• Une odeur d'œillets ?

     

     

    "Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes... Je l'ai souvent dit. D'aucuns faisaient semblant de découvrir cette forme de provocation que j'assume. La France n'est pas un pays qui se réforme... Il ne se réforme pas, parce qu'on se cabre, on résiste, on contourne..."

    "Il faut mater les séditieux, les factieux, les émeutiers, les représentants de l'ultra-droite, les chemises brunes se cachant sous les gilets jaunes et protéger les institutions de la République..."

    "Qui gouverne et ne commet pas d’erreur ? Je ne connais pas. Surtout quand on gouverne pour reprendre un pays qui était tout de même en très mauvaise posture et avoir ouvert un nombre de chantiers incalculables. On nous reproche souvent d’avoir trop fait trop vite. Je n’accepte pas ce reproche... il y a une erreur qui a été faite et dont nous portons tous la responsabilité, moi y compris: c’est le fait d’avoir probablement été trop intelligents, trop subtiles..."

     

     

    Une odeur d'œillets   

    Une odeur d'œillets 

    26 novembre - SGP Police dénonce une absence d’ordre d’arrêter les Black Blocs : "Il suffirait de prendre des décisions et ça éviterait que nos collègues CRS servent de torche humaine"

    26 novembre - Des "policiers en colère" appellent leurs collègues à enfiler un gilet jaune et à se prendre en photo de dos sur leur lieu de travail.

    3 décembre - Aurore Bergé déclare que "la République sera plus forte que les factieux"

    3 décembre - "Policiers en colère" dénonce le risque possible d’une dérive autoritaire à la Pinochet pour museler la voix du peuple en colère et maintenir l’ordre public

    5 décembre - Le syndicat de policiers "Vigi Ministère de l'Intérieur" a déposé un préavis de grève illimité à partir du samedi 8 décembre.

    11 décembre - Comparés à des soldats nazis de la Waffen-SS, des policiers veulent que Castaner porte plainte contre la page Facebook d'"Insoumis France"

    11 décembre - Des CRS en colère sur la prime de Macron : "Il nous a pris pour des putes ou quoi "

    12 décembre - Policiers en colère saisit Madame La Garde des Sceaux suite aux pressions subies par certains Officiers de Police Judiciaire lors de la manifestation des Gilets jaunes

    16 décembre - Après les Gilets jaunes, les Gilets bleus ? Le syndicat Unité  SGP Police-Force ouvrière annonce "l'acte I de la colère des policiers"

    17 décembre - Les maires doivent palier aux déficiences de l'état: policiers en burn-out et commissariats obligés de fermer la nuit: NOTRE SÉCURITÉ N'EST PLUS ASSURÉE

    19 décembre (appel) - Le syndicat de police Alliance appelle à la grève le 19 décembre. Dans un communiqué, il exhorte les policiers à bloquer et à rester dans les commissariats et à ne répondre qu’aux appels d’urgence.

    20 décembre (annonce) - Après les Gilets jaunes, les "GyrosBleus"? Des policiers en colère veulent faire entendre leur mécontentement sur les Champs-Élysées 

     

    Une odeur d'œillets 

    et, en même temps ™

    19 novembre - Général Soubelet : "Les gendarmes et les policiers ont besoin de faire leur métier sereinement en sachant qu’ils ne seront pas “lâchés” en cas de coup dur"

    5 décembre - un porte-parole des gilets jaunes a réclamé la démission du gouvernement Édouard Philippe et la nomination du général de Villiers à sa place.

    14 décembre - Général Dubois:  "France cherche président désespérément" "Petit papa Noël, s’il te plait, apporte  nous un président français ; un clone français de Trump, Poutine, Orban, Salvini par exemple."

    15 décembre - Un ex-général charentais qui avait déjà tenté de rassembler 500 parrainages pour l’élection présidentielle de 2017 se dit prêt, avec d’autres officiers, à remplacer Emmanuel Macron

    16 décembre - Emmanuel Macron accusé de déni de démocratie ou de trahison contre la nation par 11 généraux, un amiral, un colonel et l’ancien ministre de la Défense Charles Millon "Vous êtes responsable de vos actes devant les Français. Votre élection n’est pas un blanc-seing."

    Une odeur d'œillets 

    " Bon, oui, d'accord, tout ça... mais le rapport avec le titre de l'article ?

    " Eh... yé né chais pas... ch'est vénou commé cha, tout cheul... va chavoir !  Ch'est mychtère...

    Une odeur d'œillets 

     

     

     

    « Je suis StrasbourgLa fabrique du déni »
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  • Commentaires

    1
    Mardi 18 Décembre 2018 à 18:00

    C'est plutôt une odeur de chrysanthèmes qui stagne sur la France en ce moment!

      • Mardi 18 Décembre 2018 à 21:39

        Le chrysanthème, "fleur des morts", ne mérite pas cette réputation et le vague mépris qu'il inspire: c'était pendant longtemps une des seules fleurs qu'on pouvait trouver en automne pour fleurir les tombes, à l'origine et plus particulièrement celles des soldats tombés au front en 1914/18. Sinon, la symbolique du chrysanthème est toute autre: amitié, bonheur, fidélité, honnêteté, amour (dont la nature et l'intensité sont modulées par la couleur.)

         

        L'œillet que j'évoquais est celui de la "révolution" du même nom qui a eu lieu en 1974 au Portugal: un coup d'État organisé le 25 avril contre la dictature de Salazar par le "Mouvement des Forces Armées" (qui avait choisi un œillet rouge en signe de ralliement) qui eut la particularité de voir des militaires, porteurs d'un projet démocratique (mise en place d'un gouvernement civil, organisation d'élections libres...), renverser un régime, sans pour autant instaurer un régime autoritaire. (d'après Wiki)

        On aurait pu aussi évoquer le recours au général de Gaulle auquel le président Coty a eu recours lors de la crise politique de 1958 

        PRÉCISION: Je n'appelle pas à un tel coup de force de l'armée, à un putsch de la part d'un "quarteron de généraux en retraite" ;-), l'état de la France n'ayant (pas encore ?) rien à voir avec celle du Portugal, ou de l'Espagne et de la Grèce des années 1970-1980; je faisais un parallèle entre le ressenti de certains français qui s'exprime de plus en plus ouvertement et régulièrement, leur lassitude et leur colère, l'incapacité des politiciens "classiques" et la rancœur des militaires envers leur "chef des armées" depuis la provocation du limogeage du général 5 étoiles de Villiers, chef d'état-major respecté de tous... sauf du président de la République. A chacun d'entre nous de voir..

         - On a un pays avec des Français qui ont peur que l'on bascule dans le chaos et il y a un besoin d'autorité...

         - Il y a une crise de l'autorité dans notre société, pas seulement en France mais dans notre monde occidental... je crois aussi qu'il y a besoin d'un chef, et même une envie de chef de la part des français.

        Le "Canard Enchainé" vient d'en faire un long article ("effrayant")

         

         

         

         

    2
    Mercredi 19 Décembre 2018 à 19:45
    Paul.Emic

    Bel effort cette compilation

      • Mercredi 19 Décembre 2018 à 20:29

        ... qui pourrait conduire à l'issue évoquée, quelles qu'en soient les modalités et les conséquences. ?

        Quand un "quarteron" de "treize" généraux n'ont plus de respect ni d'admiration pour le "chef des armées" et (en même temps) "chanoine de Latran"...

        Que penser des CV dressés par le volatile (pour qui le "Chant des partisans" serait un préambule à "Maréchal nous voilà" !) de quelques-un de ses papys étoilés: "a participé à une manifestation d'ultradroite contre les immigrés de Calais".. "ex-patron du service d'ordre de la Manif pour Tous"... je n'ai pas d'opinion définitivement tranchée sur ce sujet, mais je comprend que le H.L. signataire de l'article pense à planquer plumes et croupion

         

    3
    Mercredi 19 Décembre 2018 à 19:57

    Avec le débat prévu, on va bien RICaner.

      • Mercredi 19 Décembre 2018 à 21:05

        Ah... un débat est prévu ? oui, c'est vrai, dit-on dans les milieux autorisés.

        Ce serait, selon le poète et pépiniériste en chef Édouard Philippe et ses "graines d'élites" de la Macronerie: "un jardin foisonnant organisé plus comme un jardin à l'anglaise que comme un jardin à la française". Il avait apparemment oublié que quelques jardiniers besogneux et obstinés, peu soucieux de se prendre des râteaux à la pelle, regroupés en commission nationale du débat public, entendait ne pas laisser l'Élysée seul, défricher le terrain, semer alternativement le doute et la bonne parole, puis récolter égoïstement les fruits du débat, et le locataire actuel du jardin devrait tenir compte de toutes sortes de mauvaises herbes (plus ivresse ivraie que bon grain) venues spécialement du fin fond des territoires...

         

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