• Parfois, les faits bruts, dans toute leur "brutalité", n'ont besoin d'aucune explication ou analyse...
    NO COMMENT !

    “La langue arabe, trésor de France”...

    le plaidoyer courageux de Jack Lang pour l’enseignement de l’Arabe dans l’Hexagone

    Paris – Alors que la France est traversée par un débat intense sur la question identitaire, nourri par des partis politiques en quête d’électorat à l’approche des élections municipales considérées comme le baromètre d’un autre scrutin tout aussi important, celui des présidentielles, certaines voix se dressent pour jeter un pavé dans la mare et revendiquer une France multiple et plurielle.

    Parmi ces voix, celle de Jack Lang, ancien ministre de la Culture et de l’Education nationale, actuellement président de l’Institut du Monde arabe (IMA), qui vient de publier aux éditions “Cherche midi”, un livre au titre bien évocateur: “La Langue arabe: Trésor de France”....

    Par Jalila AJAJA

     

    Les bonnes lectures de tata Jackie

    extrait :

    Introduction *

    MON COMBAT POUR LA LANGUE ARABE

    La langue arabe, trésor de FranceLe titre de ce livre paraîtra sans aucun doute polémique à certains. C’est mal connaître l’histoire de la langue arabe et, en définitive, c’est mal connaître notre propre histoire.

    Il y a des combats à mener contre l’air du temps. Des combats pour rétablir des vérités, à rebours des manipulations idéologiques, démagogiques et populistes. L’objet de ce livre est précisément de cet ordre : redonner à l’arabe, cette langue de France depuis plus de cinq siècles, toute sa place dans l’enseignement public – et au-delà, toute sa reconnaissance et sa dignité dans notre société.

    L’arabe est aujourd’hui la cinquième langue la plus pratiquée dans le monde : plus de 430 millions de locuteurs dans une soixantaine de pays. Elle compte parmi les six langues officielles de l’ONU. Elle est une grande langue vivante et universelle.

    En ce début de troisième millénaire, la langue arabe est de plain-pied dans la modernité : elle exprime les enjeux culturels, économiques et géopolitiques de notre temps. La jeunesse l’utilise quotidiennement pour exprimer ses  désirs, ses rêves, ses revendications. Au même titre que l’anglais, l’arabe figure en bonne place sur les blogs et les réseaux sociaux. Langue des écrivains, des poètes, des artistes et des chanteurs, elle participe à la création et au renouveau du monde arabe, de notre monde à tous. Langue des scientifiques, des chercheurs, des journalistes et des entrepreneurs, elle est une langue du monde contemporain à part entière.

    Regardons le temps long désormais. Sacralisée par la révélation coranique, la langue arabe détient une puissance spirituelle et poétique qu’elle tire d’une histoire millénaire passionnante à tous égards. Langue des Arabes chrétiens, juifs, musulmans ou athées, langue d’empire et de civilisation, elle s’est enrichie, au gré des peuples et des régions, au contact de cultures variées – au long des siècles.

    Très tôt, les civilisations arabe et française sont entrées en résonance. Dès le XVIe siècle, François Ier et Guillaume Budé, son "maître de librairie", une sorte de ministre de la Culture de l’époque, comprennent que la maîtrise des humanités, tels le grec ou le latin, n’est plus suffisante : il faut développer d’autres aires de savoir, comme l’hébreu, pour la recherche biblique, et l’arabe, pour la philosophie et les sciences. Et pour cause, si nous devons l’invention des chiffres modernes aux mathématiciens arabes, l’Occident médiéval doit également au monde arabe la redécouverte, par un intense travail de traduction initié dès le XIIe siècle, de grands textes de la philosophie grecque notamment. Il en résulte un apport intellectuel exceptionnel à la médecine, à la philosophie et à l’algèbre, pour ne citer que ces disciplines.

    Cet engouement pour la langue et les cultures arabes n’a cessé de s’amplifier, au-delà de nos propres évolutions politiques ou sociales.

    Sous l’Ancien Régime, une meilleure connaissance de nos racines chrétiennes, grecques et latines est recherchée à travers l’étude de la langue arabe ; c’est aussi une manière de mieux comprendre tantôt l’adversaire, tantôt le partenaire de l’autre rive de la Méditerranée. Les Lumières encensent cette langue qui a imprégné la majeure partie de l’ancien monde connu. Un attrait qui, très vite, déborde la sphère académique : lorsque Antoine Galland traduit en français Les Mille et Une Nuits, il crée un engouement, une mode qui donnera lieu, quelques décennies plus tard, à "l’égyptomanie". L’arabe joue désormais comme un inconscient profond de notre culture.

    La France coloniale n’aura de cesse de nourrir et d’amplifier ce mouvement en faveur de la langue arabe : pour des raisons scientifiques et culturelles, par de nouveaux besoins administratifs, juridiques ou simplement humains. L’histoire de notre pays, depuis la Révolution française, ne serait pas complète sans la prise en compte de sa dimension arabe.

    L’étude de la langue arabe et de son histoire offre ainsi un éclairage sans équivalent de notre civilisation à travers ses échanges, ses apports et un dialogue nourri des cultures.

    Aujourd’hui la situation est alarmante : seul 1 enfant sur 1 000 étudie l’arabe à l’école primaire, 2 sur 1 000 au collège, malgré une demande qui ne cesse de croître, et pas seulement de la part d’élèves issus de l’immigration maghrébine. En parallèle se développent des filières d’apprentissage dont certaines, au lieu de contribuer à faire de l’arabe l’une des langues de la France, promeuvent la mise à distance culturelle, voire l’anathème contre celle-ci et ses valeurs.

    Ainsi, cette langue est devenue, à son corps défendant, l’objet de fixations contraires : chez certains, elle est  discréditée, mise en quarantaine par les marchands de peur ou de haine qui rabâchent leur conception rabougrie de ce que devrait être la France. Chez d’autres, elle devient un vecteur de rupture.

    Face à ces défis, il est fondamental aujourd’hui d’assurer un enseignement et une transmission de la langue arabe en France qui s’inscrivent pleinement dans son héritage exceptionnel. Faute de nous engager, nous gâchons un trésor culturel et linguistique inestimable.

    Pourtant, quand on lui donne toute sa place, il est évident que la langue arabe suscite un intérêt profond, et peut constituer une réponse éclairée à la haine et à la violence. Ainsi, depuis 2016, en mémoire des victimes de l’abominable attentat du Bataclan, l’Institut du monde arabe (IMA), que je préside, organise chaque année une Nuit de la poésie, lieu de dialogue, d’union, de concorde autour du sensible et du beau. Cet événement unique en son genre accueille désormais plus de 5 000 personnes, essentiellement des jeunes de tous milieux. Ils retrouvent dans les mots, en arabe et en français, un lieu où il fait bon se retrouver.

    C’est aussi avec cette volonté de rassembler à travers la langue que l’Institut du monde arabe a mis en œuvre, en 2019, une certification internationale de maîtrise de l’arabe (CIMA) qui constitue à ce jour la première certification internationalement reconnue pour la langue arabe. J’ose l’affirmer : au-delà de la reconnaissance de la langue arabe, il s’agissait de proclamer la dignité universelle de ses locuteurs. Mon combat pour l’apprentissage de l’arabe s’inscrit ainsi dans celui, plus vaste, pour le plurilinguisme à l’école, qui offrira à nos élèves l’accès aux grandes langues du monde. Bien sûr, la langue française est la colonne vertébrale de notre système éducatif ; il faut la chérir avec  passion, et tout faire pour que les enfants en soient maîtres. Mais cela n’est en rien incompatible avec la connaissance d’autres langues. Au contraire, même : celle-ci facilite, par le jeu des comparaisons, des parentés, des différences, l’apprentissage de la langue nationale.

    Pour reprendre une expression que j’utilise souvent dans les pays arabes pour demander que l’on se batte pour la préservation de ces deux langues sœurs : "langue française, langue arabe, même combat !". Ce combat, pour le français, pour l’arabe, pour la connaissance des langues étrangères, je l’ai naguère conduit au ministère de l’Éducation nationale, en développant leur apprentissage précoce, dès le CP. Je le poursuis aujourd’hui à l’Institut du monde arabe. Le temps est venu de donner à l’arabe sa pleine place dans l’école de la République. C’est l’objet de ce manifeste.

    * si j'ose dire...

    avec, au programme : 

    L’arabe, symbole de la modernisation de l’enseignement en France dès le XVIe siècle

    Les Mille et Une Nuits, naissance de la littérature universelle

    Kalila wa Dimna, un recueil mythique qui inspire les Fables de La Fontaine

    etc...

    Bon ben, voila... Que dire de plus que ce qui a été dit et répété 1 732 648 de fois (minimum) ?

    ceci...

    cela...

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    14 commentaires
  •  

    Rumeurs autour du pape François: 

    "Aujourd'hui, tous les papes sont appelés à démissionner"

    Alors que les rumeurs autour d'une potentielle renonciation du pape François vont bon train, Bernard Lecomte, expert du Vatican, explique qu'une démission est forcément à attendre. Depuis que Benoît XVI a montré la voie, les souverains pontificaux ne poursuivront pas leur mission jusqu'à leur mort au détriment de leur santé.  (https://www.europe1.fr/societe/rumeurs-autour-du-pape  - le 03 janvier 2020)

     

    Ainsi, François va démissionner... Je veux dire "Sa Sainteté"... Mais à qui, à quel patron ou DRH, un Pape peut-il présenter sa lettres de démission ? Sur quels critères sera t'elle acceptée ou refusée...? Dieu seul le sait. Et encore.

    Mais, bon, l'islamo-gauchiste (le "gaucho de la Pampa", comme l'a baptisé je ne sais plus qui...) qui a posé son vénérable cul au Vatican sur le trône catholique, apostolique et romain de saint Pierre, laisserait courir des rumeurs sur sa prochaine "démission". Une première dans l'histoire de l'Eglise, même si on compte celle de Benoît XVI qui a préféré devenir "Pape émérite" et se faire appeler "Pèlerin" plutôt que de risquer le sort de Jean-Paul Ier, et couler des jours heureux dans le monastère créé à cet effet par le successeur de ce dernier (quoique la médecine légale a fait des progrès depuis les Borgia.)

    Faudra-t-il regretter ce bon pape jésuite ? Pourra-t-on oublier sa tendance générale à mépriser, humilier et insulter les catholiques du monde entier ? Devra-t-on pardonner les liberté prises avec les rites et les dogmes admis (parfois avec un sourire entendu et indulgent, tradition oblige), par l'ensemble des catholiques ? Devra-t-on relativiser son faible niveau d'empathie, envers les chrétiens d'Orient persécutés, martyrisés, suppliciés et assassinés, tout comme son intérêt très modeste lors de l'attent    l'incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris (Encyclique "toucharem uno, ne alter bougeræ") ? Devra-t-on perpétuer sa fascination amoureuse presque morbide envers les migrants clandestins et les immigrés sauvages, son intérêt particulièrement bienveillant envers les musulmans, les mahométans et les islamistes, et sa passion quasi juvénile pour l'écologie "intégrale" collapsologique et pour l'avenir de la planète, en suivant strictement le rite de Ste Greta de Syndrome d'Asperger ? Et excuser sa façon de désacraliser la fonction, par des comportements ou des attitudes et des réflexions à peine dignes d'un Président de la République Française novice (tous deux formés chez les Frères jésuites, et tous deux élus dans des circonstances peu ordinaires...)

    Un Pape de roman.

     

    Un Pape de roman.

    Un Pape de roman.

       Un Pape de roman.

    En un mot: faudra-t-il regretter ce bon pape au lendemain de sa cessation de fonctions ? 

    Tout dépendra certainement de qui sera désigné sera élu pour lui succéder : un chef tribal traditionnel issu des forêts amazoniennes ou un chaman inuit ? un imam ou un mollah sub-saharien apostat de l'islam converti au christianisme ? une cardinale transgenre sous le nom de Jeanne II ?

    Et si, François décidait que "Non, ben non, réflexion faite, un pape pour quoi faire ? Les protestants n'ont pas de pape et ne s'en trouvent pas plus mal... D'ailleurs, si j'ai choisi de ne pas mettre de "I" derrière mon nom, c'est pour qu'il y'aura pas de François II, ni de François III, ni de Benoît XVII, de Jean XXIV ou de Paul VII, et encore moins de Urbain XXX... Voila... fini... les papes qui coûtent un pognon de dingue alors que tant de miséreux, etc...etc...Jésus, Marie, Joseph, Boubakar, Mamadou, Animata sont dans un bateau, Jésus tombe dans l'eau..."

