Le ministre de l'Education nationale, monsieur Pap Ndiaye, a récemment modifié la composition du "Conseil des sages et de la laïcité" et en a élargi et précisé les compétences à "la lutte contre le racisme et l’antisémitisme et toutes les formes de haine et de discriminations, l’égalité femme-homme, la promotion du principe de fraternité à l’école", ainsi que "la question de la transmission des valeurs de la République et de leur partage dans le quotidien des écoles et des établissements scolaires."
La presse unanime se félicite de cette décision et, en particulier, de la nomination de Alain Policar présenté comme un agrégé de sciences sociales et docteur en sciences politiques, ayant enseigné seize ans dans l'enseignement secondaire puis à la faculté de droit et des sciences économiques de Limoges.
C'est également un chercheur dont les champs d'activité sont essentiellement "le racisme, la justice sociale, la citoyenneté, la laïcité, le libéralisme politique et le cosmopolitisme". et un sociologue et politiste, associé au "Cevipof" (Centre de recherches politiques de Sciences Po).
Jusque là, tout va à peu près bien...
Mais quand il expose sa pensée, ça devient un peu différent (même si une célèbre sociologue, déjà membre du Conseil a déclaré assez dimlomatipocritement "Je ne connais pas bien les nouveaux arrivants, donc je n’ai pas d’opinion à formuler. Par contre, comme il s’agit plutôt d’universitaires habitués aux débats d’idées, nécessairement conscients de la complexité des enjeux, je suis très confiante sur la qualité des échanges, comme ils l’étaient dans la configuration récente où les points de vue pouvaient être assez divers." ) :
"Porter un regard lucide sur notre histoire coloniale et sur les discriminations fondées sur la race n'est pas incompatible avec la défense de l'universalisme.../... A condition que celui-ci reste un humanisme ouvert à la diversité et non un simple étendard mobilisé pour défendre "l'identité nationale" construite historiquement sur l'exclusion des non-blancs."
"Si, biologiquement, les races n'existent pas, Il existe néanmoins des identités raciales et on ne peut pas faire comme si elles n'existaient pas... ne pas y faire attention, vouloir un universalisme indifférent à la couleur, à mon avis, c'est quelque chose de profondément destructeur aujourd'hui."
"Sans que nous n'y prêtions une suffisante attention ces deux dernières décennies, le plus souvent à partir du voile islamique, la laïcité est devenue en France un marqueur identitaire, une religion civile hostile à l'expression de l'appartenance religieuse dans la sphère publique."
Médiapart ne s'y est pas trompé qui lui a longuement laissé la parole pour expliquer "comment l’idéal universaliste a été détourné pour préserver les hiérarchies sociales" :
Une fois que nos petites têtes blondes ou pas auront bien compris tout ça, en plus de l'art et la manière de tailler une pipe et de faire l'amour par le trou de derrière avec la bénédiction des drag-queens autorisées, à qui restera t-il encore juste les yeux pour pleurer...?