• Polaroïd

    Avant-propos  

    Je ne connaissais pas du tout ce groupe strasbourgeois, dont je découvre le style musical mais qui mériterait une écoute pour laquelle je n'ai pas les compétences afin de pouvoir l'apprécier à sa juste valeur.

    Mais d'apprendre que ces trois musiciens ont eu l'heur de déplaire à missié Louis-Georges Tin du CRAN (ceci n'est pas une particule) me les rendent sympathiques et me donne l'envie de vous faire partager cette découverte rare.

     

     Prologue 

    Polaroïd

     

    POLAROID3

    CHRISTINE CLEMENT chant, composition

    CHRISTOPHE IMBS: synthétiseurs

    FRANCESCO REES: batterie, laptop


    Issus de la scène jazz actuel, les musiciens de Polaroid3 ont développé liberté et richesse de jeu dans leurs pratiques respectives avec le désir de jouer une musique personnelle qui s'aventure loin des "clichés". Formée autour des compositions de Christine Clément, la musique de POLAROID3 est porteuse d'images troublantes, denses et envoûtantes. Une "trip-pop" sensuelle et organique.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Épisode 1

    12 Février 2017

    France-bleue Alsace

    Polaroid3... Plaisirs auditifs instantanés !

    Une chanteuse, une batterie, des synthés, c’est le socle de Polaroid3. La formation défriche brillamment un vaste territoire musical, affranchi des classifications et des genres. Jazz, pop, classique, électro convergent sans jamais sombrer dans un crossover insipide.

    Polaroid3 s’inscrit ainsi dans une approche novatrice, à la recherche d’une musique renouvelée, voire expérimentale, qui n’oublie cependant pas l’émotion. Et les chansons qui traversent “Rivers” ne manquent pas d’en donner.

    Francesco Rees et Christophe Imbs tissent un écrin ensorcelant pour les compositions et la voix de Christine Clément. Elle chemine entre des sonorités synthétiques, des percussions martiales et des cordes soyeuses.

    Un univers intense et étrange qui intrigue d’abord puis qui captive franchement. On est emporté par cette musique, construite autour de boucles, d’arrangements complexes et envoûtants.

     

    Polaroïd

     

     

    Épisode 2

    21 Février 2017

    France:info

    Les artistes du groupe Polaroid3 ont été obligés de s’expliquer après la sortie de leur nouvel album Rivers, indique France Bleu Alsace mardi 21 février. Le Cran (Conseil représentatif des associations noires de France) dénonce un clip raciste. Sur les images, une femme habillée en blanc et deux hommes au visage peint en noir marchent dans une forêt et autour d’un lac gelé. Le Cran a été saisi par des internautes choqués

    Pour le président du Cran, Louis-Georges Tin, le clip véhicule des représentations racistes. "Il y a deux problèmes de racisme dans cette histoire", estime le président du Cran qui voit dans le clip, une femme entouré de "deux valets, deux hommes animaux". Cela donne selon lui "cette impression que les Noirs sont des animaux et que les animaux sont des Noirs". Le groupe s’est dit stupéfait de cette lecture de leur clip et l’a contestée. Pour Christine Clément, la chanteuse du groupe strasbourgeois, il n'est pas question de racisme. "Si on enlève le contexte, c'est complètement ridicule. C'est un paysage blanc, le blanc, le noir, les contrastes. Cela n'a rien à voir avec la couleur de peau."

    Le réalisateur du clip, le photographe Philippe Savoir se dit inquiet pour la liberté d'expression. Ce qu'il a mis "dans le clip et dans l'univers visuel global" n'est pas du tout raciste, "c'est une rêverie, un conte, un paysage onirique, sans symbolique particulière ou message subliminal", s'est-il défendu. Selon lui, dans le clip, "les gens ont le visage noirci, mais noirci ne signifie pas faire une parodie d'un africain ou d'un afro-américain et il n'y a aucune référence à ça dans le clip et à aucun endroit". Dans le Bas-Rhin, la Licra, la ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, a vu le clip. Elle ne soutient pas du tout la position du Cran qu'elle estime "exagérée". Selon sa présidente Fabielle Angel, "il n'y a rien de raciste dans ce clip".

    Le clip a suscité la polémique sur les réseaux sociaux et entraîné l’annulation du concert parisiens des Strasbourgeois, le samedi 18 février. Polaroid3 a publié un post sur sa page Facebook dans lequel il a présenté "ses excuses les plus sincères" "à tous ceux et toutes celles qui se sont sentis blessés" par certaines images du clip. Les images sur leur page Facebook ont été retirées mais le groupe ne compte pas enlever le clip.

     

    Intermède 

    l'objet du délit:

     

     

    Épilogue 

    Vous pouvez faire votre choix et votre opinion entre ces 2 explications !

    Polaroïd

         

    Polaroïd

    Pour Christine Clément, tourner ce clip

    était comme un rite de passage

         

    Pour le CRAN, c’est toute la mise en scène

    qui est choquante

    "On a fait appel à des figures mythologiques, mi-hommes, mi-bêtes pour Christophe et Francesco et moi en dame des neiges. Il était important pour nous de se transformer, ça fait partie de notre démarche artistique, de notre progression globale. Sur scène, je suis assez statique, la musique est assez méditative donc pour la vidéo, il fallait des images qui marquent."
          Le clip met en scène des hommes ayant tantôt une tête d’ours, tantôt une tête de noir, donnant l’impression d’une sorte de proximité ontologique entre les deux. Ces individus hybrides portaient un collier de paille et des tresses, comme on en a traditionnellement dans plusieurs régions d’Afrique. Ces deux hommes noirs, sauvages, animaux, suivaient docilement une maîtresse blanche, pourvue d’une coiffe blanche, d’une robe blanche, le tout dans un décor neigeux, tout à fait blanc, évidemment.

     

     

    Envoi

    Sinon, ouvertement "raciste", il y a un certain Claude Debussy, qui n'a jamais été dénoncé comme il se doit:

     

     

     

     

     

     

     

     

    ' Tin... encore lui ?

    ' Tin... encore lui ?

     et comme dirait (presque) l'autre:

    "Après l'Agésilas (..), - Hélas! - Mais après ce Haltelà, - Holà!",

    sinon...

     

    Polaroïd

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    « Le village préféré des françaisCette fois, c'est pour de bon ! »
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  • Commentaires

    1
    bikoz
    Jeudi 4 Janvier à 00:30

    mais QUI fait la police dans ce pays, les black immigrés ou les blancos !?

    nous em......  à la fin !!!

    ils reçoivent assez de subventions pour vivre à nos frais, et si on leur donnait un vrai travail qui fait suer le burnous, ces abrutis n'auraient pas le temps de fouiner partout, z'ont rien à fiche d'autre

    ce pays me dégoute !

    où est le temps ou ma collègue antillaise bien colorée demandait à la pâtissière du quartier, en se fendant la pêche "je voud'ais une tête de nègu'e" 

      • Jeudi 4 Janvier à 19:43

         

         

        mais c'est kiki qui fait la loi ?

        6 jours, après l'agression de Champigny... surprise de trouver le Commissariat Général à l’égalité des territoires comme partenaire d’un festival auquel participeront la militante anti-flics et sœur d’Adama Traoré, Assa Traoré, ainsi que des islamistes du CCIF et des proches des indigènes de la République!

         

        Plusieurs Internautes ont interpellé le maire (PCF) Patrice Leclerc sur la tenue de l’événement dans la ville. Ils dénoncent la présence de deux personnalités controversées dans la liste des invités.

         

        La municipalité est accusée d’être "complice active des relais du terrorisme islamiste". Sur les réseaux sociaux (où la nuance n’est pas toujours de mise), une polémique est née autour du " Moussem Festival de l’immigration et la tricontinentale", organisé par le Front uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP) et l’Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) ce week-end à Gennevilliers. Un rassemblement antiraciste qui se tient dans plusieurs structures municipales, dont la salle des fêtes et l’espace Grésillons.

         

        Plusieurs Internautes, proches de mouvements laïcs, ont accusé le maire (PCF) Patrice Leclerc, de mettre Gennevilliers "au service de l’islamisme et des haineux anti-républicains". Ils pointent la présence de deux personnalités invitées à divers ateliers. Abdelaziz Chaambi, président de la "Coordination contre l’islamophobie" (CRI), et Sonia Nour (celle-là même qui refusait de dénoncer le caractère terroriste et islamiste de l'égorgement de deux jeunes filles à Marseille), employée à la mairie de La Courneuve. "Nous avons répondu favorablement à la demande de l’ATMF, sans regarder la liste des invités, se défend le maire Patrice Leclerc. Chacun a droit à la liberté d’expression."

         

         

         



         



         

    2
    Souris donc
    Jeudi 4 Janvier à 11:43

     

    Les conventions de l’opéra acceptent toutes les invraisemblances. Ainsi les formidables sopranos et mezzos noires américaines enchantent le lyrique verdien et wagnérien sans que ça choque qui que ce soit (Grace Bumbry, Leontyne Price, Jessye Norman, Kristin Lewis, Kathleen Battle, Camilla Williams, Shirley Verrett, Caterina Jarboro etc…). Toutes de formidables walkyries.

     

    Louis-Georges Tin a raison, c’est raciste. Faut que ça cesse.

      • Jeudi 4 Janvier à 18:43

        Les conventions de l’opéra acceptent toutes les élucubrations, ainsi:

         

        A partir du 7 janvier 2018, le Teatro del Maggio de Florence présentera au public une nouvelle production de Carmen, mais avec un dénouement revisité. Dans la version originale de l'œuvre mythique de Bizet, l'opéra se termine par la mort de Carmen, tuée par son ancien amant jaloux, Don José. Or cette fois, c’est Carmen qui tue Don José, avec un pistolet qu’elle lui a arraché.

         

        "Nous pensons qu’il est important que le théâtre ne soit pas un lieu conservateur, un musée. C’est un endroit qui doit pouvoir initier des débats", explique au Telegraph Paolo Klun, attaché de presse du Teatro del Maggio Musicale. "Carmen a été écrit il y a 150 ans, dans un contexte cultuel différent. Les choses changent", ajoute-t-il.

         

        La production explique avoir souhaité réécrire la fin de l’œuvre afin de dénoncer les violences faites aux femmes. "Dans une société marquée par le meurtre de femmes, comment applaudir la mort de l’une d’entre elle ?" s'interroge Cristiano Chiarot, à la tête du Teatro del Maggio.

         

        Initialement, Leo Muscato, le metteur en scène, était assez réticent à l'idée de modifier la fin, comme le voulait le théâtre. "La mort de Carmen est le moteur de cette histoire, pourquoi renverser cette situation ?" se demandait-il. "puis, j’ai saisi que ce que souhaitait Cristiano Chiarot. Le thème de la mort dans cet opéra est très masculin, la femme doit se sacrifier pour sauver sa liberté. C’est un point de vue qui fait peu de sens aujourd’hui...".

         

         

         

         

        hors sujet:

         

        octobre 2017 : Macron chante (timidement) le Toréador de Carmen à l'Opéra de Strasbourg -

         

         

         

         

         

         

         

         

         

    3
    Souris donc
    Jeudi 4 Janvier à 19:16

    En-ti-è-re-ment d'accord, Bedeau, ces "relectures" et autres "recontextualisations" m'horripilent. Ce sont des impostures, des crimes contre la culture. J'ai commis un papier sur ce sujet :

    https://antidoxe.wordpress.com/2013/12/13/les-metteurs-en-scene-sont-ma-bete-noire/

    Tereza Berganza : Ces metteurs en scène, on devrait les mettre en prison. Vous trouvez que j’exagère ? Que se passerait-il si l’on barbouillait un Tintoret ou si l’on recouvrait Notre-Dame de graffitis ?

      • Jeudi 4 Janvier à 19:56

        "...Que se passerait-il si l’on barbouillait un Tintoret ou si l’on recouvrait Notre-Dame de graffitis ?"

        Sincèrement, je crois que si l'on barbouillait de sang ou d'excréments:

        La Vierge et l'Enfant avec sainte Catherine,...

        La Nativité de saint Jean-Baptiste

        L'Adoration des bergers

        La Présentation de Jésus au temple

        La Cène

        Lamentations sur le Christ mort

        Saint Georges et le Dragon

        etc...

        certains trouveraient celààà aâbsôlument transsscendaaant...

         

        ...quant à graffiter Notre-Dame, les femen y ont fait ce qu'elles ont pu!

    4
    Souris donc
    Vendredi 5 Janvier à 17:52

    Transcendant :

    http://www.valeursactuelles.com/culture/quand-lopera-carmen-passe-la-moulinette-de-la-lutte-contre-les-violences-faites-aux-femmes-92174

      • Vendredi 5 Janvier à 20:31

        On trouvera toujours des "chefs d’œuvre" de cette trempe et leurs foules d'admirateurs béats et belliqueux; petit rappel:

        dans un genre très différent, mais l'intention y était !

         

         

         

         

        L’œuvre Piss Christ d’Andres Serrano – un crucifix photographié baignant dans l’urine de l’artiste – a été détruite à coups de marteau le 17 avril à Avignon par des intégristes catholiques. Mais pourquoi cette œuvre leur était-elle si intolérable ? Que révélait-elle de tellement inquiétant ?

         

        L’affirmation selon laquelle Piss Christ présenterait un caractère offensant pour les chrétiens semble suggérer, à tort je crois, que Piss Christ n’a ni précédent ni place au sein de la tradition chrétienne. Piss Christ interroge en acte les frontières entre le sacré et le profane. À qui appartiennent les symboles religieux, et qui a le pouvoir de prescrire la manière dont ils sont utilisés ? Ma thèse est que Piss Christ, quelle que soit l’intention de l’auteur, est une œuvre profondément religieuse, et ce dans la mesure où elle soulève de profondes questions théologiques, touchant au cœur même du christianisme.

         

        Contre-Temps - revue de critique communiste - 18 avril 2011

         

         

         

         

         

        Le saccage du "Piss Christ", révélateur d'une France haineuse... C’est tout simplement la honte : voici l’une des œuvres d’art les plus célèbres, les plus ambivalentes, les plus controversées, et pas la moins complexe de ces trente dernières années, montrée partout dans le monde depuis sa création en 1987, et encore récemment au Centre Pompidou dans l’exposition "L’Art et le Sacré".

         

        Mais voilà, l’histoire de l’art retiendra que c’est en France, ce dimanche 17 avril, que la fameuse photographie Immersion (Piss Christ) de l’artiste américain Andres Serrano, image ambiguë, étrangement sublime, d’un crucifix immergé dans un flot d’urine, a subi sa plus sérieuse attaque : à savoir sa destruction brutale par un commando organisé d’ultra-catholiques. Reste que ce n’est pas tout à fait un hasard si cet acte de vandalisme, point d’orgue d’une contestation ultra-catholique également menée par l’archevêque d’Avignon Mgr Cattenoz, disciple de l’excommunié Mgr Lefèbvre, et qui n’hésite pas à s’afficher avec les leaders locaux du Front national, tombe en plein débat sur la laïcité.

         

        Les Inrockuptibles (qu'on ne présente plus) - 18 avril 2011

         



         

         

         

         

         

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