    NB. un de "mes" visiteurs (le même que celui évoqué plus bas et qui se reconnaîtra) m'avait signalé que sur le blog "La lime" notre Très saint Père avait été affublé d'un chiffre très, très explicite derrière son nom :"François 0" ;-)) ...!

    Si, parallèlement, on remarque que la prophétie de Saint Malachie semble décrire François comme le 266me et dernier pape avant l'Apocalypse: "Dans la dernière persécution de la sainte Église romaine siégera Pierre le Romain qui fera paître ses brebis à travers de nombreuses tribulations. Celles-ci terminées, la cité aux sept collines sera détruite, et le Juge redoutable jugera son peuple"... (Vous dites ? "tribulations" et "persécutions"... c'est pas faux.)

    Il y aurait de quoi écrire un roman, avec une histoire pareille...

    Sauf que ce livre existe...

    Il m'a été chaudement recommandé par un de mes visiteurs, dans quelques de ses commentaires : 

    "Le dernier Pape" - Jacques Paternot et Gabriel Veraldi

    édition L'AGE D'HOMME - 1998

    Ce livre est dédié aux cardinaux qui éliront le prochain pape, en priant Dieu pour que n'arrivent pas les événements imaginés ici, à partir d'idées de manœuvres, de projets bien réels -même s'ils paraissent extravagants. Les "références", à la fin de l'ouvrage montrent que la part de fiction y est mince... [...] Il est dédié aussi à ceux qui, parmi les évêques, qui ont toléré ou couvert de leur autorité tant d'idées chrétiennes devenues folles. Et, bien sûr, à tous les catholiques, afin qu'ils ne laissent pas l'Eglise disparaître -ce qui dans un monde ou la religion reprend toute sa prééminence, marquerait sans doute pour notre civilisation le commencement de la fin.

    Nous sommes en 1999. Un nouveau pape vient d'être élu. Mais le successeur de Jean-Paul II, puissante personnalité charismatique venue du Tiers Monde, fait imploser l'Eglise....

    "... Moi, Matthieu, serviteur des serviteurs, usant pour l'ultime fois de l’infaillibilité pontificale, sous l'inspiration du Saint-Esprit, je décrète que les fonctions de souverain pontife et de cardinal prince de l'Eglise sont abolies à compter de cet instant...[...] Nos frères théologiens ont préparé l'avènement d'une église authentiquement démocratique, nous ont montré qu'il existait deux églises, celles des riches, celle des pauvres, et que la première est une église de la mort...[...] Oui, mes frères, Matthieu Ier, Dominus Pappa, Pontifex Maximus, Summus Sacerdos est mort devant vous, morte aussi l'église monarchique que mes prédécesseurs depuis cinquante ans avaient déjà beaucoup démocratisée..." 

    ...Est-ce le Dernier Pape, annoncé par les fameuses prophéties, et l'écroulement d'une institution deux fois millénaire? Le signe de la Fin des Temps? Ou s'agit-il "seulement" d'un complot à l'échelle mondiale? En tout cas, les réactions en chaîne - politiques, économiques autant que religieuses - bouleversent une planète envahie d'idées chrétiennes devenues folles. La France, déjà au bord de l'explosion sociale, est particulièrement touchée...

    Aussitôt connue cette démission très médiatisée des rumeurs circuleront rapidement prétendant que le "Frère Matthieu" s'est retiré pour méditer en ermite dans un monastère perdu dans les Andes, ou qu'il s'était secrètement converti à l'islam depuis plusieurs mois, ou encore qu'il se cache de peur d'être assassiné par des "factions rivales"...

    On remarquera, dans ce "roman d'investigation" écrit en 1998, quelques similitudes amusantes entre la fiction papale d'il y a vingt ans et la réalité d'aujourd'hui : Matthieu et François* sont les premiers papes non-européens, tous deux sont sud-américains, et l'un tient Concile au Nicaragua et l'autre synode sur l'Amazonie, tous deux sont jésuites, tous deux sont de farouches partisans de la "théologie de la libération" néo-crypto-marxiste. Et, bien sûr, et surtout, on remarquera aussi de nombreuses et troublantes similitudes entre les situations politiques, économiques, sociologiques, etc... de la France et du monde "imaginées" par les auteurs, et la situation réelle, nationale et internationale, ici et maintenant, en 2020...

    * Les érudits et les savants m'objecteront que François (ou Matthieu) n'est pas le premier pape non européen, et de me citer le premier d'entre-eux, Simon-Pierre, qui serait né au Proche-Orient et serait donc arabe, ou juif, si c'est une nationalité.

    On y retrouvera une citation de Staline : "...fondre les nations et les peuples dans un seul système économique..." qui, sortie du contexte de l'ouvrage, pourrait être attribuée aussi bien à George Soros ou aux "Pères fondateurs (américains) de l'Europe" qu'aux partisans d'un œcuménisme total "trop lent à achever une civilisation condamnée".

    On y découvrira les objectifs avoués de la Congrégation générale de la Compagnie de Jésus en 1995 : "Nous, Jésuites, nous engageons à lutter contre la domination masculine"... et la profession de foi des "féministes catholiques", la même année, qui veulent "abattre tout l'édifice de l'Eglise et remplacer la Sainte Trinité par la déesse Terre". *

    * Le pape François n'a rien dit d'autre, en juillet dernier, quand il a évoqué l'ouverture de la prêtrise aux hommes mariés et aux femmes et a expliqué comment le culte païen de Gaïa pouvait être combiné au catholicisme "amazonien" pour "vivre en harmonie avec la nature et en dialogue avec les esprits".  Tandis que par ailleurs il avait assuré l'islam de "son plus grand respect en tant que religion de paix, au sein d'une diversité des religions voulue par Dieu"...

    On y croisera des journalistes tour-à-tour et simultanément exaltés et désabusés... des évêques et des cardinaux de tous les continents, toutes les couleurs et de toutes les factions... un général en retraite ancien espion soviétique... des banquiers helvètes et des hommes d'affaire américains...  des féministes suisses qui réclament une alternance de panneaux "vélo-homme" et "vélo-femme" sur les pistes cyclables... Mais pas que... (Il ne manquait qu'une pauvre gamine un peu fêlée qui s'inviterait dans toutes les grandes conférences mondiales et au sein des institutions politiques des pays et des nations pour y blablater en insultant les "grands de ce monde", politiciens, chefs d'état, industriels, financiers... tous subjugués et prosternés devant ses petons, et qui pourrait, d'un geste du doigt ou d'un mouvement de cils faire descendre des milliers ou des centaines de milliers d'adeptes hystériques fanatisés dans les rues de n'importe quelle grande ville de la planète pour y défendre La Cause, un but qu'elle aurait choisi depuis toute petite. Ou qu'on lui aurait imposé de façon subliminale. Mais ça aurait enlevé toute crédibilité au roman. Les gens ne sont pas aussi cons pour avaler n'importe quoi...)

    On y parcourra la France, celle de Jacques Chirac à la veille de l'an 2000, encore marquée par les longues et catastrophiques grèves générales de Noël 1995... Celle aussi, mi-"imaginaire" mi-prophétique, qui voit le Front National devenir le premier parti d'opposition, et celle qui voit se constituer un amalgame improbable de gauchistes vieillissants, de Krivine à Laguiller en passant par Harlem Désir, Charles Fiterman  et "monseigneur" Gaillot (tiens, Cohn-Bendit est curieusement absent de la fête)... Celle, encore, qui se trouve aux prises avec des communautarismes insurrectionnels, au sein des innombrables "zones de non-droit" qui se sont fédérées sur tout le territoire français et se sont déclarées "nation non territoriale", ou dans la dangereuse "ceinture africaine", ex "ceinture rouge", autour de Paris... Celle qui, comme le reste de l'Europe, assiste à un raid des Frères Musulmans puissamment armés sur le sanctuaire catholique de Notre-Dame de Fatima au Portugal et, en Italie à la suprématie de plus en plus ostensible de la Grande Mosquée du Vatican sur la basilique Saint-Pierre de Rome... Mais pas que...

    Je vais arrêter là ce long article : je n'ai pas encore terminé la lecture de ce texte particulièrement dense, j'en suis actuellement à peu près à la moitié des presque 800 pages de ce volume, imprimées en petits caractères. Je me suis quand même permis quelques survols rapides de certains chapitres au titre alléchant, en évitant soigneusement les 6 ou 7 derniers pour ne pas déflorer le dénouement que je devine surprenant et respecter le déroulement et la chronologie voulus par les auteurs. Sans compter, évidemment, les fréquents recours indispensables aux 15 pages de "Références", bibliographiques, historiques ou autobiographiques citées par les auteurs dans leur introduction.

    J'espère ne pas avoir trop trahi le but que je m'étais donné à travers cet aperçu. vous avoir donné l'envie de le lire... (Pour 30 €, t'as pu rien...). Mais précisez bien à votre libraire préféré "de Paternot et Veraldi", pas Luis Miguel Rocha, ni de Edouard Brasey (mais ils sont peut-être pas mal quand même ?).

    Un dernier mot sur un autre aspect de cet ouvrage, certainement aussi important, sinon plus que l'histoire proprement dite : une (très -très...) longue lettre que le personnage principal, Eric Malone, historien des religions et journaliste d'investigation, rédige à l'intention de son fils.

    Une lettre qui rythme et explicite en partie l'action et les péripéties du roman, une lettre en forme d'introspection, de confession et de "révélations troublantes, amusantes ou scandaleuses" dans laquelle il lui rapporte quelques aspects, rarement divulgués et seulement partiellement, ou volontairement et entièrement occultés, de certains faits ou événements auxquels il aurait participé en tant qu'acteur discret ou de témoin privilégié... et à travers qui on reconnait "JP" et "GV"... Quelques exemples ? les dessous des processus de décolonisations... les mouvements de libération divers et variés... les projets de fondation de l'Union Européenne... Vatican II, la franc-maçonnerie, les cardinaux apostats et le KGB... la chute du Mur de Berlin... la guerre du Viet-Nam, ses vétérans et le flower-power... Mais pas que... 

    "Dieu ne peut pas changer le passé, c'est pourquoi il laisse ce soin aux historiens."

    Samuel BUTLER

    (page 181 du roman)

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    21 commentaires
  • Faut-il pleurer, faut-il en rire,

    Font-ils horreur ou bien pitié,

    Je n'ai pas le cœur à le dire,

    On voit trop bien le temps passer.

    A quoi jouent les antifas ? 

    Quand ils ne sortent pas leurs manches de pioche, leurs bouteilles d'acide ou leurs packs de Kro, les antifas s’amusent entre-eux, comme tout grands enfants attardés et turbulents qui se respectent...

    Jeu : les 7 familles de l’extrême droite...

    "... viens jouer aux cartes avec la Horde !"

    La Horde est un site de communication au public en ligne consacré à l’antifascisme.
    Il est édité à titre non professionnel au sens de l’article 6, III, 2° de la loi 2004-575 du 21 juin 2004.
    Conformément aux dispositions de cet article, son éditeur a choisi de rester anonyme. 

    A quoi jouent les antifas ?

    "La Horde est fière de vous présenter sa dernière création pédagogique pour mieux connaitre l’extrême droite contemporaine. Vous pouvez le commander contre la somme de 10 € sur leur site... Mais c'est aussi imprimable le cadeau "DIY" idéal pour tou.te.s les les antifascistes !"

    en plus, ils expliquent bien (ça doit être nécessaire pour leurs lecteurs habituels)...

    Le but du jeu est d’être le joueur ou la joueuse ayant réussi à réunir le plus de familles complètes.

    Une famille est composée de 6 membres : le grand-père, la grand-mère, le père, la mère, le fils et la fille. Du fait de la sous-représentation des femmes à l’extrême droite, nous avons dû prendre quelques libertés avec les genres, et, pour d’autres raisons, avec l’âge de ses personnalités, généralement moins pris en compte que l’ancienneté des personnalités dans l’extrême droite.

    Il y a 7 familles (...) : les souverainistes, les réactionnaires, les traditionalistes, les influenceurs, les islamophobes et les antisémites.

    Vous pouvez télécharger le jeu complet (avec la règle du jeu intégrale et toutes les explications nécessaires pour bien comprendre tout bien comme il faut: "Ce jeu, réalisé par un collectif antifasciste, a comme objectif premier de donner des repères pour mieux comprendre qui compose l’extrême droite française d’aujourd’hui : nous vous invitons donc, lorsque ce n’est pas à vous de jouer, de prendre le temps de lire les courtes biographies des personnalités présentées, et, si vous voulez en savoir plus, à vous rendre sur notre site où la plupart d’entre elles font l’objet de biographies détaillées".)

    A quoi jouent les antifas ?

     cliquer sur l'image pour voir tous les détails...

    C'est ici, en DIY, forcément: http://lahorde.samizdat.net/wp-content/uploads/2018/12/Cartes-light.pdf

     

    Le reste du temps, ils cartographient les sites d'estrème-droâte, ils se font la chronologie des partis et mouvements d'estrème-droâte, ils répertorient les médias d'estrème-droâte, ils dénoncent les blogueurs d'estème-droâte et les dessinateurs d'estrème-droâte (ou "fafs")... 

    A quoi jouent les antifas ?

    Qu'ils soient ici remerciés de rappeler ou de faire découvrir les noms et les petits miquets de Marsault, Konk, Ignace, Chard (Pscharr), Düf, Aramis, Miège, Pinatel, Tcho et Zéon, dont certains m'étaient inconnus.

    A quoi jouent les antifas ?

     

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    20 commentaires
  • Pouvez-vous lire, dans l'attitude du Président de la République Française et de son Premier Ministre, toute la gravité et le recueillement du moment, lors de leur arrivée à Notre-Dame, prélude à ses discours d'une solennité compationnelle rarement égalée ? (source: Police et Réalités)

    Au secours, Macron arrive...

    Sinon...

    bijoux, cailloux, joujou...

    Un article lucide, indispensable et salutaire, paru ce soir sur le site de "Valeurs Actuelles", signé Gilles Platret (lire aussi: "Emmanuel Macron et Notre-Dame : une décision, une ânerie" de Didier Rykner)

     

    Incendie de Notre-Dame:

    Emmanuel Macron fera-t-il plus de dégâts à la cathédrale que les flammes ? 

    Le mouvement qui se dessine est désastreux: en s’emparant du "dossier" Notre-Dame à la mode du "nouveau monde", le président de la République risque de ravager ce qui reste de la reine des cathédrales de France. Il est urgent d’agir pour l’en empêcher. Il fallait s’y attendre, rien n’échappe à l’activisme désinhibé de notre président. Il avait déclaré en février 2017 qu’il n’y avait pas de culture française; M. Macron s’apprête à illustrer cette conviction profonde chez lui en prenant Notre-Dame comme un nouveau jouet de son délire post-national. 

    On a tout entendu, dans le crépitement même de l’incendie, alors que nous regardions, sidérés, les flammes dévorer notre Histoire, sur ce que représentait Notre-Dame. Oui, c’est un monument qui appartient éminemment au patrimoine européen. Oui, c’est un site mondialement connu. Oui, c’est un lieu de visite figurant chez les tour-operators de tous les pays de la Terre. Oui, l’UNESCO l’a inscrite en 1991 sur la liste du patrimoine mondial. Oui, les médias de la planète entière ont bousculé leurs programmes pour faire une place à l’incendie.

    Mais qu’on arrête de tout confondre: ce n’est pas parce qu’un morceau du patrimoine français est connu jusqu’aux confins reculés du vaste monde qu’il doit devenir la nouvelle victime de la culture mondialisée, qui équivaut à une absence totale d’acculturation.

    Notre-Dame, c’est d’abord et avant tout un patrimoine français. Médité, conçu et construit par le génie français qu’inspirait alors la plus pure des fois chrétiennes. Et c’est précisément ce qui en fait sa force : un hymne à la gloire de Dieu, au cœur de la terre de France.

    La plus célèbre des cathédrales de notre pays nous appartient donc en propre. L’Etat n’en est pas propriétaire pour rien: elle est propriété de la nation française parce qu’un peuple entier l’a édifiée jadis.

    Et, par voie de conséquence, elle n’appartient pas à M. Macron.

    Or, c’est pourtant ce qu’il est en train de penser très lourdement.

    Pour preuve, le changement de ton entre sa déclaration de la nuit de l’incendie, sur place, et son allocution du lendemain, depuis le palais de l’Elysée. A la lueur des flammes, flanqué de Mgr. Aupetit, M. Macron pense aux catholiques avec commisération et leur exprime ses pensées, jusqu’au ridicule -hélas fréquent chez lui- du câlin fait à l’archevêque… face caméras cela va sans dire. Mais l’essence chrétienne de l’édifice, la foi qui l’a élevé jusqu’au ciel il y a huit siècles est oubliée en 24 heures: dans son message aux Français, exit les catholiques, Notre-Dame devient son objet, sa chose. Il la rebâtira ! Oh, pas en 107 ans, vous n’y pensez pas: en 5 ans, pas un jour de plus ! Histoire, si le malheur s’abattait de nouveau sur la France en 2022 et nous le renvoyait à l’Elysée, qu’il puisse l’inaugurer lui-même en 2025…

    Tout ceci ne serait rien d’autre que l’expression de la puérilité à laquelle il nous a tellement habitués, au gré d’allocutions ânonnées avec ce ton de mauvais comédien, si monsieur Macron n’avait pas intérêt à se servir des cendres de Notre-Dame pour tenter de redorer son blason lui aussi calciné.

    Tout le monde a ressenti la destruction de Notre-Dame comme une catastrophe. Lui a vu dans les suites de la catastrophe une inavouable opportunité.

    On pouvait le présumer dès le soir du drame. C’était d’ailleurs la seule ombre au tableau d’une déclaration qui se tenait plutôt bien: dans le "nous rebâtirons" lancé, bravache, alors que la France entrait en deuil de sa mère-église, il y avait déjà l’idée sous-jacente qu’une belle occasion se présentait.

    La déclaration du lendemain n’a fait qu’amplifier le mouvement. Rien, pas un mot sur ce qui a pu provoquer l’incendie. Je ne parle pas du défaut de surveillance du chantier, que l’enquête permettra d’éclaircir. Non, mais du manque chronique d’entretien du patrimoine de l’Etat, singulièrement en matière religieuse. Pas de recueillement, pas de répit, pas le temps de la réflexion: nous la rebâtirons "plus belle encore" en 5 ans. Et hop, on n’en parle plus. M. Macron veut incarner la logique délétère du "happy end". Et vite !

    On passe ainsi par pertes et profits la destruction définitive d’une charpente dont les chênes avaient été tirés des plus belles forêts françaises de l’époque. On n’a pas un mot sur les œuvres d’art qui ont flambé, sur les objets du culte qui ont fondu, sur les voûtes qui se sont effondrées. Pas plus que sur les chrétiens de Paris et d’ailleurs, qui se sentent désormais orphelins.

