• Il me reste encore quelques vieux livres, que je n'ai jamais eu le courage de brûler, qui datent de la période où j'étais gauchiste. Certains sont d'une étonnante actualité.

    (à ce propos voir l'article précédent)

     

    En 1967, paraissait "SCUM Manifesto"

    SCUM pour "Society for Cutting Up Men"

    ("Société pour couper les couilles des hommes")

    de quoi faire passer nos trois "C"* de féministes pour des Demoiselles de la Légion d'Honneur

    * "C" pour "Caroline" (de Haas), "Clémentine" (Autin) et "Caroline" (Fourest)... Je ne me permettrais pas...

     

     la sœur imaginaire de Marilyn Monroe

      S.C.U.M.  

    Vivre dans cette société, c’est au mieux y mourir d’ennui. Rien dans cette société ne concerne les femmes. Alors, à toutes celles qui ont un brin de civisme, le sens des responsabilités et celui de la rigolade, il ne reste qu’à renverser le gouvernement, en finir avec l’argent, instaurer l’automation à tous les niveaux et supprimer le sexe masculin.

    ("SCUM" - V. Solanas)

     

    Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme (et encore, à peine...)

    Alors que les féministes radicales contemporaines croient qu'elles ont découvert subitement toutes seules, comme des grandes futées, combien elles souffrent, ont souffert mais ne souffriront plus sous le joug d'un patriarcat infâme (un peu comme les écologistes radicaux actuels qui croient avoir inventé la fin du Monde et la peur de la Fin-Du-Monde-Qui-Fait-Peur) je retrouve une trace de ce petit livre, colporté semi-clandestinement à partir de 1967, avant de devenir subitement un best-seller incontournable international tout juste un  an plus tard :

    "SCUM manifesto" - Valérie SOLANAS

    "Scum", en anglais: racaille, pourriture, fumier, raclure... et aussi "SCUM", pour "Society for Cutting Up Men" ou "Société  pour châtrer les hommes".

    Valérie Solanas était "une femme intelligente et folle, prostituée et féministe, intellectuelle et clocharde" pour les uns, "une pute toxico, une barge ayant fait des séjours en hôpital psychiatrique, une taularde incarcérée deux ans" pour les autres. (Elle se prenait pour la sœur imaginaire de Marilyn Monroe et avait tenté de tuer Andy Warhol.)

    Un petit livre d'une soixantaine de pages au format 10X15 cm. que les plus masos des machos (ou machos des masos) peuvent  facultativement mais gratuitement lire ici : (http://1libertaire.free.fr/fem-scum.html)

     

    Je signale simplement aux autres qu'il commence par:

    Grâce au progrès technique, on peut aujourd’hui reproduire la race humaine sans l’aide des hommes et produire uniquement des femmes ; conserver le mâle n’a même pas la douteuse utilité de permettre la reproduction de l’espèce. Le mâle est un accident biologique ; le gène Y (mâle) n’est qu’un gène X (femelle) incomplet, une série incomplète de chromosomes. En d’autres termes, l’homme est une femme manquée, une fausse couche ambulante, un avorton congénital.

    Cellule complètement isolée, incapable d’établir des relations avec qui que ce soit, ses enthousiasmes ne sont pas réfléchis, ils sont toujours animaux, viscéraux, son intelligence ne lui sert qu’à satisfaire ses besoins et ses pulsions. Il ne connaît pas les passions de l’esprit ni les échanges mentaux (...). Emprisonné dans cette zone crépusculaire qui s’étend des singes aux humains, il est encore beaucoup plus défavorisé que les singes parce que, au contraire d’eux, il présente tout un éventail de sentiments négatifs - haine, jalousie, mépris, dégoût, culpabilité, honte, blâme, doute - pis encore, il est pleinement conscient de ce qu’il est et de ce qu’il n’est pas.

    et se termine sur ces mots:

    Les quelques hommes qui resteront sur la planète auront tout le loisir de traîner leurs vieux jours chétifs. Ils pourront se défoncer ou frimer en travelo ou regarder agir les puissantes femmes en spectateurs passifs, essayant de vivre par procuration (un procédé électronique leur permettra de se brancher sur la femme de leur choix et de suivre en détail ses moindres mouvements. Les femmes y consentiront avec obligeance car cela ne leur fera pas le moindre mal et sera une façon particulièrement humaine et généreuse de venir en aide à leurs malheureux compagnons handicapés), ou bien ils procréeront dans les pâturages avec leurs paillassons, ou encore ils pourront se présenter au centre de suicide le plus proche, amical et accueillant, où ils seront passés au gaz en douceur, rapidement et sans douleur.

    Les hommes irrationnels, les malades, ceux qui essaient de nier leur sous-humanité, en voyant les SCUM arriver sur eux comme une lame de fond, hurleront de terreur (...). Les hommes rationnels, eux, ne se débattront pas, ils ne lanceront pas de ruades, ne provoqueront pas de brouhaha pénible, ils resteront sagement assis, détendus, ils profiteront du spectacle et se laisseront dériver jusqu’à leur destin fatal.

    entre les deux, on peut trouver, entre autres joyeusetés:

    LA GENTILLESSE, LA POLITESSE, LA "DIGNITÉ" : Chaque homme sait, au fond de lui, qu’il n’est qu’un tas de merde sans intérêt. Submergé par la sensation de sa bestialité et par la honte qu’elle lui inspire, il ne cherche pas à s’exprimer mais au contraire à camoufler les limites de son être purement physique et son parfait égocentrisme. À cause de son système nerveux grossièrement constitué et bouleversé à la moindre marque d’émotion ou de sentiment, le mâle se protège à l’aide d’un code "social" parfaitement insipide 

    LA PATERNITÉ ET LA MALADIE MENTALE : Si l’enfant veut gagner l’approbation paternelle, il doit respecter Papa, et Papa qui n’est qu’un tas de pourriture n’a pas d’autre moyen d’imposer le respect que de rester à bonne distance, suivant le précepte que "la familiarité engendre le mépris", ce qui est naturellement vrai lorsqu’on est méprisable. En se montrant distant, le Père reste inconnu, mystérieux, il inspire donc la peur (le "respect"). En résumé, le rôle du père a été d’apporter au monde la gangrène de l’esprit mâle. Les hommes sont des Midas d’un genre spécial : tout ce qu’ils touchent se change en merde.

    L’AUTORITÉ ET LE GOUVERNEMENT L’homme, qui n’a aucun sens du bien et du mal, aucune conscience morale (elle ne peut naître qu’avec la faculté de se mettre à la place des autres), qui ne croit pas en lui-même (pour la bonne raison qu’il n’a pas de réalité), compétitif par nécessité et inapte à la vie communautaire par nature, a besoin de direction et de contrôle. Pour cette raison il a mis en place diverses autorités - les prêtres, les spécialistes, les patrons, les chefs, etc. - et institué le Gouvernement.

    LES PRÉJUGÉS (raciaux, ethniques, religieux, etc.) : L’homme a besoin de boucs émissaires sur lesquels il peut projeter ses lacunes et ses imperfections et sur lesquels il peut défouler sa frustration de n’être pas une femme. Les multiples discriminations ont d’ailleurs un avantage pratique : elles accroissent substantiellement la masse de cons disponible pour les hommes qui campent au sommet de la pyramide.

    LA HAINE ET LA VIOLENCE : L’homme est rongé sans relâche par l’amertume de n’être pas femme et d’être incapable d’éprouver jamais aucun plaisir ni aucune satisfaction. Il est ravagé de haine, non de cette haine rationnelle que l’on renvoie à ceux qui vous insultent ou abusent de vous, mais d’une haine irrationnelle qui frappe sans discernement, haine, au fond, dirigée contre lui-même.

     LA MALADIE ET LA MORT : (...) De nombreux savants mâles s'écartent prudemment de la recherche biologique dans leur terreur de découvrir que les hommes sont des femmes plus qu'incomplètes.

     

    Evidemment, Simone de Beauvoir lui a rendu un hommage à sa façon:

     

    Naturellement, pour l'ensemble des médias de gôche, lors de sa première édition française (1968) comme lors des rééditions successives et pour le cinquantenaire de sa parution, il s'agit avant tout et essentiellement d'un pamphlet, mêlant humour, spontanéité, satire, subjectivité, provocation et surréalisme... mais sur un fond d'incontestable problématique sociétale incontournable (éventuellement à recontextualiser).

    Bizarrement, un certain Michel Houellebecq en a écrit une post-face légèrement ambiguë dans l'édition de 1998.

    Étrangement, je me dis que si d'aventure un inconscient aventureux et suicidaire tentait de réécrire le même petit livre, simplement et uniquement  en remplaçant "homme" par "       " ou par "           ", ou même par "     " ou "         ", il n'est pas sur qu'il ait le temps d'en dédicacer de nombreux exemplaires.

     

    Mais la relève est assurée:

    Jenny McDermott, une "célèbre" (?) Youtubeuse féministe a une solution personnelle et radicale pour assurer la survie de l'espèce humaine "Nous devons tuer tous les hommes. J’en ai marre d’être une usine à bébés qui produit plus d’hommes qui me soumettront dans le futur. La solution à cela est de tuer tout homme que vous voyez dans la rue  n’importe quelle bite qui marche [ainsi que les éventuels bébés mâles]. Nous voulons que l’espèce perdure, mais nous voulons qu’elle ne compte que des femmes."

    (parfois, certains féminicides devraient relever de la légitime défense...)

     

     

    Pour mémoire, vous avez peut-être lu: "Violette Morris", "Mme la Présidente" et "les 'Vésuviennes'", ou "Triple con".

     

     

     

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  • ...mais avez-vous entendu parler de

    Izabella Nilsson Jarvandi, l’"anti"-Greta Thunberg ?

    Vous souvenez-vous de Greta ?

     

    En Suède, Izabella Nilsson Jarvandi, ou l’anti-Greta Thunberg ?

    Vous souvenez-vous de Greta ?

    un article de J.P. Fabre Bernadac

    Boulevard Voltaire du 28 avril 2019

         ('"texte intégral" recopié depuis le site de B.V. ) 

    "Greta Thunberg, vous connaissez: c’est cette adolescente de 15 ans qui a été reçue par Macron. Tout a commencé lorsqu’elle a décidé de ne pas retourner à l’école à cause de l’été caniculaire ayant provoqué des feux de forêt en Suède. Pour cela, chaque vendredi, elle apparaissait devant le Parlement national suédois avec une pancarte: "Grève des écoles pour le climat". Depuis, elle a participé à la Conférence mondiale sur le climat de Katowice, en Pologne, et a voyagé à travers le monde, exhortant les politiques à défendre la planète, suivie par une nuée de journalistes et de jeunes ados enamourés.

    "Si le politiquement correct se courbe devant la jeune Scandinave, il y a une autre adolescente suédoise, âgée elle aussi de 15 ans, dont les grands médias parlent peu. Izabella Nilsson Jarvandi.

    "Mais qui est cette belle jeune fille aux cheveux noirs et aux yeux foncés dont le père est originaire d’Iran ? Tout aussi déterminée que Greta, on peut la voir en gilet jaune sur YouTube un micro à la main marteler ses convictions à Helsingborg. Ses discours, elle les prononce contre la migration de masse et les politiques familiales actuelles qui, selon ses propos, conduiraient au "génocide du peuple suédois".

    "Elle fustige sans relâche la classe dirigeante progressiste et libérale, luttant contre l’implantation de la pensée dominante. Pour cela, elle s’est solidarisée avec les propos du président Orbán, appelant notamment au renouveau des familles chrétiennes. Elle dénonce aussi la colonisation idéologique de la théorie du genre qui s’infiltre dans toutes les écoles suédoises. Elle a, notamment, condamné ces textes étudiés à l’école décrivant une fille avec un pénis et un garçon avec un vagin. Malgré sa jeunesse, Izabella ferraille non pas contre le désastre écologique mais contre un désastre bien plus grand : le désastre anthropologique et culturel qui menace la Suède.

    ""On ne me réduira jamais au silence et je ne pardonnerai jamais aux politiques tout le mal qu’ils ont fait à ma chère Suède […] Je suis convaincue que les dieux veillent et je sais que les traîtres seront un jour jugés sévèrement", fulmine Izabella en prenant la parole dans les rues des cités scandinaves.

    "Pour mieux comprendre la colère d’Izabella, il ne faut pas oublier qu’en Suède, les viols et agressions sexuelles ont quadruplé en dix ans. Qu’en 2017, sur les 112 hommes et adolescents jugés coupable de viol en réunion, 82 étaient nés ailleurs que dans le pays et, parmi ceux nés en Suède, seuls 13 avaient deux parents suédois. Dans un rapport de 2018 sur les agressions sexuelles, la police suédoise signalait : "Les suspects d’actes criminels commis par d’importants groupes de délinquants sont, pour la plupart, des individus de nationalité étrangère […] Après la réintroduction de tests pour déterminer l’âge des migrants, 78 % des individus qui y ont été soumis se sont révélés être des adultes."

    "Je terminerai par cet appel de la jeune patriote suédoise adressé aux partisans de Greta Thunberg : "Si vous n’êtes même pas des hommes et des femmes concernés par la défense de votre peuple, alors comment pouvez-vous l’être pour le reste de l’humanité ?"

     

    Mais, d'après la Bonne Presse, la comparaison s'arrête là:

    sur Twitter, Izabella compte 4 500 abonnés contre 475 000 pour Greta...

     

     La promenade du vendredi...

    Vous souvenez-vous de Greta ?

     Manifestants suédois ne manifestant apparemment pas contre le réchauffement climatique.

     

     

     

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  • L'Eglise est en crise, dit-on... sans blague !

    Pourtant, rien d'inédit ou de surprenant à signaler...

    sauf, peut-être, ci-dessous, le petit texte de Th. Bouzard pour Mgr. Dukorbak

    Mais sinon, effectivement, absolument rien de nouveau à signaler...

       "La seule église qui illumine est une église qui brûle"...Chaque jour, en France, au moins trois lieux de culte catholiques sont profanés ou vandalisés dans une indifférence générale, sauf exception inévitable servant d'alibi et concernant uniquement des lieux emblématiques car "touristiques". Le silence criminel de l’épiscopat pour "ne pas faire de vagues" et "ne pas stigmatiser les auteurs" permet toutes les audaces que la justice civile ne condamnera pas, ignorant -dans ces cas précis de non-islamophobie- le blasphème et excusant les "troubles psychologiques". Les calvaires des chemins, les statues votives et même les croix des cimetières ainsi que les cloches des églises sont l'objet d'une haine sans limite. 

       Nouvellement nommé à la tête de la Conférence des Évêques de France, Mgr (sic) Eric de Moulins-Beaufort (diplômé d'économie de Science-Po.-Paris et auteur de "Vatican II, une boussole pour notre temps" -tout un programme...), le "nouveau visage de l'Eglise", exprime sa joie d'avoir assisté à l'inauguration de la plus grande mosquée de France (financée en grande partie par le Koweït et le Qatar) dans "sa" ville de Reims, la ville de Saint Rémi et du sacre des Rois de France, allant jusqu'à divaguer allègrement en évoquant devant des musulmans pour qui l'"association" (trinitaire) est "plus grave que le meurtre": "La foi en Dieu Un et Trine, dans le mystère de l’Incarnation et de la Rédemption par le Christ crucifié et ressuscité."... 

       Un rapport parlementaire présenté par deux députés, dont l'un de la majorité présidentielle actuelle, déplorent et condamnent que certaines traditions militaires fassent appel à des cérémonies religieuses ancestrales (hommage rendu à un "saint Patron": Saint-Michel, Sainte-Barbe, Saint-Georges ou Saint-Maurice, baptême des insignes ou des symboles dans certaines écoles militaires, bénédiction de régiments ou de navires de guerre, etc...) qui "créent un environnement que les militaires d’autres religions peuvent ressentir comme inhospitalier et excluant." ! Par ailleurs, le "débat" macrognolesque a permis de remettre sur la table la suppression des fêtes religieuses (chrétiennes, ça va de soi). 

       La crise de la pédophilie (pédophilie qui n’existerait donc pas dans les autres religions -y compris dans la deuxième de France- ni dans les autres institutions -telles que l'éducation nationale, le sport et même la famille- et qui fait de tout prêtre ou religieux -sauf imam- rencontré dans la rue un pédocriminel potentiel), la crise de la pédophilie, donc, dans l’église catholique semble tomber à point pour l'achever... tâche qui ne semble pas rebuter le haut-clergé qui apporte de l'eau (bénite) aux moulins laïcards et mahométophiles en déclarant, par exemple, que ce sont les enfants eux-même, "en frustration de tendresse", qui exciteraient leur agresseur (selon l'abbé machin) ou que c'est Satan lui-même et lui seul qui organise tout ça (selon le pape trucmuche).

    Dans "Causeur" et sur "Boulevard Voltaire", Jérôme Fourquet, directeur du département "opinions" de l’IFOP  et auteur de "L'Archipel français" démontre que "Nous sommes arrivés à un stade terminal de la déchristianisation. Désormais minoritaires, les catholiques souffrent d’une moindre protection par rapport aux juifs et aux musulmans et ne déterminent plus les structures de la société." et "Lorsqu’on analyse les prénoms donnés depuis 1900, on voit le déclin d’un prénom comme Marie. 20 % des petites filles nées en 1900 s’appellent Marie, aujourd’hui, moins de 1 % des filles s’appellent Marie. Voilà un signe très tangible de cette déchristianisation. On assiste depuis les années 60 à l’essor de prénoms se rattachant à l’ère culturelle arabo-musulmane. Ces prénoms-là sont donnés à moins de 1 % des garçons nés en France au début des années 60, on constate qu’en 2016, 18,5 % des naissances de garçons portent ce prénom."

    Bon, c'est un fait acquis, et rien ne pourra plus enrayer le mécanisme...

    "Le soir approche et déjà le jour baisse", le livre courageux du cardinal Sarah qui annonce que "L'occident est en grand péril" et qui avoue lui-même "J'ai peur que l'Occident ne meure" n'y changera rien...  "À la racine de l’effondrement de l’Occident, il y a une crise culturelle et identitaire. L’Occident ne sait plus qui il est, parce qu’il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l’a façonné, qui l’a constitué, tel qu’il a été et tel qu’il est. De nombreux pays ignorent aujourd’hui leur histoire. Cette autoasphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares".

    Pourtant, même si on n'y croit plus, il n'est pas interdit de faire une ultime tentative. Pour l'honneur. Et avec humour... 

     

     

    "L'Eglise est en crise ?... Que faire – comme disait Lénine ?

    Eh ben, je vais te dire Mgr Dukorbak. Tu commences par te saper en vrai curé, en noir, et pas en bermuda avec des godasses orthopédiques. Si tu es un gradé, t'hésites pas dans la dentelle et les tissus colorés, les bagouzes avec des grosses caillasses et les breloques en jonc. Ensuite, tu arrêtes de fourguer les tableaux et les statues au brocanteur du coin, tu sors de la cave toutes les vieilles croûtes qui foutent les jetons; si tu as deux ou trois vues de l'Enfer bien craignos, c'est impec'. Tu redores tout ce qui est dédoré. Tu balances ta guitare et tu passes de la musique sacrée, des chœurs de moines bien moyenâgeux, de l'orgue bien tempétueux, le truc qui glace le sang des rombières et qui fout les chocottes aux bourgeois. Et, point capital, tu fais ta messe en latin, vu que traduit c'est de la daube. Puis ton truc, pour que ça marche, il faut que ça ait l'air magique et très ancien, un rituel qui est toujours le même depuis toujours, depuis la nuit des temps. Parce que le passé, c'est le couloir du futur, la seule fenêtre sur l'éternité. Et surtout, surtout, que personne n'y capte rien. Regarde Macron: moins tu piges, plus ça monte. Une fois que tu as fait ce programme de ravalement minimum, passons au dogme: tu arrêtes immédiatement de nous faire chier avec tes Africains, tes pompes à merde pour le Mali, tes dessins d'enfants de la Paroisse et tout ton bazar pour neuneus. Les gens s'en cognent. On est à Landivisiau, pas à Bamako. Les ploucs, tu leur causes d'eux. Tu fais ton taf: les vieilles, tu leur parles de la Mort; les jeunes, de la Vie; les autres, tu les engueules. Ceux qui déconnent, tu leur causes du Diable, de l'Enfer et de toutes ces conneries. Les autres, tu les rassures. Tu bénis les poireaux, tu bénis la Mer, tu bénis les moissons: tu bénis tout ce qui bouge. Tout ce qui vagit et tout ce qui chiale. Et tu colles à tout le monde des devoirs du soir sous la forme de Pater et Nestor, histoire de montrer que le représentant du Patron, c'est ta pomme et pas Peppone. Enfin tu fais ton boulot quoi, merde...! Et arrête de te prendre pour un syndicaliste ! Un vieux hippie troué, de retour de Katmandou, ou un évêque à péons ! Je te le redis : on n'est pas à Tegucigalpa, mais à Saint-Flour. Ton cheptel, c'est des Français: relis un peu Balzac et Flaubert, ça te fera du bien. Les Français ont plein de qualités mais aussi plein de défauts. C'est comme ça, et toi t'es là pour corriger le tir. Ils sont individualistes, jouisseurs, flemmards, hédonistes, avares, inconséquents, lâches, idiots et trouillards. Ton taf, c'est de les rendre tout le contraire, ce qu'ils sont aussi. Et, enfin, -et là mon gars, ça ne plaisante plus, c'est tout juste si ce que je vais te dire n'est pas direct la parole de DIEU lui-même- tu ne déconnes plus avec l'Islam. C'est pas tes potes. C'est pas les potes de tes ouailles. Tu "dialogues" pas, parce que t'as perdu d'avance et tes moutons avec. T'es bien trop niais et crédule, tu fais pas le poids. Tout le troupeau sera becté avant que tu piges dans quoi t'as mis les grolles. Œcuménisme tolérance zéro. On cause pas à la concurrence, on arrose d'eau bénite, point final. Tu es tout juste autorisé à être poli avec les Orthodoxes, et froid avec les Calvinistes et autres Anglicans. Le reste -tout le reste- tu l'exorcises direct. Tu menaces d'excommunier tous ceux qui s'en approchent, et tu convertis tous ceux qui viennent vers toi. Et puis apprends un peu à te faire respecter: le chef c'est toi ! Les autres ont tort. Hors du chemin que tu montres, c'est bourré de loups garous.

    En résumé: tu bosses à l'ancienne, bicoze ça marchait du tonnerre de Dieu et que ta nouvelle cuisine, ben, c'est la faillite. Donc faut revenir au menu d'avant, sinon tu vas fermer, et y'aura un kebab." 

    Thierry Bouzard
     



     
    Merci à Dominique de m'avoir fait découvrir ce texte "A dupliquer pour distribuer sur les parvis."  (...Un peu familier le propos... mais quand on veut se faire comprendre, la première règle est d'utiliser le vocabulaire de son interlocuteur.  Qui aura l'audace de le distribuer sur le parvis de son église ?)
     
    Thierry Bouzard est l'ancien délégué général et coordinateur de Civitas (voir son "portrait" haineux réalisé par "La Horde" - site "méchamment antifasciste")...
                                                                   ...il est aussi auteur sur les sites "Euroliberté", "Présent", "Riposte laïque", "Média-presse info", "Polémia", "Nous sommes partout", etc...  Ancien animateur et critique musical sur Radio Courtoisie, il est un spécialiste incontesté de musiques militaires, il est l'auteur de plusieurs livres sur la musique et les chansons, dont "Les Chansons de notre identité" (un répertoire éclectique de chansons engagées, de chansons traditionnelles "de nos provinces", de chants militaires, de cantiques et de chansons "à boire"...) et "Des chansons contre la pensée unique" (une présentation inédite et érudite des chansons françaises contre le politiquement correct, la pensée unique et la sous-culture mondialisée.)
     
     
     
     
     
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    Au CRIF : Emmanuel Macron s'engage contre l'antisémitisme

    Au CRIF : Macron veut lutter contre la cyberhaine

    Au CRIF, Macron: "l'antisémitisme est le déshonneur de la France"

    Au CRIF, Macron, attendu sur la haine antisémite

    Au CRIF, Macron promet une lutte implacable contre l’antisémitisme

    Au CRIF, Brigitte Macron, radieuse et très élégante en tailleur noir

    le plus grand écrivain du siècle...

    Ici, Emmanuel Macron (et madame), lors du dîner annuel du CRIF, au Carrousel du Louvre, le 7 mars 2018

    et là, c'était le simple candidat à l'élection présidentielle (et madame), à Paris, le 22 février 2017

    le plus grand écrivain du siècle...

     

     

    D'après la presse nationale du 8 mars:

    Le chef de l'État est venu rassurer la communauté juive de France lors du traditionnel dîner annuel du Conseil représentatif des Institutions juives de France.

    Il a, par ailleurs, exprimé son émotion face aux vents mauvais et aux passions tristes qui existent dans notre pays (voulant certainement évoquer un certain "populisme", en France, comme en Allemagne, comme en Italie, en Autriche, en Pologne,  au Danemark, comme un peu partout depuis quelques mois ?) et a confessé publiquement que "Nous avions collectivement cru, à tort, que l'antisémitisme avait définitivement reculé dans notre pays. Et même face à ces crimes, certains ont pendant trop longtemps commis l'erreur, la faute morale même, du déni. Or la réalité est là, elle est incontestable. Nous avons compris avec effroi que l'antisémitisme était toujours vivant.... Notre réponse doit être implacable. La France ne serait plus elle-même si nos concitoyens juifs devaient la quitter parce qu'ils ont peur. Je le redis ce soir devant vous, avec toute la force d'un engagement public: il ne saurait y avoir demain ou après-demain le moindre renoncement de l'État, le moindre abandon des familles juives de France" (sans citer quels territoires de "notre pays" étaient plus concernés que d'autres)... Parmi les mesures, le président de la République a annoncé que le "recueil des plaintes", serait amélioré. (et ça, c'est redoutable et efficace, si on en croit leprésidentdelarépublique !)

    Ensuite, il a commenté la polémique née de la possible réédition des pamphlets antisémites de Céline par les éditions Gallimard. Il a benoitement laissé entendre qu'il était contre, sans jamais l'énoncer clairement., et en même temps™, affirmé ne pas croire que nous ayons besoin de ces pamphlets, en approuvant avec force les propos de Serge Klarsfeld: "Les auteurs de textes antijuifs pourraient s'en donner à cœur joie si les pamphlets de Céline étaient réédités et légitimés par un éditeur prestigieux. Ces pamphlets ont été des best-sellers dans la France de 1938 et risqueraient de le redevenir dans la France d'aujourd'hui."

    En revanche, et en même temps™, il a estimé qu''il ne fallait pas pas occulter la figure de l'écrivain d'extrême droite, Charles Maurras même si, en même temps™, sa ministre de la culture fait retirer son nom des commémorations nationales de cette année (150e anniversaire de sa naissance), après la demande pressante du délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et haine anti-LGBT  (sic) et de quelques associations subventionnées dans ce but.

     

    A noter, Céline avait, comme Mauras, été retiré des célébrations en 2011 (50e anniversaire de sa mort), mais Jean Genet (Saint-genet, comme l'avait affectueusement surnommé Sartre) avait été honoré par le ministère de la culture l'année précédente...

    A noter, également, si monsieur Klarsfeld s'en prends assez vigoureusement à l'éditeur potentiel de Louis-Ferdinand Céline, il semble ignorer que le même Gallimard était celui du fameux Jean Genet en question. Comment dit-on "Errare humanum est" en langue de bois ?

    "le plus grand écrivain du siècle..."

     "Art et engagement sont au cœur de l’œuvre du poète saint martyr" 

    (défense de rire, de se moquer, d'ironiser ou de pleurer de rage)

     

    "Que vous dire de Jean Genet ? C'est le plus grand écrivain du siècle, et croyez moi, je m'y connais !" assure Jean Cocteau devant le tribunal correctionnel de la Seine où, le 19 juillet 1943, le poète du "Condamné à mort" comparaît pour vol... La déposition de Jean Cocteau lance officiellement dans la carrière littéraire un auteur encore clandestin, dont l’œuvre scandaleuse circule sous le manteau, et qui s'auto-présentait comme ça:

     

    Je me suis voulu traître, voleur, pillard, délateur, haineux, destructeur, méprisant, lâche. À coup de hache et de cris, je coupais les cordes qui me retenaient au monde de l’habituelle morale, parfois j’en défaisais méthodiquement les nœuds. Monstrueusement, je m’éloignais de vous, de votre monde, de vos villes, de vos institutions. Après avoir connu votre interdiction de séjour, vos prisons, votre ban, j’ai découvert des régions plus désertes où mon orgueil se sentait plus à l’aise.

     

    Saint-Genet, Comédien et Martyr - 1910/1986...  Dans le désordre: taulard récidiviste, co-fondateur du "Groupe d'information sur les prisons", militant précoce de la lutte queer, gay et lesbienne, défenseur indéfectibles des "black-panthers", admirateur fervent des auteurs de l'attentat palestinien aux J.O. de 1972, propagandiste des violences de la bande à Bader, soutien à la candidature d'un certain F. Mitterrand à la présidentielle de1974, et grand ami de Sartre, Simone de Beauvoir, Alberto Giacometti, Henri Matisse, Brassaï, etc...

     

    le plus grand écrivain du siècle...

     

    le plus grand écrivain du siècle...

    Manifestation en soutien aux black-panthers  

    Rencontre avec ses amis palestiniens

     

    Des Sartre, Beauvoir, Giacometti, Matisse, Brassaï et autres qui n'ont jamais soupçonné le moindre relent d'antisémitisme dans des écrits tels que:

    Le peuple juif, bien loin d'être le plus malheureux de la terre, -les Indiens des Andes vont plus au fond dans la misère et l'abandon- comme il a fait croire au génocide alors qu'en Amérique, des Juifs, riches ou pauvres, étaient en réserve de sperme pour la procréation, pour la continuité du peuple "élu ".

    Dans ce pouvoir exécrable il s'enfonce tellement loin qu'on peut se demander, une fois de plus dans son histoire, s'il ne veut pas, méritant l'unanime condamnation, retrouver son destin de peuple errant, humilié, au pouvoir souterrain. Il s'est, cette fois, trop exposé dans la lumière terrible des massacres qu'il a cessé de subir mais qu'il inflige, et il veut retrouver l'ombre d'autrefois pour redevenir, supposant l'avoir été, le " sel de la terre ".

     

    Des Sartre, Beauvoir, Giacometti, Matisse, Brassaï et autres qui ne pouvaient qu'applaudir en silence ce genre de déclarations que l'on pourrait trouver nauséabondes:

    Le fait que l’armée française, ce qu’il y avait de plus prestigieux au monde il y a trente ans, ait capitulé devant les troupes d’un caporal autrichien, eh bien ça m’a ravi (…) je ne pouvais qu’adorer celui qui avait mis en œuvre l’humiliation de la France."

    ou, encore plus explicitement:

    Il est naturel que cette piraterie, le banditisme le plus fou qu'était l'Allemagne hitlérienne provoque la haine des braves gens, mais en moi l'admiration profonde et la sympathie. Quand un jour, je vis derrière un parapet tirer sur les Français les soldats allemands, j'eus honte soudain de n'être pas avec eux, épaulant mon fusil et mourant à leurs côtés […].

    Je note encore qu'au centre du tourbillon qui précède -et enveloppe presque- l'instant de la jouissance, tourbillon plus enivrant quelquefois que la jouissance elle-même, la plus belle image érotique, la plus grave, celle vers quoi tout tendait, préparée par une sorte de fête intérieure, m'était offerte par un beau soldat allemand en costume noir de tankiste.

    On me dit que l'officier allemand qui commanda le massacre d'Oradour avait un visage assez doux, plutôt sympathique. Il a fait ce qu'il a pu -beaucoup- pour la poésie. Il a bien mérité d'elle […]. J'aime et respecte cet officier.

    ou encore, vu sous un autre angle:

    La Gestapo Française contenait ces deux éléments fascinants : la trahison et le vol. Qu'on y ajoutât l'homosexualité, elle serait étincelante, inattaquable.

    et, dans la même veine

    J'aime ces petits gars dont le rire ne fut jamais clair. J'aime les miliciens. Je songe à leur mère, à leur famille, à leurs amis, qu'ils perdirent tous en entrant dans la Milice. Leur mort m'est précieuse [...].
    Le recrutement s'en fit surtout parmi les voyous, puisqu'il fallait oser braver le mépris de l'opinion générale qu'un bourgeois eut craint, risquer d'être descendu la nuit dans une rue solitaire, mais ce qui nous attirait surtout c'est qu'on y était armé. Ainsi j'eus, pendant trois ans, le bonheur délicat de voir la France terrorisée par des gosses de seize à vingt ans [...].
    J'aimais ces gosses dont la dureté se foutait des déboires d'une nation [...]. J'étais heureux de voir la France terrorisée par des enfants en armes, mais je l'étais bien plus quand ces enfants étaient des voleurs, des gouapes. Si j'eusse été plus jeune, je me faisais milicien. Je caressais les plus beaux, et secrètement je les reconnaissais comme mes envoyés, délégués parmi les bourgeois pour exécuter les crimes que la prudence m'interdisait de commettre moi-même.

     

     

    Des Sartre, Beauvoir, Giacometti, Matisse, Brassaï et autres qui devaient glousser d'excitation et de plaisir en lisant ce portrait éloquent et enamouré de Adolf Hitler:

    Cette queue, c'était aussi l'arme de l'ange, son dard. Elle faisait partie de ces engins terribles dont il était bardé, c'était son arme secrète, le V1 derrière quoi se repose le Führer. 

     

    Des Sartre, Beauvoir, Giacometti, Matisse, Brassaï et autres qui ne trouvaient absolument rien à redire à cette apologie de la pédophilie:

    Les joyeux l'appellent encore "œil de bronze" ce que l'on nomme aussi "la pastille", "la rondelle", "l'oignon", "le derch", "le derjeau", "la lune", "son panier à crottes". (...)
    La vénération que je porte à cet endroit du corps et l'immense tendresse que j'ai accordée aux enfants qui me permirent d'y pénétrer, la grâce et la gentillesse du don de ces gosses, m'obligent de parler de tout celà avec respect. Ce n'est pas profaner le mort le mieux aimé que dire (...) le bonheur qu'il m'offrit quand mon visage était enfoui dans une toison que ma sueur et ma salive rendaient moites, se collant en de petites mèches qui séchaient après l'amour et restaient rigides (...). J'aimai la violence de sa queue, son frémissement, sa taille, les boucles de ses poils, la nuque, les yeux de ce môme et le trésor unique et ténébreux, "l’œil de bronze" qu'il ne m'accorda que très tard, un mois avant sa mort environ.

    ou, en plus poétique, n'est-ce-pas ?:

    Enfant d'honneur si beau couronné de lilas !
    Penche-toi sur mon lit, laisse ma queue qui monte
    Frapper ta joue dorée. Écoute, il te raconte,
    Ton amant l'assassin, sa geste en mille éclats.

     

    Des Sartre, Beauvoir, Giacometti, Matisse, Brassaï et autres qui auraient aimé s'encanailler avec la même passion subversive et anti-bourgeoise,grâce à l'un des plus grands auteurs-compositeurs- interprètes du siècle, et reconnu comme tel:

    Voici venir la nuit des longs couteaux
    Enfilez vos bas noirs les gars
    Ajustez bien vos acroches-bas
    Vos porte-jartelles et vos corsets
    Allez venez ca va se corser
    On va danser le
    Nazi rock nazi nazi nazi rock nazi

    Ouais on va danser le

    Nazi rock nazi nazi nazi rock nazi

     

     

    Maquillez vos lèvres les gars
    Avec des rouges délicats
    Faites vous des bouches sanglantes
    Ou noires ou bleues si ça vous tente
    On va danser le
    Nazi rock nazi nazi nazi rock nazi


    Ouais on va danser le
    Nazi rock nazi nazi nazi rock nazi

     

    Sur vos boucles blondes les gars
    Mettez fixatifs et corps gras
    N'epargnez ni onguents ni fards
    Venez avant qu'il ne soit trop tard
    On va danser le
    Nazi rock nazi nazi nazi rock nazi


    Ouais on va danser le
    Nazi rock nazi nazi nazi rock nazi

     

    Saint-Genet, Comédien et Martyr - 1910/1986, Presque chauve depuis son plus jeune âge, il n'a pas pu être tondu à la Libération.

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    Féministes radicales et fantasques, surnommées "garçonnes" par une société dépassée par leurs folies, elles ont exploré tous les excès...

    "Garçonnes"... une appellation qui ferait rugir d'horreur nos "trois C...." de féministes contemporaines castratrices... pourtant, elles auraient tort de renier ou d'ignorer une telle aïeule.

     

    NB.: Quand je parle des "trois C...." de féministes, il faut n'y voir aucune insulte sous-entendue: je fais allusion aux initiales de leur prénom: Caroline (Fourest), Clémentine (Autain) et Caroline (de Hass), parmi les plus connues.

     

    Violette Moris, une précurseuse ?

    (merci à Gogoll et à quelques uns -seulement- des 399 000 sites et articles qu'il m'a proposés..)

     

     

    Elle s'appelait Violette Morris...

    Violette Moris, une précurseuse ?

     

    Elle s'appelait Violette Morris,

     

     

    ...Violette, un prénom qui "fleure" bon la France, la timide et fragile fleur des bois, l'eau de Cologne du dimanche,  et les bonbons acidulés vendus en vrac...

         

     

    Mais Violette Morris, c'est pas tout à fait ça...

     

     

    Vitesse, excès, émancipation, lesbienne, parisienne, sportive, débauche, luxure, Années Folles sont autant de mots qui, assemblés, évoquent une créature née de la gestation de nouveaux idéaux diffusés dans les années 10 par les mouvements féministes: la Garçonne. Si l’on connaît aujourd’hui le terme "garçonne" pour parler d’une coupe de cheveux ou d’un vêtement, peu de gens connaissent les frasques des plus sulfureuses représentantes du mouvement.

    Violette Moris

    Émilie, Paule, Marie, Violette Morris est née le 18 avril 1893 dans une famille bourgeoise : son père, capitaine de cavalerie en retraite, est le baron Pierre-Jacques Morris. Selon la tradition des bonnes familles, elle est élevée par des sœurs au couvent de l’Assomption de Huy. En 1914, elle épouse Cyprien Gouraud, dont elle divorce en 1923.

    Non, attend, c'est pas fini... On commence à peine sa passionnante biographie.

    ... celle d'une existence et d'une exigence de liberté totale et de transgressions absolues...

     

    un long article

    de la revue

    "Miroir de Sports"

    lui est consacré

    en 1925:

    Violette Moris

    Au cours de la première guerre, elle a été ambulancière au cours de la bataille de la Somme et d’estafette à celle de Verdun, et fut décorée pour son héroïsme...

    Bien que fumant 2 à 3 paquets de cigarettes par jour, elle est une sportive complète : athlète spécialiste du lancer du poids, également sélectionnée au disque, et licenciée du Fémina Sports de Paris de 1917 à 1919, puis de l'Olympique de Paris de 1920 à 1926

    Violette Moris

    Elle est également joueuse de football, avant-centre ou demi-centre, sélectionnée en équipe de France féminine de water polo, sélectionnée en équipe de France mixte en 1925 et 1926, membre de l’équipe des Libellules de Paris; boxeuse ne craignant pas d’affronter les hommes; coureur cycliste; motocycliste; pilote d’automobile; aviatrice. Tous sports confondus, sa carrière s’étale de 1912 à 1935, ses plus brillantes années sportives étant celles entre 1921 et 1924. Elle s’adonne également hors compétition à l’équitation, au tennis, dont elle vit en donnant des cours en 1940, au tir à l’arc, au plongeon de haut vol, à l’haltérophilie et à la lutte gréco-romaine.

    Violette Morris transgresse donc son genre et son statut de femme  Lesbienne et ouvertement bisexuelle mais marginalisée, elle se met à fréquenter les artistes et s’installe avec sa compagne sur une péniche en bord de Seine. Un homme suspecté de vouloir la cambrioler y meurt sous les coups d’une arme à feu…elle est acquittée pour légitime défense.

    Violette Moris

     ... une femme qui aura tenté avec audace toutes les expériences, même les plus taboues...

    Et attend encore un peu, c'est pas encore fini... voici la suite:

     

    Elle fut l'amie de Jean Cocteau, qui la trouvait charmante, et de Jean Marais, dont on croyait qu'elle était le frère ! (elle s'était fait couper les seins "sous prétexte qu'ils la gênaient pour conduire. Les cheveux coupés en brosse, elle portait des costumes d'homme...")

    Violette Moris

    Interdite de stade dans les années 30 (pour "conduite indécente", et sous prétexte qu'elle s'affichait en pantalon! et un peu aussi pour usage, prosélytisme et trafic d'amphétamines) elle tente sans grand succès une brève reconversion dans le music-hall. De nombreuses photos la montrent en compagnie de Joséphine Baker, mais la plus célèbre est ce cliché de Brassaï, "Couple de lesbiennes au monocle", pris en 1932 dans une boîte de nuit interlope.

    Violette Moris

    Elle va, répétant que "J'ai fait briller le nom de la France à l'étranger, j'ai même fait retentir La Marseillaise. Mais deux ou trois putains de la fédération m'ont empêché de continuer ! Mais c'est quoi ce pays de merde où les bons  à rien, les hypocrites et les pétasses font la loi? Ce pays de petites gens n’est pas digne de ses aînés, pas digne de survivre. Un jour, sa décadence l’amènera au rang d’esclave, mais moi, si je suis toujours là, je ne ferai pas partie des esclaves"

    Une vie qui aurait  du servir d'exemple à nos modernes Amazones...

    Une vie qui devrait faire saliver de jalousie et d'envie  nos féminist·e·s germanopratin·e·s:

    Violette Moris, une précurseuse ?

    Violette Moris

     

     

    Et cette fois, ça va être fini...

    ... on découvre un dernier talent caché de cette femme "hors du commun"

     

    Elle aurait été recrutée aux Jeux Olympiques de Munich en 1936. Après avoir fait un peu de marché-noir et à partir de 1940, elle travaille pour l’Allemand Helmut Knochen, chef du service de renseignements de la SS à Paris. Elle est chargée de recruter des espions, de contrer les réseaux anglais du "Special Operations Executive" (SOE) et d’infiltrer les réseaux de résistance du Grand ouest. Elle est ensuite chargée des interrogatoires des femmes résistantes pour la Gestapo de la rue Lauriston où elle se livre à ses activités de tortionnaire, puis responsable de secteur dans les organigrammes de la rue des Saussaies de 1942 à 1944 où on la surnomme "la Hyène de la Gestap.'"

    Venant du cerveau malade de cette chipette saphique et fasciste à l'allure de  catcheuse schnoufée, je me refuse à imaginer ce qu'elle aurait pu concevoir comme...................

    Condamnée à mort par le Bureau central de renseignement et d’action, elle est exécutée le 26 avril 1944 par des maquisards du groupe normand Surcouf alors qu’elle se trouve sur une route de campagne au volant de sa Traction Avant  Son corps criblé de balles, comme ceux des cinq autres occupants de la voiture, est inhumé dans une fosse commune en septembre 1945.

    Violette Moris

     

     

     

    Je me dis que, même banalisée ou magnifiée, cette image pourrait rappeler à certains esprits étroits les "heures les plus sombres de notre histoire"
       

    Violette Moris

     

    Et quelque-chose me dit que c'est peut-être ce faux pas qui serait à l'origine de cette discrétion inhabituelle

    (Elles pourraient aussi faire valoir sa détresse psychologique de naitre "fille" et de remplacer un "garçon", mort prématurément, comme l'ont indiqué quelques auteuses sympathisantes et  indulgentes?...  non, hein, ça va pas le faire non plus... comme si remplacer un mâle mort et enterré pouvait être traumatisant !)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    @ Ana María Hidalgo Aleu, ép. GermainPour les plus pressés...

    une vidéo pas très politiquement correcte, publiée par "anti-féminisme", mais qui dit bien ce qu'elle veut dire:

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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