• Michel et Francis

    Pour ceux d'entre-vous qui n'ont pas internet ("seniors" récalcitrants, ou économiquement faibles, ou résidents de zones pas couvertes par la mystérieuse 4G, je vous représente la célèbre lettre de Michel Onfray au président Macron, lettre qui servira peut-être de dictée dans les écoles de la République, après la Libération du pays à venir...

    J'y joins une seconde lettre du même pour le même, lettre légèrement excessive diront certains...    

    Tout ça va vous paraître très long, mais en fait, ça se lit très bien et relativement vite.

    Et ça a une autre allure que la déclaration de Francis Lalanne, venu proposer un "projet de société (!!!???!! ) chez Morandini) qui a été bien mieux médiatisée:

    "Je constate qu'il y a une sorte de fossé qui se creuse entre la vision que le Président a du monde qu'il voudrait être le nôtre et celui dans lequel nous voudrions vivre, nous. Une bonne partie du peuple de France ne se reconnait pas dans la vision du nouveau monde que nous propose Emmanuel Macron. Son nouveau monde et son ancien monde, c'est le même monde gouverné par l'intérêt et par l'argent.(...) Aujourd'hui, il aurait intérêt à écouter les propositions alternatives qui peuvent lui venir non pas des membres de son gouvernement, mais du peuple qui n'a pas la parole. Je sens qu'il n'est pas à l'écoute (...) Il aurait intérêt à écouter les projets alternatifs et à mettre les pouvoirs de la nation au service de ses projets. (...) Il faudrait qu'il sorte de cet espèce d’enfermement égotique dans lequel il s'enferme parce que il a des qualités. Ses talents qu'il a pour la communication, il devrait les mettre au service d'un vrai projet de société. Il se trompe de projet de société (...) Son projet de société ressemble tellement au projet de société qui existait avant le sien. Il n'y a pas de nouveauté."

    Si non, vous pouvez passer à un autre article (ou à un autre blog, si vraiment... mais je préférerais pas.)             

