François. Maintenant, il y a la tolérance.
    - Eh bien, c'est possible. Quoi qu'il en soit, j'ai dit clairement au Sultan: "Ce n'est pas par l'homme, mais par Dieu que nous avons été envoyés pour vous montrer, à vous et à votre peuple, le chemin de la santé et de l'annonce de l’Évangile".

    - Donc, cher saint François, je crois comprendre que la Déclaration signée ne vous plaît pas...
    - Je ne sais pas quoi te dire. Elle me semble étrange. Mais le pape, après, il est resté?

    - Bien sûr. Pourquoi cette question?
    - Parce que moi, j'ai mis les choses au clair: "Je resterai...", ai-je dit au Sarrasin...

    - Saint François, s'il vous plaît....
    - Ah oui...on ne doit pas dire sarrasin.

    - Merci.
    - J'ai donc dit au sultan : "Je resterai volontiers avec toi, si toi et ton peuple vous convertissez au Christ". Mais je ne pense pas que le pape ait demandé quelque chose de ce genre, non?

    - Non, en fait....
    - Et puis, quand le sultan m'a critiqué pour la sainte entreprise...

    - Sainte entreprise?.....
    - Oui, la croisade.

    - Saint François, soyez gentil, nous ne pouvons pas appeler la croisade "sainte entreprise".
    - Oh, très bien. Et pourquoi?

    - Le dialogue, le respect....
    - D'accord. Quand le sultan m'a critiqué pour la croisade, j'ai répondu avec fermeté: "Les chrétiens vous attaquent à juste titre, vous et la terre que vous avez occupée, parce que vous blasphémez le nom du Christ et éloignez de son culte autant de personnes que vous pouvez. Mais si vous vouliez connaître le créateur et rédempteur, le confesser et l'adorer, ils vous aimeraient comme si vous étiez eux-mêmes."

    - Mais saint François....
    - Qu'y a-t-il encore?

    - C'était une autre époque.
    - Et d'autres chrétiens, à ce que je vois.

    - Peut-être. Quoi qu'il en soit, merci pour cette interview.
    - Il n'y a pas de quoi. Que le Seigneur te donne la paix.

     

     

     

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    11 commentaires
  • Le poète a encore plus raison que ça: la femme est l'avenir de Dieu

     (nom de Dieu !)

    Nadia et les Évangiles ...

    "Les Inrocks" [1] étaient fous d'elle... "Nadia Bolz-Weber, portrait d'une pasteur punk".

    ...et il y a de quoi, semble t-il, selon leurs critères personnels.

    Enfant rebelle née dans une famille de chrétiens fondamentalistes du Colorado, elle rejette très tôt la religion "trop contraignante" (selon elle).

    Peu à peu, elle va connaitre la rue et succomber au(x) sexe(s), à la violence et à la drogue (moins "contraignante", peut-être, que la prière familiale du soir ?) jusqu'à ce que sa santé se dégrade de façon dramatique.

    Alors, soudain, elle se rend compte que la religion pourrait (re)devenir une source d'espoir: déjà que ses amis lui demandaient, comme ça,presque pou rigoler, de célébrer quelques cérémonies de mariage ou d'enterrement.

    Elle décide d'entrer au séminaire et, à sa sortie après plusieurs années d'étude, elle crée sa propre congrégation "The House for all sinners and saints" ("la maison de tous les pécheurs et les saints") pour "ses" gens (marginaux, oubliés, alcooliques, drogués, jeunes en rupture, gays et lesbiennes... ); cependant, d'après certains témoins, on verrait également, parfois, sur les bancs de son église, des fidèles en costumes-cravates et jupes plissées... mais c’est toujours à coups de "fuck", "bullshit" et "dudes" qu’elle fait entendre la Voix du Seigneur.

    Elle se dit certaine que François (le pape catholique apostolique et romain) est fan de sa congrégation; exemples : "Dans sa paroisse, tout le monde peut recevoir l’eucharistie, quelles que soient ses convictions, ses pratiques et ses croyances..." et "La communauté qu'elle sert, accueille près de deux tiers de personnes LGBTI" et "elle est de tous les combats pour l'accueil des migrants".

    Et "l'Accueil radical (pour une Eglise inclusive)" [2] ne tarit pas d'éloges à son sujet.

    "...de mon point de vue, les personnes LGBTI n’ont pas besoin de l’Église. C’est l’Église qui a besoin de ces personnes. Pour être vraiment corps du Christ, entièrement."

     

     

    Et c'est pas tout, toujours aux Etats-Unis, dans la célèbre série "on se ressemble grâce à nos différences" (© Nelson M.):

     

    Ani et le Coran...

    Le magazine "Cheekmagazine" [3] (un "podcast conversationnel, générationnel et féministe"™) a trouvé une autre perle rare: 

    Ani Zonneveld est l’une des rares femmes imams dans le monde. Cette Malaisienne installée à Los Angeles est convaincue que la pratique de l’islam est à réinventer pour mieux se rapprocher du Coran.

    Ani Zonneveld, était venue aux États-Unis faire ses études, et n’en est jamais repartie... elle s’est rapprochée de sa religion d'origine (l'islam "traditionnel" ) après les attentats du 11 septembre 2001: elle a compris à ce moment-là à quel point l’islam était méconnu, à l’intérieur comme à l’extérieur de la communauté musulmane.

    C'est à cette époque qu'elle a tenté de sortir un album de "pop-islamic" pour démontrer que les musulmans sont des gens modérés...

    Pas découragée par cet échec, elle fonde en 2006 une communauté appelée "Muslims for progressive values" dans laquelle "l’égalité est au cœur de toutes les démarches, que ce soit entre hommes et femmes, gays et hétéros, musulmans et non musulmans" et, en véritable imam(·e), elle dirige les prières, organise les jeûnes et célèbre régulièrement des "nikâh": des mariages religieux entre des femmes musulmanes et des hommes non musulmans...

     

    C'est tout pour aujourd'hui...

     

     

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  • "Saint-Père, Rome est fichue...Vous vous damnez comme un chien." annonçait un modeste diacre ou un bedeau anonyme dans les années 1850

    Tout était écrit, car comme disait l'autre: "le poète a toujours raison..."

    Le pape musulman 
    Jadis voyageant pour Rome,
    Un pape, né sous le froc,
    Pris sur mer, fut, le pauvre homme,
    Mené captif à Maroc.
    D’abord il tempête, il sacre,
    Reniant Dieu bel et bien.
    – Saint-Père, lui dit son diacre,
    Vous vous damnez comme un chien.

    Sur un pal que l’on aiguise
    Croyant déjà qu’on le met,
    Le fondement de l’église
    Dit : "Invoquons Mahomet.
    Ce prophète en vaut bien d’autres;
    Je me fais son paroissien."
    – Saint-Père, au nez des apôtres
    Vous vous damnez comme un chien.

    Aye...! aye...! on le circoncise.
    Le voilà bon musulman,
    Sinon parfois qu’il se grise
    Avec un coquin d’iman.
    Il fait de sa vieille Bible
    Un usage peu chrétien.
    – Saint-Père, c’est trop risible ;
    Vous vous damnez comme un chien.
      En vrai corsaire il s’équipe ;
    Pour le Croissant il combat,
    Prend le sorbet et la pipe ;
    Dans un harem il s’ébat.
    Près des femmes qu’il capture,
    Voyez donc ce grand vaurien !
    – Saint-Père, quelle posture !
    Vous vous damnez comme un chien.

    À Maroc survient la peste;
    Soudain fuit notre forban,
    Qui dans Rome, d’un air leste,
    Rentre avec son beau turban.
    – Souffrez qu’on vous rebaptise.
    – Non, dit-il, ça n’y fait rien.
    – Saint-Père, quelle bêtise !
    Vous vous damnez comme un chien.

    Depuis, frondant nos mystères,
    Ce renégat enragé
    Veut vider les monastères,
    Veut marier le clergé.
    Sous lui l’église déchue
    Ne brûle juif ni païen.
    – Saint-Père, Rome est fichue ;
    Vous vous damnez comme un chien.

     

    Pierre-Jean de Béranger (1780-1857): Chansonnier prolifique, on lui doit beaucoup d'airs populaires. Très estimé par ses contemporains, il est reconnu de son vivant, et son succès s'étend jusqu'en Belgique. Il multiplie les styles et écrit aussi bien des satires, des chansons à boire que des romances ou des chansons politiques. Emprisonné un temps, Alexandre Dumas et Victor Hugo viennent lui rendre visite. Aujourd'hui, il est considéré comme le père de la chanson moderne.

     

    Plus près de nous:

    Le coup du père François...

    Voyage de Sa Sainteté le Pape François chez nos frères mahométans sunnites d'Arabie Saoudite et ceux du Maroc...

    le coup du père François...

    Nous avons choisi celui-ci parmi la cinquantaine de logos envoyés par ceux qui ont répondu au concours de logos que nous avions lancé :
    1. Une croix et un croissant: la croix chrétienne et le croissant musulman = la dimension de rencontre interreligieuse entre chrétiens et musulmans, la rencontre du Pape François et du Commandeur des croyants à Rabat, 800 ans après la rencontre de François d’Assise avec le sultan.
    2. Les couleurs des 2 pays : vert et rouge pour le Maroc, jaune et blanc (le fond) pour le Vatican.
    3."Serviteur d’Espérance": le Saint-Père est Serviteur des Serviteurs de Dieu, mais c’est aussi la reprise du titre de la lettre pastorale de la CERNA remise au Pape François lors de la dernière visite ad limina en 2015.
    4. Le nom du Maroc écrit en arabe pour honorer le pays qui l’invite.

    http://ilsismografo.blogspot.com

    ( voir aussi ce site )

     

    A défaut d'écouter la voix (infaillible car papale) de François, écoutons, mes frères, celle de Majid

    - Deux fois, mon frère ?

    - Hé... oui... En attendant l'Avènement du Chrislam...

    - C'est quoi, ça, le... chrislarme ?

    - C'est ça, mon frère...

     

     

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  •  

    Les restos du chœur...

    Non, il n'y a pas de faute, de confusion, ni de lapsus :

    Lyon : l’église Saint-Bonaventure transformée en restaurant

    Les restos du chœur

    C'est la première fois qu'une église consacrée est transformée en restaurant.

    A l’occasion de la Journée mondiale de la pauvreté, l’église Saint-Bonaventure s’est transformée en grand restaurant. 750 convives étaient rassemblés dimanche midi en l’église. On ignore s’ils y avaient eu la Sainte Messe auparavant. Et l’on ignore aussi si la "Présence Réelle" avait été retirée.

    "Il s'agit d'une invitation du seigneur lui-même", a lancé le cardinal Barbarin aux 750 convives rassemblés ce dimanche midi en l'église Saint-Bonaventure.

    Une trentaine de paroisses et une dizaine d'associations participaient à cet événement qui a réuni près de 700 convives. Les personnes précaires ont été invitées personnellement, à l'initiative du Cardinal Barbarin. Les bénévoles sont allés à la rencontre de SDF et de migrants pour les faire venir.

    Avec un menu, préparé par le chef lyonnais Christophe Geoffroy, chef du Pierre Scize mais aussi Alain Alexanian, Arnaud Languille, Eric Hubert et Dominique Moreau; tous chef multi-étoilés et Meilleurs Ouvriers de France, menu très... explicite et consensuel: terrine de saumon et cabillaud à la sauce au homard, et cuisses de canard confites... pris en charge par la Fondation Saint-Irénée.

    (extraits de différents articles relevés sur divers sites d'info)

    Les restos du chœur

     

     

    Églises transformées en restaurants pour les pauvres, une mode à la Judas

    article lu sur https://www.medias-presse.info/ 

    Signes de temps déchristianisés et apostats : les églises se vident du mystère eucharistique et de fidèles adorant leur Dieu dans l’humble hostie pour se remplir de bruits et d’agitation mondaine lors de déjeuners solidaires !

    Le pape François a mis à la mode les repas pour les pauvres à l’intérieur des églises. Partout dans le monde, de New-York à Manille en passant par Rome et Ouagadougou,des édifices religieux sont transformés en grands restaurants où s’agite la jet-set ecclésiastique reconvertie en serveur de café sous les flashs des journalistes.

    Dernièrement, c’est le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, qui, en calotte et tablier rouge, officiait en l’église Saint-Bonaventure de son diocèse lyonnais, lors d’un repas offert un dimanche midi à 700 convives dont 300 accompagnants sociaux. Pour un coût de 25 000 euros !

    Les restos du chœur

    Pour la fête prochaine de l’Épiphanie, nombreuses seront les églises en Italie et ailleurs qui se consacreront, avec l’excuse d’aider l’humanité souffrante, à des repas festifs qui se croient sacrés quand ils ne sont qu’inappropriés, insultants et condamnables à tout point de vue.

    Uniquement une nécessité extrême, telle une guerre ou une catastrophe naturelle, peut justifier l’utilisation de l’église comme refuge pour les populations. D’ailleurs les édifices publics et culturels, maisons des jeunes et autres salles polyvalentes, ne manquent pas pour ce genre de festivités sans qu’il soit nécessaire de transformer les églises en restaurants.

    L’église est un édifice sacré, construite souvent avec l’apport et les sacrifices des riches comme des pauvres, qui témoigne de la présence de Dieu parmi les hommes. Abaisser cet édifice religieux à un usage profane est bien une profanation, une dégradation d’un lieu de culte, mais aussi une trahison du peuple chrétien et de ses pauvres : ces derniers ne sont plus des fidèles, riches ou pauvres qu’importe, venus cherchés l’amitié et la miséricorde du Seigneur mais sont ravalés au rang de simples hôtes occasionnels d’un curé, d’un évêque ou d‘un pape en recherche d’applaudissements mondains, nouveaux Judas de Nos Temps modernes.

    Les restos du chœur

     

    Les restos du chœur

    Les restos du chœur

     

    Les restos du chœur

    Leur façon de mettre en avant les pauvres est tellement analogue à l’attitude de l’Iscariote : lui-aussi mettait en avant les pauvres pour s’approprier le parfum que Marie-Madeleine répandait sur les pieds du Seigneur, et ce afin de le vendre pour trois cent deniers. Et puis il vendit le Christ pour à peine un dixième !

    Cette désacralisation des édifices religieux qui se revêt d’une fausse idée de la vertu de charité d’où la notion de culte et de révérence voués à Dieu en tout premier a totalement disparu n’est somme toute qu’un autre fruit funeste de la désacralisation de la liturgie accomplie par l’Église conciliaire : de l’autel tourné vers Dieu, on est passé lors de la révolution liturgique de Paul VI à la table eucharistique anthropocentrée. Aujourd’hui il ne reste plus que la simple table en plastique des repas solidaires…Logique d’une déchéance annoncée par une apostasie qui n’est guère silencieuse…

    Francesca de Villasmundo

     

     Modeste contribution du bedeau de Saint-Mauvaisaventure:

    Les restos du chœur

    Cantique 

    Les restos du chœur

    à Monseigneur("Frangin",Cadi,Marabout...) Barbarin

    La charité est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n'est point envieuse; la charité ne se vante pas, elle ne s'enfle point d'orgueil. Elle n'est point malhonnête; elle ne cherche point son intérêt; elle ne s'aigrit point; elle ne pense point à mal. Elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité.

    Corinthiens 13.4

     

     

     

     

     

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  •  

    Bientôt Pâques et ses lapins en chocolat...

     

    A quelques jours du Jeudi Saint (dont les radios et télés vont certainement expliquer la signification  et  la portée à certains de nos compatriotes qui les ignoreraient encore ou auraient oublié), j'ai voulu mettre au goût du jour mes connaissances sur les représentations du dernier repas que "notre ère" (qui doit être le nouveau nom donné à Jésus Christ, depuis qu'on ne dit plus "avant J.C.", mais "avant n.è. ?) avait partagé  avec ses disciples. 

    J'ai pas perdu mon temps...

    J'ai appris, sur un site qui "porte un regard chrétien" sur le monde, que: "La réalité historique s'éloigne de plus en plus des chefs-d’œuvre classiques de la peinture religieuse représentant Jésus et ses Apôtres assis autour d’une table ! .../... Selon les données archéologiques, lors de la Cène, auraient été servis, en plus du pain sans levain et du vin, du tzir – une variante du garum, sorte de sauce romaine à base de restes de poisson –, de l’agneau, du tcholent – un plat de ragoût de haricots au four cuits à petit feu –, des olives, de l’hysope – espèce d’herbe à saveur de menthe –, des herbes amères avec des pistaches et un harosset de dattes ainsi qu’une pâte de noix.", et j'y ai découvert "leur" "regard chrétien" sur ce que fut ce dernier repas... (bien arrosé, n'est-il pas ?)

    Bachi-bouzouks et iconoclastes 

    Jacopo Bassano - "La Cène" (1546)

    J'en étais naïvement resté à ça:

    Les (re)visiteurs

    Léonard de Vinci - "La Cène" (1495 à 1498)

    La Cène (en italien : L'Ultima Cena, soit "le Dernier Souper") de Léonard de Vinci est une peinture murale de 460 × 880 cm, réalisée de 1495 à 1498 pour le réfectoire du couvent dominicain de "Santa Maria delle Grazie" à Milan, qui était considérée jusqu'au milieu du XIXe siècle comme son chef-d'œuvre. Le thème de l'œuvre est un de ceux de l'iconographie chrétienne: "La Cène" (terme issu du latin cena : repas du soir) est le nom donné par les chrétiens au dernier repas que Jésus-Christ prit avec les Douze Apôtres, le soir du Jeudi saint, avant la Pâque juive, peu de temps avant son arrestation, la veille de sa Crucifixion (appelée encore "Passion" par les chrétiens) et dans lequel ("selon la doctrine catholique") il institua le sacrement de l'eucharistie, trois jours avant sa résurrection.                    

    (WIKI)

     

    Pourtant, on trouve quelques variations sur ce thème apparemment amusant, prétexte à toutes les fantaisies inimaginables d'artistes (cherchant à être re-) connus pour leur audaces culturelles ou picturales et pour leur bravitude blasphématoire, sans risquer toutefois une kalachnikovisation dorsale, ou un décollement du chef sans anesthésie...

    Les (re)visiteurs

     

    Plusieurs sites présentent un petit florilège de ces œuvres graphiques sous le titre alléchant de "les parodies les plus drôles..." ou "les détournements les plus inattendus..." de la toile de Léonard de Vinci.  

    Bachi-bouzouks et iconoclastes

     

         bachi-bouzouks... iconoclastes...

     

     

     

    Bien dit, cap'taine...   

    Bachi-bouzouk Un bachi-bouzouk ou bachibouzouk (du turc başıbozuk, littéralement "sa tête ne fonctionne pas") est un cavalier mercenaire, de l'armée de l'Empire ottoman, avec un armement non standardisé et en pratique très léger, et une discipline faible. Ils ont surtout été utilisés pour terroriser les peuples conquis 
    Iconoclaste L’iconoclasme (du grec εἰκών eikôn "image, icône' et κλάω klaô "briser") est, au sens strict, la destruction délibérée d'images et  de représentations religieuses de type figuratif et généralement pour des motifs religieux ou politiques.

     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On y trouve un mélange de mépris et de haine qui va va de la débilité la plus puérile à l'abjection la plus odieuse ou à la révélation inconsciente de frustrations profondes, en passant bien sur par une pornographie bon chic bon genre... Petit échantillonnage rapide et succinct (mais si, croyez-moi.. il y en tout plein d'autres...) et très personnel (j'ai du faire un choix drastique -que vous pouvez, selon vos envies et votre résistance, simplement survoler)...

