• Pouvez-vous lire, dans l'attitude du Président de la République Française et de son Premier Ministre, toute la gravité et le recueillement du moment, lors de leur arrivée à Notre-Dame, prélude à ses discours d'une solennité compationnelle rarement égalée ? (source: Police et Réalités)

    Au secours, Macron arrive...

    Sinon...

    bijoux, cailloux, joujou...

    Un article lucide, indispensable et salutaire, paru ce soir sur le site de "Valeurs Actuelles", signé Gilles Platret (lire aussi: "Emmanuel Macron et Notre-Dame : une décision, une ânerie" de Didier Rykner)

     

    Incendie de Notre-Dame:

    Emmanuel Macron fera-t-il plus de dégâts à la cathédrale que les flammes ? 

    Le mouvement qui se dessine est désastreux: en s’emparant du "dossier" Notre-Dame à la mode du "nouveau monde", le président de la République risque de ravager ce qui reste de la reine des cathédrales de France. Il est urgent d’agir pour l’en empêcher. Il fallait s’y attendre, rien n’échappe à l’activisme désinhibé de notre président. Il avait déclaré en février 2017 qu’il n’y avait pas de culture française; M. Macron s’apprête à illustrer cette conviction profonde chez lui en prenant Notre-Dame comme un nouveau jouet de son délire post-national. 

    On a tout entendu, dans le crépitement même de l’incendie, alors que nous regardions, sidérés, les flammes dévorer notre Histoire, sur ce que représentait Notre-Dame. Oui, c’est un monument qui appartient éminemment au patrimoine européen. Oui, c’est un site mondialement connu. Oui, c’est un lieu de visite figurant chez les tour-operators de tous les pays de la Terre. Oui, l’UNESCO l’a inscrite en 1991 sur la liste du patrimoine mondial. Oui, les médias de la planète entière ont bousculé leurs programmes pour faire une place à l’incendie.

    Mais qu’on arrête de tout confondre: ce n’est pas parce qu’un morceau du patrimoine français est connu jusqu’aux confins reculés du vaste monde qu’il doit devenir la nouvelle victime de la culture mondialisée, qui équivaut à une absence totale d’acculturation.

    Notre-Dame, c’est d’abord et avant tout un patrimoine français. Médité, conçu et construit par le génie français qu’inspirait alors la plus pure des fois chrétiennes. Et c’est précisément ce qui en fait sa force : un hymne à la gloire de Dieu, au cœur de la terre de France.

    La plus célèbre des cathédrales de notre pays nous appartient donc en propre. L’Etat n’en est pas propriétaire pour rien: elle est propriété de la nation française parce qu’un peuple entier l’a édifiée jadis.

    Et, par voie de conséquence, elle n’appartient pas à M. Macron.

    Or, c’est pourtant ce qu’il est en train de penser très lourdement.

    Pour preuve, le changement de ton entre sa déclaration de la nuit de l’incendie, sur place, et son allocution du lendemain, depuis le palais de l’Elysée. A la lueur des flammes, flanqué de Mgr. Aupetit, M. Macron pense aux catholiques avec commisération et leur exprime ses pensées, jusqu’au ridicule -hélas fréquent chez lui- du câlin fait à l’archevêque… face caméras cela va sans dire. Mais l’essence chrétienne de l’édifice, la foi qui l’a élevé jusqu’au ciel il y a huit siècles est oubliée en 24 heures: dans son message aux Français, exit les catholiques, Notre-Dame devient son objet, sa chose. Il la rebâtira ! Oh, pas en 107 ans, vous n’y pensez pas: en 5 ans, pas un jour de plus ! Histoire, si le malheur s’abattait de nouveau sur la France en 2022 et nous le renvoyait à l’Elysée, qu’il puisse l’inaugurer lui-même en 2025…

    Tout ceci ne serait rien d’autre que l’expression de la puérilité à laquelle il nous a tellement habitués, au gré d’allocutions ânonnées avec ce ton de mauvais comédien, si monsieur Macron n’avait pas intérêt à se servir des cendres de Notre-Dame pour tenter de redorer son blason lui aussi calciné.

    Tout le monde a ressenti la destruction de Notre-Dame comme une catastrophe. Lui a vu dans les suites de la catastrophe une inavouable opportunité.

    On pouvait le présumer dès le soir du drame. C’était d’ailleurs la seule ombre au tableau d’une déclaration qui se tenait plutôt bien: dans le "nous rebâtirons" lancé, bravache, alors que la France entrait en deuil de sa mère-église, il y avait déjà l’idée sous-jacente qu’une belle occasion se présentait.

    La déclaration du lendemain n’a fait qu’amplifier le mouvement. Rien, pas un mot sur ce qui a pu provoquer l’incendie. Je ne parle pas du défaut de surveillance du chantier, que l’enquête permettra d’éclaircir. Non, mais du manque chronique d’entretien du patrimoine de l’Etat, singulièrement en matière religieuse. Pas de recueillement, pas de répit, pas le temps de la réflexion: nous la rebâtirons "plus belle encore" en 5 ans. Et hop, on n’en parle plus. M. Macron veut incarner la logique délétère du "happy end". Et vite !

    On passe ainsi par pertes et profits la destruction définitive d’une charpente dont les chênes avaient été tirés des plus belles forêts françaises de l’époque. On n’a pas un mot sur les œuvres d’art qui ont flambé, sur les objets du culte qui ont fondu, sur les voûtes qui se sont effondrées. Pas plus que sur les chrétiens de Paris et d’ailleurs, qui se sentent désormais orphelins.

    Pour une part notable, il nous faut le courage de l’avouer, Notre-Dame a disparu. Avant même de savoir comment on rebâtira ce qui a été détruit, il existe une évidence: nous ne la retrouverons plus jamais avec les exacts matériaux que les ouvriers de ce temps avaient trempés de leur sueur. Cela ne mérite-t-il pas un mot, un simple mot présidentiel ?

    Mais c’est vrai, ça n’aurait pas franchement collé avec le but politique recherché: que celui qui a fait voler en éclats l’unité nationale par son mépris cent fois exprimé passe, par un magistral retournement, pour le bâtisseur des temps nouveaux.

    Et c’est en cela que réside le risque majeur qui se présente désormais à nous: que M. Macron abuse de son pouvoir pour bâcler en un temps résolument trop court une cathédrale à sa main et qu’il fasse à Notre-Dame plus de dégâts que l’incendie lui-même.

    Car enfin, qu’a-t-il le droit de faire ? L’ancienne Notre-Dame a flambé par l’incurie de l’Etat à entretenir en temps et heure le patrimoine qui nous appartient, une incurie qui, soit dit en passant, nous coûtera infiniment plus cher que tous les casseurs réunis depuis novembre dernier.

    Dès lors, l’Etat est pieds et poings liés: à partir du moment où chaque recoin de l’ancienne Notre-Dame a été répertorié, photographié, numérisé, l’Etat n’a d’autre latitude que de refaire à l’identique ce que l’incendie a dévoré. Tout simplement parce qu’en vertu de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, il agit avec les bâtiments du culte dont la conservation lui est confiée comme un gardien du patrimoine, non comme un bâtisseur. Bâtir un lieu de culte nouveau peut appartenir aux croyants, c’est tout bonnement interdit à l’Etat. Faire de l’innovation, ce serait par conséquent dépasser le cadre de la loi.

    L’Etat n’a donc pas le choix. N’ayant absolument pas le droit de bâtir un nouveau lieu de culte, il doit se cantonner strictement à restituer, à restaurer au sens littéral du terme, le patrimoine détruit.

    Seulement voilà, ça ne cadre évidemment pas avec l’ambition macronienne, qui veut s’emparer des ruines fumantes de huit siècles d’histoire pour laisser une trace dans l’avenir. De là l’idée totalement saugrenue d’un concours international pour rebâtir la flèche. Saugrenue, sauf pour les tenants du “ nouveau monde ” qui veulent s’approprier  tout ce qui les entoure et le transformer au creuset de leur idéologie post-France.

    Face au risque, nous avons le devoir, en tant que nation, de protéger ce qu’il nous reste d’un bâtiment qui dit tant sur ce que nous avons été et sur ce que nous souhaitons demeurer. Arrachons-le des mains d’un pouvoir qui s’est défini lui-même comme né d’une "effraction" et qui, roulant sur sa pente, est prêt à toutes les outrances pour gommer ce qui nous reste d’identité nationale et à   nous retirer, à nous peuple libre, la faculté d’assumer par nous-mêmes notre destin.

    Urgence d'autant plus absolue que le gouvernement a lancé un "concours international d'architectes" pour restaurer, "en accord avec les enjeux de notre temps", un chef d’œuvre de l'"art français", autre nom donné par toute la chrétienté médiévale admirative et respectueuse à l'"art gothique", et que le ministre de l'information et de la culture, lointain successeur d'André Malraux, vient de rappeler publiquement que si toutes les suggestions seront écoutées, la cathédrale appartient dans les faits à l'état, donc -à peine à demi-mots- au gouvernement, donc à monsieur Macron et à sa cour.

    Un Macron satisfait de lui-même et de ses goûts artistiques  et de ses convictions au-delà de tout. Par ses propos et son ambition, un Macron qui méprise et insulte des générations d'architectes, de maîtres-d’œuvre, de tailleurs de pierre, de charpentiers, de sculpteurs, d'orfèvres, de maîtres-verriers, d'humbles manœuvres de chantiers... d'ouvriers... d'anonymes...  Un Macron qui insulte et méprise des générations de chrétiens pratiquants ou non, d'historiens de l'art et d'historiens des religions, de par le monde pour qui Notre-Dame de Paris était un pur joyaux... Le naturel revient toujours au galop

    Un Macron dont le ministre de l'intérieur et des cultes  a déclaré: " Ce que je sais, c'est que Notre-Dame n’est pas une cathédrale…  C’est notre commun, c’est notre rassemblement, c’est notre force, c’est notre histoire qui nous appartient à tous..." [*]

    Un Macron certainement frustré de ne laisser à la postérité les marques d'aucun "grand chantier" comme certains de ses illustres prédécesseurs: aucun "Centre National d’Art et de Culture" à la Georges Pompidou, aucune "Bibliothèque Nationale de France" à la François Mitterrand, aucun "Musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques" à la Jacques Chirac... tout juste une modeste "Restauration de la Salle des Fêtes du Palais de l'Elysée" et une "Installation d'une piscine escamotable au fort de Brégançon" à la Brizitte Trogneux...

     

     

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    15 commentaires
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     Léo Ferré - Requiem (1976)

     

     

    Pour ce rythme inférieur dont t'informe la Mort
    Pour ce chagrin du temps en six cent vingt-cinq lignes
    Pour le bateau tranquille et qui se meurt de Port
    Pour ce mouchoir à qui tes larmes font des signes

    Pour le cheval enfant qui n'ira pas bien loin
    Pour le mouton gracieux le couteau dans le rouge
    Pour l'oiseau descendu qui te tient par la main
    Pour l'homme désarmé devant l'arme qui bouge
     
    Pour tes jeunes années à mourir chaque jour
    Pour tes vieilles années à compter chaque année
    Pour les feux de la nuit qui enflamment l'amour
    Pour l'orgue de ta voix dans ta voix en allée
     
    Pour la perforation qui fait l'ordinateur
    Et pour l'ordinateur qui ordonne ton âme
    Pour le percussionniste attentif à ton cœur
    Pour son inattention au bout du cardiogramme
         
    Pour l'enfant que tu portes au fond de l'autobus
    Pour la nuit adultère où tu mets à la voile
    Pour cet amant passeur qui ne passera plus
    Pour la passion des araignées au fond des toiles
     
    Pour l'aigle que tu couds sur le dos de ton jeans
    Pour le loup qui se croit sur les yeux de quelqu'un
    Pour le présent passé à l'imparfait du spleen
    Pour le lièvre qui passe à la formule Un
     
    Pour le chic d'une courbe où tu crois t'évader
    Pour le chiffre évadé de la calculatrice
    Pour le regard du chien qui veut te pardonner
    Pour la Légion d'Honneur qui sort de ta matrice
     
    Pour le salaire obscène qu'on ne peut pas montrer
    Pour la haine montant du fond de l'habitude
    Pour ce siècle imprudent aux trois quarts éventé
    Pour ces milliards de cons qui font la solitude
     
    Pour tout ça le silence

     

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    hors sujet (forcément) mais pas vide de sens pour autant: 

    lun. 15/04/2019 - 20:10

    ...lendemain du dimanche des rameaux... début de la Semaine Sainte: l'entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem,  le dernier repas du Christ, son arrestation et son jugement, la Crucifixion et sa Résurrection le dimanche de Pâques ... 

    Un incendie en cours à Notre-Dame de Paris - Dernière minute. (Libé)

    Un incendie est en cours à Notre-Dame de Paris, dans le centre de la capitale, "potentiellement lié" aux travaux de rénovation de l'édifice, selon les pompiers.

    Le feu, dont la gravité reste encore à déterminer, a pris dans les combles de la cathédrale, monument historique le plus visité d'Europe, ont indiqué les pompiers. Selon le porte-parole de Notre-Dame, l'incendie se serait déclaré aux alentours de 18h50.

    Jeudi, seize statues de cuivre avaient été décrochées de la flèche de la cathédrale Notre-Dame pour être restaurées. La cathédrale, un monument emblématique de Paris construit entre 1163 et 1345, attire près de 13 millions de visiteurs chaque année.

       sales cons...   

    Anne Hidalgo, fixant les écrans de surveillance des pompiers, l'air abattu : "C'est terrible, c'est l'emblème de Paris, c'est un lieu extraordinaire, c'est l'histoire, c'est Victor Hugo. C'est la poésie de Paris. Pour l'instant, je n'ai pas les mots, je ne peux que saluer le travail des pompiers."... "De notre devise, nous tirerons la force de nous relever. Fluctuat nec mergitur."

    L'Eglise est en crise (persiste t-on)

     

     

     

     

     

     

    pendant ce temps, sur les réseaux sociaux...

    Certains cadres de l'UNEF s'en amusent...

    Quelques musulmans s'en réjouissent... 

    Les "antifas" et l’extrême-gauche jubilent

    L'Eglise est en crise (persiste t-on)

     

    Mais...

    Et si les catholiques ne tendaient plus l’autre joue? 

    Alors que le nombre d'atteintes aux lieux de culte chrétiens augmente nettement, certains catholiques remettent en doute le bien-fondé de la ligne officielle, qui consiste à jouer l'apaisement pour éviter la surenchère victimaire. Enquête.

    Cent cinquante-trois atteintes aux lieux de culte recensés en France en 2008 par le ministère de l’intérieur, 1 057 en 2016, soit 690 % de hausse en huit ans. C’est ce qu’on appelle une tendance nette

    (article de Causeur -article payant: extraits) 

     

    À Lavaur (Tarn), deux mineurs ont avoué avoir mis le feu à l’autel d’une chapelle de la cathédrale Saint-Alain, où ils s’étaient réfugiés pour échapper à la pluie, par désœuvrement. Il a fallu deux jours pour nettoyer les suies. Ils ont aussi tordu le bras d’un Christ, pour lui faire prendre une pause particulière, popularisée par le footballeur Paul Pogba. À Dijon (Côted’or), le coupable a brisé une statue de la Vierge, ouvert le tabernacle et jeté les hosties; un sacrilège pour les catholiques, car les hosties consacrées représentent le corps du Christ. Idem à Nîmes (Gard): les hosties de l’église Notre-dame-des-enfants ont été dispersées, avec en prime une croix d’excrément tracée sur un mur. À l’église Saint-Nicolas de Maisons-Laffitte (Yvelines), le tabernacle a été jeté à terre [...]  C’était la troisième église du département prise pour cible en quelques jours. L’évêché de Versailles a appelé à "aborder ces événements avec du recul. […] Il s’agit, dans la plupart des cas, d’actes de personnes connues et souvent vivant en marginalité...Il ne faut pas y voir systématiquement des attaques contre l’église." 

    Le portrait-robot du profanateur serait en quelque sorte un jeune, à bout de bière et d’ennui, qui se défoule [...]. La géographie des attaques contre les lieux de culte serait celle de la France où les usines ont fermé et où le tissu social se délite. Le sentiment antichrétien serait finalement une motivation secondaire, pour ne pas dire négligeable.

    Il y a aussi consensus pour penser que, par rapport à la gravité des persécutions subies par les juifs dans le passé ou par les chrétiens aujourd’hui au Proche-orient, la retenue s’impose face au vandalisme. Mais cette retenue est-elle toujours de mise ?

    Le sujet explosif des agressions islamistes... La question divise le monde catholique. Les attaques sont en augmentation et leur gravité va croissante, l’islamisme radical ayant fait monter la tension de plusieurs crans. Égorgé dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet 2016, le père Jacques Hamel était le premier prêtre tué en tant que tel en France depuis la Révolution. En rapports réguliers avec leurs homologues musulmans, les responsables du clergé français s’efforcent de prévenir un choc des religions, mais les extrémistes sont là. Chérif Chekatt l’a dit au chauffeur de taxi qu’il a brièvement pris en otage après avoir tué cinq personnes sur le marché de Noël de Strasbourg le 11 décembre 2018 : il voulait tuer des "infidèles". Une semaine plus tard, la police italienne annonçait l’arrestation à Bari d’un Somalien qui préparait des attaques, au nom de l’islam, contre les églises en général et le Vatican en particulier. Il saluait dans un de ses messages le geste de Chérif Chekatt.

    Dès 2016, l’aide à l’église en détresse évoquait la montée d’un "islamisme hyper-radical"

    [...]

    "J’ai travaillé au service qui compilait les atteintes aux lieux de culte. Il ne fait aucun doute que certaines d’entre elles, visant des lieux chrétiens, sont motivées par l’islamisme", souligne Claude Sirvent, aumônier de la Communauté chrétienne des policiers de France, devenu prêtre après une longue carrière l’ayant conduit jusqu’au grade de commandant de police. "Le ministère de l’intérieur ne les recense pas en tant que tel, mais «le phénomène existe,"

    [...]

