• Henné, pois chiches et harissa.

    Avant que cette vidéo ne disparaisse des réseaux pour incitation à la haine raciale (oui, oui, c'est possible...)

    Une belle aventure humaine et multi-ethnique, comme on aimerait en voir plus souvent:

    Mais c'est du cinéma... par contre, là, c'est du vécu pour de vrai de vrai:

    une enquête de Lorraine de Foucher pour Le Monde

     pour ceux qui ne sont pas abonnés, un extrait de l'article à faire pleurer Margot Aïcha

    Un drame dramatique, social, sociétal et sociologique -si on en croit (2) Lorraine... ‡  cry -

     

    Henné, pois chiches et harissa.

    L’"arabe du coin", une épicerie en péril

    Concurrencés par les grandes enseignes qui multiplient les supérettes, les épiciers arabes traditionnels mettent la clé sous la porte. Presque en silence, une figure populaire disparaît des centres-villes.

    Au 79 rue de Rochechouart, dans le neuvième arrondissement de Paris. La devanture du magasin semble avoir été composée par la main facétieuse du peintre Arcimboldo. Un festival de fleurs, de raisins suspendus, d’oranges et de kakis entassés et entourés d’une enseigne jaune floquée "Alimentation générale"

    Lahoussine ouvre sa caisse, il est 19 heures : "Regarde, je n’ai gagné que 25 euros depuis 14 heures. C’est rien du tout, j’ai perdu 70 % de mon chiffre d’affaires. Je gagne 250 euros par jour, 400 euros les dimanches, alors qu’avant, le dimanche, c’était le grand jour : au moins 1 000 euros."

    Son épouse, Hafida, arrive essoufflée. Elle est désormais aide-soignante en gériatrie à l’hôpital Bichat, dans le dix-huitième arrondissement. Le bus était hors service, elle a fait tout le trajet depuis la porte de Saint-Ouen jusqu’au neuvième à pied. Elle raconte sa nouvelle vie, ces petits vieux à qui elle aime faire des câlins et acheter des pyjamas, même si elle sait qu’elle n’a pas vraiment le droit... "Ça ne fait que sept mois que je travaille, précise-t-elle. Avant, j’aidais mon mari à l’épicerie, mais, comme ça ne marche plus, j’ai dû reprendre un emploi."

    "Je suis l’arabe du coin, mais plus pour très longtemps", alerte cet ancien poissonnier venu du Maroc, arrivé en France en 1983, et cas emblématique de centaines d’épiceries françaises qui souffrent et ferment dans les centres des grandes villes.

    Là, c’est Laïd à Vizille, en Isère, qui vend son commerce, à cinq minutes du château, 40 000 euros.

    A Ivry, il y a cet épicier très fâché : "Je ne suis qu’un petit commerçant analphabète, on est tous en train de disparaître, mais ça ne concerne personne", s’énerve-t-il. Personne ne s’est montré intéressé par le rachat du travail d’une vie, son épicerie qu’il a gérée pendant vingt-trois ans, et dont il demande 30 000 euros pour le fonds de commerce. "Un client à 1 euro, c’est pas un client. On n’est pas des commerçants mais des gens perdus", vitupère-t-il encore. Un client attend justement pour payer sa petite bouteille d’eau, à 1 euro.

    .../...

    Autour de la porte de Bagnolet à Paris, ce ne sont pas moins de quatre supérettes qui se sont installées dans un rayon de cinq cents mètres, assiégeant un peu plus l’ancien magasin d’Ouissem dans le vingtième arrondissement.

    Mohamed en a assez, il veut juste se reposer. "L’épicerie, c’est de l’esclavage. J’ai travaillé dix-huit heures par jour parfois, j’ai des problèmes au dos, au cœur, regardez mes varices !", dit-il en proposant de soulever son pantalon.

    Ouissem, de l’épicerie du boulevard Davout, est aujourd’hui interdit bancaire et voit son salaire de chauffeur-livreur, son nouveau job, s’enfuir tous les mois dans le règlement des impayés de son ancien magasin. Lahoussine, près de Montmartre, pense à reconvertir son commerce en poissonnerie.

    Mohamed, qui veut toujours vendre son Little Market du boulevard de Grenelle, a eu plus d’une vingtaine de visites, mais aucune proposition sérieuse pour racheter son fonds de commerce. "Je ne peux pas baisser le rideau, sinon je perds mes 90 000 euros", soupire-t-il. Pourtant, il veut fermer, et vite.

     

    Bon, je ne vais ni m’apitoyer sur le sort de ces malheureux petits commerçants, ouverts presque  7/7 & H24 (comme on doit dire dans les belles émissions de télé) afin, dans un certain nombre de cas, de blanchir l'... prématurément leurs cheveux (pffoufff  oops...), ni me mettre en colère contre mademoiselle De Foucher, sinon on n'en sortirait jamais entre ses piges à Télérama, au blog de Médiapart, et au Monde, où elle signait un autre papier hygiénique (dans le sens de "salutaire"... ):"Je suis tombée amoureuse d'un migrant. Je l'ai aidé à passer. M'a-t-il aimée ? M'a-t-il utilisée ?" -Témoignage d'une mère de famille, bénévole auprès des migrants de la ville de Calais: sa relation amoureuse avec un migrant originaire du Cachemire et son aide pour le faire passer en Angleterre ; le convoyage d'autres migrants en Grande-Bretagne ; son arrestation et son emprisonnement."

    Je me demande simplement si cet article était motivé par une certaine nostalgie, ou au contraire par un rêve utopiste ? ou par autre-chose !

    Il y a quand-même une certaine similitude récurrente et monomaniaque entre: 
     C'était mieux hier...  et Ça ira mieux demain..

    Henné, pois chiches et harissa.

     

    Henné, pois chiches et harissa.

    (oui, oui, c'est possible, mais je peux me tromper...)

     

    Et une autre question me vient à l'esprit...

    Lorraine du shopping et son carnet d'adresses:

     

    Les magasins où qu'elle dit qu'il faut y aller

     

    Henné, pois chiches et harissa.

     

    Les magasins où qu'elle fait croire qu'elle y va

     

    Henné, pois chiches et harissa.

     

    Les magasins où qu'elle y va...

     

    Henné, pois chiches et harissa.

       (oui, oui, c'est possible, mais je peux me tromper...)

     

     

     

     

     

    « Violette Moris, une précurseuse ?Mercy pour ce moment !!! »
    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :