• Jean Raspail (5-07-1925/13-06-2020)

    Jean Raspail a rendu sa noble et belle âme à Dieu -s'il existe- en ce jour où le gouvernement français laisse, pour la 3ème fois en quelques jours, plusieurs dizaines de milliers d'ennemis de la France, islamistes et islamo-gauchistes mêlés à une foultitude de communautaristes "blacks", décolonialistes et indigénistes, crier impunément leur haine de la nation, de son peuple, de ses valeurs et de ses institutions dans les rues de Paris.

    Seule, une poignée de jeunes identitaires, vite réprimée par la police, a tenté d'opposer une résistance dérisoire et a ainsi rendu un sublime hommage imprévu à l'auteur du "Camp des Saints"

    J. Raspail (5-07-1925/13-06-2020)

     

    Que dire d’autre sur Jean Raspail, pour rappeler son importance, si ce n’est qu’il demeure un écrivain immense, et que le meilleur hommage à rendre à un écrivain reste de le lire, de découvrir ou redécouvrir son œuvre ?

    Jean Raspail est devenu écrivain après s’être éprouvé au feu de l’aventure qui trempe les caractères et affûte les âmes, "En canot sur les chemins du roi" ou sur les pistes de "Terre de Feu – Alaska", sur la trace des "Terres et Peuples Incas" ou du "Vent des pins" japonais.

    De cette confrontation au monde, il est revenu acquis à la cause des peuples, déclarant un attachement viscéral à leur longue mémoire dans "Qui se souvient des hommes", "Pêcheurs de lunes" ou "Les royaumes de Borée".

    Également créateur de mythe avec "Le jeu du roi" ou "Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie", Jean Raspail a su tirer des brumes l’éphémère royaume patagon pour en faire une réalité onirique et romantique, à laquelle se raccrochent comme à la bouée de sauvetage d’une grandeur passée quelques milliers de sujets européens.

    Ce visionnaire politique exceptionnel, prophétisant la submersion migratoire et la lâcheté de nos élites dans "Le Camp des Saints", ce royaliste mystique appelant à la réouverture des écluses du ciel dans "Sire", "L’anneau du pêcheur" ou "Le roi au-delà de la mer", assumant dans "Septentrion" ou "Les Sept cavaliers" toute la gloire d’être aux arrière-gardes d’un monde fini, ne s’est pourtant jamais réfugié dans la nostalgie d’époques révolues pour s’y terrer mais au contraire pour sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l’on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n’assiège plus parce que la vie s’en est allée ailleurs .

    Soutien du collectif "Non à la guerre" opposé à l’agression de la Serbie par l’Otan en 1999, auteur en 2004 d’une tribune au vitriol contre les destructeurs de la France, qui l’a envoyé devant les tribunaux pour un procès dont il est sorti vainqueur, Jean Raspail a adressé en 2016 aux auditeurs du colloque de l’Institut Iliade consacré à l’assaut migratoire et au réveil de la conscience européenne, un message à la fois lucide et revigorant.

    La mort de Jean Raspail laisse un vide terrible. Mais aussi, comme ce fut le cas pour Dominique Venner, la claire conscience pour nous, Français, Européens, d’être placé face à une alternative qui ne nous permet plus d’exister médiocrement, sous peine de connaître la tragique destinée des Alakalufs de Terre de Feu ou des petits hommes de Borée.

    (Hommage de l’Institut Iliade à Jean Raspail)

     

    J. Raspail (5-07-1925/13-06-2020)

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 15 Juin à 15:36

     

     

    en 2004 (quand "le Figaro" était un journal)

    et quelques années plus tard

                         

    (dans "Valeurs Actuelles")

     

    2
    ZeFranceEstDead
    Lundi 15 Juin à 16:25

    L'obligation d'un véritable affrontement intellectuel entre ennemis (ne parlons pas d'adversaires : ils veulent notre peau, eux, alors que nous, nous voudrions simplement qu'on nous laissât tranquilles) n'est pas pour demain. Contraindre l'ennemi à payer seul pour ses lubies ne risque pas d'arriver -- la contrainte, pour les promoteurs de l'invasion et leurs familles d'offrir tous leurs biens et revenus à leurs chers envahisseurs et surtout de vivre parmi eux, comme eux, sans pouvoir compter sur les spoliations étatiques, voilà qui serait divertissant et instructif. Couper les vivres aux parasites, importés ou locaux, c'est de la science-fiction. Quant à simplement faire taire les collabos, les naufrageurs, les demi-habiles, les traîtres, les menteurs et les crétins, ce miracle suppose qu'on en a le pouvoir, et donc qu'on a déjà gagné.

    Refuser d'être envahi, rançonné, humilié, agressé, tué, effacé : cette attitude devrait être simple réflexe de survie, qui ne suppose aucune connaissance particulière de l'histoire, ni esprit épique, ni consultation des bons sites Internet,

    Le sursaut exige des caractères ; or, l'époque en est avare. On l'a vu récemment : certes, les amendes infligées par le régime pour désobéissance à ses ordres crétins et criminels étaient dissuasives, mais d'importants regroupements de gens résolus à résister auraient pu faire réfléchir un peu les milichiens -- lesquels savent filer doux devant certains autres réunis en (autocensuré).

    C'est à peine si quelques prisonniers ont protesté. La muselière n'interdisait pourtant pas de grogner. On se croirait dans le film d'horreur Phase IV.

    N'oublions pas que ce régime a des complices depuis des décennies : les électeurs, qui jamais ne demandent des comptes, qui toujours se laissent faire par paresse, sottise, intérêt ou indifférence, qui admettent le régime comme s'il était là de toute éternité "naturellement", oubliant qu'il est né dans le sang et qu'il pourrait disparaître dans les mêmes conditions. C'est déprimant, mais on ne peut rien contre le nombre, contre la masse. La prédominance du crétin, c'est mieux qu'un titre génial : c'est un diagnostic, et terrible encore. Les masses auront cette grâce que d'aller anesthésiées au massacre, ne comprenant rien à leur mort comme elles n'avaient rien compris à leur ersatz de vie.

    On se demande parfois pourquoi on est dans le camp des méchants. L'amour des causes perdues, sans doute.

    Le mot fameux "Rien, sinon une défaite, n'est aussi mélancolique qu'une victoire." est aussi vrai quand il est retourné : "Rien, sinon une victoire, n'est aussi mélancolique qu'une défaite."

    Bedeau, vous incitez à des réflexions déprimantes autant que décousues. J'm'en vais relire mon roman préféré de Raspail, en essayant d'oublier "Une étrange exploration dans la forêt africaine en 2081" dont la fin, déjà, laissait présager tout ce qu'on peut attendre de l'humanité ordinaire : rien de bon.

      • Lundi 15 Juin à 18:19

        @ ZefranceEstDead

        Vu et entendu lors d'une manifestation interdite par la Préfecture de Police, en public, au mois de juin 2020, en France (la majuscule m'a échappé...l'habitude...)

        En Afrique, ils vont renverser le président, ils renversent le palais, ils rentrent dans le palais, ça se passe comme ça en Afrique, pourquoi ça devrait pas se passer comme ça en France"  (lien vidéo)

                                    

        Quand un Président de la République (c'est ainsi qu'on l'appelle), un ministre de l'intérieur (disposant a priori de "forces de l'ordre" aguerries à faire respecter la loi dite républicaine), la "grande" et "bonne" presse, etc... restent muets devant un appel haut et fort à la guerre civile (ou de religion) sur le territoire anciennement national... ils auraient tort de se gêner...

         

        (avec mes excuses à "Très las"... biggrin )

         

      • Septentrion
        Mardi 16 Juin à 11:11

        @bedeau : J'ai failli oublier : très bon choix, l'illustration endeuillée.

      • Mardi 16 Juin à 17:04

        @ Septentrion...

        Je ne sais plus où (à qui) je l'avais empruntée... Merci quand même...

        Celle-ci, une citation, dans la mesure où elle n'est pas apocryphe, permettait de rendre moins "sulfureux" son auteur (ou au contraire le diaboliser un peu plus... allez savoir...!)

           

         

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