"Fratelli tutti"

Depuis Le Caire le pape Ahmad Al-Tayyeb Ιer et son homologue du Vatican le grand imam Jorge-Mario Bergoglio, dit "Francesco Zéro", ont signé un texte commun "Tous frères", en faveur de la fraternité et l'amitié sociale, et contre le racisme, les nationalismes et les populismes malsains.
Trois grands axes sont à dégager de ce texte capital qui fait l'unanimité dans la presse nationale, depuis "le Monde" jusqu'à "Libé" en passant par "la Croix" :
Frontières : "Les limites et les frontières des Etats ne peuvent pas s’opposer à l’arrivée des migrants car ceux-ci ne sont pas des usurpateur. et personne ne peut être exclu, rejeté ou expulsé, où il soit né, puisque chaque pays est également celui de l’étranger Il est évidemment important d’appliquer aux migrants arrivés depuis quelque temps ou intégrés à la société le concept de citoyenneté et renoncer à l’usage discriminatoire du terme "minorités". En effet, les migrants sont une bénédiction, une richesse, un don qui invitent une société à grandir."
Propriété privée : "La notion de propriété privée est secondaire et donc, finalement, liée à sa fonction sociale d’aider les plus pauvres. Il y a une subordination de toute propriété privée à la destination universelle des biens de la terre et, par conséquent, le droit de tous et de chacun à leur disposition et à leur utilisation."
Guerre et paix : L'idée de guerre est devenue impensable du fait des risques toujours plus grands que l’utilité hypothétique qu’on lui attribue. Face à cette réalité, il est très difficile aujourd’hui de défendre les critères rationnels, mûris en d’autres temps anciens, pour parler d’une possible guerre dite juste. L’impératif de l’élimination totale des armes nucléaires doit être le but ultime, et les budgets d’armement devront être transformés en un fonds mondial de lutte contre la faim.
Et, pendant ce temps-là, en France, monsieur Emmanuel Président Macron de la République dénonce "le piège de l’amalgame tendu par les polémistes et les extrêmes, qui consisterait à stigmatiser tous les musulmans", souhaite -et donc, exige- "faire enseigner davantage la langue arabe à l'école ou dans un périscolaire maîtrisé car la jeunesse est aussi riche de cette culture plurielle" et s'engage à "soutenir ce qui doit, dans notre pays, permettre de faire émerger une meilleure compréhension de l'Islam". et y créer un "institut scientifique d'islamologie"

"Inchalleluïa", mes pauvres fratellis...
J'avais déjà utilisé ce "Inchalleluïa" dans un autre article ("Autres temps, autres mœurs") sans savoir que je n'en étais pas le génial créateur...