    Pour une part notable, il nous faut le courage de l’avouer, Notre-Dame a disparu. Avant même de savoir comment on rebâtira ce qui a été détruit, il existe une évidence: nous ne la retrouverons plus jamais avec les exacts matériaux que les ouvriers de ce temps avaient trempés de leur sueur. Cela ne mérite-t-il pas un mot, un simple mot présidentiel ?

    Mais c’est vrai, ça n’aurait pas franchement collé avec le but politique recherché: que celui qui a fait voler en éclats l’unité nationale par son mépris cent fois exprimé passe, par un magistral retournement, pour le bâtisseur des temps nouveaux.

    Et c’est en cela que réside le risque majeur qui se présente désormais à nous: que M. Macron abuse de son pouvoir pour bâcler en un temps résolument trop court une cathédrale à sa main et qu’il fasse à Notre-Dame plus de dégâts que l’incendie lui-même.

    Car enfin, qu’a-t-il le droit de faire ? L’ancienne Notre-Dame a flambé par l’incurie de l’Etat à entretenir en temps et heure le patrimoine qui nous appartient, une incurie qui, soit dit en passant, nous coûtera infiniment plus cher que tous les casseurs réunis depuis novembre dernier.

    Dès lors, l’Etat est pieds et poings liés: à partir du moment où chaque recoin de l’ancienne Notre-Dame a été répertorié, photographié, numérisé, l’Etat n’a d’autre latitude que de refaire à l’identique ce que l’incendie a dévoré. Tout simplement parce qu’en vertu de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, il agit avec les bâtiments du culte dont la conservation lui est confiée comme un gardien du patrimoine, non comme un bâtisseur. Bâtir un lieu de culte nouveau peut appartenir aux croyants, c’est tout bonnement interdit à l’Etat. Faire de l’innovation, ce serait par conséquent dépasser le cadre de la loi.

    L’Etat n’a donc pas le choix. N’ayant absolument pas le droit de bâtir un nouveau lieu de culte, il doit se cantonner strictement à restituer, à restaurer au sens littéral du terme, le patrimoine détruit.

    Seulement voilà, ça ne cadre évidemment pas avec l’ambition macronienne, qui veut s’emparer des ruines fumantes de huit siècles d’histoire pour laisser une trace dans l’avenir. De là l’idée totalement saugrenue d’un concours international pour rebâtir la flèche. Saugrenue, sauf pour les tenants du “ nouveau monde ” qui veulent s’approprier  tout ce qui les entoure et le transformer au creuset de leur idéologie post-France.

    Face au risque, nous avons le devoir, en tant que nation, de protéger ce qu’il nous reste d’un bâtiment qui dit tant sur ce que nous avons été et sur ce que nous souhaitons demeurer. Arrachons-le des mains d’un pouvoir qui s’est défini lui-même comme né d’une "effraction" et qui, roulant sur sa pente, est prêt à toutes les outrances pour gommer ce qui nous reste d’identité nationale et à   nous retirer, à nous peuple libre, la faculté d’assumer par nous-mêmes notre destin.

    Urgence d'autant plus absolue que le gouvernement a lancé un "concours international d'architectes" pour restaurer, "en accord avec les enjeux de notre temps", un chef d’œuvre de l'"art français", autre nom donné par toute la chrétienté médiévale admirative et respectueuse à l'"art gothique", et que le ministre de l'information et de la culture, lointain successeur d'André Malraux, vient de rappeler publiquement que si toutes les suggestions seront écoutées, la cathédrale appartient dans les faits à l'état, donc -à peine à demi-mots- au gouvernement, donc à monsieur Macron et à sa cour.

    Un Macron satisfait de lui-même et de ses goûts artistiques  et de ses convictions au-delà de tout. Par ses propos et son ambition, un Macron qui méprise et insulte des générations d'architectes, de maîtres-d’œuvre, de tailleurs de pierre, de charpentiers, de sculpteurs, d'orfèvres, de maîtres-verriers, d'humbles manœuvres de chantiers... d'ouvriers... d'anonymes...  Un Macron qui insulte et méprise des générations de chrétiens pratiquants ou non, d'historiens de l'art et d'historiens des religions, de par le monde pour qui Notre-Dame de Paris était un pur joyaux... Le naturel revient toujours au galop

    Un Macron dont le ministre de l'intérieur et des cultes  a déclaré: " Ce que je sais, c'est que Notre-Dame n’est pas une cathédrale…  C’est notre commun, c’est notre rassemblement, c’est notre force, c’est notre histoire qui nous appartient à tous..." [*]

    Un Macron certainement frustré de ne laisser à la postérité les marques d'aucun "grand chantier" comme certains de ses illustres prédécesseurs: aucun "Centre National d’Art et de Culture" à la Georges Pompidou, aucune "Bibliothèque Nationale de France" à la François Mitterrand, aucun "Musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques" à la Jacques Chirac... tout juste une modeste "Restauration de la Salle des Fêtes du Palais de l'Elysée" et une "Installation d'une piscine escamotable au fort de Brégançon" à la Brizitte Trogneux...

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    23 commentaires
  • Puisque les miss et misters météo ne nous parlent que de la pluie et du beau temps, au lieu de nous renseigner sur les destinataires des embrassades du lendemain... 

    Aujourd'hui, 2 janvier, c'est la saint Basile...

    La saint Basile doit son nom à Basile de Césarée, dit Basile Le Grand, un évèque chrétien du début du IVme siècle, auteur d'une célèbre homélie contre les riches qu'aucun prêtre travailleur socio-culturo-religieux actuel n'oserait plus évoquer en chaire: Saint Basile y dénonce avec force l’avarice, l’abus de pouvoir des riches et la folle illusion dans laquelle ils s’entretiennent. Leur manque de compassion à l’égard de leur prochain les conduit droit à la damnation éternelle." 

    Le 2 janvier, en l'an de grâce 1492 après J.C. c'est enfin l'aboutissement de la Reconquista, menée par les "rois catholiques" -comme on dit- en Espagne, c'est à dire, pour parler cru: la fin de 8 siècles de présence et de domination musulmane dans ce pays, c'est à dire la fin des heures les plus sombres de ce morceau d'histoire-là marqué par Al Andalous, pendant lequel chaque espagnol était potentiellement considéré comme un étranger, voire comme un ennemi sur son propre sol, par les soldats de Mahomet, pas encore complètement organisés en DAESH. 

    Via Facebook, le parti politique espagnol "d'extrème droite" Vox évoque la Reconquista en fêtant la fin de l’occupation de l’Espagne par les Musulmans 

    No queremos, ni debemos olvidar, que hoy hace 527 años tuvo lugar la liberación de Granada por las tropas españolas de los Reyes Católicos, poniendo fin a ocho largos siglos de Reconquista contra el invasor musulmán.
     
    Nous ne voulons ni ne devons oublier qu'il y a aujourd'hui 527 ans, les troupes espagnoles des Rois catholiques ont procédé à la libération de Grenade, mettant ainsi fin à huit longs siècles de Reconquista contre l'envahisseur musulman.

     

    le 2 janvier, c'est aussi, pour faire dans le léger et le culturel, les jours anniversaires de la naissance de Henri Vincenot en 1912 et d'Isaac Assimov en 1920, de la mort d'Erroll Garner en 1977 (parmi d'autres !) 

     

    Pour en revenir au saint du jour, parmi les quelques Basile célèbres répertoriés, j'ai uniquement retenu Basile de Koch: ancien membre du GUD et collaborateur du "Club de l'horloge", frère de Karl Zéro (un "vrai" journaliste du "vrai journal") et mari de Frigide Barjot (une militante chrétienne, attachée à la défense de la famille et au sort des chrétiens d'Orient).

    Au XVIIème : “Ultime singularité de ce siècle : la culture française surclasse de loin tout le reste de la production mondiale et ce malgré l’absence de ministre dédié.”

     

    Il est co-fondateur avec les sus-nommés plus quelques amateurs de pastiches frappés (Albert Algoud, Philippe Vandel, Benoît Delépine,  Youri Ligotmi, Daisy d'Errata, Eva D'Anlemure, Agathe de Blouze, etc...) de "Jalons" qui a publié des parodies de notre Presse Nationale: Le Monstre, L'Aberration, Coin de rue-Images immondes ou Le Cafard acharné...

    Basile de Koch a également publié, pendant quelques numéros, des textes dans la revue "Défense de l'Occident" (un magazine "à prétention intellectuelle" -selon les avis autorisés les plus répandus- et destiné à diffuser "les idées fascistes" de son créateur, Maurice Bardèche) et, plus récemment, dans "Valeurs Actuelles" et dans "Causeur" (et aussi dans "Voici" !?)

     

    Et, pour terminer en chanson avec les Basile & c°

    Un titre qui frôlerait presque la nauséabonce gauloise

     

    Une journée ordinaire

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    10 commentaires
  • Entre deux coups de gueule, un petit coup de cœur...

    Juste comme ça, entre deux articles grognons, pour se détendre et peut-être pour vous donner envie de lire ces deux romans que je viens de re-re-re-relire encore une fois...

    Hors-sélection "Nyssen-Bern/patrimoine"

    • "Les Étoiles de Compostelle": un long "chemin initiatique", à la fois mystique et quotidien, théorique et pratique, aux côtés d’un vieux druide charismatique érudit et des compagnons bâtisseurs du Moyen-Age, pour et par un jeune villageois bourguignon.
    • "Les Pierres sauvages": le "journal de bord" d'un moine cistercien qui a été chargé par son ordre de reprendre et de terminer, malgré d'énormes difficultés humaines, techniques et financières la construction de l'abbaye du Thoronet, en Provence.

    Deux livres très différents, par les personnalités ou l'expérience et les styles d'écriture de leurs auteurs respectifs, par les périodes concernées -plus d'un siècle d'écart-, par les œuvres réalisées par les bâtisseurs médiévaux -une abbaye cistercienne de pureté et de simplicité qui deviendra l'une des "trois sœurs provençales" et les chantiers fabuleux des grandioses cathédrales gothiques qui vont couvrir la France-, par la diversité de caractères et de motivations des personnages principaux et par leurs destins réciproques apparemment humainement opposés, mais assez semblable spirituellement.

    Deux livres très différents, l'un est une œuvre de pure imagination basée sur des traditions séculaires universelles, l'autre se présente comme un document apocryphe quasi-technique écrit par un personnage historiquement existant, mais deux livres qui parlent de la même foi, de la même ferveur et aussi des mêmes efforts, des mêmes peines et des mêmes joies de tous ceux qui ont façonné la France, ses monuments et sa culture et ses traditions...

     

     

    Rentrée littéraire...

    Les étoiles de Compostelle - Henri Vincenot

    Rentrée littéraire...

     

    Présentation de l'éditeur

    Membre d'une communauté civile d'essarteurs (défricheurs de forêts) du Pays éduen -en Bourgogne du Sud Morvan-, Jehan le Tonnerre sort de sa forêt natale, s'approche du chantier de construction d'une abbaye. Sa curiosité lui vaut d'être bientôt enrôlé dans l'équipe des Compagnons constructeurs: les mystérieux "Enfants de Maître Jacques" et les non moins étranges "Pédauques". Il va petit à petit, par une initiation théorique et pratique, devenir "frère constructeur" à son tour et s'élancer sur les chantiers de ce qui sera, un jour, les grandes cathédrales.
    Avec une précision hallucinante et un sens profond du merveilleux mystique et poétique, Henri Vincenot restitue dans ce livre et à travers les tribulations de son héros la foisonnante influence celtique sur l'art roman et gothique et sur... le tempérament français.

    Extrait

    Jehan lui dit encore une fois de toutes ses forces.
    "Alors ? C'est pour voir ces cailloux que tu m'as fait faire six cent lieues ? 'Tu verras, tu verras !' Et qu'est-ce que je vois ? hein ? 'Tu trouveras la Connaissance !' Et qu'est-ce que je trouve ? hein ? Qu'est-ce que je trouve ?"
    Le prophète transperça Jehan d'un regard qui semblait aller se perdre, à travers lui, puis d'une voix terrible :
    "Mais, c'est toi que tu as trouvé, couillon ! Maintenant tu sais que tu peux tout vaincre, le froid, le chaud, la fatigue, l'ignorance et la méchanceté ! Tu n'as qu'à vouloir ! Le courage ! Ton seul courage : la voilà la Révélation ! Et ne compte jamais que sur tes doigts, couillon !"


     

    Rentrée littéraire...

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les Pierres sauvages - Fernand Pouillon

    Rentrée littéraire...

     

    Présentation de l'éditeur

    Ce roman se présente comme le journal du maître d’œuvre qui, au douzième siècle, dirigea en Provence la construction de l’abbaye du Thoronet, exemple d’architecture cistercienne. La vie d’un chantier médiéval, les problèmes techniques, financiers ou doctrinaux que posait sa bonne marche, les solutions d’une étonnante modernité qui leur furent données apparaissent ici bien peu conformes à ce Moyen-Âge de convention dont l’image encombre souvent nos mémoires. Cependant, cette vivante chronique de la naissance d’un chef-d’œuvre, appuyée à la fois sur des recherches historiques originales et sur une longue expérience du métier de bâtisseur, est aussi une réflexion passionnée sur les rapports du beau et du nécessaire, de l’ordre humain et de l’ordre naturel. Et elle est encore une méditation lyrique sur l’Ordre en lequel tous les ordres ont leur place, et sur cet art qui rassemble tous les autres : l’architecture.

    Mais elle est, d'abord, un acte de foi.

    Extraits

    "Tout artiste agissant, a, dans sa mine de plomb, son pinceau, son burin, non seulement ce qui rattache son geste à son esprit, mais à sa mémoire. Le mouvement qui parait spontané est vieux de dix ans ! De trente ans ! Dans l'art, tout est connaissance, labeur, et ce qui peut surgir en un instant a mis des années à cheminer"

    "Quelle que soit l'étendue de ton savoir, il te manquerait toujours, pour atteindre à la plénitude de la sagesse, de te connaître toi même...."

     

     

    Rentrée littéraire...

    Pause musicale

    Tailleur de pierre

    (P. Fane - "Octàn")

     

    Rentrée littéraire...

     

    Marche des Tailleurs de pierre

    (Tammles)

     

     

     

     Pour aller plus loin...

    Rentrée littéraire...

    Viollet-le-Duc:

    Dictionnaire raisonné de l’architecture française

    du XIe au XVIe siècle

    sur Wikisource dont

    "tome 4" (constructions civiles et religieuses)

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    7 commentaires
  • Un article extrait du dernier "Bulletin d'André Noël"

    (merci à Jean-Marc)

     

    Lutte contre l’islamisme et dégâts collatéraux sur les catholiques


    On ne sait pas encore ce que va dire le président de la République dans son grand discours sur la laïcité, toujours annoncé, sans cesse remis. Il a déjà précisé quel était son ordre du jour : promouvoir un "islam à la française", son financement, la formation des imans, la construction des mosquées, suggérant qu’il faudrait sans doute adapter la loi de 1905 sur la séparation de l’Église de l’État. En attendant, dans l’espoir d’influencer le chef de l’État, certains avancent leurs propres propositions.

    Parmi celles-là, on trouve celles de deux sénateurs, une centriste, Nathalie Goulet, et un Républicain, André Reichardt. Sans doute leur notoriété est-elle modeste et semblent-ils solitaires, mais ce sont des "poissons-pilotes" qui doivent mettre en avant des suggestions avant d’être rejoints par d’autres politiques.

    Dans un premier temps, il s’agit, dit Nathalie Goulet, de "déclencher un débat sur la formation des imans en France". La visée ultime étant de lutter contre l’islamisme, le salafisme et le terrorisme. Objectif qu’on ne saurait évidemment désapprouver. Mais cela postule que ces maux, qui frappent notre pays et le nombre toujours plus important de jeunes musulmans qui s’enrôlent sous la bannière de Daech, viennent d’un manque de formation des imans. Qu’on leur donne de bons bergers et ils ne suivront pas les mauvais pasteurs qui les égarent !

    Or, la plupart des jeunes musulmans, le plus souvent convertis, ne fréquentent les mosquées installées et les imans dits "modérés" que très peu de temps. Après, ils suivent les prêches enflammés des prédicateurs sur Internet les appelant au djihad. Lesquels sont relayés sur le sol français par des salafistes djihadistes qui les endoctrinent rarement dans des mosquées mais dans des appartements privés, des caves et autres lieux aussi discrets que précaires. Ceux qui sont ainsi enrôlés apprennent aussi à rejeter les imans "modérés" qui sont pires, disent leurs mentors, que les "mécréants" qui, eux au moins, ne se réclament pas de l’islam.

    La proposition des sénateurs prévoit une "formation civique obligatoire" pour les "ministres du culte".
    Comme si l’islamisme procédait d’un manque de civisme et non pas d’une interprétation littérale du Coran ! Cette obligation se heurte à un problème de constitutionnalité. Pour la justifier, ils invoquent la notion "d’intérêt de l’ordre public". Or, le lien entre l’ordre public et la formation des ministres du culte n’est pas évident ! D’autant, et c’est là que le bât nous blesse, que Nathalie Goulet précise : "Notre proposition de loi touche tous les cultes" bien que tout le monde sache que cela vise le seul islam mais il serait inconstitutionnel de le préciser dans la loi

    En conséquence, les prêtres catholiques devraient eux aussi recevoir cette formation civique. Par-là nos législateurs, comme d’ailleurs le gouvernement, entendent l’enseignement des sacro-saintes "valeurs de la République" qui impliquent notamment de refuser de mettre la morale religieuse au-dessus de la loi républicaine. Ainsi, si une telle loi était adoptée, on pourrait mettre au pas les séminaires et les séminaristes, du moins ceux qui continuent de professeur une morale catholique s’opposant aux "lois républicaines" que sont la loi Veil sur l’avortement et celle sur le "mariage" des homosexuels. En somme, pour être prêtre, il faudrait jurer fidélité à toutes les lois de la République, y compris celles qui violent la loi naturelle et par là la conscience morale !

    Une fois de plus, sous prétexte de lutter contre l’islamisme, on infligerait des dégâts collatéraux aux catholiques.

    C’est déjà le cas depuis 1er octobre 2017 : les aumôniers militaires, hospitaliers et pénitentiaires doivent obtenir un diplôme après le suivi d'une formation civile et civique agréée, comprenant un enseignement sur les grandes valeurs de la République.

    Là aussi c’étaient les musulmans qui étaient visés, mais cela a été étendu à toutes les autres confessions.

    De même, pour contrôler l’enseignement dans des écoles musulmanes hors contrat, une autre élue du Sénat, Françoise Gatel, a déposé une proposition de loi étendant un contrôle accru à toutes les écoles hors contrat, dont 90% sont d’inspiration catholique. Ainsi, sous prétexte de lutter contre l’islamisme, c’est le catholicisme que l’on place sous surveillance "républicaine"

    P.R

    Je ne sais pas si ça a un rapport, mais je ressens comme un malaise persistant...

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique