• Violette Moris, une précurseuse ?

     

     

    Féministes radicales et fantasques, surnommées "garçonnes" par une société dépassée par leurs folies, elles ont exploré tous les excès...

    "Garçonnes"... une appellation qui ferait rugir d'horreur nos "trois C...." de féministes contemporaines castratrices... pourtant, elles auraient tort de renier ou d'ignorer une telle aïeule.

     

    NB.: Quand je parle des "trois C...." de féministes, il faut n'y voir aucune insulte sous-entendue: je fais allusion aux initiales de leur prénom: Caroline (Fourest), Clémentine (Autain) et Caroline (de Hass), parmi les plus connues.

     

    Violette Moris, une précurseuse ?

    (merci à Gogoll et à quelques uns -seulement- des 399 000 sites et articles qu'il m'a proposés..)

     

     

    Elle s'appelait Violette Morris...

    Violette Moris, une précurseuse ?

     

    Elle s'appelait Violette Morris,

     

     

    ...Violette, un prénom qui "fleure" bon la France, la timide et fragile fleur des bois, l'eau de Cologne du dimanche,  et les bonbons acidulés vendus en vrac...

         

     

    Mais Violette Morris, c'est pas tout à fait ça...

     

     

    Vitesse, excès, émancipation, lesbienne, parisienne, sportive, débauche, luxure, Années Folles sont autant de mots qui, assemblés, évoquent une créature née de la gestation de nouveaux idéaux diffusés dans les années 10 par les mouvements féministes: la Garçonne. Si l’on connaît aujourd’hui le terme "garçonne" pour parler d’une coupe de cheveux ou d’un vêtement, peu de gens connaissent les frasques des plus sulfureuses représentantes du mouvement.

    Violette Moris

    Émilie, Paule, Marie, Violette Morris est née le 18 avril 1893 dans une famille bourgeoise : son père, capitaine de cavalerie en retraite, est le baron Pierre-Jacques Morris. Selon la tradition des bonnes familles, elle est élevée par des sœurs au couvent de l’Assomption de Huy. En 1914, elle épouse Cyprien Gouraud, dont elle divorce en 1923.

    Non, attend, c'est pas fini... On commence à peine sa passionnante biographie.

    ... celle d'une existence et d'une exigence de liberté totale et de transgressions absolues...

     

    un long article

    de la revue

    "Miroir de Sports"

    lui est consacré

    en 1925:

    Violette Moris

    Au cours de la première guerre, elle a été ambulancière au cours de la bataille de la Somme et d’estafette à celle de Verdun, et fut décorée pour son héroïsme...

    Bien que fumant 2 à 3 paquets de cigarettes par jour, elle est une sportive complète : athlète spécialiste du lancer du poids, également sélectionnée au disque, et licenciée du Fémina Sports de Paris de 1917 à 1919, puis de l'Olympique de Paris de 1920 à 1926

    Violette Moris

    Elle est également joueuse de football, avant-centre ou demi-centre, sélectionnée en équipe de France féminine de water polo, sélectionnée en équipe de France mixte en 1925 et 1926, membre de l’équipe des Libellules de Paris; boxeuse ne craignant pas d’affronter les hommes; coureur cycliste; motocycliste; pilote d’automobile; aviatrice. Tous sports confondus, sa carrière s’étale de 1912 à 1935, ses plus brillantes années sportives étant celles entre 1921 et 1924. Elle s’adonne également hors compétition à l’équitation, au tennis, dont elle vit en donnant des cours en 1940, au tir à l’arc, au plongeon de haut vol, à l’haltérophilie et à la lutte gréco-romaine.

    Violette Morris transgresse donc son genre et son statut de femme  Lesbienne et ouvertement bisexuelle mais marginalisée, elle se met à fréquenter les artistes et s’installe avec sa compagne sur une péniche en bord de Seine. Un homme suspecté de vouloir la cambrioler y meurt sous les coups d’une arme à feu…elle est acquittée pour légitime défense.

    Violette Moris

     ... une femme qui aura tenté avec audace toutes les expériences, même les plus taboues...

    Et attend encore un peu, c'est pas encore fini... voici la suite:

     

    Elle fut l'amie de Jean Cocteau, qui la trouvait charmante, et de Jean Marais, dont on croyait qu'elle était le frère ! (elle s'était fait couper les seins "sous prétexte qu'ils la gênaient pour conduire. Les cheveux coupés en brosse, elle portait des costumes d'homme...")

    Violette Moris

    Interdite de stade dans les années 30 (pour "conduite indécente", et sous prétexte qu'elle s'affichait en pantalon! et un peu aussi pour usage, prosélytisme et trafic d'amphétamines) elle tente sans grand succès une brève reconversion dans le music-hall. De nombreuses photos la montrent en compagnie de Joséphine Baker, mais la plus célèbre est ce cliché de Brassaï, "Couple de lesbiennes au monocle", pris en 1932 dans une boîte de nuit interlope.

    Violette Moris

    Elle va, répétant que "J'ai fait briller le nom de la France à l'étranger, j'ai même fait retentir La Marseillaise. Mais deux ou trois putains de la fédération m'ont empêché de continuer ! Mais c'est quoi ce pays de merde où les bons  à rien, les hypocrites et les pétasses font la loi? Ce pays de petites gens n’est pas digne de ses aînés, pas digne de survivre. Un jour, sa décadence l’amènera au rang d’esclave, mais moi, si je suis toujours là, je ne ferai pas partie des esclaves"

    Une vie qui aurait  du servir d'exemple à nos modernes Amazones...

    Une vie qui devrait faire saliver de jalousie et d'envie  nos féminist·e·s germanopratin·e·s:

    Violette Moris, une précurseuse ?

    Violette Moris

     

     

    Et cette fois, ça va être fini...

    ... on découvre un dernier talent caché de cette femme "hors du commun"

     

    Elle aurait été recrutée aux Jeux Olympiques de Munich en 1936. Après avoir fait un peu de marché-noir et à partir de 1940, elle travaille pour l’Allemand Helmut Knochen, chef du service de renseignements de la SS à Paris. Elle est chargée de recruter des espions, de contrer les réseaux anglais du "Special Operations Executive" (SOE) et d’infiltrer les réseaux de résistance du Grand ouest. Elle est ensuite chargée des interrogatoires des femmes résistantes pour la Gestapo de la rue Lauriston où elle se livre à ses activités de tortionnaire, puis responsable de secteur dans les organigrammes de la rue des Saussaies de 1942 à 1944 où on la surnomme "la Hyène de la Gestap.'"

    Venant du cerveau malade de cette chipette saphique et fasciste à l'allure de  catcheuse schnoufée, je me refuse à imaginer ce qu'elle aurait pu concevoir comme...................

    Condamnée à mort par le Bureau central de renseignement et d’action, elle est exécutée le 26 avril 1944 par des maquisards du groupe normand Surcouf alors qu’elle se trouve sur une route de campagne au volant de sa Traction Avant  Son corps criblé de balles, comme ceux des cinq autres occupants de la voiture, est inhumé dans une fosse commune en septembre 1945.

    Violette Moris

     

     

     

    Je me dis que, même banalisée ou magnifiée, cette image pourrait rappeler à certains esprits étroits les "heures les plus sombres de notre histoire"
       

    Violette Moris

     

    Et quelque-chose me dit que c'est peut-être ce faux pas qui serait à l'origine de cette discrétion inhabituelle

    (Elles pourraient aussi faire valoir sa détresse psychologique de naitre "fille" et de remplacer un "garçon", mort prématurément, comme l'ont indiqué quelques auteuses sympathisantes et  indulgentes?...  non, hein, ça va pas le faire non plus... comme si remplacer un mâle mort et enterré pouvait être traumatisant !)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    @ Ana María Hidalgo Aleu, ép. GermainPour les plus pressés...

    une vidéo pas très politiquement correcte, publiée par "anti-féminisme", mais qui dit bien ce qu'elle veut dire:

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    « C'est encore loin, pour toucher le fond ?Henné, pois chiches et harissa. »
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  • Commentaires

    1
    Lundi 29 Janvier à 18:48

    j'aime bien " elle fait parti de l'équipe des libellules " tu parles d'une libellule ! saloperie de bonne femme ! 

      • Lundi 29 Janvier à 21:12

        Je me demande s'il n'y en a pas encore quelques unes comme ça, mises au goût du jour, forcément...

        Je repense à cette déclaration:"les sextrémistes Femen appellent toutes les Françaises à baiser, sucer, se faire lécher, branler, doigter, pomper, niquer autant d’étrangers qu’elles le peuvent. On compte sur vous pour mettre plein de polichinelles de toutes les couleurs dans vos tiroirs! Femen donne le top départ du marathon international du sexe ! La France cosmopolite vaincra ! FOREIGNERS FUCK BETTER !" (c'était en 2014, depuis, je pense qu'un grand pas en avant a été franchi)

        parfois, on rêve d'être une grenouille (de bénitier ou pas...)

    2
    Mardi 30 Janvier à 11:11

    Toujours plein d'enseignements et de découvertes. yes

      • Mardi 30 Janvier à 16:13

        J'essaie de...!

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