    Lettre ouverte au président Manu

    Votre Altesse,
    Votre Excellence,
    Votre Sérénité,
    Mon cher Manu,
    Mon Roy,
       La presse a rapporté il y a peu que tu avais nommé un gueux pour représenter la nation à Los Angeles. Il aurait pour seul titre de noblesse diplomatique, disent les mauvaises langues, les jaloux et les envieux, un livre hagiographique sur ta campagne présidentielle. En dehors de ce fait d’arme si peu notoire que personne n’en connaît le titre, pas plus d’ailleurs que celui des autres ouvrages du susdit, la plume est bien de celles qui se trouvent dans les parties les moins nobles de la profession : le croupion, car c’est celle que découvre le plus souvent la position de soumission inhérente à la fonction des gendelettres - la prosternation. De Sartre à BHL chez Sarko (après Mao), d’Aragon à André Glucskmann chez le même Sarko (après Mao lui aussi), de Drieu la Rochelle à Sollers chez Balladur (après Mao également), de Brasillach à Kristeva chez le Bulgare Jivkov (après Mao elle aussi), les cent dernières années n’ont pas manqué d’écrivains doués… pour l’agenouillement politique!
        Philippe Besson entre dans cette vieille catégorie du valet de plume, mais on sait désormais de quelle plumasserie ce jeune homme comme il faut relève. Ce genre de plume n’est pas celui des plus talentueux, mais c’est celui des plus vendus - je parle de l’homme, pas de l’auteur.
       Manu, on comprend que, toi qui aimes tant les lettres, tu aies envie de câlins venus des écrivains les plus à même de marquer le siècle et d’entrer dans la Pléiade quand tu seras redevenu banquier. Mais si ce siècle doit être marqué par toi, il n’y a pas grand dommage à ce qu’il le soit aussi par Besson le petit (à ne pas confondre avec Besson le grand, l’écrivain Patrick, ni avec Besson la championne d'athlétisme, Colette, ou bien encore avec Eric, le traître passé de Ségolène à Sarkozy en pleine campagne présidentielle, ou bien encore avec le Minimoy, Luc). 
       Avant d’être flagorneur, Besson-le-Petit a été directeur des ressources humaines auprès de Laurence Parisot, dame du MEDEF, mais aussi auteur de scénario de téléfilms, donc chevalier des Arts et Lettres. Convenons-en, tout ceci légitime l’affirmation d’Arlette Chabot, qui faisait déjà de l’éditorialisme politique à la télévision quand elle était en noir et blanc, la télévision, et n’avait qu’une seule chaîne. Courageuse, audacieuse, résistante, rebelle, insoumise, l’Arlette n’a en effet pas craint d’affirmer sur l’un des médias qui l’appointent que tout ceci était habituel: Napoléon n’avait-il pas nommé Chateaubriand en son temps et de Gaulle Romain Gary? En effet, en effet… Arlette, chère Arlette, vous qui avez déjà les grades de chevalier puis d’officier de la Légion d’honneur, je vous promets le grade supérieur pour bientôt! Si ce n’est déjà fait, car vous méritez d’y avoir votre rond de serviette, vous serez aussi bientôt invitée à la table de notre grand Mamamouchi en compagnie du vérandaliste Stéphane Bern et des frères Bogdanov, les éminents membres correspondants de la NASA française. 
       Votre Excellence, votre Sérénité, mon Roy, votre Altesse, mon cher Manu, il a tout de même fallu, pour que cette affectation de copinage ait lieu, que tu prennes la décision d’un décret modifiant les règles de la nomination des diplomates afin que ce ne soit plus le Quai d’Orsay qui ait la main mais le gouvernement, c’est à dire, toi tout seul, chacun le sait. C’est ce que les langues vipérines qualifient de fait du prince… Le décret te permet désormais de récompenser des non-fonctionnaires, pourvu qu’ils aient été serviles. Bern ambassadeur chez l’impératrice Sissi ou les Bogdanov nommés pour la même fonction sur Mars, grâce à toi, c’est désormais devenu possible… La France redevient "great again"!
       J’ai appris qu’en même temps, tu avais rendu possible cet autre fait du prince: madame Agnès Saal a été nommée par un arrêté paru au Journal officiel "haut-fonctionnaire à l’égalité, à la diversité et à la prévention des discriminations auprès du secrétaire général du ministère de la culture". En voilà un beau poste, et si moral en plus! Un beau jouet emblématique du politiquement correct de notre époque.
       Rappelons un peu le CV de l’heureuse élue que tu gratifies à son tour. Cette dame s’était fait connaître par des notes de taxi dispendieuses, plus de 40.000 euros tout de même, et ce en grande partie au profit de ses enfants, quand elle était directrice générale du centre Pompidou et présidente de l’INA, un institut que tu connais très très bien, n’est-ce pas? Pour ces malversations, elle avait été condamnée à six mois de suspension sans solde (probablement selon les principes de ce que l’on peut désormais nommer la jurisprudence Benalla…), puis à trois mois de prison avec sursis et une double amende. Elle avait été réintégrée en douce au ministère de la culture à l’été 2016 (il faut faire gaffe aux nominations d’été...) comme chargée de mission auprès du secrétariat général en vue de la finalisation de labellisation AFNOR sur l’égalité professionnelle et la diversité. 
       Précisons aussi ceci: selon Mediapart, la même madame Saal, décidément très récompensée - on se demande pourquoi - figurerait également "dans la liste très restreinte des hauts fonctionnaires, qui, par un arrêté du 3 août 2018 signé par le Premier ministre, ont été inscrits à compter du premier janvier 2018, donc rétroactivement, au "tableau d’avancement à l’échelon spécial du grade d’administrateur général". Ce qui, en d’autres termes, veut dire que, pendant les vacances du Roy à Brégançon, cette procédure qui ne relève pas du traditionnel avancement mais d’une volonté politique expresse, a permis à ladite dame de profiter d’une hausse de son traitement allant jusqu’à 6.138 euros par an, indemnité de résidence à Paris comprise, soit au total près de 74.000 euros de traitement annuel. S’y ajoute un supplément sous forme d’indemnité qui augmente sa retraite des fonctionnaires d’environ 10%. Quand tu aimes, mon cher Manu, ça n’est pas pour rien et ça se voit!
