Ben, voyons...!
"Alliance", un des principaux syndicats de policiers, ("classé à droite sur l'échiquier syndical") a invité ce mercredi 2 février les divers candidats à l’élection présidentielle à un "grand oral" sur les questions de sécurité.
Les candidats de droite et d'extrême-droite ont été seuls à accepter de participer à cette audition pour évoquer la situation actuelle et développer leurs objectifs et leurs projets (budgétaires, techniques, administratifs ou judiciaires, etc.) sur les questions de sécurité publique : Valérie Pécresse (LR), Eric Zemmour (Reconquête !) et Marine Le Pen (RN) y sont allés de leur topo, en 15 mn., sans rencontre ni débat entre eux.
Les candidats du centre, de gauche, du centre-gauche et d'extrême-gauche : Anne Hidalgo (Parti socialiste), Fabien Roussel (Parti communiste) et Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts) ont décliné l'invitation, tandis que Jean-Luc Mélenchon "la république, c'est Moi" aurait été banni par les organisateurs et qu'on n'a pas de nouvelle de Christine Taubira.
Jusque là, tout va bien, comme on dit...
On peut simplement déplorer la présence d'un participant, Gérald Moussa Darmanin, ni candidat à la présidentielle, ni porte-parole ni représentant officiel de son parti politique (LREM), parti qui -à cette date- n'a toujours pas de candidat putatif ou déclaré, participant venu non pas faire des promesses ou des propositions mais exposer le bilan largement globalement positif du gouvernement macronien depuis le début du quinquennat en matière de prévention et de répression de la criminalité et de la délinquance. Et du "sentiment d'insécurité"... Accessoirement, il est aussi ministre de l'intérieur du gouvernement en question (qui "aime la police") et donc ministre de tutelle des policiers revendicards.
A partir de là, tout va encore de mieux en mieux dans le meilleur des mondes.

Ils ont bien raison, dans le fond... Faut pas s'priver.