    Pour partie, les catholiques vivent de plus en plus mal une série d’asymétries. Asymétrie dans le traitement médiatique des affaires : les profanations de mosquée ou de synagogue suscitent des condamnations plus vigoureuses. Asymétrie internationale : l’église pratique la politique de la main tendue en France, alors que le simple fait de tenter de convertir un musulman peut valoir la prison en Algérie (sans parler de l’arabie saoudite, où il n’y a aucune église). Asymétrie dans les provocations. Courageux, mais pas téméraire, l’artiste espagnol Abel Azcona accède à la notoriété internationale avec 242 hosties consacrées formant le mot "pederastia". Scandale sans péril et sans gloire. Une performance équivalente ciblant l’islam l’aurait mis en danger de mort...

    [...]

    Que faire ? Quelle serait l’attitude conforme à l’essence du christianisme, tendre l’autre joue ou brandir le glaive ? Encaisser les attaques sans se plaindre ou organiser la défense des valeurs chrétiennes ? Panacher les deux ? Le débat est loin d’être clos. 

     

     

    un écho à cet article sur Boulevard Voltaire:

    Touche pas mon église !

    L’ancien président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier (prédécesseur de de Moulins-Beaufort) adopte une position qui se veut nuancée. Lors d’un entretien au Point, il a récemment expliqué : "Nous ne voulons pas développer un discours de persécutions. Nous n’avons pas le désir de nous faire plaindre. [...]" [...] Et quand des politiques, comme Eric Ciotti, dénoncent une “cathophobie qui gagne tous les milieux et conduit à des violences”, l’archevêque répond benoîtement : “Je ne vois pas quels faits permettent à ces politiques de tenir un tel discours.” 

    De cette recrudescence nationale de profanations d’églises est née une initiative spontanée de jeunes étudiants. Sous la forme de groupes Facebook répartis dans une dizaine de villes en France, le mouvement Protège ton église se donne pour but de prévenir des dégradations et vandalismes que subissent les édifices religieux. Le principe de leurs actions relayées sur leur page, déjà suivie par près de 3.000 personnes, est d’effectuer des rondes de surveillance et de veille pour prévenir des dégradations. "Depuis mi-mars, ce sont trente vacations qui ont été faites, pour un total de 70 lieux veillés depuis le début. 25 églises sont actuellement couvertes. Le tout pour Paris intramuros uniquement", témoigne Cyriaque, coordinateur du mouvement sur la capitale. Chaque semaine, cinq rondes nocturnes sont effectuées bénévolement par des étudiants dans différentes villes de France.

    "Protège ton Eglise" sur Facebook et sur Twitter

    Entretien avec l'initiateur de "Protège ton Eglise"

    "Tous les Français ont "leur" église. Celle qu’ils voient en sortant de chez eux, celle devant laquelle ils passent en allant au travail, pour aller faire leurs courses, retrouver des amis, etc... Nous entendons réveiller les Français et leur rappeler que ce sont bien "nos" églises et qu’elles font partie de notre patrimoine local et national. [...] Ces églises sont notre passé et notre présent. Nous voulons qu’elles restent et soient aussi notre avenir. Et pour les catholiques, comme la plupart d’entre nous, il s’agit en plus de la maison de Dieu. C’est ce travail de sensibilisation que nous entendons mener. De là découlent les veilles, notre volonté d’être présents pour intervenir si nous assistons à des actes de vandalisme conformément à l’article 73 du code de procédure pénale."

     

     

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    4 commentaires
  • L'Eglise est en crise, dit-on... sans blague !

    Pourtant, rien d'inédit ou de surprenant à signaler...

    sauf, peut-être, ci-dessous, le petit texte de Th. Bouzard pour Mgr. Dukorbak

    Mais sinon, effectivement, absolument rien de nouveau à signaler...

       "La seule église qui illumine est une église qui brûle"...Chaque jour, en France, au moins trois lieux de culte catholiques sont profanés ou vandalisés dans une indifférence générale, sauf exception inévitable servant d'alibi et concernant uniquement des lieux emblématiques car "touristiques". Le silence criminel de l’épiscopat pour "ne pas faire de vagues" et "ne pas stigmatiser les auteurs" permet toutes les audaces que la justice civile ne condamnera pas, ignorant -dans ces cas précis de non-islamophobie- le blasphème et excusant les "troubles psychologiques". Les calvaires des chemins, les statues votives et même les croix des cimetières ainsi que les cloches des églises sont l'objet d'une haine sans limite. 

       Nouvellement nommé à la tête de la Conférence des Évêques de France, Mgr (sic) Eric de Moulins-Beaufort (diplômé d'économie de Science-Po.-Paris et auteur de "Vatican II, une boussole pour notre temps" -tout un programme...), le "nouveau visage de l'Eglise", exprime sa joie d'avoir assisté à l'inauguration de la plus grande mosquée de France (financée en grande partie par le Koweït et le Qatar) dans "sa" ville de Reims, la ville de Saint Rémi et du sacre des Rois de France, allant jusqu'à divaguer allègrement en évoquant devant des musulmans pour qui l'"association" (trinitaire) est "plus grave que le meurtre": "La foi en Dieu Un et Trine, dans le mystère de l’Incarnation et de la Rédemption par le Christ crucifié et ressuscité."... 

       Un rapport parlementaire présenté par deux députés, dont l'un de la majorité présidentielle actuelle, déplorent et condamnent que certaines traditions militaires fassent appel à des cérémonies religieuses ancestrales (hommage rendu à un "saint Patron": Saint-Michel, Sainte-Barbe, Saint-Georges ou Saint-Maurice, baptême des insignes ou des symboles dans certaines écoles militaires, bénédiction de régiments ou de navires de guerre, etc...) qui "créent un environnement que les militaires d’autres religions peuvent ressentir comme inhospitalier et excluant." ! Par ailleurs, le "débat" macrognolesque a permis de remettre sur la table la suppression des fêtes religieuses (chrétiennes, ça va de soi). 

       La crise de la pédophilie (pédophilie qui n’existerait donc pas dans les autres religions -y compris dans la deuxième de France- ni dans les autres institutions -telles que l'éducation nationale, le sport et même la famille- et qui fait de tout prêtre ou religieux -sauf imam- rencontré dans la rue un pédocriminel potentiel), la crise de la pédophilie, donc, dans l’église catholique semble tomber à point pour l'achever... tâche qui ne semble pas rebuter le haut-clergé qui apporte de l'eau (bénite) aux moulins laïcards et mahométophiles en déclarant, par exemple, que ce sont les enfants eux-même, "en frustration de tendresse", qui exciteraient leur agresseur (selon l'abbé machin) ou que c'est Satan lui-même et lui seul qui organise tout ça (selon le pape trucmuche).

    Dans "Causeur" et sur "Boulevard Voltaire", Jérôme Fourquet, directeur du département "opinions" de l’IFOP  et auteur de "L'Archipel français" démontre que "Nous sommes arrivés à un stade terminal de la déchristianisation. Désormais minoritaires, les catholiques souffrent d’une moindre protection par rapport aux juifs et aux musulmans et ne déterminent plus les structures de la société." et "Lorsqu’on analyse les prénoms donnés depuis 1900, on voit le déclin d’un prénom comme Marie. 20 % des petites filles nées en 1900 s’appellent Marie, aujourd’hui, moins de 1 % des filles s’appellent Marie. Voilà un signe très tangible de cette déchristianisation. On assiste depuis les années 60 à l’essor de prénoms se rattachant à l’ère culturelle arabo-musulmane. Ces prénoms-là sont donnés à moins de 1 % des garçons nés en France au début des années 60, on constate qu’en 2016, 18,5 % des naissances de garçons portent ce prénom."

    Bon, c'est un fait acquis, et rien ne pourra plus enrayer le mécanisme...

    "Le soir approche et déjà le jour baisse", le livre courageux du cardinal Sarah qui annonce que "L'occident est en grand péril" et qui avoue lui-même "J'ai peur que l'Occident ne meure" n'y changera rien...  "À la racine de l’effondrement de l’Occident, il y a une crise culturelle et identitaire. L’Occident ne sait plus qui il est, parce qu’il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l’a façonné, qui l’a constitué, tel qu’il a été et tel qu’il est. De nombreux pays ignorent aujourd’hui leur histoire. Cette autoasphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares".

    Pourtant, même si on n'y croit plus, il n'est pas interdit de faire une ultime tentative. Pour l'honneur. Et avec humour... 

     

     

    "L'Eglise est en crise ?... Que faire – comme disait Lénine ?

    Eh ben, je vais te dire Mgr Dukorbak. Tu commences par te saper en vrai curé, en noir, et pas en bermuda avec des godasses orthopédiques. Si tu es un gradé, t'hésites pas dans la dentelle et les tissus colorés, les bagouzes avec des grosses caillasses et les breloques en jonc. Ensuite, tu arrêtes de fourguer les tableaux et les statues au brocanteur du coin, tu sors de la cave toutes les vieilles croûtes qui foutent les jetons; si tu as deux ou trois vues de l'Enfer bien craignos, c'est impec'. Tu redores tout ce qui est dédoré. Tu balances ta guitare et tu passes de la musique sacrée, des chœurs de moines bien moyenâgeux, de l'orgue bien tempétueux, le truc qui glace le sang des rombières et qui fout les chocottes aux bourgeois. Et, point capital, tu fais ta messe en latin, vu que traduit c'est de la daube. Puis ton truc, pour que ça marche, il faut que ça ait l'air magique et très ancien, un rituel qui est toujours le même depuis toujours, depuis la nuit des temps. Parce que le passé, c'est le couloir du futur, la seule fenêtre sur l'éternité. Et surtout, surtout, que personne n'y capte rien. Regarde Macron: moins tu piges, plus ça monte. Une fois que tu as fait ce programme de ravalement minimum, passons au dogme: tu arrêtes immédiatement de nous faire chier avec tes Africains, tes pompes à merde pour le Mali, tes dessins d'enfants de la Paroisse et tout ton bazar pour neuneus. Les gens s'en cognent. On est à Landivisiau, pas à Bamako. Les ploucs, tu leur causes d'eux. Tu fais ton taf: les vieilles, tu leur parles de la Mort; les jeunes, de la Vie; les autres, tu les engueules. Ceux qui déconnent, tu leur causes du Diable, de l'Enfer et de toutes ces conneries. Les autres, tu les rassures. Tu bénis les poireaux, tu bénis la Mer, tu bénis les moissons: tu bénis tout ce qui bouge. Tout ce qui vagit et tout ce qui chiale. Et tu colles à tout le monde des devoirs du soir sous la forme de Pater et Nestor, histoire de montrer que le représentant du Patron, c'est ta pomme et pas Peppone. Enfin tu fais ton boulot quoi, merde...! Et arrête de te prendre pour un syndicaliste ! Un vieux hippie troué, de retour de Katmandou, ou un évêque à péons ! Je te le redis : on n'est pas à Tegucigalpa, mais à Saint-Flour. Ton cheptel, c'est des Français: relis un peu Balzac et Flaubert, ça te fera du bien. Les Français ont plein de qualités mais aussi plein de défauts. C'est comme ça, et toi t'es là pour corriger le tir. Ils sont individualistes, jouisseurs, flemmards, hédonistes, avares, inconséquents, lâches, idiots et trouillards. Ton taf, c'est de les rendre tout le contraire, ce qu'ils sont aussi. Et, enfin, -et là mon gars, ça ne plaisante plus, c'est tout juste si ce que je vais te dire n'est pas direct la parole de DIEU lui-même- tu ne déconnes plus avec l'Islam. C'est pas tes potes. C'est pas les potes de tes ouailles. Tu "dialogues" pas, parce que t'as perdu d'avance et tes moutons avec. T'es bien trop niais et crédule, tu fais pas le poids. Tout le troupeau sera becté avant que tu piges dans quoi t'as mis les grolles. Œcuménisme tolérance zéro. On cause pas à la concurrence, on arrose d'eau bénite, point final. Tu es tout juste autorisé à être poli avec les Orthodoxes, et froid avec les Calvinistes et autres Anglicans. Le reste -tout le reste- tu l'exorcises direct. Tu menaces d'excommunier tous ceux qui s'en approchent, et tu convertis tous ceux qui viennent vers toi. Et puis apprends un peu à te faire respecter: le chef c'est toi ! Les autres ont tort. Hors du chemin que tu montres, c'est bourré de loups garous.

    En résumé: tu bosses à l'ancienne, bicoze ça marchait du tonnerre de Dieu et que ta nouvelle cuisine, ben, c'est la faillite. Donc faut revenir au menu d'avant, sinon tu vas fermer, et y'aura un kebab." 

    Thierry Bouzard
     



     
    Merci à Dominique de m'avoir fait découvrir ce texte "A dupliquer pour distribuer sur les parvis."  (...Un peu familier le propos... mais quand on veut se faire comprendre, la première règle est d'utiliser le vocabulaire de son interlocuteur.  Qui aura l'audace de le distribuer sur le parvis de son église ?)
     
    Thierry Bouzard est l'ancien délégué général et coordinateur de Civitas (voir son "portrait" haineux réalisé par "La Horde" - site "méchamment antifasciste")...
                                                                   ...il est aussi auteur sur les sites "Euroliberté", "Présent", "Riposte laïque", "Média-presse info", "Polémia", "Nous sommes partout", etc...  Ancien animateur et critique musical sur Radio Courtoisie, il est un spécialiste incontesté de musiques militaires, il est l'auteur de plusieurs livres sur la musique et les chansons, dont "Les Chansons de notre identité" (un répertoire éclectique de chansons engagées, de chansons traditionnelles "de nos provinces", de chants militaires, de cantiques et de chansons "à boire"...) et "Des chansons contre la pensée unique" (une présentation inédite et érudite des chansons françaises contre le politiquement correct, la pensée unique et la sous-culture mondialisée.)
     
     
     
     
     
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  • Marc Reisinger, psychiatre, psychothérapeute et anthropologue belge et auteur sur Causeur a voulu savoir si les jeunes acteurs des "grèves pour le climat" savaient de quoi ils parlaient... Il semble qu'il n'ait pas été déçu !
     
    Dans un premier temps, il a profité de l'une de ces "marches pour le climat" pour y interroger quelques participants, qu'il supposait fortement motivés et incollables sur leurs convictions et sur les tenants et les aboutissements de leurs actions:
     
    "...je me suis rendu compte qu’ils ne connaissaient pas le b-a ba de la cause pour laquelle ils manifestaient." 
     
    Une très... très longue minute d'hésitations joyeuses, de ricanements gênés et des moues juvéniles...
    Croyant peut-être à une compréhensible insouciance de la jeunesse, aveuglement confiante dans les arguments magistralement exposés par des spécialistes incontestables, il a posé le même genre de question à un professeur du secondaire et à qui un journal avait consacré un long article soulignant son investissement pour la cause en tant que soutien inconditionnel et avisé de ces manifestations hebdomadaires:
     
    un professeur qui encourageait ses élèves à manifester pour le climat n’en connaissait pas plus que les étudiants.
     
    L'histoire ne dit pas si cet enseignant tient devant ses élèves attentifs et devant les militants zélés le même discours et développe le même argumentaire expliquant que le gaz carbonique est à l'origine du trou dans la couche d'ozone ?
    Voulant définitivement connaitre les motifs et les objectifs réels de toutes ces manifestations, il s'est ensuite tourné pour l'interviewer vers la pasionaria du climat qui défie les riches et les puissants de la planète, l'initiatrice du mouvement, la jeune suédoise spécialiste du réchauffement climatique, future prix Nobel de la Paix, reçue d'égale à égal par tous les chefs d'état sensibilisés à la transition écologique et conférencière incontournable invitée à chaque réunion internationale d'importance sur le climat... The great Greta Thunberg herself...
     
     
    "J’aimerais avoir un petit entretien à ce sujet, si vous êtes d’accord"… 
    j’ai l’impression qu’elle dit "oui", mais pense "non".
    A ce moment, elle retire son bonnet. C’est un signal.
    Instantanément, une femme blonde d’une cinquantaine d’années qui suivait la scène derrière moi, s’interpose :
    "Hello, désolé, nous avons quelque chose à faire maintenant. Je dois l’emmener, merci…"
     

    Greta ne répondra à aucune question. L'auteur de l'article dit s'être "trouvé face à une petite fille éteinte, sans passion, une poupée dégonflable, manipulée par des gens inquiétants. Une enfant sous terreur (...) programmée pour des speechs apocalyptiques et provocants de quelques minutes devant les grands de ce monde [mais] qui n’accepte pas qu’on lui pose une question sur le climat. On peut seulement se prosterner...", un garde du corps habillé de noir les accompagne quelques mètres plus loin...

    Quelques heures plus tard, en repassant au même endroit, il constate que Greta est toujours là, parmi quelques personnes. Ses gardes du corps ont été remplacés par deux nouveaux gorilles.

    Sur un signe discret, il la voit aller chercher son panneau "SKOLSTREJK FÖR KLIMATET" (Grève pour le climat) et, comme un automate, s’installer contre la rambarde du fleuve pour une photo de groupe avec des enfants. 

    Un climat d'incertitudes glaçant

     

    Rien de nouveau, bien sur, et les éléments progressistes et alter-mondialistes de notre société continueront à défendre l'activiste verte et ses disciples pour nous alerter sur les dangers de notre mode de vie relativement à la planète, les écoliers continueront de faire l'école buissonnière avec l'assentiment émerveillé de leur instituteur, les politiciens continueront de prélever des taxes pour investir dans des solutions d'avenir douloureuses mais nécessaires pour nozenfan, et les industriels continueront de nous vendre des produits éco-responsables... tandis que les plus populistes et les autres conspirationnistes continueront de voir derrière tout ça une monstrueuse manipulation médiatique et commerciale, aux dépens d'une pauvre gamine autiste et de millions de naïfs scotchés, toutes générations confondues, soit devant BFM.TV soit sur leurs réseau social préféré...

    Un climat d'incertitudes glaçant

     

    Rien de nouveau, donc, mais il est toujours édifiant de voir une démonstration de l'aplomb avec lequel on nous prend pour de gros couillons, dans ce domaine précis de l'écologie de catastrophe, mais aussi (presque certainement) dans d'autres domaines de la vie publique et citoyenne...

    Je n'ai pas d'exemple précis, là, qui me viendraient à l'esprit.

    Suggestions et témoignages bienvenus...

     

     

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