• Les "poissons-pilotes"

    Un article extrait du dernier "Bulletin d'André Noël"

    (merci à Jean-Marc)

     

    Lutte contre l’islamisme et dégâts collatéraux sur les catholiques


    On ne sait pas encore ce que va dire le président de la République dans son grand discours sur la laïcité, toujours annoncé, sans cesse remis. Il a déjà précisé quel était son ordre du jour : promouvoir un "islam à la française", son financement, la formation des imans, la construction des mosquées, suggérant qu’il faudrait sans doute adapter la loi de 1905 sur la séparation de l’Église de l’État. En attendant, dans l’espoir d’influencer le chef de l’État, certains avancent leurs propres propositions.

    Parmi celles-là, on trouve celles de deux sénateurs, une centriste, Nathalie Goulet, et un Républicain, André Reichardt. Sans doute leur notoriété est-elle modeste et semblent-ils solitaires, mais ce sont des "poissons-pilotes" qui doivent mettre en avant des suggestions avant d’être rejoints par d’autres politiques.

    Dans un premier temps, il s’agit, dit Nathalie Goulet, de "déclencher un débat sur la formation des imans en France". La visée ultime étant de lutter contre l’islamisme, le salafisme et le terrorisme. Objectif qu’on ne saurait évidemment désapprouver. Mais cela postule que ces maux, qui frappent notre pays et le nombre toujours plus important de jeunes musulmans qui s’enrôlent sous la bannière de Daech, viennent d’un manque de formation des imans. Qu’on leur donne de bons bergers et ils ne suivront pas les mauvais pasteurs qui les égarent !

    Or, la plupart des jeunes musulmans, le plus souvent convertis, ne fréquentent les mosquées installées et les imans dits "modérés" que très peu de temps. Après, ils suivent les prêches enflammés des prédicateurs sur Internet les appelant au djihad. Lesquels sont relayés sur le sol français par des salafistes djihadistes qui les endoctrinent rarement dans des mosquées mais dans des appartements privés, des caves et autres lieux aussi discrets que précaires. Ceux qui sont ainsi enrôlés apprennent aussi à rejeter les imans "modérés" qui sont pires, disent leurs mentors, que les "mécréants" qui, eux au moins, ne se réclament pas de l’islam.

    La proposition des sénateurs prévoit une "formation civique obligatoire" pour les "ministres du culte".
    Comme si l’islamisme procédait d’un manque de civisme et non pas d’une interprétation littérale du Coran ! Cette obligation se heurte à un problème de constitutionnalité. Pour la justifier, ils invoquent la notion "d’intérêt de l’ordre public". Or, le lien entre l’ordre public et la formation des ministres du culte n’est pas évident ! D’autant, et c’est là que le bât nous blesse, que Nathalie Goulet précise : "Notre proposition de loi touche tous les cultes" bien que tout le monde sache que cela vise le seul islam mais il serait inconstitutionnel de le préciser dans la loi

    En conséquence, les prêtres catholiques devraient eux aussi recevoir cette formation civique. Par-là nos législateurs, comme d’ailleurs le gouvernement, entendent l’enseignement des sacro-saintes "valeurs de la République" qui impliquent notamment de refuser de mettre la morale religieuse au-dessus de la loi républicaine. Ainsi, si une telle loi était adoptée, on pourrait mettre au pas les séminaires et les séminaristes, du moins ceux qui continuent de professeur une morale catholique s’opposant aux "lois républicaines" que sont la loi Veil sur l’avortement et celle sur le "mariage" des homosexuels. En somme, pour être prêtre, il faudrait jurer fidélité à toutes les lois de la République, y compris celles qui violent la loi naturelle et par là la conscience morale !

    Une fois de plus, sous prétexte de lutter contre l’islamisme, on infligerait des dégâts collatéraux aux catholiques.

    C’est déjà le cas depuis 1er octobre 2017 : les aumôniers militaires, hospitaliers et pénitentiaires doivent obtenir un diplôme après le suivi d'une formation civile et civique agréée, comprenant un enseignement sur les grandes valeurs de la République.

    Là aussi c’étaient les musulmans qui étaient visés, mais cela a été étendu à toutes les autres confessions.

    De même, pour contrôler l’enseignement dans des écoles musulmanes hors contrat, une autre élue du Sénat, Françoise Gatel, a déposé une proposition de loi étendant un contrôle accru à toutes les écoles hors contrat, dont 90% sont d’inspiration catholique. Ainsi, sous prétexte de lutter contre l’islamisme, c’est le catholicisme que l’on place sous surveillance "républicaine"

    P.R

    Je ne sais pas si ça a un rapport, mais je ressens comme un malaise persistant...

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 4 Juin à 19:45
    Pangloss

    Encore une idée saugrenue grâce à laquelle les bouffeurs de curés obtiennent les moyens de s'attaquer aux cathos en évitant de s'attaquer aux musulmans.

      • Lundi 4 Juin à 20:49

         

        Les bouffeurs de curé ont maintenant des recrues de choix vaguement anthropophages : la curie romaine et apostolique elle-même, depuis Vatican II jusqu'au père François, en passant par le bas-clergé "breton":

         

        NOSTRA AETATE  (Vatican II)

        3 - La religion musulmane

        "L’Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu Un, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s’ils sont cachés, comme s’est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi musulmane se réfère volontiers. Bien qu’ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète ; ils honorent sa mère virginale, Marie, et parfois même l’invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement, où Dieu rétribuera tous les hommes ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l’aumône et le jeûne.

        Si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté."

         

        Le Coran est un livre de Paix

        C’est sur des paroles de sagesse et de vérité, s’élevant au-dessus des torrents d’outrances qui déferlent sur l’islam sans discontinuer, que le pape François a conclu son escale de trois jours en Turquie : "Le Coran est un livre de paix, c’est un livre prophétique de paix", a-t-il clamé haut et fort, en espérant que ses mots endigueront le flot incessant de calomnies et résonneront fortement, au-delà des rives du Bosphore.(sur "Oumma.com)

         

        Le curé à la mosquée pour “une humanité nouvelle” .(" prière commune" de catholiques et de musulmans à la mosquée turque d’Auray, organisée par le curé de la paroisse Saint-Gildas d’Auray, archiprêtre du doyenné d’Auray, Emile Bigumira, d’origine congolaise)

        "Beaucoup de gens, dont nous faisons partie, nous catholiques et vous musulmans, veulent construire une humanité nouvelle. Nous sommes différents. Notre religion n’est pas la même, mais d’un autre côté nous partageons beaucoup de points communs, comme la fraternité et l’amour de notre prochain. Et surtout nous croyons en un même Dieu."

         

         

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