•  

    Il pleut...

     

    Je me demande ce qu'il arrive à nos maîtres d'opinion publique (les Calvi, Elkrief, Pujadas et autres) qui, depuis quelques jours, nous informent qu'ils se sont aperçus de l'existence d'un regain de sentiment d'insécurité, un peu partout sur l'ensemble de l'Hexagone...

     

    Il pleut...

    "Bonjour...Chers téléspectateurs et spectateuses, nous vous informons que nous nous sommes aperçus de l'existence d'un regain de sentiment d'insécurité, un peu partout sur l'ensemble de l'Hexagone...

    sentiment d'...

    • insécurité pour tout les usagers dans certaines stations du métropolitain de la ville de Paris (et peut-être ailleurs ?)
    • insécurité pour les employés, conducteurs et contrôleurs de la RATP, de la SNCF et autres sociétés de bus, de tram, etc...
    • insécurité pour les facteurs (je veux dire préposés à la distribution du courrier) dans les quartiers sensibles...
    • insécurité pour les personnels des hôpitaux et des centres de santé face à des exigences communautaristes...
    • insécurité pour les prêtres (catholiques), les religieux et religieuses (catholiques), et pourquoi pas les fidèles (catholiques), jusque dans leurs lieux de culte et dans leurs sanctuaires...
    • insécurité pour les médecins et infirmières et tous les professionnels de santé dans les quartiers qu'on dit défavorisés...
    • insécurité pour les policiers nationaux, municipaux et les agents de surveillance dans les quartiers qu'on continue d'appeler défavorisés...
    • insécurité pour les pompiers et tous les services de secours en général, dans les quartiers qu'on continue s'obstine à qualifier de défavorisés...
    • insécurité pour les gardiens de prison, face à des exigences communautaristes... (encore ? tiens !! j'ai dit bizarre ?)
    • insécurité pour les femmes dans les quartiers à dominante de personnes mâles, un peu communautaristes (tiens !!) et  "racisées", kommondit...
    • insécurité pour les riverains des territoires (pas encore tout à fait) "perdus de la République" occupés par des immigrés clandestins que l'on appelle "réfugiés" ou "migrants", ayant laissé femme(s) et enfants dans des pays d'origine en proie à la plus grande détresse matérielle, physique, spirituelle et morale (morale, je veux bien...), installés dans des jungles encore plus en proie à... etc... etc... ou dans de chouettes petits immeubles avec l'électricité à tous les étages, soit offerts grâce la générosité des français et de leurs élites, soit squattés avec l'appui de tout un tas de bénévoles innocents ou cyniques, pour venir violer nos filles et nos compagnes qui ne demanderaient que ça, selon certains avis et aveux un peu communautarisetc.....
    • insécurité pour les riverains des territoires (pas encore tout à fait) "perdus de la République" occupés par des punks à chien crasseux et de gentils jardiniers producteurs d'herbe qui fait rigoler médicinale (bio), éleveurs de chèvres et de poulets spécistes et/ou végans, que l'on appelle "écologistes" ou "utopistes" ou "résistants" ou "chercheurs en sciences zhumaines et sociologiques" ou "militants d'un art brut"... mais qui se contentent de toucher leur allocation chômage en attendant de dézinguer quelques flics qui viendront leur demander de partir de là (à la fin de la "trêve hivernale !")
    • insécurité pour les écoliers, les collégiens, les lycéens, face à des gangs de sauvageons illettrés et "stigmatisés", kommondit (encore)...
    • insécurité pour les personnes âgées un peu partout, et jusqu'à leur domicile...
    • insécurité pour tout·e un·e chacun·e, dans les lieux publics, dans les transports en commun, dans les bâtiments officiels, dans les centres commerciaux, dans les restaurants, les bars, les discothèques, blablabla...

    Découvrons notre sondage, réalisé le 15 janvier dernier sur un échantillonnage représentatif de la population française. A la question " Éprouvez-vous parfois un sentiment d' insécurité", les réponses sont les suivantes:

    • Bien sur, pauv'conne, t'as qu'à venir te balader le soir auprès de la tour Nelson Mandela ou à la Cité des Tourterelles, sans être bâchée de la tête aux pieds, et tu comprendras: 9%
    • Absolument pas, chère amie... Il s'agit là, indubitablement et sans hésitation, d'élucubrations d'esprits paranoïaques et complotistes, nostalgiques des zeureléplussombres: 22%
    • Zebi...Nardine bebek: 68%
    • 'ous 'ou'ez 'é'éter 'a 'eust'on ? 1%:

    Revenons maintenant à notre dossier du jour:

    • insécurité, inquiétudes et incertitudes pour le week-end liées à la météo: il pleut ! il a plu et il va pleuvoir...

    Nous allons recevoir nos invités: un météorologue, un hydrologue, un agriculteur venu de Notre-Dame -des-Landes, des riverains de rivières, et d'autres personnalités, mais avant ça, suivons notre reporteuse, à vous, Aïcha Rhammadan...

     

     @ Ana María Hidalgo Aleu, ép. Germain

    En parlant de pluie, je viens de réécouter cette chanson de Bob Dylan... finalement, ça colle bien avec  l'actualité...

    (paroles et traduction en bas de page)

    A Hard Rain's A-Gonna Fall

    ...et, dans un genre plus espiègle mais non-moins pertinent:

    Il pleut...

    Le blues du temps qu'il fait

     

    ou, pour synthétiser...  

    Il pleut...

     

     

     

    @ Ana María Hidalgo Aleu, ép. Germain 

    A Hard Rain's A-Gonna Fall

    Oh, where have you been, my blue-eyed son?
    And where have you been my darling young one?
    I've stumbled on the side of twelve misty mountains
    I've walked and I've crawled on six crooked highways
    I've stepped in the middle of seven sad forests
    I've been out in front of a dozen dead oceans
    I've been ten thousand miles in the mouth of a graveyard


    And it's a hard, it's a hard, it's a hard, and it's a hard
    It's a hard rain's a-gonna fall



    Oh, what did you see, my blue eyed son?
    And what did you see, my darling young one?
    I saw a newborn baby with wild wolves all around it
    I saw a highway of diamonds with nobody on it
    I saw a black branch with blood that kept drippin'
    I saw a room full of men with their hammers a-bleedin'
    I saw a white ladder all covered with water
    I saw ten thousand talkers whose tongues were all broken
    I saw guns and sharp swords in the hands of young children


    And it's a hard, it's a hard, it's a hard, and it's a hard
    It's a hard rain's a-gonna fall



    And what did you hear, my blue-eyed son?
    And what did you hear, my darling young one?
    I heard the sound of a thunder that roared out a warnin'
    I heard the roar of a wave that could drown the whole world
    I heard one hundred drummers whose hands were a-blazin'
    I heard ten thousand whisperin' and nobody listenin'
    I heard one person starve, I heard many people laughin'
    Heard the song of a poet who died in the gutter
    Heard the sound of a clown who cried in the alley


    And it's a hard, it's a hard, it's a hard, it's a hard
    And it's a hard rain's a-gonna fall



    Oh, what did you meet my blue-eyed son ?
    Who did you meet, my darling young one?
    I met a young child beside a dead pony
    I met a white man who walked a black dog
    I met a young woman whose body was burning
    I met a young girl, she gave me a rainbow
    I met one man who was wounded in love
    I met another man who was wounded in hatred


    And it's a hard, it's a hard, it's a hard, it's a hard
    And it's a hard rain's a-gonna fall



    And what'll you do now, my blue-eyed son?
    And what'll you do now my darling young one?
    I'm a-goin' back out 'fore the rain starts a-fallin'
    I'll walk to the depths of the deepest black forest
    Where the people are a many and their hands are all empty
    Where the pellets of poison are flooding their waters
    Where the home in the valley meets the damp dirty prison
    And the executioner's face is always well hidden
    Where hunger is ugly, where souls are forgotten
    Where black is the color, where none is the number
    And I'll tell and speak it and think it and breathe it
    And reflect from the mountain so all souls can see it
    And I'll stand on the ocean until I start sinkin'
    But I'll know my song well before I start singing

    And it's a hard, it's a hard, it's a hard, and it's a hard
    It's a hard rain's a-gonna fall

     

    Où es-tu allé, mon fils aux yeux d’azur ?
    Où es-tu allé, mon fils bien-aimé
    J’ai trébuché sur la face embrumée de douze montagnes
    J’ai marché et rampé sur six routes tortueuses
    Je me suis plongé au cœur de sept sinistres forêts
    Je me suis retrouvé sur les bords de douze mers mortes
    J’ai erré dix mille lieues au sein d’un cimetière



    Et c’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible, C’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible averse qui se prépare !



    Oh mais qu’as-tu vu mon fils aux yeux d’azur ?
    Qu’as-tu vu mon fils bien-aimé ?
    J’ai vu un nouveau-né, entouré de loups sauvages
    J’ai vu une route déserte, pavée de diamants
    J’ai vu du sang qui s’égouttait d’une branche noire
    J’ai vu une salle, remplie d’hommes,un marteau sanguinolent à la main
    J’ai vu une échelle blanche recouverte par l’eau
    J’ai vu dix mille orateurs dont la langue était paralysée
    J’ai vu des pistolets et des lames tranchantes dans des mains d’enfants



    Et c’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible, C’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible averse qui se prépare !



    Oh mais qu’as-tu entendu mon fils aux yeux d’azur ?
    Qu’as-tu entendu mon fils bien-aimé ?
    J’ai entendu le grondement du tonnerre qui s’abattait comme un terrible avertissement,
    J’ai entendu le déferlement d’une vague qui pouvait noyer la terre entière,
    J’ai entendu cent tambours frapper de leurs mains flamboyantes,
    J’ai entendu dix mille chuchotements que personne jamais n’entendait,
    J’ai entendu les plaintes de l’affamé et des gens qui se riaient de lui,
    J’ai entendu le chant du poète qui crevait dans le ruisseau,
    J’ai entendu les gémissements d’un clown qui pleurait dans une ruelle,


    Et c’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible, C’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible averse qui se prépare !



    Oh mais qui as-tu rencontré mon fils aux yeux d’azur ?
    Qui as-tu rencontré mon fils bien-aimé ?
    J’ai rencontré un jeune enfant, à coté d’un cheval mort,
    J’ai rencontré un homme blanc qui promenait un chien noir,
    J’ai rencontré une jeune femme dont le corps était en flammes,
    J’ai rencontré une jeune fille qui m’offrit un arc en ciel,
    J’ai rencontré un homme blessé par l’amour,
    J’en ai rencontré un autre blessé par la haine,

    Et c’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible, C’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible averse qui se prépare



    Et que va-tu faire maintenant, mon fils aux yeux d’azur ?
    Que va-tu faire maintenant mon fils bien-aimé ?
    Je vais retourner là bas avant que l’averse ne s’abatte,
    Je vais marcher jusques aux profondeurs de la plus profonde des forêts sombres,
    Là où les gens sont légions, et où leurs mains sont vides,
    Là où des granulés de poison flottent sur les eaux,
    Là où les maisons de la vallée se mêlent aux prisons humides et crasseuses,
    Là où la face du bourreau est toujours soigneusement cachée,
    Là où la faim est sordide et les âmes oubliées,
    Là où Noir est la couleur et Nul, le nombre,
    Et je le dirai, et j’en parlerai, et je le penserai et je le respirerai
    Et j'en ferai irradier la montagne,afin que chaque être humain puisse voir,
    Et je resterai sur l’océan, jusqu’à ce que j’y disparaisse.
    Mais je connais la chanson par cœur.

    Et c’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible, C’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible averse qui se prépare

     

    Le blues du temps qu'il fait

    "It's raining, it's pouring, the old man in snoring, he went to bed and he bumped his head, he couldn't get up in the morning.

    Mes amis, j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer ce soir.

    Le gouvernement a décidé qu'à partir d'aujourd'hui il va falloir faire plus attention au temps qu'il fait. Un nouveau ministre du climat vient d'être nommé et la première chose à laquelle on pourra s'attendre c'est que demain, il va pleuvoir.

    Vous vous demandez peut-être pourquoi il pourrait faire beau ? Le gouvernement veut que vous sachiez que le soleil n'est qu'un seul aspect du temps, que malheureusement nos moyens actuels ne nous permettent pas encore de contrôler le soleil. Ce que nous pouvons contrôler c'est la pluie, le brouillard et le vent.

    Mais par contre, y aura plus jamais de guerres.

    A partir d'aujourd'hui si nous avons besoin de détruire un autre pays, nos fils resteront chez nous, le temps fera tout le travail. Vous serez peut-être étonnés d'apprendre que nous sommes actuellement en guerre avec un petit pays qui s'appelle l'île du Moldor, et que depuis deux semaines il tombe un(e) neige de talc si épais(se) sur Moldor que les seuls endroits visibles sur l'île sont les yeux des macaques accrochés aux cimes des palmiers. Mais y a pas une seule perte de vie humaine jusqu'ici, les habitants de Moldor sont tous tranquillement dans leurs abris météorologiques en train de regarder la guerre à la télévision.

    Maintenant, ni le président ni moi même peuvent s'enorgueillir pour les inventions qui ont rendu ces choses possibles. La pluie a été inventée par les américains qui ont appris ça de Géronimo avant qu'il soit mort. Et la première pluie vraiment réussie, c'était une pluie d'acide sulfurique à Détroit en 1966. Ça brulait des trous dans les culottes de ma sœur, l'herbe est devenue toute jaune.

    Mais la pluie et le soleil c'est pas tout. Si notre pays doit pousser, nous avons besoin de fumier. Le gouvernement fait une enquête et nommera bientôt un nouveau ministre du fumier. Il est possible maintenant que quelques uns d'entre vous auront du mal à s'adapter aux changements qui vont venir, le gouvernement veut que vous sachiez que de nouveaux bureaux et de nouveaux logements plus chers sont en train de se construire rapidement et que désormais notre devise sera "personne dans la rue avant l'an 2000". Et pour vous aider à passer ces jours de pluie, n'oubliez pas le conseil de votre ministre du bonheur : de prendre tous les matins votre petite pilule de soleil, en vente dans chaque pharmacie.

    It's raining, it's pouring, the old man in snoring, he went to bed and he bumped his head, he couldn't get up in the morning."

     

     

     

     

     

     

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    2 commentaires
  • "The end" musique des Doors par Jim Morrisson (1967)

    et extrait du film "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola (1979)

     

    C' est la fin,
    Sublime amie,
    C'est la fin,
    Ma seule amie, la fin..  

    from :
    Camille to :
     Camille

     

     

     

     

     

     

    * "N.D.D.L".="Nouveau Délire Du Lieutenant" (George Philipps, dans le film)

    -je ne vois pas à quoi d'autre...-

    N.D.D.L.: "LA" solution ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • SORTIR A CUBA A PARIS

    (petite revue de presse express...)

     

    @ Ana María Hidalgo Aleu, ép. Germain

    Depuis le 20 décembre 2017, la ville de Paris propose aux parisiens, parisiennes et touristes de découvrir une exposition consacrée à la figure mondialement connue d'Ernesto Che Guevara.

     

    Organisée par l'association Pachamama, l'exposition "Le Che à Paris" propose de retracer l'histoire de l'une des figures les plus importantes de l'histoire de la révolution ! Les visiteurs pourront suivre, jusqu'au 17 février 2018, les chemins empruntés par le Che lorsqu'il se rendait à Paris et d'en découvrir plus sur ses multiples facettes.

    S'il fut un grand guérillero marxiste, il était aussi et bien sûr un médecin, un poète, un voyageur, un artiste et amateur d'arts... Mais, à peine arrivée, l'exposition sur le dirigeant de la révolution cubaine provoque déjà une polémique , certains lui reprochant de mettre de côté sa part d'ombre et les nombreuses morts qu'il a causées... 

    A vous de vous faire votre avis !

    @ Ana María Hidalgo Aleu, ép. Germain

     

    @ Ana María Hidalgo Aleu, ép. Germain

     
    Anne Hidalgo est sous le feu des critiques pour son hommage rendu à Che Guevara. Sur Twitter, jeudi 28 décembre, la maire PS de Paris a qualifié le révolutionnaire marxiste argentin d’" icône romantique", à l’occasion d’une exposition consacrée au "Che" :

    "Hallucinant !@Anne_Hidalgo célèbre le romantisme du Che, une crapule sanguinaire qui a personnellement torturé et assassiné de sa main 130 malheureux dans l’abominable camp de concentration et de torture qu’il dirigeait. A quand un hommage à Pol Pot, Béria et Mao ?", a tweeté l’ancien ministre de l’éducation Luc Ferry.

    Pour la députée Les Républicains (LR) Valérie Boyer, Anne Hidalgo participe ainsi "à l’apologie des crimes communistes.

    Le leader francilien du Front national, Wallerand de Saint Just, a quant à lui dénoncé "une exposition à la gloire du stalinien Che Guevara", qualifié d' "ignoble boucher"
    Le Monde
    Ana María Hidalgo Aleu, ép. Germain  

    @ Ana María Hidalgo Aleu, ép. Germain

    Ana María Hidalgo Aleu, ép. Germain

     

    @ Ana María Hidalgo Aleu, ép. Germain

     @ Ana María Hidalgo Aleu, ép. Germain, ça commence par ici

    Autre son de cloche sur Boulevard Voltaire où Ferrán Núñez, écrivain et officier cubain, proteste contre l’exposition sur le Che organisée par la mairie de Paris et défendue par la maire Hidalgo, car présenter comme une icône “un bourreau sanguinaire, raciste et assoiffé de sang” na rien de romantique et ne correspond pas aux valeurs de la France.

       

     

    @ Ana María Hidalgo Aleu, ép. Germain

    @ Ana María Hidalgo Aleu, ép. Germain , ça continue par là...

    Et puis, pour finir et pour adoucir les mœurs: une réponse en chanson de notre chanteur d'occident préféré...

    Jean-Pax Mefret:

    Le chanteur de L'occident


    La chanson a été écrite en 1974 et a été publiée en 1975 sur le 45 tours "Le chanteur de l'occident. La version en écoute ici est la version de 1980 qui diffère de la version originale dont les paroles étaient les suivantes (cf.le 3ème couplet) mais dont je n'ai pas trouvé d'enregistrement,

     

     "Le chanteur de l'Occident" (Jean-Pax Mefret).

     

    Puisqu'il faut le dire en chansons,
    Puisque la guitare est devenue une arme,
    Je viens chanter l'espoir,
    Je chante contre le Grand Soir,
    Je viens chanter pour l'Occident.

    Puisque l'un de vous a chanté Potemkine,
    Moi je viens chanter Soljenitsyne.
    Je dénonce les camps,
    Les camps du temps présent,
    Ignorés par les nouveaux bien-pensants.

    Puisque que l'un de vous chante Che Guevara
    Moi je chante Primo de Rivera
    Je viens chanter la vie de José Antonio
    Lui c'est pour l'Occident
    Qu'il était guérillero

     

    Vous n'avez pas le monopole du mot Liberté.
    Vous n'avez pas le monopole du mot Vérité.

     

    Budapest en Hongrie,
    Prague en Tchécoslovaquie,
    Les Juifs en Sibérie,
    Le Mur de Berlin
    Et maintenant Kaboul
    Sont là pour témoigner.

    Puisqu'il faut choisir entre deux camps,
    Puisqu'il faut s'engager en chantant,
    Moi je chante l'Espoir,
    Je chante contre le Grand Soir.
    Je suis un chanteur d'Occident.

    Alors, chante l'Espoir,
    Chante contre le Grand Soir,
    Chante fort, chante pour l'Occident.
    Chante, chante, chante pour l'Occident.


    Chante, chante, chante pour l'Occident.

    Chante, chante, chante pour l'Occident.

     

     

    question du 04-05-2006, trouvée sur un site consacré aux musiques et aux chansons, et la réponse :

    Le chanteur très à droite Jean-Pax Mefret pratique-t-il l'autocensure? A-t-il mis de l'eau dans son anisette? Alors que sur le CD, un couplet du "chanteur de l'Occident" dit:
        "Même si l'un de vous parle de calomnie,
        Moi je chante les accords d'Helsinki.
        Je chante pour Sakharov,
        Et contre les tyrans
        Qui lancent leurs Anthonov sur le pays afghan."
    On peut entendre sur le vinyle un texte différent pour ce même couplet:
        "Puisque que l'un de vous chante Che Guevara
        Moi je chante Primo de Rivera
        Je viens chanter la vie de Jose Antonio
        Lui c'est pour l'Occident
        Qu'il fut guerillero"
    Est-ce de l'autocensure? Un changement de cap? Un procès contre la chanson? Ce qui me surprend, c'est que je n'ai trouvé, pas plus sur le site officiel de cet ex-extrémiste que sur d'autres qui lui sont dédiés, la moindre mension de cette ancienne version, comme si tout cela "n'avait jamais existé"… alors que si, c'est bien ce qu'il dit sur le 45 tours! 

    par fredke

    On a déjà évoqué Jean-Pax Méfret dans les forum et cela s'est terminé en queue de poisson. Par conséquent, on va éviter d'aborder à nouveau le sujet. D'une façon générale, il est d'ailleurs clairement indiqué dans la faq que les débats idéologiques ou politiques ne sont pas tolérés. Merci. 

     par Petitcurieux

     

    sur Forum : BiDoRéMi

     

     

     

     

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    3 commentaires
  • Avant-propos  

    Je ne connaissais pas du tout ce groupe strasbourgeois, dont je découvre le style musical mais qui mériterait une écoute pour laquelle je n'ai pas les compétences afin de pouvoir l'apprécier à sa juste valeur.

    Mais d'apprendre que ces trois musiciens ont eu l'heur de déplaire à missié Louis-Georges Tin du CRAN (ceci n'est pas une particule) me les rendent sympathiques et me donne l'envie de vous faire partager cette découverte rare.

     

     Prologue 

    Polaroïd

     

    POLAROID3

    CHRISTINE CLEMENT chant, composition

    CHRISTOPHE IMBS: synthétiseurs

    FRANCESCO REES: batterie, laptop


    Issus de la scène jazz actuel, les musiciens de Polaroid3 ont développé liberté et richesse de jeu dans leurs pratiques respectives avec le désir de jouer une musique personnelle qui s'aventure loin des "clichés". Formée autour des compositions de Christine Clément, la musique de POLAROID3 est porteuse d'images troublantes, denses et envoûtantes. Une "trip-pop" sensuelle et organique.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Épisode 1

    12 Février 2017

    France-bleue Alsace

    Polaroid3... Plaisirs auditifs instantanés !

    Une chanteuse, une batterie, des synthés, c’est le socle de Polaroid3. La formation défriche brillamment un vaste territoire musical, affranchi des classifications et des genres. Jazz, pop, classique, électro convergent sans jamais sombrer dans un crossover insipide.

    Polaroid3 s’inscrit ainsi dans une approche novatrice, à la recherche d’une musique renouvelée, voire expérimentale, qui n’oublie cependant pas l’émotion. Et les chansons qui traversent “Rivers” ne manquent pas d’en donner.

    Francesco Rees et Christophe Imbs tissent un écrin ensorcelant pour les compositions et la voix de Christine Clément. Elle chemine entre des sonorités synthétiques, des percussions martiales et des cordes soyeuses.

    Un univers intense et étrange qui intrigue d’abord puis qui captive franchement. On est emporté par cette musique, construite autour de boucles, d’arrangements complexes et envoûtants.

     

    Polaroïd

     

     

    Épisode 2

    21 Février 2017

    France:info

    Les artistes du groupe Polaroid3 ont été obligés de s’expliquer après la sortie de leur nouvel album Rivers, indique France Bleu Alsace mardi 21 février. Le Cran (Conseil représentatif des associations noires de France) dénonce un clip raciste. Sur les images, une femme habillée en blanc et deux hommes au visage peint en noir marchent dans une forêt et autour d’un lac gelé. Le Cran a été saisi par des internautes choqués

    Pour le président du Cran, Louis-Georges Tin, le clip véhicule des représentations racistes. "Il y a deux problèmes de racisme dans cette histoire", estime le président du Cran qui voit dans le clip, une femme entouré de "deux valets, deux hommes animaux". Cela donne selon lui "cette impression que les Noirs sont des animaux et que les animaux sont des Noirs". Le groupe s’est dit stupéfait de cette lecture de leur clip et l’a contestée. Pour Christine Clément, la chanteuse du groupe strasbourgeois, il n'est pas question de racisme. "Si on enlève le contexte, c'est complètement ridicule. C'est un paysage blanc, le blanc, le noir, les contrastes. Cela n'a rien à voir avec la couleur de peau."

    Le réalisateur du clip, le photographe Philippe Savoir se dit inquiet pour la liberté d'expression. Ce qu'il a mis "dans le clip et dans l'univers visuel global" n'est pas du tout raciste, "c'est une rêverie, un conte, un paysage onirique, sans symbolique particulière ou message subliminal", s'est-il défendu. Selon lui, dans le clip, "les gens ont le visage noirci, mais noirci ne signifie pas faire une parodie d'un africain ou d'un afro-américain et il n'y a aucune référence à ça dans le clip et à aucun endroit". Dans le Bas-Rhin, la Licra, la ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, a vu le clip. Elle ne soutient pas du tout la position du Cran qu'elle estime "exagérée". Selon sa présidente Fabielle Angel, "il n'y a rien de raciste dans ce clip".

    Le clip a suscité la polémique sur les réseaux sociaux et entraîné l’annulation du concert parisiens des Strasbourgeois, le samedi 18 février. Polaroid3 a publié un post sur sa page Facebook dans lequel il a présenté "ses excuses les plus sincères" "à tous ceux et toutes celles qui se sont sentis blessés" par certaines images du clip. Les images sur leur page Facebook ont été retirées mais le groupe ne compte pas enlever le clip.

     

    Intermède 

    l'objet du délit:

     

     

    Épilogue 

    Vous pouvez faire votre choix et votre opinion entre ces 2 explications !

    Polaroïd

         

    Polaroïd

    Pour Christine Clément, tourner ce clip

    était comme un rite de passage

         

    Pour le CRAN, c’est toute la mise en scène

    qui est choquante

    "On a fait appel à des figures mythologiques, mi-hommes, mi-bêtes pour Christophe et Francesco et moi en dame des neiges. Il était important pour nous de se transformer, ça fait partie de notre démarche artistique, de notre progression globale. Sur scène, je suis assez statique, la musique est assez méditative donc pour la vidéo, il fallait des images qui marquent."
          Le clip met en scène des hommes ayant tantôt une tête d’ours, tantôt une tête de noir, donnant l’impression d’une sorte de proximité ontologique entre les deux. Ces individus hybrides portaient un collier de paille et des tresses, comme on en a traditionnellement dans plusieurs régions d’Afrique. Ces deux hommes noirs, sauvages, animaux, suivaient docilement une maîtresse blanche, pourvue d’une coiffe blanche, d’une robe blanche, le tout dans un décor neigeux, tout à fait blanc, évidemment.

     

     

    Envoi

    Sinon, ouvertement "raciste", il y a un certain Claude Debussy, qui n'a jamais été dénoncé comme il se doit:

     

     

     

     

     

     

     

     

    ' Tin... encore lui ?

    ' Tin... encore lui ?

     et comme dirait (presque) l'autre:

    "Après l'Agésilas (..), - Hélas! - Mais après ce Haltelà, - Holà!",

    sinon...

     

    Polaroïd

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    8 commentaires
  • Le Patriote (R. Haroche)

     

     

    Le patriote...

    Je ne connaissais pas bien cette petite chanson... mais je me suis souvenu de cette histoire d'un pauvre et triste individu, se prenant sans doute pour un "performer" rebelle et engagé, enfourchant la statue de Jeanne d'Arc et lui caressant les seins pour promouvoir son dernier disque...

    C'est en recevant un courriel rappelant la lettre ouverte de Myriam Picard  à ce "freluquet" que j'ai compris jusqu'à quel point on était mal barrés !

    Autant j'arrive parfois, un (tout petit) peu, à me dire que les militants du C.R.A.N. ou les "Indigènes de la République", ou certains rapeurs plus ou moins "racisé.e.s", ou encore les mélenchonâtres obtus peuvent avoir comme "alibi" l'obligation de satisfaire une clientèle exigeante, autant j'ai envie de lui jeter mon lest sur son porte-pipe, quand il s'agit d'un pur produit marketing de la société du spectacle qui vient insulter (j'allais dire "gratuitement" !!!) tout un peuple et toute une histoire d'un pays dont il est heureux de profiter de la liberté qui lui est accordée!

    ( Merci à Marcel Quisereconnaitra ! )

    petit conseil...:

    après avoir plus ou moins entendu ou écouté cette "chose" datant de 2010  vous pourrez toujours vous dépolluer les oreilles et l'esprit avec  "Le vieux soldat" ou  "Les larmes du drapeau"

    Le Patriote

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le Patriote

    par Raphaël Haroche, plus connu sous le nom d'artiste de "Raphaël", le rebelle saltimbanque de la chanson française

    les paroles :

    Si j'étais moins intelligent
    Si j'avais pas ma carte de lâche
    J'leur foutrais mon pied dans les dents

    J'leur faciliterais pas la tâche

    En première page des magazines
    Ils sont partout dégueulant
    Leurs réformes et leur grippe porcine
    Le bon peuple et son président

    Mais la France parfois ça m'déprime
    et les français sont désolants

    Tous des camés, des pédophiles
    C'est ce qu'ils pensent ces pauvres tarés
    Si tu rentres pas dans la file
    Tu finis bien vite aux arrêts
    Et dès qu'il y en a un qui tombe
    Ils se ramènent tous regrettant
    Ils vont tous chialer sur sa tombe
    La Légion d'honneur c'est pour quand?

    Et les français sont désolants, et la France parfois ça m'déprime

     

    Le conformisme des enfants
    Qui peuvent pas aligner deux phrases
    Et le courage de leur parents
    Devant le monde qui s'embrase
    Les étrangers, ça va dans des camps
    On va quand même pas sauver le monde
    Et mes Santiag' dans tes dents
    C'est toujours mieux que d'te répondre
    Avec mes amitiés viriles
    Et c'est sûr, la France, ça me déprime

    Il faut chanter la marseillaise
    Et avé' la main sur le cœur
    Moi je la siffle avec les beurs
    Prie pour qu'au foot on soit de la baise
    L'ordre moral est bien partout
    La démago de gauche à droite
    J'aime mieux attendre qu'ils soient bien saouls
    Avant de me battre

    Et les Français sont désolants, Et le débat est captivant

     

    Ça parle encore dans les cafés
    Ça parle toujours dans les journaux
    C'est toujours nous qu'on va payer
    Tous des pourris, tous au poteau
    Que les meilleurs partent en premier
    Restent donc que les bons connards
    Ça fait longtemps que je l'avais noté
    Planqué derrière mes lunettes noires
    J'ai comme une idée qu'il faut que j'te dise
    Cette France, hé bien moi, j'la méprise

    Et les chanteurs avec quota
    Et la déprime de la radio
    Que je la coupe même quand c'est moi
    On devrait revenir au mono
    Mon pote Renaud tu nous manques tant putain
    Réveille toi car la France
    C'est devenu salement déprimant
    Depuis qu't'es parti en vacances


    Depuis qu't'es parti en vacances

    et  la musique...

    Le Patriote (R. Haroche)"Si l’on est assez loin du maître Renaud, on appréciera tout de même toute la partie instrumentale, qui nous rappellera la délicieuse ambiance dylanienne.": (lu sur "Éteignez votre ordinateur"... un conseil qu'eux mêmes auraient peut-être du suivre, avant de porter un jugement aussi brut et expéditif - pauvre Bob !!! )

     ⇐ et ici, l'amb.. l'ambibibance.. l'ambiance du "raîm.. du maîrtre maître Re.. Rere.. Renaud"...

     

    Quelques explications de l'artiste, à propos d'une certaine polémique à propos de son œuvre:

    Dans votre chanson le Patriote, vous déclarez: "Il faut chanter la Marseillaise/Et avé’ la main sur le cœur/Moi je la siffle avec les Beurs". Qu’attendez-vous pour quitter ce pays que vous ne respectez pas ?

    Cette chanson est une réponse à cette phrase lamentable "la France tu l’aimes ou tu la quittes", qui sous-entend que l’on ne peut pas critiquer son pays. C’est précisément parce que j’aime mon pays que je ne supporte pas la manière dont on l’offense en étant aussi idiot.

    Regrettez vous d’avoir participé à l’émission "on n’est pas couché" ? Que pensez vous des attaques plutôt injurieuses de Eric Naulleau et Eric Zemmour ?

    Je pense que c’est leur métier de critiquer ou de ricaner, ils sont payés pour ça. Ces attaques ne m’affectent pas du tout. Je ne connaissais pas cette émission. Les invités doivent rester environ 4 heures sur le plateau, c’est ce qui m’a le plus dérangé.

     

     

    Le Patriote (R. Haroche)

     .même pas vrai !

     

    ...heureusement, on trouve aussi parfois une réaction saine et amusante: 

     

    Le Patriote (R. Haroche)

     

     

     

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  • Texte de 1980... un peu vieilli.

    Sinon, vous pouvez écouter ce même "chanteur de l'Occident" dans:

    Le chant des Partisans

    Le vieux soldat

    "Vous allez me traiter de Réac " - (Les Démagos) - Jean-Pax Méfret - 1980

     

    Vous allez dire que je suis facho. Mais vous me filerez pas le trac..

     

     

     Chanson "Les Démagos" de Jean-Pax Méfret (Mars 1980)

    Depuis que ma mémoire existe,

    Je vous ai entendus vanter

    Toutes les solutions marxistes

    Au nom des peuples à libérer.

     

    Mais quand le jour maudit arrive

    Que vos régimes sont au pouvoir,

    Le pays part à la dérive,

    Et puis se lève le soleil noir.

     

    Vous allez me traiter de réac'

    Vous allez dire que je suis facho.

    Mais vous n' me filez pas le trac,

    Vous, les pros de la démago,

    Je sais ce que valent vos mots.

     

    Le sang qui coule sur Pnoh-Pehn

    A pris sa source dans vos esprits.

    Vous avez fait germer la haine

    En soutenant Khomeiny.

     

    Vous êtes tous responsables

    De ces horizons sans espoirs,

    Et vos consciences de coupables

    Portent la tâche du soleil noir.

     

    Vous allez me traiter de réac'

    Vous allez dire que je suis facho.

    Mais vous n' me filez pas le trac,

    Vous, les pros de la démago,

    Je sais ce que valent vos mots.

    Avant de reprendre vos plumes,

    Pour creuser de nouveau abimes,

    Traversez les rideaux de brume,

    Venez dénombrer vos victimes.

     

    Ça vous évitera d'écrire

    Pour faire pardonner vos mouroirs.

    Je n'savais pas que ce serait pire

    Lorsque se lève le soleil noir.

     

    Vous allez me traiter de réac'

    Vous allez dire que je suis facho.

    Mais vous n' me filez pas le trac,

    Vous, les pros de la démago,

    Je sais ce que valent vos mots.

     

    Vous allez me traiter de réac'

    Vous allez dire que je suis facho.

    Mais vous n' me filez pas le trac,

    Vous, les pros de la démago,

    Je sais ce que valent vos mots.

     

    Moi, je ne suis pas un réac'

    Moi, je ne suis pas un facho.

    Et je ne crains pas vos attaques,

    Vous, les pros de la démago,

    Soldats de l'armée des Charlots.

     

    Je sais ce que valent vos mots,

    Soldats de l'armée des Charlots.

     

     

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    2 commentaires
  •  

    C'est un long article, je sais...

    mais j'ai appris plein de choses en le rédigeant,

    j'espère qu'il en sera de même pour vous:

    entre des chansons (heureusement) méconnues de Renaud 

    et le programme de R.Camus à la présidentielle de 2017.

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     Quel "Renaud" êtes-vous ?
     

    Renaud vs Renaud

     
    A ma gauche: Renaud Séchan, le "chanteur énervant"... A ma droite: Renaud Camus, un "écrivain agaçant"...
     
     

    faîtes vos jeux... rien ne va plus !

    Renaud vs Renaud

     
     
     

    Renaud Camus,

    le candidat qui trouve que c’était mieux avant

    L’élection présidentielle (de 2017) sera en fait un référendum autour de cette question simple : "Acceptez-vous que la France cesse d’être la patrie du seul peuple français (et assimilés) ?". Par conviction ou par résignation, par lâcheté le plus souvent, à peu près tous les candidats répertoriés jusqu’à ce jour représentent tacitement ou expressément le OUI. Il en faut un qui représente le NON : je suis décidé à être celui-là.

    (1) Il sera mis un terme immédiat à toute immigration, quitte à ce que la France doive se retirer ou soit exclue, au moins provisoirement, de certaines instances supra ou internationales qui se révèlent dans leur pratique les instruments mêmes du remplacisme global, l’idéologie qui promeut le Grand Remplacement et tous les autres.

    (2) Le droit d’asile ne pourra être accordé, au cas par cas, que sur demande présentée hors du territoire national. La présence d’étrangers non autorisés sur le territoire national ne sera en aucune façon, pour eux, créatrice de droits mais elle constituera au contraire un délit entraînant l’expulsion immédiate, aux frais du contrevenant.

    .../...

    (4) On prendra au mot ceux qui répudient par leurs attitudes, leur accoutrement ou leurs paroles — et ils sont des millions —, leur caractère de Français. Tout reniement public, en paroles ou en actes, de l’appartenance au peuple français, de la part d’immigrés ou de descendants d’immigrés extraeuropéens, entraînera la déchéance de nationalité et constituera un titre à la remigration.

    (5) Le dit “droit du sol” sera supprimé.

    (6) La dite “double peine” sera rétablie.

    (7) L’adoption d’enfants extraeuropéens sera interdite, sauf obligation, pour les parents, d’aller les élever sur place ou de participer à distance à leur éducation ; même en ce dernier cas, l’adoption n’entraînera pas la citoyenneté de l’adopté.

    (8) Il ne sera plus procédé ni à “régularisations” ni à naturalisations, sauf rarissimes cas exceptionnels, pour services éminents rendus à la nation.

    (9) Les permis de séjour renouvelables ne seront pas renouvelés, sauf cas exceptionnels comme à l’article précédent.

    (10) Toute condamnation d’un immigré ou descendant d’immigré à moins de cinq ans de prison pourra donner lieu à remise de peine en échange d’un consentement effectif à la remigration immédiate.

    .../...

     

    (12) Il sera établi une charte de ce qui constitue la culture et la civilisation françaises ou européennes dans les comportements comme dans les références ; et ce qui n’en relève pas, dès lors que c’est adopté comme mode de vie, sera considéré comme impliquant une vocation à la remigration. Aucune égalité ne sera admise, sur le territoire national et éventuellement européen, entre ce qui appartient à cette civilisation — christianisme, judaïsme, héritage gréco-romain, traditions celtes, pratique du libre-examen, liberté sexuelle, courtoisie, indépendance des femmes, etc. —, et ce qui n’y appartient pas ou, a fortiori, s’y oppose.

    (13) Toute foi musulmane intense et extériorisée sera jugée étrangère aux traditions nationales et à la civilisation européenne, et impliquant par la même une vocation manifeste et autoproclamée à la remigration ou à l’exil vers de quelconques terres d’islam. Un musulman convaincu qui désire vivre en France et en Europe est dans la contradiction totale avec lui-même et avec les principes de sa religion — sauf, bien entendu, s’il entend conquérir ces territoires pour sa foi et sa civilisation, ce qui, bien entendu, n’est pas acceptable pour les Européens.

    (14) Toute nouvelle construction de mosquée sera interdite, comme contraire à la charte de la civilisation européenne (12). La plupart de celles qui existent déjà seront démolies ou converties en vue de quelque autre fonction, au fur et à mesure de la remigration.

    (15) La Grande Déculturation, la décivilisation, la substitution systématique de la sous-culture à la culture, du divertissement de masse à la vie avec la pensée, le “Petit Remplacement”, sont la condition nécessaire du Grand. Lutter contre l’un n’a pas de sens sans un combat simultané contre les autres, sans une reprise déterminée dans les domaines intellectuel, culturel, artistique, spirituel et d’abord scolaire. Hélas, du fait des corporatismes divers qui y sévissent, le système scolaire dans son ensemble n’est plus réformable, du moins à court terme et autrement que par l’exemple. Au lieu de tenter vainement une millième réforme, on créera une sécession scolaire interne, à l’intérieur du système, sur le fondement d’un triple volontariat : des maîtres, des professeurs, des élèves. Pour cet enseignement réformé il sera alloué des établissements et des crédits au pro rata des volontariats.

    (16) Le corps professoral et l’enseignement lui-même seront divisés en trois branches à peu près égales quant aux moyens mis à leur disposition : générale, professionnelle et d’assistance individuelle. L’objectif recherché sera un égal accès à l’inégalité, à cette inégalité fondamentale, et d’abord avec soi-même, que constituent par excellence l’éducation et la culture. À cette fin le corps professoral d’assistance individuelle sera à la disposition de tout élève ou de tout adulte qui jugerait insatisfaisante sa situation scolaire, intellectuelle, culturelle ou professionnelle, et qui serait désireux de l’améliorer par son travail. Le désir de la connaissance, et la claire conscience du privilège que c’est de se la voir transmise, seront considérés comme le moteur de l’enseignement.

    (17) Dans les établissements réformés le savoir ne sera prodigué qu’à ceux qui le désirent et n’empêchent pas leurs camarades de l’acquérir. Ceux qui se révèleraient incapables ou sans désir d’en profiter ne connaîtraient pas sort plus amer que le retour au système actuel, dont les champions célèbrent tant les mérites. Il faut espérer toutefois que ce système actuel sera rapidement influencé par les sanctuaires de qualité érigés en son sein, et qu’il manifestera progressivement la volonté de s’y agréger, ce qui ne pourra se faire, bien sûr, que sur le fondement du triple volontariat.

    (18) Dans les établissements réformés selon la méthode du triple volontariat seront rétablis l’autorité, le formalisme tempéré par la gentillesse, par l’in-nocence et par la courtoisie, l’enseignement du grec et du latin, la chronologie continue pour les enseignements d’histoire, d’histoire de l’art et de littérature, etc. On y observera la semaine de cinq jours, et les trimestres ne connaîtront qu’une seule courte interruption. Les rythmes scolaires annuels seront ceux du calendrier chrétien, sans qu’il soit le moins du monde tenu compte des exigences du tourisme, de l’hôtellerie ou des civilisations étrangères.

    (19) Le projet antiremplaciste, celui qui s’oppose à la poursuite du Grand Remplacement et que devra incarner notre candidat ou candidate, repose sur la claire conscience que le remplacisme, son formidable adversaire, est un tout, un totalitarisme, une conception matérialiste et basse, cynique, post-industrielle et même post-humaine, antispiritualiste et purement économique de l’homme, dont elle fait l’“homme remplaçable”, déculturé, décivilisé, désoriginé, artificialisé comme le sol où il est produit, réduit à l’état d’objet, délocalisable et interchangeable à merci. Le projet, le nôtre, qui va contre ces desseins mécanistes doit prendre à revers les préjugés et clichés des médias — c’est-à-dire, pour l’essentiel, du pouvoir remplaciste — et se poser, lui, contre toutes leurs attentes, en champion de tout ce qu’ils ont abandonné, de la haute culture, de la discrimination intellectuelle et artistique, de l’élévation spirituelle.

    (20) Gestation Pour Autrui et Procréation Médicalement Assistée participent manifestement du remplacisme global, dans ses desseins de remplacibilité générale, d’interchangeabilité universelle, de chosification post-industrielle et normalisée du vivant. On s’y opposera résolument.

    (21) La loi de 1993 sur les prénoms, accordant toute latitude aux parents de donner à leurs enfants n’importe quel prénom de leur choix ou de leur composition, sera abolie. On reviendra à l’ancien système, c’est-à-dire à une liste (très longue) de prénoms autorisés, empruntés aux saints du calendrier, au martyrologe chrétien, aux héros antiques et modernes. Il ne sera pas permis de changer de prénom à volonté, ni bien sûr de nom. Quant au patronyme au sens strict, il redeviendra la règle, à laquelle il ne pourra être contrevenu que par décision de justice. Il est essentiel de réinscrire les Français dans la lignée, c’est-à-dire dans l’histoire, dans le temps, dans la longue durée, plutôt que de les abandonner, sous couvert de libertés individuelles, à une anomie présentéiste, hors-siècles autant que hors-sol, qui bien entendu est la condition souhaitée pour eux, c’est-à-dire pour lui, pour ses intérêts et ses desseins, par le remplacisme global.

    .../...

     

    (23) Étant donné l’état de délabrement avancé de notre pays, de notre culture et de notre civilisation après quarante ans de remplacisme de gauche ou de droite, et compte tenu des mauvaises volontés à l’œuvre, il faudra suivre, dans nombre de domaines de l’activité et de la pensée, une politique de sanctuaires : sanctuaires pour l’école nous venons de le voir, sanctuaires pour la culture, sanctuaires pour la beauté du monde, dressés en forteresses ou en couvents fortifiés, en jardins clos, parcs protégés et zones à défendre contre l’hébétude, le devenir-banlieue général, le réensauvagement de l’espèce. Écoles, grandes écoles, musées, ateliers, laboratoires, conservatoires, sites pour la réflexion, pour la recherche ou la méditation, monuments historiques, monastères, lieux préservés du silence, parcs nationaux, réserves ornithologiques ou autres : les sanctuaires seront des points d’appui pour la reconquête, des modèles, des sources d’inspiration et d’espérance.

    (24) Il sera créé une station de radio et une chaîne de télévision consacrées à la culture, à l’art, à la science, à la vie avec la pensée, sans parasitage aucun par la politique, l’idéologie, le divertissement et le désir d’audience. Ces deux médias pourront puiser à satiété, pour la réalisation de grands entretiens, par exemple, dans le réservoir très sous-exploité des artistes, des compositeurs, des écrivains, des philosophes, des savants, et bien entendu de leurs œuvres, et de celles du passé, sans oublier les enregistrements d’archives.

    .../...

     

    26) Dans les établissements scolaires seront données des leçons d’in-nocence, c’est-à-dire de non-nuisance, de façon à ce que soit rétabli et renforcé ce principe fondateur de tout contrat social, de tout civisme et de toute civilité : la résolution de ne pas nuire, que ce soit par son bruit, par son incivilité justement, par son agressivité ou par le truchement de la pollution, qu’elle soit sanitaire ou esthétique. Comme l’antiremplacisme, l’in-nocence est une écologie (et une règle de vie).

    (27) Les zones encore vides du territoire seront sanctuarisées et tout empiètement sur elles, notamment sous la forme d’“aménagement touristique en vue de retombées économiques” sera interdit.

    (28) Des aménagements fiscaux et une fiscalité résolument écologique favoriseront la restauration du patrimoine bâti plutôt que la construction de logements nouveaux. Le remigration, d’autre part, favorisera la lutte contre l’artificialisation du territoire et résoudra d’elle-même la dite “crise du logement”, qui n’est bien entendu qu’un effet collatéral parmi tant d’autres de l’interminable submersion migratoire, lente ou précipitée.

    (29) La construction d’éoliennes sera immédiatement interrompue. Un des caractères propres de l’écologie antiremplaciste (expression qui est presque un pléonasme, tout antiremplacisme étant immédiatement écologique) est son caractère esthétique : il s’agit pour elle de préserver aussi et peut-être d’abord la beauté du monde, les paysages, la nature, les droits des animaux, le patrimoine, la dignité de la présence sur la terre. La lutte contre le réchauffement climatique sera menée principalement comme un combat pour la réduction de la consommation d’énergie.

    .../...

     

    (36) Le septennat sera rétabli, comme l’exige la cohérence des institutions de la Ve République.

    .../...

     

    (39) Toutes les lois relatives à la parité entre les hommes et les femmes seront abolies. Les femmes n’ont pas à subir l’humiliation de ne devoir qu’à la loi leur présence ici ou là.

    (40) Les ministres et responsables des grands services, organismes et agences d’État seront nommés en fonction de leurs seules compétences et sans considération de leurs origines, de leur sexe ou de leurs préférences sexuelles.

    (41) Les départements et les régions seront supprimés, les anciennes provinces rétablies, quitte à ce que soient regroupées certaines des plus petites, comme jadis l’Aunis et la Saintonge. Cette révision de la carte administrative pourra et devra s’opérer pratiquement sans dépense, en utilisant les structures existantes. Le nombre des conseillers élus sera fortement réduit.

    .../...

     

    (47) La France agira pour un retour de l’Europe en tant que puissance dans l’histoire, et donc pour son réarmement rapide, non seulement moral, intellectuel, culturel et spirituel mais aussi militaire. Notre continent, avec la civilisation qu’il porte, doit reconquérir sa pleine indépendance et rejeter avec détermination les deux colonisations dont il est victime : démographique et civilisationnelle de la part de l’Afrique, culturelle, économique et politique de la part des États-Unis. Il lui faut mettre fin de toute urgence, de préférence par des moyens politiques et pacifiques, à l’invasion migratoire dont il fait l’objet, et d’autre part se donner les moyens d’assurer enfin lui-même sa propre défense, de façon à n’avoir pas, s’il parvient à se libèrer d’une tutelle, à se précipiter servilement vers une autre.

    (48) La France soutiendra partout, comme elle l’exige pour elle-même, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à posséder un État, qu’il s’agisse des Tibétains, des Kurdes, des Kabyles, des Sahraouis ou d’autres.

    (49) La France, avec ses amis et alliés patriotes, antiremplacistes, anticolonialistes et résistants européens, œuvrera à une refonte fondamentale de l’Union européenne dans un sens confédéral, sur le modèle de la Confédération hélvétique, avec stricte et simple répartition des pouvoirs entre les États et l’autorité confédérale. Elle proposera la rapide rédaction et le vote d’approbation ou de rejet, au suffrage universel, d’une constitution européenne prévoyant notamment l’élection d’un président, également au suffrage universel.

    (50) La France proposera la création d’une académie européenne de la Culture, composée des écrivains, des artistes, des compositeurs, des savants et des penseurs les plus éminents du continent et de ses îles, afin de bien marquer que la nouvelle élaboration européenne doit s’opérer à partir de la culture et sur le fondement de la civilisation commune.

    .../...

     

    (54) L’aide aux pays en voie de développement devra atteindre le seuil de 1 % du budget de l’État. Cette aide sera liée à des projets déterminés étroitement contrôlés et suivis, et elle pourra aller à des particuliers, à des organisations ou à des populations soigneusement choisies, sans passer nécessairement par le truchement des États et de leurs dirigeants.

    .../...

     

    (56) Il sera institué un salaire universel, ou revenu de base inconditionnel : il est la condition d’application évidente du point précédent, et il se trouve d’autre part en conformité entière avec toute analyse sérieuse de la situation du travail dans le monde, qui montre bien qu’il y en aura partout de moins en moins. L’Europe, entrant en stagnation ou en légère décroissance économique (et démographique), ne fait qu’être en avance sur le reste du monde, comme elle l’a toujours été. Il y a certes un problème de revenus, pour les individus, il n’y a pas de problème de l’emploi. Être employé n’est pas une fin en soi, ne pas l’être peut être un idéal. Il faut développer massivement le travail indépendant. L’auto-entreprise a plus d’avenir que le salariat, et elle est plus que lui à encourager et à défendre.

    (57) Il sera dressé une liste des biens immobiliers ou mobiliers, monuments historiques, sites, lieux de mémoire, établissements, sociétés qui, de par leur portée symbolique telle que définie dans la Charte de la culture française et européenne (cf. 12), ne pourront pas être aliénés à des étrangers, même, dans certains cas, européens. Un certain nombre de grands hôtels, par exemple, représentatifs, de par leur nom, leur situation ou leur prestige, de l’hospitalité et de l’art de vivre à la française, devront être maintenus, au besoin par la loi, entre des mains françaises. Pour d’autres raisons, à la fois identitaires et stratégiques, il en ira de même, autre exemple, de la plupart des clubs de football et autres clubs de sport, des aéroports, des gares, des ports, des autoroutes, etc.

    .../...

     

    (62) La défense de la langue française sera mise au centre du débat et tiendra une large place dans l’action politique. D’une part on soutiendra sa diffusion et sa présence dans le monde comme langue de culture, de diplomatie et d’échange, d’autre part elle sera étayée de l’intérieur par une attention portée dès les premières années d’école à sa structure même, à sa syntaxe, à son vocabulaire, à sa prononciation, à ses plus hautes illustrations littéraires, poétiques, philosophiques et scientifiques. De brefs jeux radiophoniques et télévisuels, après certaines émission de large diffusion et sur des sujets sans caractère tragique, pourront porter sur les propos des journalistes du service public et sur ceux des autres intervenant qui auront acceptés d’y être soumis. D’étroits jurys composites et renouvelés en permanence, “puristes” et “libéraux”, décideraient alors de l’attribution de points aux candidats qui prétendraient relever solécismes, barbarismes, impropriétés et “cuirs” de toute espèce…

    .../...

     

    (72) Plutôt que démolies ou sécularisées trivialement, les églises désaffectées pourront être érigées en sanctuaires du silence.

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    (74) . Sera rétabli un service militaire d’un an. Les jeunes gens dont la famille est française depuis moins de cinquante ans en seront dispensés, ainsi que les femmes. Ils pourront y participer à titre volontaire.

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    (78) Le latin sera proposé comme une des langues officielles de l’Union européenne. Son étude dès le collège sera vivement encouragée et sa renaissance comme langue vivante, sur le modèle de celle de l’hébreu, sera activement soutenue.

    (79) La France proposera le transfert de la capitale de l’Union européenne à Vienne, ville impériale vacante d’un empire, idéalement située aux confins de l’Europe du Nord et de l’Europe du Sud, de l’Europe de l’Ouest et de l’Europe de l’Est. Le palais de Schönbrunn pourra offrir à un président élu au suffrage universel une résidence digne de son rôle et de la détermination de notre civilisation à redevenir elle-même.

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    (84) Il sera établi à Paris, sur le modèle de la Villa Médicis à Rome, donc dans un bâtiment prestigieux, une Académie internationale destinée à de jeunes artistes, écrivains, compositeurs et penseur étrangers, sélectionnés sur dossier (le “Prix de Paris”) et qui pourront séjourner deux ans dans notre capitale en y étant confortablement logés et rémunérés.

    (85) Il sera établi un statut de citoyen d’honneur, sur le modèle de celui des “Trésors nationaux vivants” du Japon. Ce statut sera destiné à des artistes ou penseurs, peintres, sculpteurs, compositeurs, écrivains, philosophes, savants, chercheurs, cinéastes, poètes ayant apporté une contribution de haute valeur et de grand prestige, pas nécessairement reconnue par le grand public, à la culture, à l’art et à la vie intellectuelle française. Il comportera l’attribution d’une pension de cinq mille euros par mois, la dispense de toute imposition, la gratuité des transports, la mise à disposition d’un ou deux assistants ou davantage si nécessaire, et, éventuellement, celle d’un logement ou deux dans des bâtiments de l’État.

    (86) Sauf rarissimes exceptions sur décision du Conseil d’État (en cas de disparition, notamment), les fusions de communes seront interdites. La France n’est pas une entreprise en mal de gestion optimisée, et son territoire, pétri d’histoire et de références littéraires, religieuses, patrimoniales, ne doit pas être administré comme un terrain vague soumis, dans un présent perpétuellement renouvelé, à d’uniques contraintes d’opportunité économique ou pratique.

     
     
    A capella... comme un vrai chanteur
    Renaud - Crève salope
     
     
    Je v'nais de manifester au Quartier
    J'arrive chez moi fatigué, épuisé,
    Mon père me dit : Bonsoir fiston comment qu'ça va ?
    J'lui réponds : Ta gueule sale con, ça t'regarde pas !
    Et j'ui ai dit : Crève salope !
    Et j'ui ai dit : Crève charogne !
    Et j'ui ai dit : Crève fumier !
    VLAN ! Une beigne !

    Le lend'main, comme tous les jours, j'vais au lycée
    Je rencontre dans la cour mon prof d'anglais,
    Elle me dit : Bonjour jeune homme, comment qu'ça va ?
    J'ui réponds : Ta gueule sale conne, ça t'regarde pas !
    Et j'ui ai dit : Crève salope !
    Et j'ui ai dit : Crève charogne !
    Et j'ui ai dit : Crève fumier !
    VLAN ! Une beigne !

    L'proviseur m'a convoqué le lendemain,
    Dans son cabinet privé pour un entretien,
    Y m'dit : Essuyez vos pieds avant d'entrer.
    J'ui ai dit : Écoute mon pote, tu m'laisses causer !
    Et j'ui ai dit : Crève salope !
    Et j'ui ai dit : Crève charogne !
    Et j'ui ai dit : Crève fumier !
    VLAN ! Viré !

    Je m'suis r'trouvé dans la rue, abandonné
    J'étais complèt'ment perdu, désespéré,
    Un flic me voit et me dit : Qu'est-c'tu fous ici ?
    A l'heure qu'il est tu devrais être au lycée,
    Et j'ui ai dit : Crève salope !
    Et j'ui ai dit : Crève charogne !
    Et j'ui ai dit : Crève fumier !
    VLAN ! Bouclé !

    Je m'suis r'trouvé enfermé à la Santé,
    Puis j'ai été condamné à être guillotiné ;
    Le jour d'mon exécution j'ai eu droit au cur'ton.
    Y m'dit : Repentez-vous mon frère dans une dernière  prière,
    Et j'ui ai dit : Crève salope !
    Et j'ui ai dit : Crève charogne !
    Et j'ui ai dit : Crève fumier !
    VLAN ! Y z'ont tranché !
     
     

    Renaud vs Renaud

     
     
    La poésie libertaire à l'état pur...

    Renaud – Où est-ce que j'ai mis mon flingue ?

     

    J'veux qu'mes chansons soient des caresses
    Ou bien des poings dans la gueule,
    A qui qu'ce soit que je m'agresse
    J'veux vous remuer dans vos fauteuils.

    Alors, écoutez-moi un peu,
    Les pousse-mégots, et les nez d'bœufs,
    Les ringards, les folkeux, les journaleux.

    D'puis qu'y'a mon nom dans vos journaux,
    Qu'on voit ma tronche à la télé,
    Où j'vends ma soupe empoisonnée
    Vous m'avez un peu trop gonflé.

    J'suis pas chanteur pour mes copains,
    Et j'peux être teigneux comme un chien.

    J'déclare pas avec Aragon,
    que l'poète a toujours raison.
    La femme est l'avenir des cons

    Et l'homme est l'avenir de rien.

    Moi, mon av'nir est sur le zinc
    D'un bistrot des plus cradingues
    Mais bordel !
    Où c'est qu'j'ai mis mon flingue ?
    J'ai mis la main sur ma flingue !

    J'vais pas m'laisser emboucaner
    Par les fachos, par les gauchos,
    Tous ces pauv' mecs endoctrinés
    Qui foutent ma révolte au tombeau.

    Tous ceux qui m'traitent de démago
    Dans leurs torchons qu'j'lirai jamais :
    "Renaud c'est mort, il est récupéré".

    Tous ces p'tits bourgeois incurables
    Qui parlent pas, qu'écrivent pas, qui bavent
    Qui vivront vieux leur vie d'minables
    Ont tous dans la bouche un cadavre.

    T't'façon, j'chante pas pour ces blaireaux
    Et j'ai pas dit mon dernier mot.

    C'est sûr'ment pas un disque d'or
    Ou un Olympia pour moi tout seul
    Qui me feront virer de bord
    Qui me feront fermer ma gueule.

    Tant qu'y'aura d'la haine dans mes s'ringues
    Je ne chant'rai que pour les dingues
    Mais bordel ! Où c'est qu'j'ai mis mon flingue ?

    Y'a pas qu'les mômes, dans la rue,
    Qui m'collent au cul pour une photo,
    Y'a même des flics qui me saluent,
    Qui veulent que j'signe dans leurs calots.

    Moi, j'crache dedans, et j'crie bien haut
    Qu'le bleu marine me fait gerber
    Qu'j'aime pas l'travail, la justice et l'armée.

    C'est pas d'main qu'on m'verra marcher
    Avec les connards qui vont aux urnes
    Choisir çlui qui les f'ra crever.
    Moi, ces jours-là, j'reste dans ma turne.

    Rien à foutre de la lutte d'crasses
    Tous les systèmes sont dégueulasses !

    J'peux pas encaisser les drapeaux
    Quoi qu'le noir soit le plus beau.
    La Marseillaise, même en reggae,
    Ça m'a toujours fait dégueuler.

    Les marches militaires, ça m'déglingue
    Et votr' République, moi, j'la tringle
    Mais bordel ! Où c'est qu'j'ai mis mon flingue ?

    D'puis qu'on m'a tiré mon canif
    Un soir au métro Saint-Michel
    J'fous plus les pieds dans une manif
    Sans un nunchaku, un cocktail

    A Longwy comme à Saint-Lazare
    Plus de slogans face aux flicards
    Mais les fusils, des pavés, des grenades !

    Gueuler contre la répression
    En défilant "Bastille-Nation"
    Quand mes frangins crèvent en prison
    Ça donne une bonne conscience aux cons

    Aux nez-d'boeux et aux pousse mégots
    Qui foutent ma révolte au tombeau.

    Si un jour j'me r'trouve la gueule par terre
    Sûr qu'ça s'ra d'la faute à Baader.
    Si j'crève le nez dans le ruisseau
    Sûr qu'ça s'ra d'la faute à Bonnot.

    Pour l'instant, ma gueule est sur le zinc
    D'un bistrot des plus cradingues,
    Mais faites gaffe ! J'ai mis la main sur mon flingue !

     
    Renaud vs Renaud
     
    Un classique, mais qui plait toujours...
    Renaud - Hexagone

     
    Ils s'embrassent au mois de Janvier
    Car une nouvelle année commence
    Mais depuis des éternités
    L'a pas tell'ment changé la France

    Passent les jours et les semaines
    Y a qu'le décor qui évolue
    La mentalité est la même
    Tous des tocards, tous des faux culs

    Ils sont pas lourds, en février
    À se souvenir de Charonne
    Des matraqueurs assermentés
    Qui fignolèrent leur besogne

    La France est un pays de flics
    À tous les coins d'rue y'en a 100
    Pour faire régner l'ordre public
    Ils assassinent impunément

    Quand on exécute au mois d'mars
    De l'autr' côté des Pyrénées
    Un anarchiste du pays basque
    Pour lui apprendre à s'révolter

    Ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
    De cette immonde mise à mort
    Mais ils oublient qu'la guillotine
    Chez nous aussi fonctionne encore

    Être né sous l'signe de l'hexagone
    C'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment
    Et le roi des cons, sur son trône
    J'parierai pas qu'il est all'mand

    On leur a dit, au mois d'avril
    À la télé, dans les journaux
    De pas se découvrir d'un fil
    Que l'printemps c'était pour bientôt

    Les vieux principes du seizième siècle
    Et les vieilles traditions débiles
    Ils les appliquent tous à la lettre
    Y m'font pitié ces imbéciles

    Ils se souviennent, au mois de mai
    D'un sang qui coula rouge et noir
    D'une révolution manquée
    Qui faillit renverser l'Histoire

    J'me souviens surtout d'ces moutons
    Effrayés par la Liberté
    S'en allant voter par millions
    Pour l'ordre et la sécurité

    Ils commémorent au mois de juin
    Un débarquement d'Normandie
    Ils pensent au brave soldat ricain
    Qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui

    Ils oublient qu'à l'abri des bombes
    Les Français criaient, 'Vive Pétain'
    Qu'ils étaient bien planqués à Londres
    Qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin

    Être né sous l'signe de l'hexagone
    C'est pas la gloire, en vérité
    Et le roi des cons, sur son trône
    Me dites pas qu'il est portugais

    Ils font la fête au mois d'juillet
    En souv'nir d'une révolution
    Qui n'a jamais éliminé
    La misère et l'exploitation

    Ils s'abreuvent de bals populaires
    D'feux d'artifice et de flonflons
    Ils pensent oublier dans la bière
    Qu'ils sont gouvernés comme des pions

    Au mois d'août c'est la liberté
    Après une longue année d'usine
    Ils crient, "Vive les congés payés"
    Ils oublient un peu la machine

    En Espagne, en Grèce ou en France
    Ils vont polluer toutes les plages
    Et par leur unique présence
    Abîmer tous les paysages

    Lorsqu'en septembre on assassine
    Un peuple et une liberté
    Au cœur de l'Amérique latine
    Ils sont pas nombreux à gueuler

    Un ambassadeur se ramène
    Bras ouverts il est accueilli
    Le fascisme c'est la gangrène
    À Santiago comme à Paris

    Être né sous l'signe de l'hexagone
    C'est vraiment pas une sinécure
    Et le roi des cons, sur son trône
    Il est français, ça j'en suis sûr

    Finies les vendanges en Octobre
    Le raisin fermente en tonneaux
    Ils sont très fiers de leurs vignobles
    Leurs, 'Côtes-du-Rhône', et leurs, 'Bordeaux'

    Ils exportent le sang de la terre
    Un peu partout à l'étranger
    Leur pinard et leur camenbert
    C'est leur seule gloire à ces tarrés

    En Novembre, au salon d'l'auto
    Ils vont admirer par milliers
    L'dernier modèle de chez Peugeot
    Qu'ils pourront jamais se payer

    La bagnole, la télé, l'tiercé
    C'est l'opium du peuple de France
    Lui supprimer c'est le tuer
    C'est une drogue à accoutumance

    En décembre c'est l'apothéose
    La grande bouffe et les p'tits cadeaux
    Ils sont toujours aussi moroses
    Mais y a d'la joie dans les ghettos

    La Terre peut s'arrêter d'tourner
    Ils rat'ront pas leur réveillon
    Moi j'voudrais tous les voir crever
    Ètouffés de dinde aux marrons

    Être né sous l'signe de l'hexagone
    On peut pas dire qu'ca soit bandant
    Si l'roi des cons perdait son trône
    Y aurait 50 millions de prétendants
     
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