• Aïcha.

     Aïcha.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Aïcha

    Quand on aime, on compte pas.

    Momo

                         AÏCHA       

     

     

     

     

    Cette petite comédie fort instructive est également connue sous le titre de "Aïch' arabia", souvent déformé en "Aïe... charabia"

    Aïcha

    Pièce en un acte -même pas (même plus ?) "répréhensible"- 

     

    La scène représente une crèche (mais attention ! pas la crèche avec le menuisier cocu, la maitresse de Gabriel et les animaux de la ferme, par ailleurs interdite d'affichage ! une vraie crèche, pour accueillir les petits nenfants)

     

    synopsis

    Introduction ( ouch oupsss!)

    ..."le fondamentalisme islamiste progresse", constate l'Institut Montaigne: 28% des sondés sont pour le port du voile intégral, considèrent que la Charia est au-dessus des lois de la République et utilisent l'Islam comme instrument de révolte. De plus, 29% des musulmans contesteraient la laïcité et considèreraient qu'elle ne permet pas d'exprimer librement sa religion.

     ...

    Scène I

    Un pâtre du désert, après avoir répudié ses chèvres et son chameau, épouse une jeune bergère de son village: Aïcha a 6 ou 7 ans  mais le mariage ne sera pas consommé avant qu'elle n'atteigne la puberté à l'âge de 9 ou 10 ans et elle devient  peu-à-peu l'épouse préférée de son maître. Elle sera considérée par les sunnites comme "la Mère des croyants" et lui inspirera certains passages de son best-seller "my coran"

    Il lui dédicace cette merveilleuse chanson:

    Si tu ne m'aimes pas je t'aime
    Si je t'aime prend garde à toi
    Si tu ne m'aimes pas
    Si tu ne m'aimes pas je t'aime
    Mais si je t'aime, si je t'aime
    Prends garde à toi...

     ...

    Scène II

    Un "marja" (juriste de la plus haute autorité, pris comme exemple) iranien légifère dans son "Petit Livre Vert" pour réglementer certaines pratiques:

    "Il est interdit de pénétrer l’épouse avant ses neuf ans révolus et ceci que le mariage soit permanent ou interrompu.

    "Quant aux autres jouissances comme les attouchements sexuels, l’enlacement ou la jouissance entre les cuisses, elles sont acceptables même chez le nourrisson.

    "Et s’il la pénètre avant ses neuf ans sans l’endommager, il n’y a pas de blâme pour lui sauf un péché au pire. Par contre, s’il l’endommage en transformant en un seul passage le canal de l’urine et des règles, ou en transformant en un seul passage le canal des règles et le canal des excréments, il devient illicite pour lui de la pénétrer et pour toujours."

    ...

    Scène III

    Le "journal" "Libération" fait tout son possible pour être digne de son titre:

    "Un nouveau groupe vient de naître : le FLIP (Front de Libération des Pédophiles) dont vous pourrez lire ci-dessous la plate-forme constitutive. Qui sont-ils ? Pour l’essentiel, des lecteurs de Libération qui à la suite d’une "lettre ouverte aux pédophiles" dans notre édition du 9/2/77 nous firent parvenir un courrier abondant – nous en rapportions quelques-unes dans une double page intitulée : Relations Adultes – Enfants.

    "Le deux avril dernier se tenait à Jussieu une première réunion regroupant une trentaine de personnes. Simple prise de contact. Sans doute, peut-on regretter que l’essentiel des préoccupations ait été d’ordre judiciaire. Il ne fut en effet question que de répression, de défense et de poursuite des pédophiles. Sans méconnaître ces dures réalités, un tel groupe a tout à gagner s’il élargit son champ de réflexions.

    "Le FLIP (Front de libération des Pédophiles) est né. Quelques objectifs essentiels ont déjà pu être lancés :

    "-Combattre l’injustice pénale et mener une réflexion critique sur la famille et l’école, fondée sur une analyse politique de la sexualité entre mineurs et adultes.

    "–S’associer à la lutte des enfants qui veulent changer leur mode de vie et de tout groupe politique qui vise à l’établissement d’une société radicalement nouvelle où la pédérastie existera librement.

    "–Développer une culture pédérastique qui s’exprime par un mode de vie nouveau, et l’émergence d’un art nouveau.

    "–Prendre la parole dans des organes d’information qui lui en donnent les moyens et par les voies qui s’imposent.

    "–Manifester sa solidarité avec les pédophiles emprisonnés ou victimes de la psychiatrie officielle.

    "La "tyrannie bourgeoise" fait de l’amoureux des enfants un monstre de légende qui croque les chaumières. Nous casserons ensemble monstres et chaumières. Pour joindre le FLIP, écrivez à Jean-Louis Burckhardt, (…)."

    ...

    Scène IV

    Le jeune révolutionnaire engagé et enragé "Däne die Rot", publie "Le Grand Bazar", après avoir sorti son petit bazar au jardin d'enfants de Francfort où il est éducateur:

    "Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : 'Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas d'autres gosses ?" Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même. J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi."

    Il leur dédicace cette merveilleuse chanson:

    Un jour, la p’tite Huguette,
    Tripot’-moi la bit’ avec les doigts,
    Un jour, la p’tite Huguette
    S’en revenait du bois.

    En chemin elle rencontre,
    Tripot’-moi la bit’ avec les doigts,
    En chemin elle rencontre,
    Un étudiant en droit.

    Il la prend, il la monte...
    Sur le foin qu’y avait là.

    ...
    Intermède
     
    La presse met un "Hôôlllàààà!!! làlà..." à ces débordements malsains:
    "Le compteur de la honte continue de tourner. Selon quelques informations, ce sont désormais 27 évêques qui ont couvert des faits d’abus sexuels sur mineurs; les affaires de pédophilie dans l’Église catholique française s’accumulent et fragilisent le primat des Gaules ("de la gaule !!!") qui tente de convaincre avec difficulté qu’il n'était pas au courant. 25 évêques, dont cinq sont toujours en poste, ont méthodiquement couvert pendant des années 32 auteurs d’abus sexuels, qui ont laissé derrière eux 339 victimes."
     ...
    Scène V
     
    Un célèbre couturier français et son mentor, mécène et homme d'affaire ....
      :-(((     la scène a été supprimée pour des problèmes de droits d'odeur  
     ...
    Scène VI

    -info- Un jour d’avril 2017, sur le chemin du retour du collège, Sarah est abordée par un inconnu de 28 ans. Elle accepte de le suivre jusque dans un immeuble où il essaie de l’embrasser. Une fillette de 11 ans avait porté plainte pour"viol" en avril 2017 contre un homme de 28 ans. Le parquet a considéré qu'elle était consentante et qualifié les faits "d'atteinte sexuelle". Le parquet de Pontoise a choisi de ne pas retenir la qualification de viol pour qu’un viol soit caractérisé juridiquement il faut démontrer que la victime a subi une "contrainte, une violence, une menace ou une surpris". Le fait que Sarah ne soit âgée que de 11 ans ne change rien et dans le cas présent, le parquet a donc établi que la passivité de la fillette, son absence de réaction ou de contestation ne permettait pas de qualifier le viol.

     ...

    Scène VII

    -info- Il était accusé du viol d'une fille de 11 ans, enceinte suite à ce rapport sexuel, mais la cour d'assises de Seine-et-Marne l'a acquitté, estimant qu'il n'y avait pas eu de "contrainte". Ce verdict relance le débat de l'inscription dans la loi d'un âge minimum de consentement à un acte sexuel. Les jurés de la cour d'assises de Seine-et-Marne, où l'homme, 30 ans aujourd'hui, comparaissait lundi et mardi, ont estimé que les éléments constitutifs du viol, "la contrainte, la menace, la violence et la surprise, n'étaient pas établis", a expliqué samedi 11 novembre la procureure de Meaux.

    "J'ai plaidé le droit, rien que le droit", a de son côté argumenté Me Mbarki. "A charge pour le législateur de changer la loi. Ce n'est ni à l'avocat, ni à l'accusé de porter la responsabilité de cette défaillance légale."

     ...

    Final:

    D'après une enquête, les imams sont prêts à effectuer des mariages islamique, en mariant les jeunes filles à partir de 12ans. Des imams anglais ont indiqués qu'ils seraient prêts à officier le mariage d'une jeune fille mineure à un homme "sensiblement" plus âgé, malgré les craintes qu'ils n'aient des relations sexuelles... (tant que les parents ne le disent à personne...)28% des musulmans de France pensent que la charia est au-dessus des lois de la République:

     

    Aïcha

     

     

    Aïcha.

     

     

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  •  

     PRIÈRE UNIVERSELLE DU 11 NOVEMBRE 2017

     

     

    Diocèse aux Armées

     

    COMMÉMORATION DU 11 NOVEMBRE                                                              11 novembre 2017

    PRIÈRE UNIVERSELLE
    commune à tous les diocèses

     

    ① Seigneur Jésus, toi le Fils de Dieu, tu t’es fait l’un de nous, naissant et vivant dans un pays soumis à l’envahisseur. Toi qui as connu la trahison des uns, la violence d’autres, tu es resté fidèle au Père, appelant chacun à accueillir la vérité et à la servir.

    Nous te prions pour la France, pour le monde toujours en proie à la violence.

    Nous te prions pour tous les dirigeants politiques et économiques afin qu’ils accomplissent leurs responsabilités dans un esprit de service pour le bien de tous

    Avec saint Martin, nous prions.

    ② Seigneur Jésus, toi l’étranger à qui la Samaritaine n’a pas refusé de donner à boire, nous te prions pour tous les peuples qui sont venus nous aider durant la Grande Guerre ; ils se sont faits "notre prochain" en traversant les mers jusqu’à nous. 

    Donne nous aujourd’hui de savoir nous faire proches et aider et accueillir l’étranger, le migrant, qui sont victimes de la guerre, de la persécution, de la faim et se trouvent dans la détresse.

    Avec saint Martin, nous prions.

    ③ Seigneur Jésus, toi le Sauveur qui librement, par amour pour chacun de nous, a donné ta vie sur la croix

    Nous te prions pour ceux qui ont donné leur vie durant la Grande Guerre et pour ceux qui aujourd’hui tombent au service de notre pays.

    Toi qui as soutenu Marthe et Marie à la mort de ton ami Lazare, regarde les familles endeuillées et donne nous les mots et gestes de compassion et de respect.

    Avec saint Martin, nous prions.

    ④ Seigneur Jésus, toi le Ressuscité, au soir de Pâques, ta première salutation aux apôtres encore affligés et apeurés, a été "la paix soit avec vous".

    Nous te prions: Renouvelle en nous le don de ta paix.

    Que dans nos villages, nos villes, dans notre monde se lèvent de véritables bâtisseurs de paix et de fraternité. Qu’ils ne se lassent pas de remettre sans cesse la main à leur ouvrage. (ou Qu’ils ne se lassent pas d’œuvrer pour la paix).

    Avec saint Martin, nous prions.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sabre et goupillon...

     

    En pensant que, et le Christ, et les poilus de la Grande Guerre, méritaient mieux que ça, je n'ai pas voulu, hier, publier cette "prière universelle pour le 11 novembre", gêné ou agacé par certains passages qui partent certainement d'un bon sentiment: "savoir nous faire proches et aider et accueillir l’étranger, le migrant, qui sont victimes de la guerre, de la persécution, de la faim et se trouvent dans la détresse." et par quelques images qui feraient un peu de "Seigneur Jésus" un candidat possible au prochain enregistrement du "plus grand cabaret du monde" entre de nouveaux "Robert Houdin" ou  "Fregoli"... Mais pourquoi pas, après tout ? On en a bien fait un anarchiste, un communiste, un hippie, un écolo., un féministe... (ce qui tendrait à prouver à ces messieurs-dames les "¿Libres?-Penseurs" qu'un tel bonhomme ne peut pas être tout à fait mauvais...)...   alors, pourquoi hésiter ? allons-y, dans la joie et la bonne humeur!...

     ...parce-que, entre-temps, j'étais tombé sur ça et ça ... mais aussi sur ça, alors, j'ai fait un choix...

     

    Le sabre et le goupillon - Jean Ferrat

     

    Comme cul et chemise,comme larrons en foire
    J'ai vu se constituer tant d'associations
    Mais il n'en reste qu'une au travers de l'histoire
    Qui ait su nous donner toute satisfaction

    Le sabre et le goupillon

    L'un brandissant le glaive et l'autre le ciboire
    Les peuples n'avaient plus à s'poser de questions
    Et quand ils s'en posaient c'était déjà trop tard
    On se sert aussi bien pour tondre le mouton

    Du sabre que du goupillon

    Quand un abbé de cour poussait une bergère
    Vers des chemins tremblants d'ardente déraison
    La belle ne savait pas quand elle se laissait faire
    Qu'ils condamnaient l'usage de la contraception

    Le sabre et le goupillon

    Et maintes éminences et maints beaux capitaines
    Reposaient le guerrier de la même façon
    Dans le salon chinois où Madame Germaine
    Grâce à ses pensionnaires réalisait l'union

    Du sabre et du goupillon

    C'était le temps rêvé de tous les militaires
    On leur offrait des guerres et des expéditions
    Que de manants joyeux sont partis chez Saint-Pierre
    Le cœur plein de mitraille et de bénédictions

    Du sabre et du goupillon

    Quand ils s'en revenaient et d'Asie et d'Afrique
    Ils faisaient régner l'ordre au sein de la nation
    Les uns possédaient l'art d'utiliser la trique
    Les autres sans le dire pensaient qu'elle a du bon

    Le sabre et le goupillon

    On n'sait plus aujourd'hui à qui faire la guerre
    Ça brise le moral de la génération
    C'est pourquoi les crédits que la paix nous libère
    Il est juste qu'il aillent comme consolation

    Au sabre et au goupillon

    L'un jouant du clairon l'autre de l'harmonium
    Ils instruiront ainsi selon la tradition
    Des cracks en Sambre et Meuse des forts en Te Deum
    Qui nous donneront encore bien des satisfactions

    Le sabre et le goupillon

     

     

     

     

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  • Moi, je dis ça, mais je dis rien... C'est eux qu'ont commencé.

    Avocats/vinaigrette

    Le jeu consiste, si vous l'acceptez, à reconnaître si les "petites phrases" attribuées à l'un ou à l'autre de nos "ténors des barreaux" sont bien de l'un et de l'autre, ou sont plutôt de l'autre que de l'un.

    (si vous voyez ce que je veux dire)

     

     

     

    Avocats/vinaigrette

     

    Jacques Vergès, né le 20 avril 1924 au Laos, (ou le 5 mars 1925 à Ubon Ratchathani au Siam ) et mort le 15 août 2013 à Paris, est un avocat franco-algérien.

    Après avoir été résistant, il devient célèbre en raison de ses convictions anticolonialistes et pour avoir été l'avocat de personnes ayant commis des crimes particulièrement graves, telles que le nazi Klaus Barbie, jugé à Lyon en 1987, ou le terroriste international Carlos.

    Le premier dossier que Jacques Vergès a géré en tant qu'avocat concerne la Sonacotra. Il s'engage dans une "défense de rupture" (appelée aussi "stratégie de rupture"), plutôt que ce qu'il appelle la "défense de connivence", qui était classiquement plaidée: l'accusé se fait accusateur, considère que le juge n'a pas compétence ou que le tribunal n'a pas la légitimité.

     

    Avocats-vinaigrette

    Éric Dupond-Moretti, né le 20 avril 1961 à Maubeuge, est un avocat pénaliste français, réputé pour le nombre record d'acquittements qu'il a obtenus sur le territoire français. Pour ses résultats, il est surnommé "Acquittator" dans les prétoires. Selon M, le magazine du Monde, il feint de ne pas compter ses victoires mais il a fêté entre amis,  le centième acquittement obtenu devant une cour d'assises.

    Ses victoires lui valent aussi le surnom d'"Ogre du Nord". Son aversion contre une certaine magistrature, "institution de faux-culs, petit monde de l'entre-soi et de l'irresponsabilité" et le rapport de force qu'il engage avec les magistrats lors des procès font que certains d'entre eux voient en lui un "terroriste des prétoires"

    En 2013, il refuse la Légion d'honneur

    En mai 2015, Éric Dupond-Moretti se déclare publiquement partisan de l'interdiction du Front national, tout en précisant que "c’est compliqué car après, il y a reconstitution de ligue dissoute".

     

    petites phrases...

     Avocats-vinaigrette

    petites phrases...

    Il y a 100 ans, on condamnait un jeune officier qui avait le tort d'être juif, aujourd'hui on condamne un jardinier (Omar Haddad) parce qu'il a le tort d'être maghrébin. 

     

    Serais-je prêt à défendre Hitler ? Bien sûr ! …/... Je suis prêt à défendre tout le monde à condition qu’ils plaident coupables.

     

    Défendre n’est pas excuser ; défendre, fondamentalement, c’est comprendre ; remonter la chaîne des causes et des effets qui a conduit un homme, en tous points semblable à nous, à perpétrer un acte que nous avocats sommes (dans la plupart des cas) les premiers à réprouver.

     

    Rien de plus pathétique, en effet, que ces hommes et ces femmes abandonnés, se battant dans l’indifférence pour sauver ce qui leur reste d’honneur et de dignité. Rien, ni l’amour, ni la guerre, ne nous met en demeure avec autant de force de dire qui nous sommes.
    Qui que nous soyons, nous portons tous un masque, celui du personnage que nous aspirons à être.

     

    Ce qui en fait la singularité, la force et la beauté, c’est que des hommes et des femmes s’y battent à mains nues avec leur cœur, leurs tripes, leurs peines, leur passé et même leur passif, dont ils ne peuvent se dessaisir, et avec un avenir aléatoire qui se dérobe pourtant sous leurs pieds. Tout alors devient possible, même l’impossible : les morts ressuscitent, les passions éteintes se raniment, les mémoires antagonistes s’interpellent et se rencontrent.

     

    Hippocrate disait du médecin qu’il ne soigne pas la maladie, mais le malade. De même, l’avocat ne défend pas le crime, mais celui qui l’a commis. Bien compris, notre métier consiste à éclairer le chemin tortueux qui a conduit un tel homme à commettre l’irréparable. Ce faisant, nous ne l’aidons pas seulement à déchiffrer le mystère de son geste, nous aidons aussi la société en l’incitant à prendre dans le futur les dispositions nécessaires pour que d’autres ne soient pas tentés d’en faire autant.

     

    La justice ne m’est jamais apparue comme une calme pesée d’âmes faite par des juges assis et sacrés, mais comme l’enjeu bien terrestre d’un combat entre le maître d’aujourd’hui et celui de demain. Son symbole pour moi n’a jamais été la balance du marchand mais la sagaie du guerrier.

     


     

     Avocats/vinaigrette

     

    C’est le procès le plus difficile de ma carrière.  Merah a été traité d’animal. On peut ne pas l’aimer, je l’entends bien, mon but n’était pas de le faire aimer, c’était qu’il soit jugé selon nos règles J’ai revu le procès de Nuremberg, et je trouve qu’il a été d’une certaine façon plus digne

     

    Abdelkader Merah, que j’ai eu l’honneur de défendre, incarne aujourd’hui le mal absolu... "L’honneur", parce que je suis avocat et que j’ai défendu cet homme, seul contre tous, dans un contexte délétère, extrêmement difficile

     

    La question qu'on me pose régulièrement -" Mais comment pouvez-vous donc défendre un assassin?" - n'a aucun sens. Primo : nous autres pénalistes, ne faisons pas de morale, mais du droit; reprocherait-on, par exemple, à un chirurgien d'opérer un malade du foie pour lui sauver la vie, au motif que s'il est mourant c'est parce qu'il buvait de trop? Pour l'avocat, c'est la même logique: sa robe est au service de celui qui la demande, à condition qu'il ne me demande pas de plaider une absurdité. Secundo: beaucoup d'accusés reconnaissent avoir commis le crime dont ils répondent, il ne s'agit pas d'entonner le grand air de l'acquittement en dépis du bon sens. Tertio: Si personne ne défend les assassins, il n'y a plus de justice, seulement une vengeance légale.

     

    Si, comme l'a dit Robert Badinter, le crime est "le lieu géométrique du malheur humain", la cour d'assises, qui juge les criminels, est un lieu de combat autant que de douleur. La machine à juger, telle qu'elle a été conçue au fil des siècles, oblige la défense, si elle veut se faire entendre, à imposer un rapport de force - le sien.

     

    Je comprend qu'on puisse être choqué d'apprendre que tel dealer présumé a été remis en liberté parce qu 'un procès-verbal a été mal rédigé ou qu'un magistrat a a oublié de renouveler le mandat de dépôt , mais seule une procédure irréprochable rend la peine sinon juste, du moins justifiée. Du droit, rien que du droit. Parce que, en matière judiciaire, la morale a souvent le visage des évidences trop faciles et les oripeaux de la présomption de culpabilité.

     

    La méfiance viscérale des magistrats vis-à-vis des avocats m'intrigue depuis toujours. Ils ne nous aient pas. Mais pourquoi ? En grande partie parce qu'ils ne nous connaissent pas, tout bonnement parce qu'ils ne veulent pas nous connaître. Et que circulent sur le Barreau les plus extravagants fantasmes. Les magistrats sont, souvent, gens raisonnables et peu aventureux, c'est ainsi, et peut-être cela vaut-il mieux pour les justiciables - quoique ...Ils voient en nous, les avocats, et surtout les pénalistes, une cohorte de fous furieux rémunérés par l'argent du vice, prêts à tout pour faire libérer des coupables.

     

    Je n'aime pas la contradiction.

     

     

     

     

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  •  Mise à jour importante: Et si tout le monde avait tout faux... Et si monsieur Macron Emmanuel qui exerce les fonctions de "Président de la République Française" voulait, en fait et au lieu de sembler vouloir approuver la "chienlit", commémorer le 30   mai 1968... le discours du Général De Gaulle et l'importante manifestation destinée, dans le respect et la dignité, à lui   démontrer son soutien...

     Bon, c'est vrai... je dis ça, mais je dis rien.

     

    Mêêh, mêh, mêêêh, Paris mêh !

    Mêêh, mêh, mêêêh, Paris mêh !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Alerte info... je ne pense pas qu'il y ait une relation de cause à effet entre le vœu jupitérien évoqué ici et l'information qui vient de tomber: "L'une des figures de la révolte étudiante de mai 68, Jacques Sauvageot est décédé samedi soir à l'âge de 74 ans. Aux côtés d'Alain Geismar et de Daniel Cohn-Bendit, il fut l'un des dirigeants du mouvement de contestation qui ébranla le pouvoir gaulliste... 'L'une des grandes figures de 1968, Jacques Sauvageot #PSU #UNEF, nous a quittés. Emotion', a également tweeté la députée LFI Clémentine Autain."

    Mêêh, mêh, mêêêh, Paris mêh ! Monsieur Macron Emmanuel, qui exerce la fonction de "Président de la République Française", souhaiterait commémorer les 50 ans de mai 1968! certainement pour faire plaisir à son ex-professeuse de français qui avait 15 ans à l'époque et qui devait -si ça se trouve- dépaver comme une folle les rues d'Amiens et occuper la Maison de la Culture (inaugurée deux ans auparavant par M. André Malraux en personne); je ne vois pas d'autre raison qui pourrait expliquer cette soudaine crise d'adolescence, lui qui a comme un léger compte à régler avec "les fainéants, les cyniques, et les extrêmes"... Ou encore, ça peut être pour dépenser le budget "cotillons et confettis" et ne pas organiser la célébration de l'Armistice de novembre 1918, (avec ou sans le nouveau Black M et les adhérents de la M.J.C. "Omar Debbouze"). J'hésite encore sur les vrais motifs...

     Mais j'ai quand même comme un doute en admirant cette complicité et cette solidarité...!Mêêh, mêh, mêêêh, Paris mêh !

     

            

     

     

     

     

     

    La réacosphère, de son côté, commence à s'inquiéter de cette grave question ("faut-il fêter ce cinquantenaire ?" Ou pas ?). Je lui ferais respectueusement qu'on célèbre ce demi-siècle tous les jours grâce aux bonnes gens qui font l'opinion: la presse et les médias, l'école laïque et citoyenne, la justice et la Magistrature, et même le bas-clergé parisien et provincial (ou ce qu'il en reste) et que beaucoup semblent avoir été oublié le pas-si-faux-que-ça: "Celui qui n'est pas de gauche à vingt ans n'a pas de cœur; celui qui l'est encore à (plus de) quarante ans n'a pas de tête." (je crois que c'est G.B. Shaw... (ou Clémenceau... (ou Churchill... (ou Jean d'Ormesson... (ou Eric Zemmour... (ou Socrate... (ou Aristide Briand... )))))),

    68, ce fut un "rat-de-marée" * , mais on peut ne pas m'apercevoir sur cette photo de presse (* la faute, c'est fait exprès...):

    Mêêh, mêh, mêêêh, Paris mêh !

    En effet, c'est moi qui ne suis pas sur la photo, à gauche et au 143me rang,

    et surtout, pas avec la pancarte, et pas à côté d'Alain Geismar qui était absent de ce défilé.

    A cette époque tout le monde écoutait Marc Ogeret ou Francesca Solleville et prenait Philippe Clay pour un cadavre de dinosaure et les campanules pour des fleurs de la passion (si ça vous donne une idée des mentalités !)... 

    Alors, je dis "D'accord, fêtons mai 68..."

    avec 3 ou 4 œuvres d'art pictural et néanmoins populaire, mais qui n'ont pas fait date (sauf en quelque galerie branchée ?) :

    Mêêh, mêh, mêêêh, Paris mêh !

     Asger Jorn: affiches lithographiées pour la Révolution de mai 1968

     

    Mêêh, mêh, mêêêh, Paris mêh !Mêêh, mêh, mêêêh, Paris mêh !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nanou Marange: aquarelle et techniques mixtes "les pavés-la plage"

     

    ...et comme tout finit par des chansons...

    Évariste - "La Révolution" - Chanson de 1969... c'en est presque comique, on dirait du deuxième degré !

    voir l'article  La Révolution

    et deux autres petits chefs-d’œuvre trop vite oubliés:

    l'ami Renaud chante "a capella": "Crève salope" !

    Dominique Grange interprète: "A bas l'état policié" (sic)

    ... n'est pas Jean-Baptiste Clément qui veut !

     

     

    Sinon, entre-autres, j'ai retrouvé cette déclaration (chronologiquement hors sujet, mais pas tant que ça) de Monsieur Pauwels

    Le sida mental

    6 décembre 1986 : éditorial du Figaro Magazine par Louis Pauwels

    Ce sont les enfants du rock débile, les écoliers de la vulgarité pédagogique, les béats nourris de soupe infra idéologique cuite au show-biz, ahuris par les saturnales de Touche pas à mon pote. Ils

    ont reçu une imprégnation morale qui leur fait prendre le bas pour le haut. Rien ne leur paraît meilleur que n’être rien, mais tous ensemble, pour n’aller nulle part. Leur rêve est un monde indifférencié où végéter tièdement.

    Ils sont ivres d’une générosité au degré zéro, qui ressemble à de l’amour mais se retourne contre tout exemple ou projet d’ordre. L’ensemble des mesures que prend la société pour ne pas achever de se dissoudre : sélection, promotion de l’effort personnel et de la responsabilité individuelle, code de la nationalité, lutte contre la drogue, etc., les hérisse. Ce retour au réel leur est scandale. Ils ont peur de manquer de mœurs avachies. Voilà tout leur sentiment révolutionnaire.
    C’est une jeunesse atteinte d’un sida mental. Elle a perdu ses immunités naturelles ; tous les virus décomposant l’atteignent. Nous nous demandons ce qui se passe dans leurs têtes. Rien, mais ce rien les dévore. Il aura suffi de cinq ans pour fabriquer dans le mou une telle génération. Serait-ce toute la jeunesse ? Certainement pas. Osons dire que c’est la lie avec quoi le socialisme fait son vinaigre .

     

     

    Et pour les plus masochistes (ou les plus curieux -ce qui revient au même-) j'ai aussi parcouru un (très) long article du "Nouvel Économiste paru en 2011 - passages choisis:

    Gueule de bois - L'héritage de Mai 68 n'en finit pas de nous encombrer

    Des étudiants exaltés qui prônent l'avènement d'un monde plus libre, plus égalitaire, plus solidaire. Telle était la vision que l'imaginaire collectif conservait de Mai 68. 45 ans plus tard, force est de reconnaître que le mythe a pâli et que ses idéaux ont vieilli. Plutôt mal d'ailleurs. A commencer par celui de fraternité et de solidarité, recyclé en dictature de la bien-pensance.Version dégradée de l'ancien Peace & Love qui, aujourd'hui, contraint plus qu'elle ne rapproche - jusqu'à donner dans l'inquisition au nom de la liberté individuelle.

    Dans l'intolérance au nom du respect des différences - tout comme la perte de repères qui a succédé au “Ni Dieu ni maître” de la Sorbonne aliène plutôt qu'elle ne libère. Ajoutez à cela les ressorts cassés, de l'éducation et du travail, une idéologie contre-productive de chacun pour soi et d'indignation permanente, et l'on comprendra que beaucoup s'interrogent aujourd'hui sur l'héritage réel de cette révolution qui, il y a quatre décennies, rêvait de liberté et d'égalité.

    Un monde sans règles, une liberté sans limite, un bonheur sans entrave... Sur le papier, il est vrai que ça sonnait bien. Mieux encore lorsque ces appels à des lendemains qui chantent étaient scandés par des hordes d'étudiants battant le pavé de Paris. Mais près de 43 ans plus tard, force est de constater que le lyrisme de Mai 68 a mal vieilli et qu'à ses idéaux pétris de bonnes intentions a succédé une sévère gueule de bois dont les effets n'en finissent pas de se faire sentir. A croire même que plusieurs décennies d'incubation étaient nécessaires pour que l'on appréhende à leur juste mesure les excès de la veille.

    L'individualité au détriment de la collectivité

    Pour Natacha Polony, le pire est de plus en plus sûr, Mai 68 est à considérer comme un point de bascule. Le marqueur symbolique d'un avant et d'un après ; en bien, comme en mal. “Soyons clairs : personne, surtout pas une femme, ne voudrait vivre à nouveau dans la société coincée, rigide et machiste qui précédait Mai 68, déclare-t-elle. Mais ce qui est resté de cette révolution c'est aussi une société de la démesure dans tous les domaines. Une société de l'hyper-consommation, de l'hubris, de l'orgueil infini de gens qui croient que l'individu doit nécessairement l'emporter sur toute forme de collectivité et se construire indépendamment de tout rapport au collectif. Au point que pour moi, Mai 68 a créé des monstres et permis que, aujourd'hui, on assiste à un retour de la barbarie.” C'est dit. Exit les images de jeunes idéalistes exaltés, portés par une sympathique idéologie de fraternité et de liberté ; bonjour l'envers du décor. Celui d'idéaux dévoyés, de ressorts cassés et aussi de mauvaises habitudes contractées.

    L'indignation en lieu et guise d'argumentation

    Autre mauvaise habitude contractée durant la contestation de Mai 68 : le recours à l'indignation comme arme absolue. Tellement absolue qu'elle dédouane de toute autre forme d'argumentation et même, de proposition, jusqu'à aboutir à une forme de révolte essentiellement fondée sur ce qu'Irène Thery appelle une “radicalité dérisoire”. Radicalité parce qu'elle ne fait pas dans la nuance et rejette en bloc – la société, les institutions, les normes, la morale. Dérisoire parce qu'elle se contente de critiquer sans construire. De dénoncer sans proposer. Avec, à l'arrivée, une rhétorique aux accents révolutionnaires, certes, mais aussi une grande naïveté.

    Se vouloir hors de la société, hors du système était très infantile ; de même que se complaire dans une critique de toutes les institutions et de toutes les règles alors que celles-ci étaient à ré-inventer. Pas à éradiquer, résume Irène Thery. Les acteurs de Mai 68 dénonçaient les normes et les rites comme s'il était possible de vivre sans normes et sans rites, alors qu'il fallait parler reconstruction, que d'autres règles du jeu – sexuel, familial, politique… - étaient à définir. Pour la sociologue le constat est sans appel. “Cette naïveté et cette radicalité dans l'expression de la contestation a été extrêmement néfaste.”

    La perte de repères

    Et cet idéal “peace & love” n'est pas le seul à s'être perdu au cours des dernières décennies avant de se retrouver, caricaturé et politisé, dans les diktats de la bien-pensance actuelle. Au rêve d'accession au bonheur individuel véhiculé par “Jouissez sans entrave” et “Soyez réalistes, demandez l'impossible” a succédé une état larvé d'assistanat et de désintérêt pour la collectivité. Quant à l'idéal de liberté porté par les “Ni Dieu ni maître” et autres “Il est interdit d'interdire”, il a débouché sur une véritable perte de repères. Autant de versions dégradées de l'original qui, toutes, illustrent une même réalité. Celle d'un rêve qui a vécu et d'anciens idéaux aujourd'hui dévoyés. Recyclés en nouveaux conformismes ou, pire, en justifications implicites à un nihilisme rampant.Un phénomène classique, pour ne pas dire inévitable, selon le philosophe Bertrand Vergely, auteur, entre autres, de "Retour à l'émerveillement" et de "Petite philosophie du bonheur", pour qui Mai 68 suit tout simplement le schéma classique de toute révolution. “Mai 68, c'est le problème de tout mouvement révolutionnaire qui commence dans la licence et s'achève dans la terreur”, résume-t-il.

    La dictature de la bien pensance

    Autre manifestation de terreur post-révolutionnaire : celle que véhicule la dictature de la bien-pensance, omniprésente dans une société où, résume le philosophe, “la tyrannie de la pensée unique a succédé à un idéal de fraternité”. Une tyrannie qui, elle aussi, se traduit par un état de suspicion permanent puisqu'elle consiste à dénoncer, en continu, toute manifestation supposée de fascisme, de racisme et de machisme et, d'une façon générale, toute entorse aux règles de la pensée unique. “Au point que les anciens de Mai 68 se sont mués en libéraux liberticides.” Au nom du respect de l'individu, cela va de soi.

    La disparition des valeurs

    Une dégénérescence idéologique qui, d'encombrante, devient franchement dangereuse dès lors qu'elle s'accompagne d'une perte de repères. Ce qui est le cas de la société actuelle depuis que, comme le résume Bertrand Vergely, “Mai 68 a tout fait sauter”. Les verrous de la société mais aussi les valeurs, le sens, les critères et tout ce qui, étant considéré comme une norme imposée, se devait de mener tout droit au totalitarisme. Résultat : il n'y a plus ni morale, ni vérité commune ; tout devient multiple, circonstanciel et individuel.

    Quelques décennies plus tard, les effets secondaires de cette traque à l'autorité imposée sont bien visibles. Flagrants même, estime Bertrand Vergely pour qui “la démocratisation de Mai 68 dans la population a débouché sur une confusion totale des valeurs – l'élève vaut le maître, l'agresseur est autant à plaindre que sa victime... - qui se traduit par une disparition des repères et une incapacité croissante à donner un sens à sa vie extrêmement préjudiciable”.

    Normal dans un contexte où les anciens ressorts - de l'éducation, de l'effort, de la famille... - ont été cassés au nom de l'émancipation nécessaire de toute autorité traditionnelle (celle du père, du patron, du professeur, du politique...), sans être remplacés.

    La dégradation de l'autorité

    Un rapport dégradé à l'autorité, pas nécessairement celle qui aliène mais aussi celle qui guide, éduque et, au final, rassure.../...

    Sous les pavés, la peur

    Reste que, pour l'heure, aux rêves de bonheur et de liberté de Mai 68 ont succédé un nihilisme et un totalitarisme du moi peu compatibles avec un projet de société, quel qu'il soit. Et comment

    pourrait-il en être autrement ? Qui dit société dit collectivité ; et ce que Mai 68 a produit, ce sont des individus libres, certes, mais aussi, fondamentalement seuls. “Nous sommes dans un monde où autrui n'existe plus, où il ne faut rien attendre des autres, où le cynisme est de mise au point que s'enthousiasmer, dire “c'est beau”, est perçu comme ringard.” En cause : cette exigence de liberté absolue qui, quatre décennies plus tard, “fait que l'on ne veut plus rien lâcher”., car "dans cette quête de liberté totale héritée de Mai 68, tout ce qui vient de l'extérieur est perçu comme une menace ; voilà comment on aboutit à ce paradoxe effrayant où la phobie du totalitarisme débouche sur une pensée totalitaire et, au final, donne des gens qui ont peur.

    D'autant plus que la pensée soixante-huitarde, ou plutôt ce qu'il en reste, n'est plus celle de l'élite. Elle s'est démocratisée au point de descendre dans la rue, dans les banlieues ; là où, faute de recul sur une idéologie qui date, elle fait des ravages.

     

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  • deux pouah et 2 mesures...

    Laïcité: un professeur suspendu pour avoir lu la bible à ses élèves

    Un ex-principal de collège dénonce "l'emprise" de l'islamisme

     

    Rien de bien nouveau, mais un rapprochement pas inintéressant entre deux petites infos représentatives de notre Manquedéducation Nationale, et que j'ai recopiés presque intégralement, tant les mots choisis semblent avoir fait l'objet d'un soin particulier...

     

    Laïcité: un professeur suspendu pour avoir lu la bible à ses élèves

    publié le 19/10/2017 à 14:00 | LEXPRESS.fr

    (rubrique "éducation")

    L'histoire de cet instituteur de l'Indre, sanctionné pour avoir fait travailler ses élèves sur des passages de la Bible, souligne la difficulté de conjuguer laïcité et enseignement du fait religieux.

    Il y a encore un an, Matthieu Faucher, professeur des écoles à Malicornay, petit village de 200 habitants dans le sud de l'Indre, était loin d'imaginer qu'il serait un jour pris dans une tempête pareille. Les traits tirés, il étale devant lui un éventail de dossiers multicolores remplis de procès-verbaux, de lettres de recours, de documents administratifs, d'articles de journaux locaux qu'il consigne et classe minutieusement depuis le début de "l'affaire"...

    rappel des faits

    (rubrique "faits divers")

    Dénoncé par une lettre anonyme de parents d'élèves, un enseignant de l'Indre est accusé d'avoir violé le principe de laïcité à l'école.

    Si la charte de la laïcité de 2013 précise les contours de l'étude des textes religieux dans les écoles, la question reste encore sensible. Dans l'Indre, un professeur des écoles d'une quarantaine d'année a été suspendu de ses fonctions au mois de février, pour avoir enseigné plusieurs passages de la Bible à ses élèves, raconte France Bleu Berry.  

    Enseignant au Regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Badecon-le-Pin, Chavin, Malicornay et Le Menoux, l'enseignant a été mis en cause par une lettre anonyme envoyée à l'inspection académique par un collectif de parents, un peu avant les vacances de février. Selon ce collectif, le professeur aurait lu à ses 25 élèves de CM1-CM2, plusieurs passages de la Bible. Une atteinte au principe de laïcité selon ces parents.  

    L'inspection académique a lancé une inspection dès le lendemain, puis décidé de la suspension directe du professeur. Jugeant exagérées la rapidité et la sévérité de la sentence, le maire de Badecon-le-Prin et président du RPI, François Broggi, a dénoncé une mesure " disproportionnée".  

    Toujours selon France Bleu Berry, le maire regrette également de n'avoir pas été mis au courant de la procédure. Il explique également que l'enseignant aurait avisé les parents dès le début d'année de son intention d'enseigner des passages bibliques. Le co-secrétaire du syndicat Snuipp-FSU Indre, a également regretté une mesure "exceptionnellement sévère".

    L'inspection académique a tenu à rappeler que cette suspension ne constituait pas une sanction mais avait été prononcé pour permettre à l'enquête administrative de déterminer la réalité ou non d'une entorse au principe de laïcité. Les parents d'élèves seront reçus par l'inspection académique vendredi 3 mars.  

    Selon Pierre-François Gachet, inspecteur d'Académie de l'Indre, "l'étude de textes religieux n'est pas interdite à l'école". "Mais elle doit être effectuée avec mesure et discernement de manière à ne choquer personne et en évitant tout prosélytisme." 


    D'après un autre article:

    Cette affaire pose, selon l’enseignant, deux problèmes : l’abus hiérarchique et la possibilité, ou non, d’enseigner le fait religieux à l’école. "Si je perds, je considérerai que c’est interdit par l’Éducation nationale. "

    Lui qui se dit agnostique s’estime, au contraire, pleinement dans son rôle en dispensant "un minimum de culture chrétienne", indispensable pour comprendre notre environnement culturel.

     

     

    et, en même temps ™

    Publié le 03/09/2017 à 14:35 | Le Point.fr

    Un ex-principal de collège dénonce "l'emprise" de l'islamisme

    Dans un livre intitulé "Principal de collège ou imam de la République", un ancien proviseur dénonce la "loi du silence" face à "l'emprise de l'islamisme".

    "Imam de la République": c'est ainsi que Bernard Ravet, 64 ans, principal de trois collèges situés dans des quartiers très défavorisés de Marseille entre 1999 et 2012, se rebaptise dans son livre, paru pour la rentrée (Principal de collège ou imam de la République, éditions Kéro).

    L'ancien chef d'établissement relate ses années passées à "maintenir les valeurs de la République contre vents et marées", face aux difficultés sociales, à la violence et au trafic de drogue, ainsi qu'aux tentatives d'entrisme de l'islam, parfois radical. "Il y a urgence", clame Bernard Ravet, qui déplore l'abandon dont seraient victimes les personnels des collèges de la part de l'Éducation nationale "face à la montée de l'emprise du religieux".

    L'auteur en égrène quelques exemples : la découverte qu'un surveillant se livre au prosélytisme (1), la lutte autour de "la grille", que de plus en plus d'élèves tentent de franchir voilées, ou l'antisémitisme qui le contraint, préventivement, à orienter un élève juif venu d'Israël vers un collège confessionnel. "Depuis plus de dix ans, le fanatisme frappe à la porte de dizaines d'établissements. Il cherche à empiéter sur le territoire physique de la République, centimètre par centimètre, en imposant ses signes et ses normes", résume-t-il. "Il faut en finir avec la loi du silence" (2), plaide l'ancien principal, qui affirme s'être "longtemps tu par respect du devoir de réserve".

    (le mot "islam" est cité une seule fois dans cet article, remplacé autant que faire se peut par "radicalité", "religieux", "prosélytisme (?)", "fanatisme", etc... bel exercice de style qui évite les répétitions de mots, malvenues dans un article de presse...)

    (1) en fait "Son "meilleur surveillant" au collège Versailles est suivi par les renseignements généraux et fréquente une mosquée radicale. L’homme distribue aux élèves du collège un livre interdit, qui place notamment les préceptes religieux au-dessus de tout."

    (2)"Il y a plus de filles voilées qu'avant, oui, les élèves font tous ou presque le ramadan, oui, ils mangent halal", témoigne de son côté sous couvert d'anonymat une enseignante du collège Versailles.... Une série d’anecdotes qui laisse perplexe Caroline Chevé, secrétaire académique adjointe au Snes d’Aix-Marseille, syndicat majoritaire dans le second degré. "Il est dommage que la question de l’éducation prioritaire soit abordée sous le prisme de la radicalisation religieuse. Il ne s’agit pas de nier le problème. Ce n’est pas un scoop que certains adolescents des quartiers défavorisés sont livrés à la propagande islamique. Nous avons eu des remontées d’obstructions réelles à la tenue d’un cours de SVT ou d’histoire-géographie, mais cela reste rare. Il faut être vigilant, ne pas trop grossir au point de déformer. "

     

     

    Et, tant qu'on y est, un meddley de tout ça, chez nos amis lycéens de... Poitiers:

    Avec la classe de 4ème J, au mois de janvier, nous avons effectué une visite à la mosquée de Poitiers dans le cadre du programme d’histoire.

    deux pouah et deux mesures...

    Nous avions rendez-vous à 9h30, il faisait très froid ! La "vraie" mosquée est encore en construction, mais on peut bien voir le minaret. Donc, nous sommes allés visiter la mosquée "provisoire" qui est juste en face. Avant de renter dans la salle de prière, nous avons dû ôter nos chaussures pour ne pas salir le sol. C’est l’imam qui nous a accueilli. Il nous a expliqué ce que font les fidèles dans la mosquée.Ils doivent d’abord faire leurs ablutions. Il y a un ordre : les mains, la bouche, le nez, le visage, le bras droit puis le gauche, la tête, les oreilles et les pieds). [Dans] la salle de prière, le coin pour les femmes est au fond. Les bandes servent à l’alignement des fidèles. Il y a des exemplaires du Coran (le livre sacré des musulmans qui contient les paroles du prophète Mohamed) à la disposition des fidèles. Un tableau électronique indique l’heure des prières (cinq par jours). L’imam nous a présenté le mihrab (d’où il dirige la prière et qui indique la direction de la Mecque) ainsi que le minbar d’où il parle aux fidèles. Nous l’avons écouté et nous avons posé quelques questions. Ensuite, nous avons remis nos chaussures pour repartir. Nous remercions l’imam pour son accueil chaleureux.

     

     

     

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