• après les travailleurs paupérisés...

    il sera une fois...

    ...l'ouvrier augmenté

    Les temps modernes 2.0

    Le constructeur américain Ford a annoncé qu'il allait équiper d'exosquelettes -des gilets robotiques- les ouvriers de quinze de ses usines à travers le monde. Objectif ? Rendre leur travail moins éprouvant physiquement.

    Et, en même temps, améliorer la productivité...

    Selon la direction de Ford il s'agit d'aider les ouvriers dans leurs tâches les plus pénibles ou répétitives en les rendant "plus résistants à l'effort". Quinze usines vont ainsi voir leur personnel "augmenté", ni quantitativement, ni pécuniairement, mais grâce à la robotique et à l'intelligence artificielle. Le constructeur automobile affirme avoir acquis ces équipements uniquement "dans le but d'améliorer le bien-être des salariés, et surtout pas dans celui d'augmenter la charge de travail."

    On signale par ailleurs qu'aux États-Unis le coût que représentent les maladies et les accidents du travail s'élève à quelque-chose comme un milliard de dollars par semaine.

    Il y a même la vidéo d'un roboworker en chair et en os et en acier qui est tout heureux de pouvoir maintenir une charge à bout de bras  trois fois plus longtemps que d'habitude, après ça, sa journée finie de pouvoir jouer avec ses petits-enfants, et d'aller couper du bois pour cet hiver, et de donner un coup de main à son beau-frère pour tondre la pelouse et repeindre la clôture du jardin... sans même être essoufflé ni transpirer sous les bras.

     

    Ce qui laisse entrevoir des utilisations  infinies dans tous les domaines de toutes les activités auparavant "humaines": industrie, bâtiment, transports, etc... voire ludique. (militaire: c'est déjà fait, police: ça vient, délinquance: on attends...)

    Il n'est pas précisé, dans l'article, si le contremaître ou le chef d'atelier pourrait interagir à distance sur le rythme ou la fréquence des mouvements de la machine de l'ouvrier, ni fait mention d'implants d'électrodes de neurostimulation d'avertissement ou de récompense.

    L'investissement semble moins couteux que l'installation d'un robot classique et ne nécessite pas de programmation complexe ni de maintenance sophistiquée.

    C'est la société Ekso Bionics, qui avait déjà mis au point un exosquelette d'assistance à la marche et de rééducation motrice qui est à l'origine de ce projet.

    C'est dire.

    D'ailleurs, l’un des quatre ouvriers cobayes des usines de Wayne et Flat Rock, explique que depuis qu’il porte un EksoVest, il n’a plus besoin de mettre de la glace ni de la chaleur au niveau de son cou ou de ses épaules trois ou quatre fois par semaine. Il trouve même qu’il lui reste encore de l’énergie après une journée de travail et ne ressent plus la sensation d’épuisement comme avant.

    N'étant ni rhumatologue, ni ostéopathe, ni plombier ou électro-mécanicien, ni syndicaliste CGT, mon opinion sur la chose n'a aucune valeur et peu d'intérêt... Je préciserais juste que je ne suis pas sur qu'un tel équipement m'aurait particulièrement emballé, sauf si j'avais quelque trouble loco-moteur important. Et je me demande aussi s'il est bien utile et bien sérieux de le conserver sur soi pendant la pause pipi.

     

    (a)moralité(s) de l'histoire...

    1) ferraille et bidoche...

    Des chercheurs créent un robot doté de muscles de chair

    En créant des muscles à partir de cellules souches de rat et les implantant sur un squelette robotique, des scientifiques japonais ont créé un petit robot biohybride, capable de déplacer de légers objets.

    L’équipe de chercheurs a créé un squelette robotique de quelques millimètres dans lequel elle a introduit une paire de muscles fonctionnels. Ces muscles n’ont pas été prélevés sur un corps mais créés de toutes pièces. Pour cela, les scientifiques ont cultivé sur des feuilles d'hydrogel des myoblastes, soit des cellules souches à l'origine de la formation des muscles, de rats. "Une fois que nous avions construit les muscles, nous avons réussi à les utiliser au sein du robot comme une paire antagoniste, avec un muscle qui contracte et l'autre qui étire, tout comme dans le corps", explique dans la publication Shoji Takeuchi, l’un des auteurs.  
       

     une autre vidéo sur Tokyo Institute of Industrial Science

    2) bidoche ou ferraille...

    "Nos descendants pourraient bien ne pas être humains.

    Ils pourraient même ne pas être organiques."

    La technologie nous fait évoluer à un tel point que Sapiens pourrait être amené à disparaître… Quelle nouvelle espèce nous remplacerait ?

    Les Temps Modernes 2.0

     

    "Il y a deux possibilités selon moi.

    "Soit nous utiliserons la technologie pour créer un homme augmenté, une sorte de surhomme aux pouvoirs divins.

    "Soit nous nous briserons la règle la plus fondamentale du cycle de la vie en créant de toutes pièces de nouvelles espèces, qui n’auraient plus rien d’organiques.

    "Depuis l’apparition de la vie sur Terre, il y a 4 milliards d’années, la vie a toujours été régie par les lois de la sélection naturelle.../...Du cactus à la baleine, tous les êtres sont constitués de composants organiques.

    "Aujourd’hui, la science de l’homme est en passe de remplacer cette sélection naturelle par une conception intelligente. Jusqu’à créer, qui sait, des formes de vie non organiques !"

                                                 extrait d'un interview de Yuval N.Harari

     

     

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    7 commentaires
  • Quand les militants de la bienpensance anti-raciste rencontrent les adeptes de la théorie du genre, planquez vos mômes...

    voici (re)venir:

    Nella princesse chevalier

    A la fois princesse élégante et chevalier courageuse... (sic)

    Éloignez les enfants...!

    "Nella est une héroïne moderne et atypique ! A la fois princesse élégante et chevalier courageuse, elle aime autant les joutes équestres que les bijoux, les quêtes audacieuses que les robes à paillettes. Nella est souvent accompagnée de sa licorne Trinket, de son ami chevalier Sire Garrett et du loyal coursier de celui-ci, Clod. Ensemble, ils arpentent le royaume de Castlehaven et surmontent tous les défis."

    "Nella est aussi douée une épée ou un arc entre les mains qu’attentive aux problèmes de chacun. Chaque fois qu’un conflit se trame, elle veille à ce que tout se termine bien, dans la joie et la bonne humeur."

    Liste et description des principaux personnages: les vocabulaire et orthographe employés font bien comprendre qui est qui:

    • Princesse Nella est une aventurière métisse et chevalier princesse de huit ans qui protège son royaume de Castlehaven. Elle est intrépide, confiante, douce, serviable, facile à vivre, et est une personne très amicale.
    • Trinket est la licorne de Nella et sa meilleure amie qui aime la mode, la rendant très stylée. Elle soutient et encourage ses amis, et sera sérieuse si la situation l'exige, afin d'aider Nella à résoudre les problèmes.
    • Sir Garrett est un chevalier qui suit Nella dans ses quêtes.
    • Clod qui possède deux cornes sur la tête est le soulagement comique de la bande.
    • Roi papa et reine maman sont les parents de Nella, les dirigeants du royaume. Le roi papa est noir, tandis que la reine maman est blanche, ce qui fait que leurs filles sont biraciales.
    • Princesse Norma est la petite sœur de Nella.
    • La brigade des chevaliers est un groupe de chevaliers maladroits mais bien intentionnés
    • Sir Blaine est un chevalier méchant et autoritaire de neuf ans qui pense qu'il est le meilleur dans tout ce qu'il fait.
    • Willow est un agriculteur de sept ans qui a les cheveux verts et sait comment cultiver des plantes.
    • Fidget est un raton laveur violet et blanc.
    • Fickle est un hibou rose.
    • Polkadottie est un dragon à pois rose qui est initialement appelé Mme Dragon. Elle est la mère d'un dragon que Nella a trouvé.
    • Badalf est un magicien méchant et un sorcier qui veut voler toutes les choses de Castlehaven.

     

     

    Par contre, "Blanche-Neige" et "la Belle au Bois-Dormant", par exemple, restent l'archétype de la littérature enfantine honnie:

              Après avoir traversé toute seule la forêt en pleine nuit Blanche-Neige décide de rester au chaud chez les sept petits nains, pour faire leur ménage en chantant et leur préparer des tartes aux pommes comme une stupide ménagère de mois de 50 ans, tandis que la Belle au Bois-Dormant manque de se faire violer pendant son sommeil par un prince qui se croit tout permis avec les femmes de part sa masculinité blanche et sa position sociale..

    Tandis que la plupart des comptines et des rondes enfantines se retrouvent soudain être des brûlots racistes et haineux d'une violence inimaginable et hypocrite...

     

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    6 commentaires
  • Dans un présent figé, sans passé reconnu et sans avenir souhaitable, où les conseils, recommandations, interdictions ou avertissements de tous poils nous sont rabâchés sans cesse  il est bon de se souvenir d'un temps pas si lointain où chaque gamin avait, le plus naturellement du monde, dans sa poche un canif, pour sculpter un morceau de bois ou jouer à la pichenette, et qui faisait de lui presque un Homme, avant que ça ne devienne un gros mot.

     

    Le couteau est l’outil essentiel du gastronome. Sans lui, impossible de déboucher une bouteille, de trancher un fromage, de couper une viande Dans son Dictionnaire nostalgique de la politesse, Frédéric Rouvillois constate que le couteau ne doit pratiquement pas être utilisé à table : seulement pour couper, jamais pour pousser de la nourriture. Il est, hélas, occulté et rejeté. Une mode qu’il serait bon d’arrêter pour redonner au couteau toute sa place.

    Un article de

    Le couteau est l’outil essentiel du gastronome. Sans lui, impossible de déboucher une bouteille, de trancher un fromage, de couper une viande. Fut un temps où tous les hommes avaient un couteau dans leur poche, que ce soit pour aller aux champs ou pour se rendre en ville. À Versailles, il fallait un chapeau et une épée pour pouvoir entrer dans la cour du château. Désormais, les hommes ne portent plus ni épée ni chapeau, le couteau étant la forme moderne et utilitaire de l’épée. Dans son Dictionnaire nostalgique de la politesse, Frédéric Rouvillois constate que le couteau ne doit pratiquement pas être utilisé à table : seulement pour couper, jamais pour pousser de la nourriture. Il est, hélas, occulté et rejeté. Une mode qu’il serait bon d’arrêter pour redonner au couteau toute sa place.

    Historiquement parlant, c’est au XIXe siècle que la grande aventure commence pour lui. Grâce à l’industrialisation croissante, à l’essor de la productivité et aux nouvelles méthodes de fabrication, l’acier devient moins cher, plus robuste et plus accessible aux classes populaires. Le couteau quitte l’univers des villes et des cuisines pour s’imprégner dans les campagnes. Chaque paysan a désormais le sien, dans sa poche. Thiers devient la première ville productrice de couteaux (elle l’est encore). La coutellerie Arbalète Genès David est l’une des plus anciennes. Fondée en 1810, elle fabriquait l’ensemble des outils nécessaires au travail des champs : serpe, greffoir, lames de scie… et le laguiole. L’arbalète apposée sur la lame est encore aujourd’hui le signe de l’excellence.

    Chaque région d’Auvergne a sa forme de couteau : l’Aurillac, le Sauveterre, l’Yssingeaux. Le manche et la lame en sont plus ou moins trapus, l’essence du bois varie. C’est dans la cité médiévale de Sauveterrede-Rouergue que l’on trouve encore ces couteaux, dans la coutellerie fondée en 1992 par Guy Vialis. Ancien sommelier, il a conçu un couteau à vrille de grande qualité, utilisé par les plus grands et la plupart des meilleurs sommeliers du monde. Décédé en 2016, Guy Vialis a non seulement su créer, mais aussi transmettre une passion. D’autres maisons familiales perdurent, comme la coutellerie Berthier à Valence, fondée en 1 820. C’est elle qui mit au point le sécateur "Rhodanien" utilisé par les vignerons pour tailler la vigne.

    En Savoie, c’est l’entreprise fondée par Joseph Opinel, toujours dirigée par la même famille. Grâce à sa lame robuste et à sa conception simple, un manche en bois, l’Opinel a conquis tout le territoire français et l’étranger. Près de 300 millions d’unités ont été vendues, du couteau pour enfant avec bout arrondi au couteau pour le jardinier ou le cuisinier. Opinel fait partie de ces objets mythiques qui marquent la conscience collective. La France est le pays phare de la coutellerie en Europe. C’est elle qui en possède le plus, avec 176 coutelleries recensées, dont 108 dans le bassin de Thiers et 12 dans celui de Laguiole. Les couteaux se font de plus en plus technologiques, avec des progrès constants sur la qualité de la lame. L’habitude du couteau de poche revient aussi, et notamment du beau couteau et du couteau régional. Certains s’inscrivent réellement dans une histoire et une tradition, d’autres sont d’invention beaucoup plus récente.

    Il ne reste plus au couteau qu’à reconquérir la table, lui qui a la prééminence sur la fourchette, qui n’est arrivée qu’au XVIe siècle. Comment peut-on encore couper un steak ou une entrecôte avec une lame crénelée, qui déchire la viande au lieu de la trancher ? Comment peut-on couper un roquefort avec un couteau dont le manche est en plastique ? Comment peut-on orner une belle table de couteaux sans style et sans âme ? Il a toujours accompagné l’homme et il a toute sa place à table. Du couteau à poisson au couteau à huître en passant par le couteau à fruit, c’est une histoire de fer et de sentiment qui se mêlent. Il est l’outil indispensable du chef cuisinier et le bel objet nécessaire aux tables. À lui seul, il raconte aussi des histoires de familles et d’industrie, comme Dumas, la plus ancienne coutellerie, fondée en 1532 à Thiers, rachetée en 1882 par la famille Rousselon et dont l’un des couteaux phares est "Le p’tit 32", le canif du casse-croute et des souvenirs d’enfance.

    Le p'tit 32

    Pourquoi cet article... Tout d'abord pour mettre en évidence un objet parfois oublié ou ignoré mais fortement lié à toutes nos traditions, toujours à la fois esthétique et fonctionnel dans leur simplicité apparente, sans l'intervention de designer inutile et prétentieux en mal de revisite créative, et aussi à cause de ma (toute petite) collection de couteaux de poche régionaux anciens et souvent "dans leur jus", débutée pour ces mêmes raisons

    Le p'tit 32

    Un blog:  blog: les-couteaux-et-moi.et un forum: couteauxdepoche.forumactif.com pour aller un peu plus loin

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