• L'énigme du samedi (07) [la clé de...]

    Voir en fin d'article, la solution tant attendue...  

    niveau : pas facilefacile - LOT EXCEPTIONNEL...

    Journal(s) de confinement...

    Crise sanitaire, économique, politique et sociétale internationale sans précédent oblige : de nombreux philosophes, essayistes et penseurs  ont tenté et tentent encore de nous éclairer sur les énigmes de la situation actuelle.

    Nous avons tous en mémoire les grands textes de Michel Onfray et de Eric Zemmour ou de Bernard-Henri Lévy et de Yann Moix sur la pandémie, ses symptômes et la meilleure façon de s'en guérir, sur ses causes sino-pangoliennes accidentelles ou ourdie par Greta Thunberg et les infra-terrestres, et aussi sur ses conséquences électorales, familiales, professionnelles, financières, voire humaines, et autres.

    L'énigme du samedi (07)

    Moins connu·e·s du grand public et du français moyen, d'autres plumes se dressent pour nous parler de la situation en général comme en particulier ; je viens de découvrir ce texte.. comment dire ? :

    "Entrelacés par une douleur commune..."

    "Je réapprends à lire, à écrire, par-delà les fenêtres la nature est brutalement belle.

    "La vague est là, le monde retient son souffle.

    "Nous sommes tous appelés à nous réinventer.

    "Écrire est aussi une possibilité de me relier à vous, vous tous, nous tous, confinés à l’intérieur de nos pays, de nos villes, de nos murs à se taper la tête aussi…

    "Je sens que quelque chose quitte mon corps, je veux du vide pour pouvoir y mettre ce que je décide, ce que j’aime, ce que je désire.

    "Ce corps-à-corps imposé, ce corps que je découvre, mon corps, peut être oublié, méprisé, mon corps comme un possible chez moi.

    "Se sentir chez soi, avant de partir comme des milliers d’autres partent pour le grand voyage, brutalement d’un jour à l’autre, des centaines de milliers de morts.

    "Tout va vite, et la mort frappe et cogne.

    "Que deviendront nos larmes d’aujourd’hui, nos sentiments, nos convictions, nos batailles, nos souvenirs ?

    "Aurons-nous le temps de nous battre (puisque c’est la guerre), allons-nous mourir comme des soldats gradés ou comme des chiens abattus ?

    "Nos aînés fauchés, arrachés sans un baiser d’adieu.

    "Nous voici apeurés du dehors, des bouches à bout portant comme des monstruosités postillonnantes nous ordonnent de rentrer au-dedans, et nous passons de la peur de l’autre à l’angoisse de soi…

    "On nous dit c’est la guerre, mais n’est-ce pas en temps de paix que nous avons creusé le fossé où nous enterrons nos condamnés ?

    "J’ai besoin de prendre l’air. J’arrête d’écrire, je respire quand tant d’autres étouffent.

    "Dans ma tête c’est le grand huit, j’ai besoin de rire et pourtant je pleure, ou bien je ris alors que j’ai envie de pleurer.

    "J’ouvre la fenêtre, un sentier se fraie un chemin à travers mes neurones, j’entends des voix, des chuchotements, je devine des visages, des oreilles tendues, je ne suis pas seul(e), je ne suis pas seul(e), nous sommes des milliards !

    "Le nouveau monde va s’ordonner, par bribes, balbutiements, nous allons tomber et nous relever, mais nous n’enterrerons pas nos espoirs au grand jour !

    "Nous traversons une sorte de terreur collective, le virus, la maladie, nos emplois, mais ce tragique nous propulse dans une autre dimension, celle de l’utopie.

    "Nos gouvernants ont du souci à se faire, nous ne partons plus, nous ne consommons plus, et nous réalisons cette nouvelle possibilité sociale, existentielle, cette réflexion profonde du fond de nos entrailles, cet instinct de survie et cette féroce envie de vivre autrement.

    "Nous apprenons le temps de la réflexion, nos priorités se réorganisent, nous devenons, oui, dangereux !

    "On ne peut plus nous diviser, nous sommes entrelacés par une douleur commune, et tout notre "moi" se sent profondément lié au destin national et au cataclysme planétaire.

    "Gouverner c’est prévoir ; et ne rien prévoir, c’est courir à sa perte", disait Émile de Girardin en 1852 dans La Politique universelle

    "Depuis plus de quarante années et l’avènement des politiques ultra-libérales de Reagan et Thatcher, la plupart des pays du monde se sont engouffrés à leur suite et sont depuis trop longtemps dirigés par des administrateurs ou comptables qui ne lisent et décryptent les prévisions que lorsqu’elles sont d’ordre économique, pour ne rien perdre de la course effrénée que se livrent chacun des pays des six continents.

    "Et ils nous y ont entraînés, car nous aussi, au titre des citoyens que nous sommes, avons notre part de responsabilité.

    "Fallait-il leur expliquer, fallait-il se répéter à nous-mêmes, comme un mantra, comme on le fait avec un enfant de 3 ans, que le feu ça brûle, et que si on joue trop avec le briquet on peut mettre le feu à la maison ?

    "Aujourd’hui, il y a épidémie. Il y a crise majeure. Et "notre maison brûle comme disait l’un de nos anciens administrateurs...

    "Et nos gouvernants comptables de tous les pays jouent désormais aux "super-pompiers".

    "Qu’auront-ils prévu ? Comment auront-ils gouverné ? Qu’aurons-nous laissé faire ? Pire, à quoi aurons-nous cédé ?

    "La réponse en revient à chacun d’entre nous, comme le droit de réfléchir à des solutions –non alternatives, mais désormais principales– de réparation de nos solidarités, nationales comme internationales, de réparation de notre climat, de notre planète. Notre maison commune.

    "C’est à nous, citoyens, de faire, au moins sur ce point si ce n’est sur d’autres.

    "Arrêtons de déléguer à d’autres notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, réduisons notre dépendance ; il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors de la loi des marchés.

    "Relocalisons le processus de production, repensons de fond en comble notre manière de produire et de consommer, fuyons cette industrie du jetable.

    "Portons un autre regard sur tous ceux qui nous aurons sauvé la vie et que nous applaudissons chaque soir, et sur tous ceux essentiels à la viabilité d’un pays en crise sanitaire –agriculteurs, transporteurs, caissières, pompiers, éboueurs, et tant d’autres…

    "Et pour citer Edgard Morin que j’aime tant, "chacun de nous fait partie de cette aventure humaine inouïe au sein de l’aventure elle-même stupéfiante de l’univers".

    "Je pense que sans prise de conscience individuelle et collective, nous ne pourrons pas entraîner nos politiques à changer de cap." 

     

    Votre mission, si vous l'acceptez, est d'en retrouver l'auteur·e (en vous fiant uniquement à votre culture, à votre intuition ou au hasard, mais sans avoir recours à un moteur de recherche...)

    La première bonne réponse sera récompensée par un pack de 5 masques médicaux à usage unique et un échantillon de gel hydroalcoolique (en principe : la commande en est faite mais j'attends la livraison pas avant le 11 mai (2022 : lendemain des prochaines présidentielles...) .)

     

    Les commentaires et les réponses (bonnes ou mauvaises) seront validés... un peu plus tard, pour laisser intact jusqu'à la fin tout le suspense de la question...

     

     

    "Repensons de fond en comble notre manière de produire et de consommer", par Emmanuelle Béart.

    Pour la comédienne, "la terreur collective" que nous traversons "nous propulse dans une autre dimension, celle de l’utopie". "On ne peut plus nous diviser, nous sommes entrelacés par une douleur commune", prévient Emmanuelle Béart, qui appelle chaque citoyen à faire pression sur les politiques afin de "réparer nos solidarités, notre climat, notre planète."

    L'énigme du samedi (07) [la clé de...]

     vu sur Télérama à https://www.telerama.fr/idees/

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Garbage Generator
    Dimanche 26 Avril à 10:57

    Ah, vous croyez que les élections auront lieu ? ;-)

    J'ai l'auteur de tous ces discours : c'est le célèbre Pipotron.

      • Mardi 28 Avril à 16:15

         @ Garbage Generator...

        Concernant les élections, c'est une bonne question et je vous remercie de l'avoir posée mais avant d'y répondre je voudrais signaler qu M. Pipotron écrit maintenant presque en exclusivité pour madame Sibeth Ndiaye porte-parole de la Vérité, d'où parfois certaines incohérences (au fait, j'avais déjà répondu, concernant les élections ! aww)

         

    2
    Dimanche 26 Avril à 14:04

    Manu dit micron dit petit étron.

    Il a tout dit en une fois ou c'est un florilège de ses oeuvres complètes ?

      • Mardi 28 Avril à 16:18

        @ Pakounta...

        Ç'aurait pu être un florilège. Mais ses discours sont en général plus longs ("Brigitte dit toujours que je suis trop long") et souvent plus confus (et plus précis, en même temps)

         

    3
    Dimanche 26 Avril à 17:24

    @ Garbage Generator...

    Si les élections présidentielles de 2022 ne peuvent pas avoir lieu à cause du grâce au confinement des électeurs, les résultats de la précédente élection seront reconduits par décret: 

    Emmanuel MACRON: 66,10 % des voix

    Marine LE PEN : 39,10 % des voix

           - Des objections ?

           - ... 

           - Bon... D'accord, alors.

     

    (pour le reste...!!!?)

     

    4
    Dimanche 26 Avril à 17:31

    Deux réponses ? cry

    Tout le monde s'est déconfiné dérogatoirement ? clown

    ou quoi ?

     

    5
    Dimanche 26 Avril à 19:25
    Carine
    Je plaide non coupable.
      • Mardi 28 Avril à 16:22

        @ Carine...

        Tout le monde dit ça...

        (Et finalement, réflexion faite, j'ai quand même un doute sur l'identitée de la véritable auteure de ces lignes attribuées à cette pauvre fille)

    6
    Dimanche 26 Avril à 19:26
    Carine
    Je plaide non coupable.
      • Mardi 28 Avril à 16:23

        @ Carine...!

        ON AVAIT COMPRIS !!! mad 

         

    7
    Dimanche 26 Avril à 21:06

    Trois (déjà..!) depuis 19h. 30..

    mais pas la bonne réponse..

    Un indice ?

                           ...non, ce n'est pas "Manu" mais presque... (d'une "certaine" façon winktongue ! )

     

     

    8
    Garbage Generator
    Dimanche 26 Avril à 23:19

    M'sieur Pipotron, c'est cet "autre" que j'écrirais bien avec une taille de police négative si c'était possible. ;-)

      • Mardi 28 Avril à 16:28

        @ Garbage Generator...

        ...ne vous laissez pas, s'il vous plait, influencer par votre pseudo !

        J'essaie de faire de ce blog un blog digne et respectable (à défaut de respecté).

         

    9
    Lundi 27 Avril à 09:53

    Valls?

      • Mardi 28 Avril à 16:37

        @ Pangloss...

        Ç'aurait pu... Mais vu son opération séduction actuelle pour être premier ministre à la place du premier ministre, ça risquerait de ne pas le faire...

        ou alors, il faudrait imaginer une complicité perverse entre Valls et Macron dans la rédaction du texte...

                   

        ...et à notre dépens !

    10
    Carine
    Lundi 27 Avril à 14:15
    Carine
    Si ce n'est lui, ca pourrait être la taube.
      • Mardi 28 Avril à 16:40

        @ Carine.

        Dans un style néo-poétique pareil... pourquoi pas ?

        Manque un peu d'accents de négwitude pa'fois...

         

    11
    Lundi 27 Avril à 15:24

    "Essaye encore"

     

    Toujours rien, même d'approchant...

    un autre indice ?

    engagé(e ?)...

    en faveur 

          des migrants en situation irrégulière

          des squatters sans-papier

    contre

          le réchauffement climatique

    pour

          les tribunes à signer dans "Libé"

     

    (Si avec ça, ça vous aide pas...!)

     

      • Lundi 27 Avril à 18:08

        @ bedeau...!

        cet indice semblant (à juste titre et après réflexion) insuffisant, il serait bon de signaler que l'auteur(e ?) de ce texte n'appartient pas au milieu politique.

        Ou alors de très loin, en passant, il y a une quinzaine d'année...

         

    12
    Puzzled
    Lundi 27 Avril à 16:05

    @bedeau : Autant révéler que l'individu est un bipède sans plumes : le portrait que vous esquissez concerne 95 pour 100 de la population -- sauf peut-être pour les tribunes, réservées aux chefs du Kambubien.

    Celui qui avait gravement attenté à l'honneur de l'épouse de Dodo la Saumure ?

    L'un des nombreux gauchistes gouvernementaux, passés et présents, amateurs de petinenfants ?

     

      • Mardi 28 Avril à 16:52

        @ Puzzled...

        après avoir lu votre commentaire (assez juste sur le fond...) j'ai ajouté un premier indice qui pouvait (enfin... qui aurait pu) mettre sur la voie :

        une photo de Ségolène Royal

        explication : En 2007, elle rejoint le comité de soutien à Ségolène Royal et participe au meeting de la candidate socialiste, le 1er mai au stade Charléty

        (Bon, oui, je sais...)

    13
    Mardi 28 Avril à 10:54

    DERNIERS INDICES (en image) avant la solution :

     

     

     

     

    14
    Enigmus
    Mardi 28 Avril à 11:51

    Bedeau, le "jeu des deux images", normalement, c'est chez un autre bloggeur célèbre. ;-)

     

      • Mardi 28 Avril à 16:59

        @ Enigmus...

        OUPS... 

        (J'l'vais oublié çui-là... désolé... pas fait exprès...)

        explications

        Un flacon de Dior : son contrat avec la maison Dior aurait été résilié après ses "actions humanitaires"  en faveur des étrangers en situation irrégulière hébergés en l'église Saint-Bernard à Paris,

        Une poignée de porte = en fait un "bec de cane" : allusion bête et méchante et déplacée à son opération de chirurgie "esthétique" (money clown he intello !) qui fait ressembler ses lèvres à un bec de canard...

         

    15
    Souris donc
    Mardi 28 Avril à 16:35

    Nous sommes tous appelés à nous réinventer : discours de Macron, le 12 avril, jour de Pâques.

    24 avril, la Minute Philo, FigMag :

    Se réinventer ? L'emploi du verbe réinventer est devenu commun. Ses usagers sont multiples et divers ; ses objets innombrables : "l'amour" (Rimbaud), "une humanité" (Line Renaud), "le chemin" (Edwy Plenel), "nous-mêmes" (Nicolas Sarkosy), "le monde" (Yasmina Khadra). Alain Badiou a même proposé un audacieux "réinventer cette réinvention" [...]

    S'autoproduire, loin de faire du neuf avec du vieux, mais très près d'une volonté de puissance rêvant de s'accomplir dans l'autodivinisation.

      • Mardi 28 Avril à 17:36

        @ Souris donc...?

        ...et, en même temps, ça n'engage à rien. 

        Style "Je commence demain" avec, c'est vrai, la dimension christique inhérente à la nouvelle gouvernance qui, en même temps, va donc tendre vers une humilité que les sondeurs d'opinion devront mettre en avant dans tous leurs prochains questionnaires .

        HS. dans le même discours, il annonce "Il nous faudra bâtir une stratégie où nous retrouverons le temps long..."... attention : ne pas entendre "Il nous faudra bâtir une stratégie où vous trouverez le temps long". Ça ne se dit pas des choses comme ça...

         

    16
    Enigmus
    Mardi 28 Avril à 17:08

    @bedeau : J'ignorais que cette (autocensuré) écrivît des tribunes intellectuelles. Je vous crois sur parole, car je n'irai pas cliquer sur un lien qui associe de manière oxymorique "télérama" et "idées". J'ai mon compte d'horreurs indicibles suggérées par Lovecraft. ;-)

    L'allusion n'est ni bête ni méchante, puisqu'elle se borne à décrire la réalité objective.

      • Mardi 28 Avril à 18:11

        @ Enigmus...!

        et moi qui me faisait une joie de vous faire découvrir quelques autres liens :

        L'engagement d'Emmanuelle Béart et Juliette Binoche a-t-il une influence sur l'opinion publique?

        Isabelle Adjani, Juliette Binoche, Emmanuelle Béart, Josiane Balasko, Corinne Masiero, Jeanne Balibar… Les actrices françaises n’hésitent plus à prendre la parole pour parler de l’état du monde...

        Tant pis..

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