• Napoléon était un nazi.

    ...mais, auparavant, un point d'actualité s'impose:

    Le président des États-Unis fait campagne pour sa réélection avec un symbole nazi.

    (source https://www.zerohedge.com/political/)  

    Selon le site américain "USA Today" (sauvagement progressiste et donc anti-Trump), le président Donald Trump aurait centré sa campagne électorale sur une utilisation de symboles rappelant les heures les plus sombres de notre histoire, pour preuve ce t.shirt exhibant un aigle, ailes déployées, en vente sur un site voué à sa réélection :

    Napoléon était un nazi.

    ...un "logo" dont la ressemblance avec l'aigle de fer nazi ne peut échapper à personne :

    Napoléon était un nazi.

     

    Cependant, à ce train là...

    Je suis presque en mesure de vous affirmer ce secret jalousement gardé et qui causerait certainement ma perte : Napoléon lui-même avait bâti toute sa carrière à partir de la même symbolique nauséabonde...

    Napoléon était un nazi.

    Étonnant, non ?

    J'en viens aussi parfois à me demander si son attitude habituelle, la main droite coincée dans son gilet, n'était pas une ruse grossière destinée à tromper les peintres officiels et réfréner sa tendance réflexe à saluer le bras droit tendu dans un salut fasciste. Un peu à la façon du docteur Folamour, en quelque sorte.

    Napoléon était un nazi.

     

    (je continue mon enquête)

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    10 commentaires
  • Kelkun ki m'esplik ? 

     Ça se complique...

     

    Merde, ça se complique...

     

     

     

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    9 commentaires
  • Après l'annonce (présidentielle...!) de la réouverture totale des bars et des restaurants en Île-de-France, les offres et annonces publicitaires de "bonnes tables" à découvrir dans la capitale se sont mises à fleurir sur le Net et sur les Rézos :

    Ré-ouverture des restos...

    L'article en question : https://i-d.vice.com/fr/article/935ag7/ou-manger-racise-a-paris-la-carte-qui-fait-ruisseler-largent-du-bon-cote a été supprimé (sans explication...)

    Mais on le retrouve "archivé" (sans la "map" participative...) sur https://web.archive.org/web

     

    Ça ressemble à ça (mise en page d'origine en plus)

    RESTAURANT Par Laurianne Melierre | 15 Juin 2020, 3:45pm

    Où manger racisé à Paris ? La carte qui fait ruisseler l’argent du bon côté

    Pour mettre en lumière les acteurs.rices racisé.e.s de la food à Paris, i-D dévoile sa map participative des meilleurs spots tenus par des entrepreneur.e.s et chef.fe.s afrodescendant.e.s, arabes ou asiatiques. En bref : moins de burrata, plus de combats.

    Depuis le soulèvement provoqué par le meurtre de George Floyd, les compilations de black owned businesses (des commerces détenus par des Noirs) fleurissent sur Instagram et dans la presse américaine. L’idée ? Donner de la force, de la visibilité et de l’argent à l’une des communautés les plus fragilisées par le racisme systémique et les discriminations.

    Quand la gastronomie française voit les couleurs des légumes (mais pas celles des gens)

    Et en France ? En France… c’est comme s’il n’en était pas question. Si les médias et une portion timide des industries créatives s’est saisie du moment pour ouvrir le dialogue autour des problématiques raciales et des violences policières (on pense notamment à la mode, à la photographie ou aux jeux vidéo), les milieux de l’art de vivre et de la gastronomie, eux, sont restés cois. Un carré noir et des emojis de toutes les couleurs plus tard, la stratégie de communication lisse à souhait des foodies, restaurateurs.trices, émissions TV et guides gastronomiques français a repris comme si de rien n’était. Donner faim, oui. Nourrir les esprits, non, il parait que ça coupe l’appétit.

    French food is racisé food

    La cuisine française a pourtant vu son image se diversifier vitesse grand V ces dernières années. Portée par un medley de chef.fe.s et d’entrepreneur.e.s racisé.e.s, la french food se réinvente et rend enfin hommage à son héritage international trop longtemps passé sous silence. Toujours d’actualité, les sujets de l’appropriation culturelle en cuisine et de l’homogénéité blanche des profils food interrogeaient début juin la journaliste belge Elisabeth Debourse dans Manger Noir et Le problème avec les livres et magazines de bouffe, les deux dernières parutions de sa newsletter “Mordant”. Et dès 2016, l’auteur et restaurateur américain Eddie Huang faisait de même dans son article Eddie Huang on the Oppressive Whiteness of the Food World (Eddie Huang à propos de la blanchité oppressive du monde de la food). Publié sur le site Grub Street, le billet d’humeur taclait l’hégémonie blanche du média digital et guide food Eater. “Eater a contribué à créer une sorte de consensus autour d’une monoculture, qui se présente un peu comme suit : un chef réputé, qui doit parler anglais, être à l'aise avec les médias, avoir une salle à manger design, doit se prosterner devant la scène, avoir de petites assiettes. [...] Eater n'est pas le seul à le faire - beaucoup d'autres le font aussi (y compris Grub Street). Mais le résultat donne à voir un condensé de culture alimentaire [...] avec des valeurs finalement assez conservatrices, voire intolérantes.”

    Un message qu’il a rappelé avec force ce 10 juin dans un post Instagram, et qui questionne à lui seul notre néo-culture “bistronomique” française : “J'encourage chacun à remettre en question les récits dont nous nourrissent les chefs blancs, les journalistes et les restaurateurs. Tant d'ingrédients et de techniques populaires des établissements blancs viennent d'Afrique, d'Asie, d'Amérique latine, du Moyen-Orient et des populations indigènes. [...] Que serait la cuisine française sans les Algériens ? Que serait la cuisine italienne sans les Maures ? Qu'est-ce qu'un petit-déjeuner végétalien sans ackee ? Qu'est-ce que la nourriture américaine sans pillage ? Aucune de ces conneries n'est vraiment la vôtre. Tout est volé, reconditionné, et nous est revendu à prix fort. Arrêtez d'acheter de la nourriture qui a été pillée. Obtenez-la à la source. Soutenez les restaurants appartenant à des personnes de couleur et à des immigrants qui cuisinent leur nourriture indigène. C'est la seule façon pour qu'elle survive dans sa forme authentique.” Mic drop.

    Une carte participative pour localiser les lieux racisés de la food à Paris

    Parce qu’il est toujours l’heure de manger (engagé) quelque part, i-D a donc compilé au sein d’une carte interactive les meilleurs lieux de bouche parisiens, locaux et indépendants détenus par des personnes racisées. Du bao frit au comté des sœurs Levha chez Double Dragon (Paris 11) à la soul food lèche-doigts de Gumbo Yaya (Paris 10), ce sont bien ces saveurs et odeurs qui participent activement à l’enrichissement de notre culture culinaire française et à son rayonnement mondial.

    La carte est à retrouver sur Google Maps ici.

    Pour contribuer

    Pour nous faire part de vos meilleures adresses et compléter cette carte, écrivez à idfrance@i-d.co et sur Instagram @i_dfrance. N’oubliez pas de mentionner le nom du restaurant et son adresse. Chaque contribution sera passée en revue manuellement par nos équipes avant ajout. 

    La carte "interactive" existe encore, ailleurs, et elle est comme ça :

    ...ben, non, y'a pu !

    A table... 

    Bon... j'aurais pu évoquer la biographie de Laurianne Melierre... m'interroger pour tenter de comprendre quel est le bon côté où faire ruisseler l'argent (et dans quel but ?)... me demander ce qu'il faut entendre par "combats": des concours de gastronomie, ou autres... évoquer une peu probable liste de restaurants parisiens strictement et fièrement "non-racisés"... ironiser sur l'emploi de l'écriture inclusive ou sur celui d'un pseudo anglais branchouille... et tout le reste, délires et ignorance compris... Mais y'a des jours, comme ça,quand ça veut pas, ça veut pas...

    Pour info, sur https://i-d.vice.com/fr, on peut découvrir entre-autres...

    Pourquoi les statues nous confrontent à un passé difficile à regarder en face ?

    Pourquoi les mouvements féministes et LGBT sont indissociables de la lutte contre le racisme

    Paris : la lutte continue dans la rue / Paris is walking

    Racisme et injustice, comment faire son auto-éducation sur Netflix

    ...mais je ne vous force pas.

     

     

     

     

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    24 commentaires
  •  

    Vu quelque-part sur internet et sur un site qui publie des pétitions en ligne :

      "La loi Avia est déjà dépassée : elle ne prend pas en compte les messageries privées. Or, on sait par notre travail de terrain que tout se passe en privé."  
        Philippe Coen, président de l’ONG Respect Zone

    * Respect Zone (parfois abrégé RZ), est une organisation non gouvernementale française fondée en 2014, spécialisée dans la lutte contre les cyber-violences, le harcèlement et les discriminations.

     

     

    Voila... C'est tout.

    Ne faites pas suivre si vous n'êtes pas derrière un VPN ou si vous ne pouvez pas masquer ou délocaliser votre IP,.

    Ne partagez pas cette info avec les membres de votre carnet d'adresses, sinon par courrier postal.

    Ou ne citez pas votre source.

     

     

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    16 commentaires
  • Sacré Didier, va...

    Pour une fois, ni Didier Raoult, ni Didier Barbelivien, ni même Didier L'Embrouille...

    mais...

    Didier Lallement...!

    Sacré Didier...!

                                                                                                Sacré Didier...!

    On le connaissait (ou pas) comme :

    actuel "Préfet de Police" de Paris et de ses environs

    ancien animateur des étudiants socialistes chevènementistes

    ancien chef de bureau à la mairie d’Épinay-sur-Seine

    ancien secrétaire général au ministère de l'Ecologie de Jean-Louis Borloo

    ancien secrétaire (toujours) général au ministère de l'intérieur de Chevènement 

    ancien "conseiller-maître" à la Cour des Comptes...

    préfet de l'Aisne (puis de la Saône-et-Loire, du Calvados et de la Gironde, etc...)

    directeur de l'Administration pénitentiaire...

    mais aussi :

    Officier de la Légion d'honneur 

    Commandeur de l'ordre national du Mérite

    Officier de l'ordre du Mérite agricole

    Chevalier de l'ordre du Mérite maritime

    Médaille de l'Aéronautique

    Médaille d'or de la sécurité intérieure

    Médaille d'honneur de l'administration pénitentiaire

    Médaille d'honneur de la protection judiciaire de la jeunesse

    et encore :

    Médaille de la jeunesse, des sports et de l'engagement associatif

    Officier de l'ordre des Palmes académiques

    Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres

    et enfin :

    grand admirateur de la Légion Étrangère (il en collectionnerait les blancs képis)

    ...c'est surement à ce titre que :

    Monsieur Didier LALLEMENT, préfet de police de Paris, se verra remettre la distinction de légionnaire de 1ère classe d'honneur par le Général Denis MISTRAL, commandant la Légion étrangère, à l'occasion d'une cérémonie qui se tiendra au Groupement de Recrutement de la Légion étrangère (GRLE) au Fort de Nogent, demain mercredi 3 juin à 17 heures.

    L’honorariat est la dignité d’une personne honoraire, c’est-à-dire de celle qui porte un titre sans fonction. Il s’agit ainsi d’une marque de gratitude et de considération envers une personne qui a rendu des services éminents à l’institution qui l’honore.

    https://www.facebook.com/soutienForcesArmees

     

    On sait enfin pourquoi plus de 5 000 clandestins et gauchistes et autres jeunes gens un peu énervés ont pu défiler sans rencontrer de problème dans les rues de Paris, pendant plusieurs heures, malgré l'interdiction qui leur en avait été faite par la préfecture de police : le Redoutable Didier devait se défroisser le boudin pour la cérémonie de remise de la barbe postiche et du tablier de sapeur...

    Un peu comme avec la manifestation de ce mardi, en hommage à Adama Traoré (ou Théo Luhaka, ou  Mamadou M'wallawala, je ne sais plus...), pour condamner les violences policières alors que les policiers ne sont pas là, vu qu'ils ont eu quartier-libre pour apprendre à marcher au rythme de 88 pas/minute pour défiler avec les infirmières survivantes au covid-19 le 14 juillet prochain...!

    Sacré Didier...!

     Sacré Didier, va...

     <= A moins que...

     

     

     

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  • Hydroxychloroquine or chloroquine with or without a macrolide for treatment of COVID-19: a multinational registry analysis

    "Hydroxychloroquine or chloroquine, often in combination with a second-generation macrolide, are being widely used for treatment of COVID-19, despite no conclusive evidence of their benefit. Although generally safe when used for approved indications such as autoimmune disease or malaria, the safety and benefit of these treatment regimens are poorly evaluated in COVID-19."

    "the Lancet" - 22 mai 2020

    "Lancet" et l'ensuite ?

    Afin de contre-balancer mon dernier article [ ici ] dans lequel je tentais de résumer (résumé jugé "trop technique et trop médical", une fois), dans les termes pourtant les plus simples possibles, une étude parue dans "the Lancet" en 2003 et qui tendait à démontrer que la chloroquine 

    • offrait "des effets antiviraux directs",
    • bénéficiait "d'un profil de toxicité bien étudié",
    • avait l'avantage de présenter, à la fois "tolérabilité, faible coût et propriétés immunomodulatrices"
    • méritait "une attention particulière" en vue "d'une utilisation potentielle dans les infections virales" 

    ..je propose cette fois, par pur souci d'objectivité, un lien vers l'article contradictoire paru dans la même revue en date du 22 mai et qui vise à démontrer, au contraire, l’inefficacité, voire la dangerosité de cette molécule.

    Pour ne pas être taxé de partisianisme, par les pro-anti-Raoult comme par les anti-pro-Raoult qui n'auraient pas eu accès à cet article autrement que par ce qu'en ont retenu les spécialistes comme Michel Cymes, Jean-Jacques Bourdin, Jean-Michel Apathie et Apolline de Malherbe ou Laurent Alexandre, je le leur livre dans son intégralité, sans coupure partisane ni traduction approximative. 

    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)31180-6/fulltext

    Qu'ils en fassent bon usage.

    J'ajouterai simplement que, à mon humble avis de béotien, le protocole défendu par le directeur de l'Institut Hospitalier Universitaire de Marseille n'a pas grand-chose à voir avec les théories des néo-créationnistes américains ou avec les croyances et les affirmations des "savants" musulmans, par exemple. Mais si on peut me démontrer le contraire, je suis ouvert à toutes les explications.

    Par ailleurs, je n'ai pas écrit (mais je ne me suis pas relu...) que "des centaines de scientifiques -du monde entier- condamnaient le rapport du Pr. Mandeen Mehra" etc. d'après les données fournies par la société "Surgisphère", mais qu'ils avaient "soulevé des incohérences dans l'étude publiée dans "the Lancet" et en dénonçaient les méthodes. Certains n'étant même pas des défenseurs de l'utilisation de l'hydroxychloroquine...!

    Une brève recherche sur n'importe quel moteur de recherche avec les mots-clés "polémique" "étude" "lancet" "chloroquine" apporte environ 76 000 résultats en une fraction de seconde pour fournir diverses informations, régulièrement mises à jour, sur ce rapport qui a "soulevé des inquiétudes liées à la méthodologie et à l’intégrité des données" (incohérences dans les doses administrées, état d'avancement de la maladie, nombre de victimes recensées, doses effectivement absorbées par les patients, questions éthiques sur la collecte des données, refus de donner accès aux données brutes, etc..).

    Le rédacteur en chef de "the Lancet" lui-même (a priori peu suspect d'être un rageux partisan de Raoult) a tenu à apporter son opinion :

    "...Une grande partie de la littérature scientifique, peut-être la moitié, est peut-être tout simplement fausse. Affligée par des études portant sur des échantillons de petite taille, des effets minuscules, des analyses exploratoires non valables et des conflits d'intérêts flagrants, ainsi que par une obsession à poursuivre des tendances à la mode d'importance douteuse, la science a pris un virage vers l'obscurité [...] L'endémicité apparente des mauvais comportements en matière de recherche est alarmante. Dans leur quête d'une histoire convaincante, les scientifiques sculptent trop souvent les données pour qu'elles correspondent à leur théorie du monde préférée. Ou bien ils modifient leurs hypothèses pour les adapter à leurs données. Les rédacteurs en chef des revues scientifiques méritent eux aussi leur part de critiques. Nous aidons et encourageons les pires comportements. Notre acceptation du facteur d'impact alimente une compétition malsaine pour gagner une place dans quelques revues sélectionnées. Notre amour de la "signification" pollue la littérature avec de nombreuses fables statistiques. Nous rejetons les confirmations importantes. Les revues ne sont pas les seuls mécréants. Les universités sont dans une lutte perpétuelle pour l'argent et le talent, des points d'arrivée qui favorisent des mesures réductrices, comme la publication à fort impact. Les procédures d'évaluation nationales, telles que le cadre d'excellence pour la recherche, encouragent les mauvaises pratiques. Et les scientifiques, y compris leurs plus hauts responsables, ne font pas grand-chose pour modifier une culture de la recherche qui frôle parfois l'inconduite".

    La revue a fait savoir qu'elle a transmis les nombreuses questions soulevées –notamment par les signataires de la lettre ouverte– aux auteurs de l'étude, qui "travaillent pour répondre aux problèmes soulevés".

     

    Sinon...

    "Lancet" et l'ensuite ?

    ...ça, c'est du sérieux, ce n'est pas comme les petits essais sans réelle portée statistique, dit-on, réalisés à Marseille avec le Plaquénil (hydroxychloroquine), un médicament à l'origine contre la polyarthrite rhumatoïde selon son AMM:

    Coronavirus : résultats "encourageants" d'un nouveau traitement, selon une étude française

    Des chercheurs d'un hôpital parisien ont publié ce samedi une étude dans une grande revue médicale avec des résultats très encourageants.

    L'administration par injection sous-cutanée pendant 10 jours de l'anakinra (Kineret) à 52 patients atteints d'une forme grave de COVID-19 a permis une "réduction statistiquement significative du risque de décès"

    • KINERET 100 mg/0,67 ml, solution injectable en seringue pré-remplie - boîte de 7 seringues de 0,67 mL
    • Indiqué dans les cas de polyarthrite rhumatoïde
    • Prix de vente TTC: 247,20 €

     

    (madame Sibeth Ndiaye n'a pas encore pris position à ce sujet.)

     

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  •  La chloroquine : un vieux médicament contre les maladies actuelles...

    "the Lancet" - novembre 2003

    Pour ceux qui seraient restés confinés sans aucun lien avec le monde (celui d'avant celui d'après) :

    Parue dans "The Lancet" ce vendredi 22 mai, une étude constate que l'hydroxychloroquine et la chloroquine ne permettraient pas de lutter contre le nouveau coronavirus, et pourraient même être néfastes.

    Pourtant, en 2003,dans le même "Lancet" un article ne tarissait pas d'éloges pour ce traitement: 

    https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(03)00806-5/fulltext 

    "the Lancet" ?...!!!

    (NB.: plusieurs mise-à-jour dans les derniers commentaires adressés à Fredi M.)

    extraits:

    Effets de la chloroquine sur les infections virales: un vieux médicament contre les maladies actuelles

    La chloroquine est une 9-aminoquinoléine connue depuis 1934. Outre ses effets antipaludiques bien connus, le médicament possède des propriétés biochimiques intéressantes qui pourraient être appliquées contre certaines infections virales. La chloroquine exerce des effets antiviraux directs, inhibant les étapes dépendantes du pH de la réplication de plusieurs virus, y compris les membres des flavivirus, rétrovirus et coronavirus. Ses effets les mieux étudiés sont ceux contre la réplication du VIH, qui sont testés dans des essais cliniques. De plus, la chloroquine a des effets immunomodulateurs, supprimant la production / libération du facteur de nécrose tumorale α et de l'interleukine 6, qui interviennent dans les complications inflammatoires de plusieurs maladies virales.../... 

    .../...la tolérabilité, le faible coût et les propriétés immunomodulatrices de la chloroquine / hydroxychloroquine sont associés à des effets biochimiques qui suggèrent une utilisation potentielle dans les infections virales, dont certains symptômes peuvent résulter de la réponse inflammatoire. Nous nous demandons si cet ancien médicament dont la molécule mère, la quinine, a été isolée à la fin du XIXe siècle de l'écorce du quinquina tropical, pourrait connaître un renouveau dans la gestion clinique des maladies virales de l'ère de la mondialisation.

    La chloroquine / hydroxychloroquie peut altérer la réplication de plusieurs virus en interagissant avec l'entrée virale à médiation endosomique ou les stades avancés de la réplication des virus enveloppés.../...

    La chloroquine / hydroxychloroquie a un profil de toxicité bien étudié. L'utilisation d'un demi-siècle de ce médicament dans le traitement du paludisme démontre la sécurité de l'administration aiguë de chloroquine à l'homme. L'utilisation de chloroquine / hydroxychloroquine dans les maladies rhumatismales et pour la prophylaxie antipaludique a montré une faible incidence d'événements indésirables lors de l'administration chronique de ce médicament pendant des périodes allant jusqu'à quelques années.

    Sur la base des effets de la chloroquine / hydroxychloroquine sur plusieurs virus enveloppés et sur l'activation immunitaire, nous émettons l'hypothèse que ce médicament pourrait être d'une certaine utilité pour la gestion clinique du SRAS. À l'heure actuelle, aucune tentative de traiter cette maladie avec des médicaments antiviraux connus, à savoir la ribavirine et l'oseltamivir, n'a été concluante.../...

    L'agent causal du SRAS a récemment été décrit comme un nouveau coronavirus. Des études récentes soutiennent l'idée que les coronaviridae infectent leurs cellules cibles par une voie endocytique et que la chloroquine pourrait inhiber leur réplication. Les cellules infectées par le coronavirus humain HCoV-229E et traitées avec du nocodazole (un agent de polymérisation microtubulé qui bloque le transport des endosomes précoces à tardifs) ont produit une diminution des quantités d'antigènes HCoV-229E. Ce résultat indique que le transport endosomal est nécessaire pour l'infection par HCoV-229E. Les cellules traitées à la chloroquine ont exprimé une diminution des quantités d'antigènes HCoV-229E.../...

    À l'heure actuelle, il est difficile de répondre à la question de savoir si la vieille chloroquine pourra vivre une "seconde jeunesse. En raison de son effet principal, c'est-à-dire l'augmentation du pH endosomal, le médicament a un spectre exceptionnellement large d'activité antimicrobienne qui pourrait être exploité dans de nombreuses infections. Les résultats obtenus dans la prophylaxie de la fièvre Q indiquent que la chloroquine / hydroxychloroquine peut être utilisée avec succès dans la gestion clinique des infections autres que le paludisme. En ce qui concerne les maladies virales, il est clair que le médicament a des effets antiviraux et immunomodulateurs qui méritent une attention particulière.

    (Pour en revenir à l'article initial du "Lancet", il n'est pas inutiles de préciser qu'un certain nombre d'infectiologues, au Maroc, en Grande-Bretagne, en Espagne ou en Australie1 par exemple, en remettent vigoureusement en cause l'étude elle-même et les conclusions  "d'un point de vue méthodologique et épistémologique" et que, selon "the Guardian" la rédaction de la revue aurait demandé des éclaircissements à leurs auteurs... - en France, ça va, merci, le ministre (sic) de la Santé (re-sic) en fait même plus que les "recommandations" de prudence internationales... )

    Ah... Oui, je sais, je ne suis pas médecin et j'ai donc pu ne pas comprendre toutes les subtilités de langage qui existeraient dans l'article et j'ai pu me méprendre sur les termes "La chloroquine exerce des effets antiviraux directs, inhibant les étapes dépendantes du pH de la réplication de plusieurs virus, y compris les membres des flavivirus, rétrovirus et coronavirus" ou encore "L'utilisation de chloroquine / hydroxychloroquine dans les maladies rhumatismales et pour la prophylaxie antipaludique a montré une faible incidence d'événements indésirables lors de l'administration chronique de ce médicament" ou "le médicament a des effets antiviraux et immunomodulateurs qui méritent une attention particulière"....

    Je sais aussi que cet article date de 2003...  Mais je ne crois pas savoir si, depuis, un autre traitement aux mêmes "effets antiviraux directs", au même "profil de toxicité bien étudié", et aux mêmes "tolérabilité, faible coût et propriétés immunomodulatrices", suggèrent une même "utilisation potentielle dans les infections virales" et méritent une même "attention particulière" ?

    J'en profite pour signaler aux adversaires de la chloroquine et du professeur Raoult réunis une modeste étude passée totalement (ou presque) inaperçue dans ce grand déballage médico/médiatico/économico/politico-correct : (https://thenextweb.com/corona/2020/05/22)

    Le cannabis est plus efficace que l’hy­droxy­chlo­roquine contre le Covid-19

    Une équipe de scientifiques canadiens a identifié au moins 13 variétés de cannabis qui pourraient aider à combattre efficacement le Covid-19.

    Alors que de plus en plus d'études soulignent les effets secondaires potentiellement dangereux d'un traitement à l'hydroxychloroquine, certains chercheurs explorent d'autres pistes, avec un certain succès. Une récente étude par des scientifiques canadiens suggère ainsi un traitement au cannabis sativa pour prévenir l'infection du coronavirus

    qui conclue:

    Non seulement personne n'est jamais mort en consommant du cannabis, mais il présente des avantages médicaux connus pour la prévention et le traitement de maladies, allant des infections virales au cancer.

     

    On reste cool, Raoul(t)...

     

     

    NB.: plusieurs mise-à-jour dans les derniers commentaires adressés à Fredi M.

     

     

     

     

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