    C'est parti !

    disney

     

    popeye

     

    Alice

     

    gay

     

    Au menu: tzir, tcholent & harosset

     

    macdo

     

    barbecue

     

    blague

     

    rappeur

     

    Rasta

     

    afroameric

     

    vampires

     

    zombies

     

    Les visiteurs

     

    Au menu: tzir, tcholent & harosset

     

    Au menu: tzir, tcholent & harosset

     

    démons

     

     

    Au menu: tzir, tcholent & harosset

     

    pornochic

     

    Au menu: tzir, tcholent & harosset

     

    Rien de bien nouveau, pourtant, sinon que l'engagement ou les convictions politiques clairement affirmées on laissé la place aux provocations plus ou moins inutiles

    laïc

     

    Mais certaines peuvent quad-même faire sourire... quand une extrême simplicité de moyens est au service de l'efficacité dans l'ironie directe...

    Au menu: tzir, tcholent & harosset

    On en trouve un peu partout en bien plus grand nombre et d'inspiration plus variées que des caricatures concernant la 2me religion de l'Hexagone, comme on doit dire...

     

     

    (exemple à partager uniquement avec vos amis les plus surs, sans citer mon blog,  et à détruire après utilisation)

    Bachi-bouzouks et iconoclastes

     

    Je me demande parmi cette petite vingtaine d'images publiées ici, laquelle pourrait tomber sous le coup d'un irrespectueux "appel à la haine religieuse" ???

    La prochaine fois, nous irons à la découverte de Crèches rigolotes (exemple), de Crucifixions amusantes (exemple)  et d' Aïd el-Kebir désopilants (exemple)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Une histoire déjà ancienne...

    On se souvient ou pas de cette brève information moins exploitée sur les grands médias que si quelques identitaires nauséabonds avaient diffusé sur un blog une recette inconvenante et stigmatisante de "croissant au jambon"...

    C'était en novembre 2017, c'est à dire hier:

     

    Belgique – La Croix Rouge fait retirer les crucifix de ses locaux, "multiculturalisme" oblige…

     

    Il semblerait, comme en témoigne cette publicité de 1951, que la Croix Rouge de Belgique assumait autrefois un enracinement chrétien, utilisant même l’image du Croisé pour récolter des fonds...

    "Croissant" pur beur.

    Mais les temps ont bien changé et la Belgique, à l’image du reste de la planète, est soumise à la pression combinée du multiculturalisme et du laïcisme (pour rester "politiquement correct"). La direction de la Croix Rouge a donc demandé de retirer les crucifix de tous ses locaux.

    Pourtant, selon André Rouffart, Président de la Croix-Rouge, ce détail n'a guère d'importance:

    "Tout est parti d’une plainte d’une personne qui est rentrée à la maison Croix-Rouge de Blegny. Elle a trouvé cela anormal qu’un crucifix soit accroché au mur dans les espaces publics et a marqué son mécontentement auprès du comité provincial de la Croix-Rouge. Ce dernier en a référé à la direction générale, auteure par la suite d’un mail nous demandant de supprimer tout symbole religieux quel qu’il soit et ce au nom des principes de la Croix-Rouge.

    "Il y avait un Christ dans la boutique de vêtements d’occasion à petits prix, j’avais oublié son existence d’ailleurs, je n’y fais même plus attention, elle ne me dérangeait pas plus que ça la croix.

    "J’ai retiré le crucifix de l’espace public sans toucher à celui accroché dans le réfectoire des bénévoles. Il faut faire la distinction, je n’interdis pas à quelqu’un d’entrer à la Croix-Rouge avec une croix ou une main de Fatima à son cou.

    "Je suis surpris de voir les proportions que cela prend. Cela ne vaut pas la peine de créer une polémique sur ce sujet! Il y a des débats beaucoup plus actuels et importants comme la précarité, la pauvreté, les sans-papiers qui sont de réels sujets de société!"

    Croissant au beur - 1/0 - Religieuse

     

    Et alors... Et alors ?...  Francesco est arrivé, les copains...!

    Croissant au beur - 1/0 - Religieuse

    Et, en même temps™, avec un léger décalage, monsieur Jorge Mario Bergoglio qui feint d'exercer les fonctions d'évêque de Rome garant de l'unité de l'Église catholique, et chef visible de celle-ci en tant que successeur de saint Pierre (le chef invisible étant le Christ en personne), et monarque temporel de l'État du Vatican, (plus connu sous le nom de Al Francisi Lepape) qui n'y avait rien trouvé de choquant, fait encore un petit pas en avant vers ce qui devrait le conduire au bûcher, mais lui assure la bienveillance de Ala' al-Din Muhammad Isma'il al-Ghobashidevant *, c'était devant la Croix-Rouge italienne, cette fois, le 27 février:

    Il a en effet osé déclarer, sans se troubler le moins du monde, "Nous demandons que l’Esprit du Ressuscité, qui est l’Esprit d’amour et de paix, nous enseigne cette route et nous aider à y parvenir. Je demande pour vous tous la bénédiction de Dieu – Dieu le Père de nous tous, Père de toutes les confessions – et je l’invoque en particulier pour ceux qui ont perdu la vie en faisant leur service et pour leurs proches." devant les membres de la Croix-Rouge italienne. Le pape a prononcé ces mots, et s’est dans la foulée recommandé personnellement, un peu comme s'il savait en avoir un immense besoin, aux prières de l’assistance. Assistance nombreuse et qui attendait au minimum un signe de Croix... même tout petit… Raté.

    * pour info, Ala' al-Din Muhammad Isma'il al-Ghobashidevant est l'imam de la mosquée de Rome qui fut longtemps la plus grande mosquée d'Europe, avec plus de 30 000 m2 de terrain et pouvant accueillir 12 000 fidèles. La ville de Rome a fait don des terrains à la communauté musulmane en 1974, mais ce ne fut qu'en 1984 que débuta la construction de la mosquée. Elle a été fondée par le prince afghan Muhammad Hasan et son épouse et financée par le roi Fayçal d'Arabie saoudite. L'inauguration du lieu de culte a été faite le 21 juin 1995.

    Allah et son prophète semblent avoir trouvé un V.R.P. consciencieux et efficace, quoi-qu’encore un peu trop timoré et prudent dans ses déclarations et ses actes... et qui manie un dédain bête et méchant à propos de sa propre religion:

    Croissant au beur - 1/0 - Religieuse

    La Sainte-Trinité racontée comme un congrès du L.R.-P.S.-E.M.: "A l’intérieur de la Sainte Trinité, ils se disputent tous derrière les portes closes, mais en dehors ils donnent l’image de l’unité."

    Le Christ assimilé à un loser pathétique: "La croix nous montre une autre façon de mesurer le succès. La nôtre est de planter les graines. Dieu voit les fruits de nos travaux. Et si, parfois, nos efforts et nos œuvres semblent échouer et ne pas produire de fruits, nous devons nous rappeler que nous sommes des disciples de Jésus-Christ, et sa vie, humainement parlant, s’est soldée par un échec, l’échec de la croix."

    Les anachorètes et ascètes chrétiens comparés à des légumes: "Il n’y a pas de sainteté dans la tristesse ! Quand tu trouves un séminariste, un prêtre, une Sœur, une novice, qui tire une tête longue, triste, il y a quelque chose qui ne va pas ! S’il vous plait : jamais de sœurs, jamais de prêtres avec une tête de piment au vinaigre, jamais !"

    Les petits hommes (au grand livre de la même couleur ?) verts vus comme de nouveaux catéchumènes: "Si demain, par exemple, une expédition de Martiens arrivait et certains se présentaient chez nous (...), et si l'un d'entre eux disaient: Mais moi, je veux le baptême!, que se passerait-il?"

     

    Mais je suis médisant, et je n'irai pas au Paradis promis par monsieur Lepape... (d'ailleurs, 72 vierges...!!???)

     

     

     

     

    Croissant au beur - 1/0 - Religieuse

     

     

     

     

     

     

     

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