Le 16 novembre 2024, Boualem Sansal, plus de 75 ans, atteint d'un cancer, écrivain franco-algérien titulaire de plus de 15 prix littéraires, Chevalier de l'ordre des Arts et Lettres, a été arrêté par les autorités algériennes quelques mois seulement après avoir acquis la nationalité française
A part l'annonce officielle de son arrestation le 26 novembre, aucune information n'a été donnée depuis par le gouvernement de Abdelmadjid Tebboune.
Ses deux filles, Sabeha et Nawal, sont sans nouvelle de lui depuis son arrestation. Leurs lettres au président français et au président algérien sont toutes restées sans réponse, témoignage d'un intense mépris pour leur angoisse et leur chagrin.
Le "Comité de Soutien international à Boualem Sansal" reste dans la même ignorance malgré leurs demandes répétées sur ses conditions d'incarcération et sur son état de santé après son transfert dans une unité de soins intensifs, avant d'être rapatrié dans une unité pénitentiaire de soins.
En France, aucune intervention ou négociation n'a été entreprise par la présidence ni par les ministères concernés, exprimant juste une "vive inquiétude" et demandant un "geste d'humanité".
En fait, personne ne sait si Boualem Sansal est mort ou vivant. S'il meurt doucement dans un cul-de-basse-fosse, s'il a été assassiné par le régime algérien, s'il est décédé faute de soins appropriés ou s'il s'est suicidé (ce qui semble être une tendance parmi les lanceurs d'alerte, depuis quelques mois, dans notre beau et cher pays des Libertés et des Droits de l'Homme)
Quoi qu'il en soit, Boualem Sansal est mort. Mort d'indifférence, mort de réprobation, mort de mépris, mort de haine. Mort comme la France
Que ce soit en France (enfin... la France d'Emmanuel Macron, de Rima Hassan ou Sébastien Delogu), en France ou en Algérie il n'est pas recommandé d'alerter sur les dangers de l'islam.