• Vive la France

     

    Même si je suis un peu d'accord avec l'article de Gabrielle Cluzel sur BoulevardVoltaire... 

    Culture - Editoriaux - Musique - 28 janvier 2019

    Bilal Hassani à l'Eurovision

    Ce n’est pas un peu fini, ces accusations d’homophobie ?

    Lundi matin, pour le mot "Eurovision", le moteur de recherche Google proposait en premier lieu deux liens: "Eurovision 2019: Bilal Hassani fait d’émouvantes confessions" (sur le site de Elle), "Eurovision: déferlement de haine contre Bilal Hassani, cible d’insultes homophobes et racistes" (site de BFM TV).

    Un résultat emblématique de la main de fer dans un gant de velours du politiquement correct qui, en toutes choses, vous tient licou serré: le gant de velours vous caresse par l’émotion. La main de fer vous prend à la gorge pour susciter la culpabilisation: si vous ne partagez pas cette émotion, vous êtes homophobe et raciste. (...)

    Se demander pudiquement, par exemple, si l’idéologie –l’an passé les migrants, cette année Bilal Hassani– n’a pas quelque chose à voir dans le choix de la mélodie est formellement interdit. En sus d’être homophobe et raciste, vous seriez complotiste. Les candidats à l’Eurovision ne sont, évidemment, sélectionnés qu’à l’aune de leur immense talent. Verriez-vous jamais plébisciter une chanson fleurant –même de très loin– la Manif pour tous ou la mouvance identitaire ? Non, bien sûr. Parce que ces gens-là chantent comme des casseroles, sans doute ?

    Gabrielle Cluzel

    ...n'étant ni homophobe, ni raciste, ni complotiste (ou essayant de me soigner)... je ne peux que souhaiter bonne chance au représentant légitime de mon pays à un concours aussi prestigieux: 

     

    Bilal Hassani à l’Eurovision

     

    (chanson en hommage à notre Bilal )

    Bilal Hassani, né le 9 septembre 1999 à Paris, est un chanteur, auteur-compositeur et vidéaste français.

    source Wikipedia

    Vive la France

    Il se fait connaître par ses vidéos et ses musiques sur sa chaîne YouTube, avant de représenter la France au Concours Eurovision de la chanson 2019 avec sa chanson Roi.

    Enfance

    Bilal Hassani est né le 9 septembre 1999 à Paris. Issu d'une famille mixte, sa mère est Française et son père, vivant à Singapour, est Marocain originaire de Casablanca. Il a un frère aîné, Taha, né en 1995

    Il obtient son baccalauréat littéraire en 2017

    Débuts dans le chant

    Il débute le chant à l'âge de 5 ans devant sa famille, puis débute ensuite des cours de chant. En 2015, poussé par son ami Nemo Schiffman, finaliste de la première saison, Bilal Hassani participe à la deuxième saison de The Voice Kids et se présente aux auditions à l'aveugle en interprétant Rise Like a Phoenix de Conchita Wurst, une chanteuse qu'il admire. Il rejoint l'équipe de Patrick Fiori. Il est éliminé lors de l'épreuve des battles, notamment face à Lenni-Kim.

    Le magazine Têtu désigne Hassani en 2018 comme faisant parti des "30 LGBT+ qui bougent la France". Le magazine le décrit comme "une icône pour la jeunesse LGBT+ française"

    Destination Eurovision

    Le 6 décembre 2018, le jeune chanteur est annoncé parmi les 18 candidats participant à Destination Eurovision, un concours de chant, diffusé sur France 2, permettant de choisir le représentant de la France au Concours Eurovision de la chanson 2019, qui se déroule à Tel-Aviv en Israël du 14 au 18 mai 2019.

    Le 20 décembre 2018, un extrait de sa chanson pour la compétition est dévoilé : le morceau s'intitule Roi et a été écrit avec le duo Madame Monsieur dans lequel il est question de l'acceptation de soi. Le 4 janvier 2019, Roi est disponible sur toutes les plateformes d'écoute, la lyrics vidéo atteint 1,3 millions de vues en quatre jours. Le 14 janvier, elle a dépassé les 3 millions de vues. Le journal Le Monde écrit pour l'occasion que Bilal Hassani "ne laisse personne indifférent".

    Grand favori pour représenter la France à l'Eurovision le 18 mai à Tel Aviv, Bilal Hassani débute une tournée médiatique à l'approche de Destination Eurovision, sur NRJ Hit Music Only, Quotidien ou France Inter. Le 12 janvier 2019, il remporte très largement sa demi-finale en récoltant 58 points sur 60 attribués par le jury international, et en remportant 57 (meilleur score) par le public français. Il réalise 115 points et se qualifie pour la finale le 26 janvier, aux côtés de Chimène Badi (66 points), Silvàn Areg (59 points) et Aysat (40 points). Il remporte la finale le 26 janvier 2019, avec un total de 200 points dont 150 du public français, alors qu'il n'est classé que cinquième du vote du jury international avec 50 points.

    Vie privée

    Le 23 juin 2017, Bilal Hassani annonce publiquement son homosexualité sur les réseaux sociaux, la veille de la Gay Pride de Paris, à laquelle il se rend. Il est aussi décrit comme queer. En décembre 2018, il est victime de cyberharcèlement et reçoit des menaces de mort. Il est l'objet d'attaques racistes et homophobes et de menaces de mort quotidiennes. Suite à la vague de haine que rencontre Bilal Hassani, les associations Urgence Homophobie et Stop Homophobie s'associent pour attaquer en justice chaque personne qui a insulté, discriminé ou menacé Bilal Hassani sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter. Le 27 janvier 2019, les deux associations recensent déjà 1 500 tweets insultants, discriminants ou haineux en raison de son orientation sexuelle et/ou de son apparence physique.

     

     

     

    «  Houellebecq est un conNike les rebeus »

    Tags Tags : , , , , , , , ,
  • Commentaires

    1
    Mardi 29 Janvier 2019 à 08:01

    Je ne m'intéresse qu'à la qualité des chansons, quelque soit le sexe et l'appartenance
    ... depuis quelques années, la France propose à l'Eurovision des artistes frôlant la dernière place
    mais où est la qualité ? ce n'est plus du rêve qui est proposé mais du cauchemar !
    bonne journée
    Bernard 

      • Souris donc
        Mardi 29 Janvier 2019 à 08:37

        Qualité ? A part "Poupée de cire, poupée de son", on a eu droit longtemps à la niaiserie intégrale de groupes nordiques sirupeux, ou de chanteuses consensuelles (ah "Non ho l'età", on ne peut pas faire pire).

        Je suppose que l'audimat ayant frôlé le coma profond et la mort cérébrale (enfin, cérébral n'a jamais trop été leur truc), ils ont viré de bord et misé sur le croustillant.

      • Mardi 29 Janvier 2019 à 13:56

        Sans vouloir être médisant, je crois qu'on peut dire que l'Eurovision est à la chanson (de qualité?), ce que la Politique Agricole Commune est aux cultivateurs et aux éleveurs de la Creuse ou des Cévennes, et ce que la Cour Européenne des Droits de l'Homme est aux souverainetés nationales.

        Par ailleurs,et pour démontrer l'importance de ce... "concours" sur la vie des français : si vous pouvez citer (sans recours à google!) les noms des derniers candidats présentés par la France ces dix dernières années ou la liste des derniers gagnants sur cette même période....

         

    2
    Mardi 29 Janvier 2019 à 10:11
    Pangloss

    Ce n'est plus un concours de chansons mais une tribune.

      • Mardi 29 Janvier 2019 à 13:59

        Une tribune qui n'autorise qu'un seul orateur, un seul point de vue, une seule vérité : celle qu'on doit reconnaître comme telle sous peine d'ostracisme.

        Le style "Et la Personnalité Préférée Des Français est...."  (roulements de tambours...)

    3
    Mardi 29 Janvier 2019 à 10:41

    J'ai vu et entendu ce chanteur. Certes on voit vite qui il est, mais le principal est, ce me semble, qu'il a une voix extraordinaire (et pourtant, je ne suis pas très chanson de variété). Chacun a le droit d'être ce qu'il est. On oublie qu'a une certaine époque, pour le chant lyrique, on créait des castrats. Bilal Hassani, lui au moins, a une vraie voix.

     

     

      • Souris donc
        Mardi 29 Janvier 2019 à 12:37

        Le répertoire des castrats est aujourd'hui assuré par des falsettistes (= voix de fausset), des contreténors ou des haute-contres. Gérard Lesne, contreténor, a donné une conférence à la Maison de le Légion d'honneur à l'occasion du Festival de Saint-Denis, il y a quelques années. Un homme sans ambiguïté de genre, avec une voix naturelle tout ce qu'il y de plus viril (barytonnante même). Il nous a expliqué que les voix de falsettiste, contreténor et haute-contre résultent uniquement d'un travail.

        Heureusement qu'on les a, car le patrimoine du répertoire des castrats, souvent de compositeurs français, Charpentier, Couperin, serait perdu sans leur travail.

      • Mardi 29 Janvier 2019 à 14:01

        Bien sur que chacun(·e!) a le droit d'être ce qu'il(·lle) es, mais ce qui me gène, c'est de faire de cette particularité (devenue une banalité, dans les faits) une preuve de talent absolue et un gage d'intouchabilité …

        Ajouté à mon total manque d'intérêt pour ce genre de "compétition", ça suffit à ne m'intéresser ni à la voix, ni à la mélodie, ni aux paroles qui seront soumises au jugement du public émerveillé.

        (Sammy Davis JR n'a jamais mis en avant le fait qu'il soit noir, juif et borgne pour mener une carrière un peu plus significative que celle des vedettes d'un soir !...)

      • Souris donc
        Mardi 29 Janvier 2019 à 15:58

        Dans les Indes Galantes de Rameau, il y a 2 rôles de contreténor, Don Carlos et Tacmas. Par trouvé sur YouTube alors qu'il y a des centaines de versions de la Danse des Sauvages. Au plus fort de #BalanceTon Porc, Catherine Deneuve, Elisabeth Lévy et un collectif de 100 femmes avaient lancé une pétition "Pour la liberté d'importuner".

        On les a surnommé "Les Dindes Galantes".

    4
    Mardi 29 Janvier 2019 à 11:21
    Carine

    J'ai honte que mon pays participe à cette mascarade de l'Eurovision, souvent plus proche du musée des horreurs que d'un concours de chansons.

    Donc que ce Bilal gagne ou perde, je n'en ai rien à faire^^.

    Qu'il soit gay m'indiffère tout autant.

    Ce qui me choque, c'est le lobbying LGBT qui sévit partout,pour ne pas parler des autres... Ca, ça me concerne et ça concerne tout autant les homosexuels qui revendiquent le "droit à l'indifférence".

    Ce pays va connaître un retour de bâton (de chaise) qui va faire très mal le jour où la charia...

    Le seul beau souvenir que j'ai de ce spectacle, c'est l'année d'après la Conchita.

    Comme si l'Autriche cherchait à s'excuser, elle a présenté une jeune Autrichienne chantant une très jolie chanson tendre, en Français, langue très prisée là-bas, socialement et historiquement. Evidemment, elle est arrivée dans les dernières et depuis, je ne regarde plus.

      • Mardi 29 Janvier 2019 à 14:04

        Rien à ajouter... c'est une bonne synthèse de mon opinion sur ce sujet . Sujet pourtant hautement symbolique si on en croit une certaine presse, malgré les désintérêts et les railleries des jaloux, avec leur clopes et leur diesel... !

        Il faut pourtant reconnaître que ce jeune Bilal, avec ses "tenues flamboyantes" avait tout pour convaincre la néo-ménagère de plus de cinquante ans de voter pour lui : jeune, homosexuel, immigré... si, en plus, on apprenait qu'il était drogué et séropo...

        Dans un autre registre et hors sujet... Benoît Hamon, surnomé "Bilal" Hamon pour les raisons qu'on devine, avait déclaré "Je tiens à dire à ceux qui ont la haine dans le bide et dans la tête que Bilal est un très beau prénom (…) :  le premier muezzin du prophète".Et toc !

         

    5
    Mardi 29 Janvier 2019 à 19:06

    Je n'ai jamais vu cette Eurovision qui semble être l'émission la plus regardée. Par contre, j'ai eu l'occasion d'entendre les chansons primées plus médiocres les unes que les autres et qui, en général, ont une destinée très courte. Il est possible que ce Bilal ait une belle voix, mais on parle essentiellement de sa sexualité ce qui devient énervant. La façon de baiser des gens ne me regarde pas, alors ce n'est pas la peine de l'étaler comme si c'était un exploit.

      • Mardi 29 Janvier 2019 à 21:08

        Vous ne pouvez pas avoir oublié les chansons françaises qui ont, au cours des ans, remporté ce prestigieux concours...

        • André CLAVEAU: Dors, mon amour (1958)
        • Jacqueline BOYER: Tom Pillibi (1960)
        • Isabelle AUBRET: Un premier amour (1962)
        • Frida BOCCARA: Un jour, un enfant (1969)
        • Marie MYRIAM: L'oiseau et l'enfant (1977)

                                                                                               (sources ici  et -avec vidéos-)

        Depuis, c'est le grand vide, malgré des efforts certains de tous nos artistes: auteurs, compositeurs, orchestrateurs et interprètes...allez savoir pourquoi... le déclin de la culture française dans le monde ?

         

        Je vous rappelle seulement l'immortel "Tom Pillibi" qui serait interdit d'antenne en ce XXIme siècle d'émancipation fémino-féministe: l'histoire d'un menteur, dragueur, arnaqueur et mythomane dont toutes les femmes sont éprises...et qui lui pardonnent tout !

        Il est charmant, il a bon cœur
        Mais il est si menteur...
        Que rien n'existe
        De tout cela
        Mais je m'en fiche
        Quand je suis dans ses bras
        Car je suis reine
        De grand pays
        Où il m'entraîne...
        Sacré Tom Pillibi !

         

         

        Sinon, cette version là est bien aussi...

    6
    Mardi 29 Janvier 2019 à 21:13

    Je m'incline devant votre culture. yes

      • Mardi 29 Janvier 2019 à 21:25

                                                                                         (sources ici  et  -avec vidéos-)

        comme je disais ci-dessus

        google est une source d'éruditions inutiles et passagères...

         

    • Nom / Pseudo :

      E-mail (facultatif) :

      Site Web (facultatif) :

      Commentaire :


    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :