• Martine et les tunisiens

    Deux problèmes absolument identiques, deux solutions totalement différentes...

    S'il fallait choisir son camp...

    Le poids des maux et le choc des photos...

    Devenir tunisien...

    "Je suis vraiment très heureux, c’est un jour très spécial pour moi. Je remercie tout le monde. Venir en France était mon rêve pour plusieurs raisons, pour l’éducation, le développement du pays, la technologie…"


    Lille célèbre le statut de réfugiés de 42 Soudanais de l’"Aquarius"

    "La France a décidé de vous accorder le statut de réfugiés (…). Aujourd’hui, pour vous, c’est la fin d’un très long périple extrêmement difficile et douloureux et, nous l’espérons tous, le début d’une vie meilleure dans laquelle nous vous accompagnerons."

    Par ces mots, la maire de Lille, Martine Aubry, a célébré, vendredi 3 août, l’obtention du statut de réfugiés pour quarante-deux Soudanais accueillis à Lille après avoir été débarqués de l’Aquarius, navire humanitaire chargé de migrants autour duquel les pays européens s’étaient déchirés en juin.

    Lors de cette cérémonie, les réfugiés se sont vus remettre la décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) leur reconnaissant le statut de réfugiés, qui leur permettra d’obtenir une carte de résident pour dix ans.

    "Ce qui explique le délai raccourci, c’est que nous sommes allés au-devant de la demande, en Espagne, entendre les demandeurs d’asile qui nous ont fait part des motifs pour lesquels ils avaient quitté leur pays, ce qui a permis de “préinstruire” leurs dossiers", a expliqué Anatole Puiseux, secrétaire général adjoint de l’OFPRA.

    "Nous savons ce que vous avez vécu (…). Vous êtes ici chez vous, vous êtes des Lillois, et nous sommes extrêmement heureux de vous avoir parmi nous", a poursuivi Mme Aubry dans un discours largement applaudi par les réfugiés.

    Âgés de 18 à 32 ans, ces derniers sont actuellement logés dans une résidence communale, un ancien établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes avec l’appui de l’association La Sauvegarde, mandatée par l’État.

    source

    Et, en même temps...

    Les 40 migrants accueillis en Tunisie dans l'attente de leur rapatriement

    Au matin du 1er Aout 2018, le remorqueur commercial ayant sauvé 40 migrants perdus en mer, au large de la méditerranée, après une panne de leur embarcation pneumatique, a enfin accosté, après 15 jours d’attente.

    Cette décision a été annoncée quelques jours avant par le Chef du Gouvernement Youssef Chahed, lors d’une séance plénière. 

    Les 40 migrants ont été transférés au centre d’accueil du Croissant Rouge Tunisien à Médenine, tout de suite après leur arrivée sur le sol tunisien. 

    L’Italie et Malte avaient refusé de les accueillir. De leur côté, les migrants avaient refusé, une première fois, d’entrer dans le territoire tunisien espérant être accueillis à Malte ou recueillis par un bateau de sauvetage appartenant à une ONG européenne

    Le gouvernement tunisien est actuellement en train d’informer les différentes ambassades des pays des migrants, soit l’Égypte et plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne, afin de rapatrier les 40 rescapés. “Nous sommes en contact avec les différentes ambassades en Tunisie pour procéder au rapatriement des rescapés”, a annoncé Khemaies Jhinaoui.

    “Sur le plan humanitaire, le Croissant Rouge a pris les mesures nécessaires pour leur apporter l’assistance médicale. Nous avons fait des visites médicales sur place, nous leur avons apporté nourriture et vêtements. La situation sanitaire s’est beaucoup améliorée par rapport aux premiers jours. Il y a eu des cas de gale, des problèmes d’hygiènes, etc. Maintenant, ils se portent mieux”, a déclaré Mongi Slim, Président du Croissant Rouge Tunisien à Médenine,

    source

    On me répondra que les contextes sont différents et que les droits de l'homme sont une chose sacrée en France, etc... Ah, oui, on avait failli oublier

    « Si tu t'imagines, fillette, fillette...Pourquoi pas ? Parce que !... »
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  • Commentaires

    1
    Souris donc
    Samedi 4 Août à 10:59

    L'islamo-gauchisme qui se développe chez nos élites est devenu expert pour promouvoir les cultures accueillies au détriment de la nôtre, sans vouloir admettre qu'elles sont en train de détruire cela même qui légitimait l'accueil... 

    Nous devons ouvrir la porte, mais nous n'avons pas le devoir de laisser nos hôtes dénaturer notre culture.

    Nous n'avons pas besoin de gouvernants humanitaristes et pleurnichards, aux yeux bandés. Nous avons besoin de gouvernants humanistes aux yeux ouverts, capables d'exigence dans leur bienveillance même. Ce n'est pas en dissimulant les caractéristiques de la culture musulmane, pour ne pas "faire d'amalgame" et pour ne pas "discriminer" qu'on répondra décemment à cette situation critique.

    Chantal Delsol, Pourquoi est-il impossible en Europe d'avoir un vrai débat sur l'immigration ?

    Le Figaro du 03/08/18, Opinions/Champs libres, p.19

      • Samedi 4 Août à 14:32

         

        J'aimerais qu'on arrive à me convaincre qu'il ne s'agit que d'une aimable posture d'humanitaires émotifs et peu conscients face à une menace de démolition ou de remplacement ethnique, religieux et culturel de l'occident...

        Mais certains esprits retors et conspirationnistes y voient aussi la main d'un marionnettiste milliardaire qui se trouverait financièrement derrière toutes les "aides" financières, matérielles et humaines très peu désintéressées envers les "demandeurs d'asile" de toutes origines ( ethniques, religieuses et culturelles)

        Et comme un ancien cardinal argentin devenu souverain pontife apostolique et romain au Vatican semble lui emboiter le pas à défaut d'avoir pu le précéder.... c'est pas demain la veille !

         

         

        Une recherche internet "pape françois et soros" renvoie vers une multitude de sites complotistes appartenant essentiellement à la fachosphère.(que je ne saurais conseiller publiquement.)

    2
    Samedi 4 Août à 11:26
    Pangloss

    On croyait que ce genre de socialisme pleurnichard exhibant ses bons sentiments comme un certificat de bonne conduite valant indulgence plénière appartenait au passé. On constate que Martine Aubry est toujours de ce monde.

      • Samedi 4 Août à 14:40

         

        Martine Aubry, née Delors, n'a pas encore perdu la vie, ni n'est panthéonisée et surtout (je crois et je désespère) elle est tout sauf pleurnicharde : c'est un bel et pur amour qui lie madame le maire et les 42 soudanais venus d'Espagne et qui n'ont pas trouvé la route qui mène à Calais (mais pas que et pas qu'eux, quand on aime, on compte pas, sauf les voix de futurs électeurs potentiels):

        Les 42 Soudanais accueillis à Lille depuis jeudi ont été invités par Martine Aubry à regarder France-Croatie à l’hôtel de ville.

        L'histoire ne dit pas si des scènes de harcèlement sexuel ont été observées, un peu comme partout en France, après le coup de sifflet final et si, en cas de dépôt de plainte, c'est Me Jean-Louis Brochen qui aura la charge de défendre les accusés présumés.

         

        (pour mémoire: http://dai.ly/xc0yj intervention de M. Aubry - La Rochelle - 2006)

    3
    Souris donc
    Samedi 4 Août à 15:53

    On me répondra que les contextes sont différents et que les droits de l'homme sont une chose sacrée en France, etc... Ah, oui, on avait failli oublier.

    Alors on recontextualise jusque dans le répertoire le plus classique : 

    Ce soir sur ARTE La Flûte Enchantée. Enregistrée à Salzbourg. La metteuse invente un grand-père narrateur qui n’existe pas dans l’oeuvre de Mozart. On craint le pire.

    Mais le pire est déjà advenu : en Italie, à Macerata. Belle scène en plein air.

    Macerata avait connu 2 faits divers : une jeune fille dépecée par un Nigérian, puis vengée par un Italien qui a tiré sur des migrants, en blessant 4, puis se laissant photographier faisant le salut fasciste devant le monument aux morts.

    Et au Festival de Macerata, La Flûte Enchantée a été revisitée par le metteur en scène : au lieu du serpent qui poursuit Tamino, un bulldozer détruit un camp de migrants. Et le chœur mime le rejet à la mer des bateaux.  

      • Samedi 4 Août à 16:54

         

        (merci pour le lien)

         

        A défaut de trouver, parmi les... "réfugiés" he (tous spécialistes de littérature francophone et de Hugo en particulier qu'ils connaissent par cœur) des auteurs de talent capables d'exprimer leur... "misère" he et leur... "douleur" he, ou même des auteurs tout court, ou à défaut de s'attabler devant un paquet de feuilles blanches pour écrire une tragédie sur le sort des... "exilés" he, il est plus simple et plus surtout plus transgressif de trahir les œuvres classiques par des "relectures expérimentales" he. Œuvres classiques par ailleurs souvent écrites, réalisées ou composées par des hommes blancs, donc bonnes à jeter, à être caricaturées ou à être détournées de leur sens pour servir LA cause, quelle qu'elle soit, pourvu qu'elle témoigne d'un mépris total du "bon sens" ou des traditions. Ou d'une profonde ignorance et d'un manque pathologique de culture... Ou aussi par simple provocation post-adolescente et/ou pré-sénile

        (ce qui n'exclut pas une certaine habileté)

         

    4
    Souris donc
    Dimanche 5 Août à 07:50

    Je me suis astreinte à regarder La Flûte Enchantée : touffu, confus, moche. Les costumes (que vient faire la croix de fer sur l'uniforme des filles de la Reine de la Nuit ?) et les maquillages grotesques et enlaidissants. Musique vaguement ralentie m'a-t-il semblé, la Reine de la nuit ovationnée malgré 2-3 fausses notes dans les aigus, évidemment, c'est le hit. Papageno, l'oiseleur joyeux, en fils de boucher qui traîne une carcasse de dinde (un oiseau ?) et une pendule Henri II en guise de carillon.

    La partie zoroastrienne (épreuves initiatiques) se passant dans un cirque, avec profusion de nains, acrobates, jongleurs.

    Triste. Ennuyeux. Laid. Je n'ai pas compris le propos, si l'opéra est "revisité". Au secours !

    Les critiques ont une responsabilité. Comme ils connaissent par cœur les "versions originales" vues mille fois, toute nouveauté leur est bienvenue. Notamment Christian Merlin, du Figaro.

      • Dimanche 5 Août à 15:33

         

        Pas moi....

        Je n'ai pas les bases culturelles nécessaires pour suivre un opéra de près de cinq heures...

        Pourtant "Le Monde", "Télérama", et quelques incontournables semblaient apprécier. A l'avance!

        A défaut, j'ai fait quelques recherches sur internet, j'ai trouvé ça qui semble résumer bien la situation, je crois :

        Ce soir, le bonheur est à portée de zapette.

        À 40 ans à peine, elle (Lydia Steier) a convaincu l’exigeant public allemand par des représentations culottées de classiques (Turandot, Le Hollandais volant) comme d’œuvres modernes (The Rake’s Progress). Une femme, dans le monde toujours très masculin de l’opéra, bourrée de talent et de style, on applaudit déjà. Sa version laisse délibérément de côté les allusions maçonniques pour se concentrer sur l’accessibilité au spectateur.

        La bonne idée est d’introduire ce personnage du conteur, joué par un comédien, qui narre toute l’histoire à ses petits-enfants. Mozart redevient tous publics.

        Et ben, à moi, "tout public" ordinaire mais non-lecteur du "Monde" et "Télérama", tout ça, ça donne pas envie...

        (les images extraites du spectacle me semblent, à moi, tout petit "grand public" assez éloignées de l'idée de Mozart, mais l'Opéra de Toulon avait fait fort aussi dans son genre,  :

        ... mais "Je n'ai pas les bases culturelles, etc... pour juger un opéra de près de cinq heures...)

         

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