       Françoise Nyssen, rappelons-le pour les millions de Français qui l’ignorent encore, est ministre de la culture. C’est elle qui a mis en musique la mélodie sifflée à son oreille par le président. Face au déchaînement que cette nomination a légitimement suscité, elle fait savoir ceci sur les réseaux sociaux: "J’ai nommé Mme Agnès Saal (j’épèle : S . A . A . L,  car on pourrait mal orthographier…) haute fonctionnaire à l’égalité et à la diversité. J’ai fait de cette cause une priorité dès mon arrivée au ministère de la culture. La qualité de son engagement et de son travail au service de ces valeurs fondamentales devrait guider les commentaires aujourd’hui". On ignore quelle est la "cause" en question: madame Saal, ou les fameuses valeurs ici prises en ôtage?
       Mais Françoise Nyssen, c’est également l’éditrice qui a sciemment fraudé deux fois le fisc en ne déclarant pas de considérables agrandissements d’espace, une fois en Arles, au siège de sa maison d’édition, une autre fois à Paris. Le Canard enchaîné, qui a levé le lièvre, a chiffré la fortune économisée par ce double forfait! Ca en fait des APL pour les étudiants désargentés, je te jure!
      Qui se ressemble s’assemble. Dès lors, il était normal que, sous ton autorité, sous tes ordres, selon ton désir, selon ton souhait, selon ta volonté, selon tes vœux, mon Prince, mon Roy, mon grand Mamamouchi, le vice récompense le vice. En un peu plus d’un an, de Richard Ferrand à Alexandre Benalla, via cette dame Saal, tu nous y as déjà tellement habitués!
       Sais-tu, mon cher Manu, que des caissières qui ont utilisé à leur petit profit des bons de réduction de deux ou trois euros qui trainaient sur la caisse, ou que des employés de grand magasin qui ont mangé un fruit prélevé dans les rayonnages, ont été sèchement licenciés, eux, sans indemnités, sans planques payées par les contribuables et sans possibilité de retrouver du travail fort bien payé avec les avantages de la fonction à la clé? Probablement une nouvelle belle et grosse voiture avec chauffeur…
       J’ai appris aussi que ton si bon ami Benalla s’était rendu coupable de charmants forfaits depuis ceux que l’on a bien connus l’été dernier. Mais l’incendie a été joliment éteint - sûrement pas avec l’eau de la piscine que tu t’es fait construire à Brégançon, pas pour toi, oh non, bien sûr, mais par altruisme, pour les enfants du personnel de la résidence royale plus sûrement.
       En garde à vue, la police a souhaité perquisitionner le domicile de ton si cher ami Benalla. Elle voulait notamment accéder à son coffre-fort. Tenus par la loi à ne pas entrer dans l’appartement avant l’heure légale, les policiers ont posé des scellés le soir et attendu le lendemain. Mais le coffre-fort a été vidé dans la nuit! On a le bras long chez les Benalla puisque du commissariat on peut atteindre un coffre-fort chez soi en pleine nuit. Les quatre armes qui devaient s’y trouver n’y étaient plus - soit tout de même trois pistolets et un fusil, pour un homme qui n’a que deux mains, ça fait tout de même beaucoup… Sa femme avait les clés, il avait dit qu'elle était à l’étranger : elle se cachait en fait dans le seizième arrondissement de Paris. Il est vrai que pour de nombreux français cet arrondissement de nantis équivaut bien à un pays étranger. 
       Votre Excellence, votre Sérénité, mon Roy, votre Altesse, mon cher Manu, il me semble tout de même qu’il vaut mieux faire partie de ta cour que d’être un senior amputé de sa retraite, être un plumitif courbé plutôt qu’un écrivain debout, être une énarque de gauche qui tape dans la caisse de l’Etat pour financer les transports de sa progéniture, plutôt qu’un étudiant à qui tu voles dans sa poche cinq euros d’APL, être un cogneur de manifestants avec un brassard de la police et une accréditation de l’Elysée qu’un syndicaliste défendant le droit du travail.  
       Votre Excellence, votre Sérénité, mon Roy, votre Altesse, mon cher Manu, j’aimerais que tu m’aimes et ce pour trois raisons. La première: pour être nommé sans compétence consul des provinces et des régions françaises dans le sixième arrondissement de Paris, voire le seizième – tu le peux, je le sais, il suffit que tu le veuilles; la deuxième: pour permettre à ma vieille mère qui n’a pas son permis de conduire et qui a quatre-vingt-quatre ans, de pouvoir disposer d’un taxi gratuit à n’importe quelle heure du jour et de la nuit pour aller faire ses visites médicales à une demi-heure de chez elle, le tout payé avec l’argent du contribuable  tu le peux, je le sais, il suffit que tu le veuilles; la troisième:  pour avoir chez moi des armes à feu en quantité, mais aussi et surtout, pour pouvoir tabasser les gens qui me déplaisent en portant un casque sur la tête, en distribuant des coups de matraque et en disposant de CRS ou de la police comme couverture à mes descentes de petite-frappe - tu le peux, je le sais, il suffit que tu le veuilles.
       S’il te plait, votre Excellence, votre Sérénité, mon Roy, votre Altesse, mon cher Manu: veuille-le. Je te promets pour ce faire de me prosterner moi aussi, de montrer les plumes de mon cul aux passants, de dire du bien de toi avec des articles, des conférences et des livres, je te jure, j’irai sur les chaînes et les radios du service public pour certifier, comme Arlette Chabot, qu’entre Napoléon, de Gaulle et toi, il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de cigarette, Joffrin ne me reconnaîtra pas, il m’aimera peut-être lui aussi comme il a aimé jadis Bernard Tapie et Philippe de Villiers. Je pourrai écrire aussi une biographie de Stéphane Bern avec une préface de Brigitte ex-Trogneux, passer une thèse de physique quantique avec tes amis les frères Bogdanov comme directeurs de travaux. Je pourrais même consacrer un séminaire de littérature comparée à l’œuvre de Philippe Besson que je mettrai en perspective avec celle de James Joyce. S’il te plaît, tu le peux, tu es mon Roy. J’habite place de la Résistance à Caen, fais-moi signe.
       Veuillez, votre Excellence, votre Sérénité, mon Roy, votre Altesse, mon cher Manu, mon chéri, recevoir l’expression de ma considération la plus courtisane. Vive la République, vive la France, mais surtout: Vive Toi !

    Michel Onfray, (le 5 septembre 2018)

     

     

    Michel... Michel... une autre !

     

    Michel Onfray n'a pas digéré sa mise à l'écart par France Culture, et semble y voir la main d'Emmanuel Macron. Sa riposte, dans une lettre ouverte au président de la République, publiée le 4 octobre sur son site personnel, est cinglante. D'aucuns diront même excessive, voire suicidaire, tant le philosophe se lâche et enfreint toutes les règles de la bienséance. Mais, selon Onfray, c'est Macron, par son attitude, qui autorise, voire appelle ce ton hautement irrévérencieux.

    Lettre à Manu sur le doigté et son fondement

    Votre Altesse,
    Votre Excellence,
    Votre Sérénité,
    Mon cher Manu,
    Mon Roy,
    Mais aussi :
    Mon Chéri,
      Je me permets en effet cette familiarité, mon cher Manu, car des photos t’ont récemment montré partout sur la toile aux Antilles enlaçant un beau black, bodybuildé en prison, luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu'au plus profond – si tu me permets l’expression… Ton sourire béat montre en effet que ta dilection va plus facilement à qui accompagne son selfie avec toi d’un doigt d’honneur qu’aux intellectuels qui n’ont pas l’heur de te plaire parce qu’ils ne te font pas la cour. Décidément, tu sembles n’aimer que ceux qui te font savoir leur amour d’une façon qui ne prête pas à confusion : il faut t’enlacer torse nu pour te plaire, essuyer sa transpiration sur ta chemise blanche, et passer plus de temps en salle de sport qu’en bibliothèque. Je comprends dès lors que le philosophe Etienne Balibar, avec lequel tu dis avoir rédigé un mémoire universitaire sur Machiavel, n’ait plus le souvenir de toi. Il n’est probablement pas assez couvert de sueur, trop âgé et trop intellectuel à ton goût.
      A ceux qui voudraient augmenter un peu leur culture, ce qui n’est pas de trop ces temps-ci, consultons l’encyclopédie en ligne Wikipédia, soyons fous ! Elle nous donne cette signification du doigt d’honneur : "Le majeur dressé autour des autres doigts baissés évoque un phallus et le reste de la main, un scrotum". Traduction pour qui ne maîtriserait pas toutes ces subtilités lexicales, il s’agit tout bonnement d’un "doigt dans le cul". Le doigt, on voit bien à qui il appartient, le cul, on se tâte – si je puis dire ! Est-ce le tien personnellement ? Auquel cas c’est ton affaire, mais n’en fais pas un étalage public : un président, ça ne devrait pas faire ça comme dirait l’autre… Ce cul, est-ce le nôtre en tant que tu incarnes la souveraineté populaire ? Est-ce celui de la France dont tu es le corps mystique ? On ne sait. Mais cette fois-ci, ça nous concerne. Et permets qu’on puisse ne pas jouir d’une pareille intromission dans notre intimité sans notre consentement. Demande à madame Schiappa : c’est la définition légale du viol.
      Quoi qu’il en soit de ce fondement et de son propriétaire, c’est proprement manquer de doigté envers la République que de se laisser mettre de la sorte en arborant ce sourire radieux qui témoigne de ton contentement. Pareil goût relève de ta vie privée qui est celle du second corps du roi, elle ne devrait pas affecter ton premier corps qui est politique et républicain. Ce sourire, c’est le même que tu arborais sur les marches de l’Elysée le jour de la fête de la musique en compagnie d’une brochette d’individus, eux-aussi férus de ce très subtil langage des signes. On ne dira pas que tu caches ton jeu. Il n’y a que les crétins pour feindre que tu dissimules. Tu es du genre à nous le mettre bien profond, pour dire clairement ce qui ne devrait pas te choquer sous forme de mots, puisque la chose te ravit quand elle se trouve exprimée sous forme de geste. Mais mettre ou ne pas mettre, là est la question…
      Or, cette question, tu l’as franchement résolue. Car, depuis quelque temps, tu montres en effet que, toi ou tes services, vous n’avez pas grand souci de la légalité (je ne parle plus de moralité, on sait désormais dans quelle estime tu tiens toute morale…), je parle de légalité. En adoptant cet angle de vue, on voit bien comment tu nous la mets, tu nous le mets, tu nous les mets… 
      D’abord, premier doigt, il y eut cette étonnante évaporation de tes bénéfices en tant que banquier chez Rothschild : tu sembles en effet avoir habilement fait disparaître cette somme considérable de ta déclaration de patrimoine avant les présidentielles. Quid en effet des cinq millions d’euros que tu as engrangés comme banquier pendant huit ans et dont personne ne retrouve la trace ? (source : "Cinq millions d’euros en huit ans, où est l’argent, Emmanuel Macron ?" dans Economie Matin du 16 février 2017). Cinq millions, ça en fait des billets de cinq euros que tu voles dans la poche des étudiants qui reçoivent l’APL !
      Ensuite, deuxième doigt, il y eut cette soirée de levée de fonds à Las Vegas qui a permis, via des facturations de Havas-Business, le prestataire de service de cette soirée apparemment effectuée sans appel d’offre, donc illégalement, de dégager de considérables marges, en dizaines de milliers d’euros, pour le candidat que tu étais alors. Qui organisait ce genre de soirée fort peu légale ? Muriel Pénicaud, ton actuelle ministre du travail (source : "Déplacement de Macron à Las Vegas : la très chère soirée organisée par Havas" dans Le Parisien du 8 juillet 2017). Fillon est tombé pour trois costumes : cette seule soirée t’aurait permis d’acheter des pardessus et des pantalons pour tout ton gouvernement et leurs cabinets pendant de longues années. Or, ce ne fut pas la seule soirée ayant permis des largesses à ton endroit.
      Troisième doigt, devenu président, il y eut l’affaire Benalla. Chacun a eu le loisir, durant ce feuilleton de l’été débordant sur la rentrée, de voir combien et comment tu couvrais qui te couvre. Entre mensonges, stratégies de communication, enfumage, intoxication, désinformation, instrumentalisation, bien malin qui peut désormais savoir où se trouve la vérité. Dans cette affaire, je veux n’en retenir qu’une. C’est une affaire dans l’affaire. Quand ton petit protégé s’est retrouvé en garde à vue, la police n’a pu effectuer une perquisition à son domicile pour cause de légalité : elle n’intervient pas la nuit. Comment se fait-il qu’une équipe ait pu être diligentée pendant ce temps-là au domicile de Benalla pour ouvrir son coffre et faire disparaître son contenu, dont des armes à feu ? Qui a dit quoi, et à qui, pour que ce forfait qui entrave la bonne marche de la justice ait été commis ? Et par qui ? Il faudrait demander à feu Gérard Collomb et lui demander si ça n’a pas un peu à voir avec sa récente démission… On ne fera croire à personne que ce faux cambriolage ait pu avoir lieu à cette heure, dans ce lieu, dans cet endroit de l’appartement d’un homme que tu protèges contre vents et marées, sans que tu sois un peu au courant ! Qu’y-a-t-il entre lui et toi pour que se trouvent détruites les preuves des coups tordus de cette affaire ? De quels doigts et de quels fondements symboliques, ou non, est-il ici question ? (source : "Affaire Benalla. Compagne introuvable, coffre-fort disparu… les zones d’ombre subsistent" dans Ouest-France du 23 août 2018)
      Puisque nous sommes dans la cambriole, ajoutons un autre forfait, ce sera le quatrième doigt, nous ne sommes pas bien loin de toute la main. Chacun sait désormais que la communication de monsieur Benalla, qui mettait tant dans l’embarras monsieur Collomb (un nom qui, je le jure sur ta tête, n’entre en rien dans ma métaphore filée du doigt et du fondement…), est pilotée par la Reine Mimi.
      Qui est Mimi ? Laissons parler les éditions Grasset qui publient bientôt une biographie non autorisée du personnage. Voici la quatrième de couverture du livre en question : "On l’appelle 'Mimi'. Michèle Marchand, la papesse des paparazzis, la gardienne des rumeurs, des secrets de la politique et des affaires. Elle collectionne les scoops sur les puissants mais elle a compris que le plus utile n’était pas de les vendre. Les posséder suffit. Et en parler, ici ou là. Elle ne dispose d’aucun titre officiel mais 'Mimi' se rend tous les jeudis à l’Elysée. Son agence de presse, Bestimage, a l’exclusivité de l’image de la Première Dame et de celles, privées, du couple Macron. (sic !) Une manne. Et une première. Jamais un couple présidentiel n’avait concédé un tel passe-droit à une 'petite marchande de photos'. Comment 'Mimi' a-t-elle pris le contrôle des secrets de Paris ? Pourquoi lui est-il accordé tant de privilèges ? Que sait-elle ? Que tait-elle ? Difficile d’enquêter sur cette femme, puissante et redoutée. Ses amis se taisent et ses obligés ont peur." Et puis ceci, qui ne manque pas de piment : "Garagiste, tenancière de boîte de nuit, mariée à des braqueurs puis à un policier, championne de ski, reine de la presse people… avant d’arriver au cœur du pouvoir. La vie de 'Mimi' est une énigme et un vertige."
      On comprend que ce vertige en donne à d’autres. Voilà pourquoi, fort étrangement, l’appartement de l’un des journalistes a été cambriolé. Par qui ? Toi seul le sait me semble-t-il. Ou Monsieur Collomb, qui a récemment fait ses valises… comme un voleur ! Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que l’équipe de monte-en-l’air qui a œuvré sur le coffre fort de Benalla était aussi de service chez l’un des biographes de la désormais fameuse Mimi. (source : "Un des biographes de 'Mimi' Marchand mystérieusement cambriolé" dans L’Obs du 26 septembre 2018).
      Pour les besoins de ma démonstration, je sais que tu me comprendras, j’ai besoin d’un cinquième doigt. De sorte qu’ainsi, nous pourrons franchement parler d’un "Fist Fucking" – autrement dit, pour ceux qui se trouveraient autant déroutés par cette expression formulée dans la langue de Shakespeare que par les subtilités lexicales du corps humain, voici une libre traduction de mon cru : "La main, puis tout le bras dans le cul". Tu m’excuseras toutes ces variations proctologiques, mais c’est toi qui m’y contrains, après avoir commencé aux Antilles…
      A plusieurs reprises, celui qui te sert de Benalla pour tes discours, Sylvain Faure, a fait savoir que tu n’appréciais pas un certain nombre d’intellectuels - dont ma pomme ! Il fut dit un temps qu’un genre de "cellule riposte" allait être mise en place pour répondre aux idées "nauséabondes", bien sûr, de ces personnes dont j’étais et dont je suis. Notre Sylvain avait alors sorti du chapeau les noms de Michel Serres et de Pierre Nora : tu voulais du sang neuf et rajeunir la société française, ces académiciens totalisent 174 ans à eux deux, c’est réussi. (source : "Le devoir de mémoire de Macron" dans Le Parisien du 11 juin 2017).
      Tout le monde a pu voir que tu étais capable de changer la loi pour récompenser Philippe Besson qui est à ta personne ce que Heidegger fut à Hitler, Sartre à Staline, Sollers à Mao puis à Balladur… Tu as en effet décidé de faire voter un texte permettant d’ouvrir une vingtaine de postes de consuls généraux supplémentaires à des fonctionnaires comme à des non-fonctionnaires afin de rendre possible ce hochet à offrir à ton ami avec l’argent de la République. (source : "Ce décret qui permet de nommer Philippe Besson consul à Los Angeles" dans Le Parisien du 30 août 2018).
      Un homme qui est capable de passer par-dessus la loi pour récompenser un intellectuel qui le…, qui le…, disons, qui chante ses mérites, n’aurait pas à se forcer beaucoup pour faire savoir combien il lui plairait que ce philosophe, qui lui déplaît, cesse de voir ses cours diffusés sur le service public ! Je dis ça comme ça ! Après la fraude fiscale, trois doigts, les cambriolages, deux doigts, la promotion d’un ami comme avers d’une médaille dont le revers est l’éviction d’un ennemi, cinq doigt, voilà, le compte est bon : la main est passée tout entier, le bras peut suivre…
      Voilà un an que Votre Altesse, Votre Excellence, Votre Sérénité, Mon cher Manu, Mon Roy, mais aussi : Mon Chéri, tu es au pouvoir. Et tu nous régales chaque semaine avec de nouvelles aventures. Il te reste quatre ans de règne.
      Je t’annonce une bonne nouvelle: comme je dispose de plus de temps pour moi depuis que mes cours à l’Université populaire sont passés dans la moulinette de ton rectum citoyen, je me réjouis de pouvoir t’annoncer que je t’écrirai plus souvent que je ne l’avais prévu lors de ma première lettre. Cette perspective nouvelle me donne le même sourire que toi, mais pour d’autres raisons : je suis ravi !
      On sait que le sage montre la lune et que l’imbécile regarde le doigt : pour ma part, j’en prend le ferme engagement, je ferai part égale entre la lune et le doigt…
      Salut Manu

    Michel Onfray, (le 4 octobre 2018)

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  • Commentaires

    1
    Nada
    Samedi 6 Octobre à 22:51

    Merci ! ;-) Onfray, qui avait depuis fort longtemps épuisé son crédit de sottises, d'approximations et d'erreurs, vient de regagner, grâce à votre article, quelques points -- qu'il reperdra bien vite, mais c'est comme lui, sans importance. De même que les astrologues ne sauraient toujours se tromper, Onfray, dans les deux textes que vous citez, a bien mérité de l'ordre de Botul.

     

      • Dimanche 7 Octobre à 14:37

         

        1) Je ne connais pas bien la pensée et  l’œuvre de Jean-Baptiste.Botul.

        (pour être tout à fait honnête, je viens juste de découvrir sa biographie et son œuvre (malheureusement ses livres semblent introuvables tel que "Landru, précurseur du féminisme : la correspondance inédite, 1919-1922")

        2) Je ne peux pas dire que je sois un inconditionnel de Michel Onfray mais j'ai lu avec plaisir et intérêt plusieurs de ses livres (dont le dernier "Zéro de conduite")

        3) Mais, par contre, je n'échangerais pas un seul ouvrage de Michel Onfray contre deux ou trois bouquins de Bernard-Henry Lévy (ancien récipiendaire du prix Botul 2010)

         

      • Nada
        Dimanche 7 Octobre à 16:35

        *Tous* les éléments énoncés ici par Onfray l'ont déjà été, parfois depuis des mois, avec souvent beaucoup plus de talent incisif, par de nombreux blogueurs que vous connaissez -- et dont vous êtes. Le courage, c'était de dire cela *avant* d'être plus ou moins écarté des bonnes ondes de la radio publique, pas *après*. Quant au style, il n'est pas celui d'un *grand* pamphlétaire ; c'est du blogueur ou du commentateur au mieux moyen. Tout le monde aura oublié les impertinentes lettres d'Onfray dans deux mois, comme tout le monde a oublié depuis longtemps les *petites* promesses de Besson Patrick depuis qu'il a compris où était son intérêt commercial -- tenir la chronique proche de celle de BHL dans ce torchon qu'est *Le Point*. Le P.B. du *Sonnet à Florence Rey* ne peut guère éblouir qu'un Onfray, d'ailleurs (je sais : Matzneff est aussi de ses amis, mais ce n'est pas une meilleure raison pour apprécier un traître *incapable* de rédiger un bel hommage à celui qui était, dit-il, un ami : le subtil Jean-Louis Curtis).

        Onfray n'est ni pamphlétaire ni philosophe (sauf au sens moderne ; vague essayiste racontant à peu près n'importe quoi sur n'importe quoi, et sans la moindre cohérence). On est très loin de Boutang et de Laurent, pour ne mentionner que ces deux *maîtres* -- vous trouverez tous les autres pamphlétaires valables dans deux vieux et excellents numéros spéciaux du *Crapouillot* consacrés à ce sujet.

        Intellectuellement, Onfray est à peine "moins pire" que BHL, mais je n'irai pas imiter le grand Pommier et consacrer une thèse d'Etat à l'animal pour en prouver l'insignifiance. La vie est trop courte, et le Grand Effondrement imminent. ;-)

        Si tout le monde droitiste s'extasie en ce moment sur Onfray, c'est qu'il est connu, qu'il passe à la télévision et qu'il reprend des informations déjà connues et dénoncées. C'est peu pour en faire une référence, même si le passage télévisé où il oblige Ali Juppar à admettre n'avoir jamais lu l'alcoran est amusant (sauf qu'Onfray ne l'a pas *si bien* lu non plus, cet alcoran, mais ce n'est pas le sujet). Mon cas est désespéré : je n'ai pas plus d'estime pour Finkie -- qui, poussé par elkabach, avouait piteusement ne pas savoir l'allemand devant un vrai universitaire fin connaisseur de cette arendt surestimée mais très utilisée par Finkie pour son habituel numéro geignard.

        S'il faut le soutenir, l'Onfray, comme Zemmour (bien plus estimable et bien plus cohérent), Obertone et quelques rares autres, c'est pour le principe, mais sans aucune illusion : nous avons quand même perdu, et comme vous le dites fort bien, c'est pour le *fun* (pas pour le FuN !) que nous avons revêtu l'uniforme noir des chevaleries vaincues. ;-)

        P.S. : Pour le principe, je rappelle quand même que dans le camp des saints *méchants*, nous avons eu de bien meilleurs penseurs et écrivains -- presque tous morts, à l'exception de Raspail et de Monteilhet sans doute. Et que tous leurs bons livres, tous leurs propos argumentés n'ont servi à *rien* pour enrayer la chute programmée par des nuisibles appuyés par des élect^H^H^H^H^Himbéciles. :-(

         

      • Dimanche 7 Octobre à 17:44

        Je partage, en grande partie votre réflexion. Il est vrai que beaucoup de polémistes ont déjà dit et redit un peu tout ça , dans un style moins fleuri et ne portant pas à ce point le bâton pour se faire battre... il est vrai que certaines expressions sont du niveau de la plupart des commentateurs du site FDESOUCHE où l'invective à plus d’importance que la réflexion... il est vrai que Onfray cherche peut-être à s'insinuer dans la cour des Grands Démons de la fachosphère et se victimiser (dernière minute: "Michel Onfray, critique sévère et récurrent d'Emmanuel Macron, a été déprogrammé de France 5, où il devait être interviewé ce lundi 8 octobre sur son dernier livre dans Le Magazine de la santé... *Après France Culture, c'est donc France 5 qui me prive de micro. Cela confirme la censure dont je fais l'objet de la part du service public audiovisuel et dont je parlais dans ma satire*, lance le philosophe sur son site.")...etc...

        Mais je pense que toute voix "nouvelle" ou déjà-vu, même ou surtout "hypermédiatisée", qui propage la mauvaise parole doit être entendue et répercutée...

        En n'oubliant pas que "tous leurs propos argumentés n'ont servi à *rien* pour enrayer notre chute programmée..." (on fait ça, c'est juste pour le fun...) aww...

    2
    Dimanche 7 Octobre à 10:47
    Pangloss

    Merci, cher ami! Michel Onfray est indispensable pour ceux qui pensent que la liberté de penser et de dire ce qu'on pense est un des éléments essentiels de la démocratie. Il ne reste pas grand chose de la démocratie; cela rend d'autant plus précieux les quelques personnes qui se débattent dans les chaînes qu'on nous impose.

    Je compte sur vous pour nous répercuter les prochaines lettres qu'il écrira à Macron (que la Tarasque le patafiole!).

      • Dimanche 7 Octobre à 15:50

         

        On a deux options :

        1) se complaire du pouvoir macronien et de sa dictature (de moins en moins) molle sur toutes les sources d'informations,:en agissant directement ou indirectement sur les patrons des grands médias (publics et privés), en refusant des accréditations à ceux qui ont une tête qui ne lui revient pas, en instaurant un contrôle des médias alternatifs des réseaux sociaux et même des sites "satiriques", etc..., et en laissant les journalistes macrono-compatibles présenter les vérités officiellement admises

        2) soutenir les trois ou quatre esprits libres qui paient leur indépendance par une mise à mort médiatique et donc sociale, donc équivalant à un exil lointain. Onfray, Zemmour, mais aussi Taddeï, Obertone et quelques rares autres qui en font partie à des titres divers: des chanteurs comme Mefret ou des dessinateurs comme Marsault (si vous voulez continuer cette brève liste, ne vous gênez pas!)


         

        (à noter que le choix entre l'option 1 l'option 2 ne changera rien du tout au résultat final...on fait ça, c'est juste pour le fun...)

         

    3
    Souris donc
    Dimanche 7 Octobre à 16:23

    J'ai cru que c'était du pur Bedeau. Du pastiche. Mais non, c'est VRAIMENT de l'Onfray.

      • Dimanche 7 Octobre à 20:33

        Il y a aussi du sous Desproges du "tribunal des flagrants délires" (France-Inter 1980/1983) dans ces lettres ouvertes

        "Françaises, Français, Belges, Belges, Monsieur le président mon chien, Monsieur l'avocat le plus bas d'Inter, Mesdames et messieurs les jurés, Public chéri, mon amour..."

        exemples inconvenants et talentueux:

        "Le 25 mai 1968, sur arrêté ministériel du regretté Christian Fouchet (je dis «regretté» parce qu'il est mort sans m'avoir rendu mon peigne), Daniel Cohn- Bendit était refoulé à Forbach alors qu'il tentait de rentrer en France pour faire encore l'andouille avec des boutonneux. Je propose, mesdames et messieurs les jurés, que nous le condamnions aujourd'hui à la même peine. Allez-vous-en, Cohn-Bendit. Allez méditer sur vos crimes en Basse-Moselle et restez-y. Après tout, mesdames et messieurs les jurés, je vous le demande en votre âme et conscience, ne vaut-il pas mieux être dévoré de remords dans la forêt de Forbach que dévoré de morbaques dans la forêt de Francfort ?"

        "Siné possède la particularité singulière (bonjour les pléonasmes) d'être le seul gauchiste d'extrême-droite de France. Xénophobe même avec les étrangers (re-bonjour), masquant tant bien que mal un antisémitisme de garçon de bains poujadiste sous la masque ambigu de l'antisionisme pro-palestinien, misogyne jusqu'à souffler dans sa femme pour économiser sa poupée gonflable, plus primaire encore dans son anti-communisme que les asticots moscovites présentement occupés à bouffer Brejnev de l'intérieur, Siné, la baguette sous le bras et le béret sur la tête comme un Guevara de gouttière, va sa vie à petits pas tel un super-Dupont mou plongeant mollement dans le fluide glacé de son troisième âge..."

        Mais c'est vrai, qu'habituellement en général, Onfray est moins rigolo que Desproges..

        ...même si parfois, il avait tout faux !

         

         

    4
    Lundi 8 Octobre à 17:58
    Paul-Emic

    je n'aimais et n'aime pas Desproges que j'ai toujours trouvé surfait. Ce racisme de pacotille qui serait en fait de l'anti-racisme, cette ambiguïté convenue m'ont toujours horripilé

      • Lundi 8 Octobre à 20:17

        On n'est pas obligé....

        Mais je crois qu'on peut reconnaitre que, comparé à ce qu'on trouve actuellement en rayon, y'a pas trop photo. Et à l'époque, la TSF diffusait des émissions de radio comme on aimerait en voir plus souvent ("Le Tribunal...." en était une, et l'enregistrement concernant le réquisitoire contre Cohn-Bendit est un petit régal.Qui est COHN ? Toujours disponible sur les "plates-formes"...étonnant, non ?)

        Paix à son âme, comme dirait un bedeau de mes connaissances

        (Desproges... pas Cohn-Bendit)

         

      • Mardi 9 Octobre à 10:09
        Paul-Emic

        c'est sûr qu'en matière de comique convenu notre époque est  à saturation. En fait ils ne me font quasiment pas plus rire du tout sauf quand c'est involontaire comme l'autre jour une"journaliste" de "la radio la plus écoutée de de France" qui dans sa chronique "culturelle" conseille de jeter un regard sur l'exposition du peintre Miro

      • Mardi 9 Octobre à 11:56

        Même "convenu", ces dernières années, je ne suis pas sur que le mot "humour" convienne (con, vienne ?).

        On n'a plus que le "Jamel Comedy Club" et Omar Sy, ou encore la bande désopilante des comiques de France Inter à qui j'avais rendu un hommage mérité dans allo, maman...bobos...

         

        Sinon, qui connait Les Décaféinés ?

         

      • Mardi 9 Octobre à 19:41
        Paul-Emic

        non je ne connaissais pas ce groupe

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