• Chanson de 1969...

    c'en est presque comique, on dirait du deuxième degré !

    EmdV

     

     

     La Révolution...

    Le père Legrand dit à son p’tit gars

    - Mais enfin bon sang qu’est-ce qu’y a

    Qu’est-ce que tu vas faire dans la rue fiston ?

    - J’vais aller faire la révolution

     

    - Mais sapristi bon sang d’ bon sang

    J’te donne pourtant ben assez d’argent

    - Contre la société d’ consommation

    J’veux aller faire la révolution

     

    La Révolution ! La Révolution !

     

    - Mais enfin j’t’a payé l’école

    C’est pourtant pas des fariboles

    - On n’nous apprend qu’des insanités

    Et on nous empêche de contester

     

    Ah si tu travailles comme ça j’ai peur

    Qu’tu passes pas dans la classe supérieure

    Les différences de classe nous les supprimerons

    C’est pour ça qu’on fait la révolution

     

    La Révolution ! La Révolution !

     

    - Enfin tu vas pas sortir maintenant

    Regarde dehors c’est plein d’agents !

    - Non papa c’est des CRS

    Et j m’en vas leur botter les fesses

     

    - Mais voyons fiston n’vois-tu pas

    Que c’est les Rouges qui sont derrière tout ça

    - Oh papa j’t’en prie, tu déconnes

    Laisse la peur du rouge aux bêtes à cornes

     

    C’est la Révolution ! La Révolution !

     

    - Mais enfin explique-moi mon p’tit

    Qu’est-ce qu’y raconte ce Cohn-Bendit

    - Y m’a fait comprendre que t’étais con

    Et moi j’veux faire la révolution

     

    La Révolution ! La Révolution

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

    Le vieux soldat

    Dans ses yeux, il y a de la souffrance,
    ça ne se voit pas.
    Dans son coeur, il y a de la vaillance,
    ça ne s'entend pas.
    Ses bras ont perdu leur puissance,
    mais il est toujours là,
    prêt à se lever pour la France,
    le vieux soldat.

    Derrière lui, il y a une existence,
    que je n'te raconte pas.
    ça commence dans la Résistance,
    c'est loin déjà.
    Il sortait à peine de l'enfance,
    en ce temps là,
    quand les nazis crevaient la France,
    et c'est pour ça

    REFRAIN
    Ca lui fait mal, toutes ces insultes,
    cracher sur la France que l'on traite de pute.
    Ca lui fait mal, le drapeau brûlé, le drapeau souillé
    la mémoire tachée.

    Ca lui fait mal, il l'a mauvaise,
    lorsque l'on siffle la Marseillaise
    Ca lui fait mal, voir son pays livré au mépris,
    il en est meurtri.
    Le respect, il veut du respect,
    juste du respect, le respect.


    Les symboles ont de l'importance,
    pour cet homme là.
    La vision de toutes les offenses,
    Fait du dégât.
    Il faut dire que ça n'arrive qu'en France,
    Toutes ces souffrances, là.
    Il vient défier l'irrévérence,
    le vieux soldat.

    Au refrain

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    1 commentaire
  • Marie la France

    Marianne aux yeux couleur du temps
    Marie la France
    T'en as vu passer des amants
    Marie la France
    Depuis qu'un beau jour de juillet
    T'as eu l'idée de t'éclater
    A la Bastille
    Tu leur ouvrais ton cœur, tes bras
    Marie la France
    Et ton lit tout grand chaque fois
    Marie la France
    Ils te faisaient un brin de cour
    Toi, tu t' couchais pour faire l'amour
    Comme une fille

    Marie la France
    Tu t'es déjà mariée cinq fois
    T'as été cocue chaque fois
    Ca n' t'a jamais servi d' leçon
    Maintenant encore, il s'rait question

     

    Qu' tu t' remaries
    Tu veux qu' j' te dise, t'as trop bon cœur
    Marie la France
    Et comme tu n' peux pas vivre seule
    Marie la France
    Deux sous d' lilas, un p'tit vin blanc
    Tu t' fais avoir aux sentiments
    T'es trop bonne fille

    Marianne aux yeux couleur du temps
    Marie la France
    T'en as connu des sales moments
    Marie la France
    Tu t'en es toujours bien tirée
    Tu ne vas pas t' laisser aller
    J' te fais confiance
    Même si les temps sont difficiles
    Marie la France
    Pas question qu' tu fasses l'imbécile
    Marie la France
    Qu' tu t' mettes à crier "Sauve qui peut !"
    Parce que ça n' va pas comme tu l' veux
    Faut pas qu' tu flanches

    Marie la France
    Tu le sais bien, quand ça va mal
    Quand tu n'as plus du tout l' moral
    Il y a toujours sur ton chemin
    La foule des bons samaritains
    Pour ta défense
    Leurs mouchoirs pour te consoler
    Marie la France
    Et puis leurs bras pour t'appuyer
    Marie la France
    Ils sont tous là pour t' protéger
    Mais comme on l'entend du côté
    D' Pigalle et Blanche

    Marianne aux yeux couleur du temps
    Marie la France
    Tu sais c' qui m' f'rait plaisir vraiment
    Marie la France
    C'est qu'avant d' leur laisser la peau
    Tu dises à tous ces gigolos
    D'aller s' faire pendre
    Tu étais riche, tu n'as plus rien
    Marie la France
    Et pour tes enfants morts pour rien
    Marie la France
    Si tu faisais l' tour des cimetières
    C'est bientôt le tour de la Terre
    Qu'il faudrait faire
    Marie la France

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • mot de l'auteur: "Écrit en souvenir de ce soir terrible où Place du Capitole à Toulouse - le 18 novembre 2009 - le drapeau français fut arraché et brûlé. Les autorités interdirent à la police d’intervenir pour ne pas créer de désordre… heurtant alors l'esprit et le cœur de très nombreux français."

     

     

    Les larmes du drapeau

     

    J’ai longuement flotté sur les champs de bataille,

    Résistant bravement aux coups de la mitraille ;

    Maintes fois ma voilure épongea dans le vent

    Le sang des soldats morts, les pleurs des survivants.

     

    Au sommet du pays je dressais mes couleurs,

    Témoignage vibrant de la Foi, de l’Honneur.

    Les anciens devant moi soulevaient leur chapeau,

    Qu’y a-t-il de plus beau que l’amour d’un drapeau ?

     

    Mais la honte survint par un soir gris d’hiver :

    Ma hampe fut brisée par des mains étrangères.

    Lacérés, mes beaux plis sanglotaient en silence

    En voyant que ces doigts s’attaquaient à la France.

     

    Devant la foule haineuse, on me jeta à terre.

    Un instant je pensais : « nous sommes donc en guerre ! »

    Mais en guerre un étendard a ses défenseurs,

    Ici nul n’accourut pour calmer ma douleur !

     

    Les uniformes bleus trépignaient de colère,

    Mais leur chef, tout là-haut, préservant sa carrière,

    Me laissa sans mot dire aux mains de mes bourreaux :

    Je mourus sans qu’une arme quitte son fourreau.

     

    Ce soir je regrettais de porter ces couleurs,

    Car une part de la France est morte dans mes pleurs.

    Quand mon pays me laisse ainsi succomber, seul,

    Je ne suis plus drapeau, mais je deviens linceul.

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique