• Les bonnes lectures de tata Jackie

    Parfois, les faits bruts, dans toute leur "brutalité", n'ont besoin d'aucune explication ou analyse...
    NO COMMENT !

    “La langue arabe, trésor de France”...

    le plaidoyer courageux de Jack Lang pour l’enseignement de l’Arabe dans l’Hexagone

    Paris – Alors que la France est traversée par un débat intense sur la question identitaire, nourri par des partis politiques en quête d’électorat à l’approche des élections municipales considérées comme le baromètre d’un autre scrutin tout aussi important, celui des présidentielles, certaines voix se dressent pour jeter un pavé dans la mare et revendiquer une France multiple et plurielle.

    Parmi ces voix, celle de Jack Lang, ancien ministre de la Culture et de l’Education nationale, actuellement président de l’Institut du Monde arabe (IMA), qui vient de publier aux éditions “Cherche midi”, un livre au titre bien évocateur: “La Langue arabe: Trésor de France”....

    Par Jalila AJAJA

     

    Les bonnes lectures de tata Jackie

    extrait :

    Introduction *

    MON COMBAT POUR LA LANGUE ARABE

    La langue arabe, trésor de FranceLe titre de ce livre paraîtra sans aucun doute polémique à certains. C’est mal connaître l’histoire de la langue arabe et, en définitive, c’est mal connaître notre propre histoire.

    Il y a des combats à mener contre l’air du temps. Des combats pour rétablir des vérités, à rebours des manipulations idéologiques, démagogiques et populistes. L’objet de ce livre est précisément de cet ordre : redonner à l’arabe, cette langue de France depuis plus de cinq siècles, toute sa place dans l’enseignement public – et au-delà, toute sa reconnaissance et sa dignité dans notre société.

    L’arabe est aujourd’hui la cinquième langue la plus pratiquée dans le monde : plus de 430 millions de locuteurs dans une soixantaine de pays. Elle compte parmi les six langues officielles de l’ONU. Elle est une grande langue vivante et universelle.

    En ce début de troisième millénaire, la langue arabe est de plain-pied dans la modernité : elle exprime les enjeux culturels, économiques et géopolitiques de notre temps. La jeunesse l’utilise quotidiennement pour exprimer ses  désirs, ses rêves, ses revendications. Au même titre que l’anglais, l’arabe figure en bonne place sur les blogs et les réseaux sociaux. Langue des écrivains, des poètes, des artistes et des chanteurs, elle participe à la création et au renouveau du monde arabe, de notre monde à tous. Langue des scientifiques, des chercheurs, des journalistes et des entrepreneurs, elle est une langue du monde contemporain à part entière.

    Regardons le temps long désormais. Sacralisée par la révélation coranique, la langue arabe détient une puissance spirituelle et poétique qu’elle tire d’une histoire millénaire passionnante à tous égards. Langue des Arabes chrétiens, juifs, musulmans ou athées, langue d’empire et de civilisation, elle s’est enrichie, au gré des peuples et des régions, au contact de cultures variées – au long des siècles.

    Très tôt, les civilisations arabe et française sont entrées en résonance. Dès le XVIe siècle, François Ier et Guillaume Budé, son "maître de librairie", une sorte de ministre de la Culture de l’époque, comprennent que la maîtrise des humanités, tels le grec ou le latin, n’est plus suffisante : il faut développer d’autres aires de savoir, comme l’hébreu, pour la recherche biblique, et l’arabe, pour la philosophie et les sciences. Et pour cause, si nous devons l’invention des chiffres modernes aux mathématiciens arabes, l’Occident médiéval doit également au monde arabe la redécouverte, par un intense travail de traduction initié dès le XIIe siècle, de grands textes de la philosophie grecque notamment. Il en résulte un apport intellectuel exceptionnel à la médecine, à la philosophie et à l’algèbre, pour ne citer que ces disciplines.

    Cet engouement pour la langue et les cultures arabes n’a cessé de s’amplifier, au-delà de nos propres évolutions politiques ou sociales.

    Sous l’Ancien Régime, une meilleure connaissance de nos racines chrétiennes, grecques et latines est recherchée à travers l’étude de la langue arabe ; c’est aussi une manière de mieux comprendre tantôt l’adversaire, tantôt le partenaire de l’autre rive de la Méditerranée. Les Lumières encensent cette langue qui a imprégné la majeure partie de l’ancien monde connu. Un attrait qui, très vite, déborde la sphère académique : lorsque Antoine Galland traduit en français Les Mille et Une Nuits, il crée un engouement, une mode qui donnera lieu, quelques décennies plus tard, à "l’égyptomanie". L’arabe joue désormais comme un inconscient profond de notre culture.

    La France coloniale n’aura de cesse de nourrir et d’amplifier ce mouvement en faveur de la langue arabe : pour des raisons scientifiques et culturelles, par de nouveaux besoins administratifs, juridiques ou simplement humains. L’histoire de notre pays, depuis la Révolution française, ne serait pas complète sans la prise en compte de sa dimension arabe.

    L’étude de la langue arabe et de son histoire offre ainsi un éclairage sans équivalent de notre civilisation à travers ses échanges, ses apports et un dialogue nourri des cultures.

    Aujourd’hui la situation est alarmante : seul 1 enfant sur 1 000 étudie l’arabe à l’école primaire, 2 sur 1 000 au collège, malgré une demande qui ne cesse de croître, et pas seulement de la part d’élèves issus de l’immigration maghrébine. En parallèle se développent des filières d’apprentissage dont certaines, au lieu de contribuer à faire de l’arabe l’une des langues de la France, promeuvent la mise à distance culturelle, voire l’anathème contre celle-ci et ses valeurs.

    Ainsi, cette langue est devenue, à son corps défendant, l’objet de fixations contraires : chez certains, elle est  discréditée, mise en quarantaine par les marchands de peur ou de haine qui rabâchent leur conception rabougrie de ce que devrait être la France. Chez d’autres, elle devient un vecteur de rupture.

    Face à ces défis, il est fondamental aujourd’hui d’assurer un enseignement et une transmission de la langue arabe en France qui s’inscrivent pleinement dans son héritage exceptionnel. Faute de nous engager, nous gâchons un trésor culturel et linguistique inestimable.

    Pourtant, quand on lui donne toute sa place, il est évident que la langue arabe suscite un intérêt profond, et peut constituer une réponse éclairée à la haine et à la violence. Ainsi, depuis 2016, en mémoire des victimes de l’abominable attentat du Bataclan, l’Institut du monde arabe (IMA), que je préside, organise chaque année une Nuit de la poésie, lieu de dialogue, d’union, de concorde autour du sensible et du beau. Cet événement unique en son genre accueille désormais plus de 5 000 personnes, essentiellement des jeunes de tous milieux. Ils retrouvent dans les mots, en arabe et en français, un lieu où il fait bon se retrouver.

    C’est aussi avec cette volonté de rassembler à travers la langue que l’Institut du monde arabe a mis en œuvre, en 2019, une certification internationale de maîtrise de l’arabe (CIMA) qui constitue à ce jour la première certification internationalement reconnue pour la langue arabe. J’ose l’affirmer : au-delà de la reconnaissance de la langue arabe, il s’agissait de proclamer la dignité universelle de ses locuteurs. Mon combat pour l’apprentissage de l’arabe s’inscrit ainsi dans celui, plus vaste, pour le plurilinguisme à l’école, qui offrira à nos élèves l’accès aux grandes langues du monde. Bien sûr, la langue française est la colonne vertébrale de notre système éducatif ; il faut la chérir avec  passion, et tout faire pour que les enfants en soient maîtres. Mais cela n’est en rien incompatible avec la connaissance d’autres langues. Au contraire, même : celle-ci facilite, par le jeu des comparaisons, des parentés, des différences, l’apprentissage de la langue nationale.

    Pour reprendre une expression que j’utilise souvent dans les pays arabes pour demander que l’on se batte pour la préservation de ces deux langues sœurs : "langue française, langue arabe, même combat !". Ce combat, pour le français, pour l’arabe, pour la connaissance des langues étrangères, je l’ai naguère conduit au ministère de l’Éducation nationale, en développant leur apprentissage précoce, dès le CP. Je le poursuis aujourd’hui à l’Institut du monde arabe. Le temps est venu de donner à l’arabe sa pleine place dans l’école de la République. C’est l’objet de ce manifeste.

    * si j'ose dire...

    avec, au programme : 

    L’arabe, symbole de la modernisation de l’enseignement en France dès le XVIe siècle

    Les Mille et Une Nuits, naissance de la littérature universelle

    Kalila wa Dimna, un recueil mythique qui inspire les Fables de La Fontaine

    etc...

    Bon ben, voila... Que dire de plus que ce qui a été dit et répété 1 732 648 de fois (minimum) ?

    ceci...

    cela...

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    André
    Jeudi 20 Février à 20:50

    Ca va pas la tête?

    Etonnez vous après ça que ces brêles du PS aient tout perdu. Ils me font rire, ces charlots avec leur "culture". Imaginez que ce type aille discuter avec un wesh-wesh (autrement dit, un "jeune de banlieu").

    - Ah, j'adôôôre votre culture. Avicenne, les Mille et une nuits, vos savantes arabesques, vos philosophes, vos scientifiques... Ah que j'aime votre orient mystérieux, s'pas? Avez vous lu Rûmi?

    - Z'y va, me prends pas la tête, sale filsdeupe!

      • Jeudi 20 Février à 22:07

        @ André...

         

        Je crois que jack Lang se fout des jeunes de banlieue comme de son premier micheton...

                                                  

        Son ambition (mais il n'est pas le seul ) est beaucoup pernicieuse et mortellement dangereuse; et vise à un autre aspect, plus radical, d'un certain "remplacement" dont il est interdit de prononcer le nom...

        extraits

        "En ce début de troisième millénaire, la langue arabe est de plain-pied dans la modernité : elle exprime les enjeux culturels, économiques et géopolitiques de notre temps. [...]Langue des écrivains, des poètes, des artistes et des chanteurs, elle participe à la création et au renouveau du monde arabe, de notre monde à tous....Langue des scientifiques, des chercheurs, des journalistes et des entrepreneurs, elle est une langue du monde contemporain à part entière."

        "Sacralisée par la révélation coranique, la langue arabe détient une puissance spirituelle et poétique qu’elle tire d’une histoire millénaire passionnante à tous égards".

         

        Autres citations, en vrac et au petit malheur la malchance :

               Selon M. Lang, le débat autour du voile islamique et de la laïcité marque "la réapparition d'une forme de néocolonialisme". C'est "le rejet d’une partie de nos concitoyens, qui participent, par leur talent, leur énergie, leur engagement et leur travail à l'effort de notre pays" (25/10/2019)

               L'islam est "une religion de paix et de lumière", a déclaré l'ancien ministre Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe [...] C'est "une religion de paix et de lumière, qui a compté parmi ses penseurs des hommes d'ouverture, et c'est ce qu'il faut enseigner à travers ceux qui en sont les hauts responsables" (15/01/2015)

               Le 29 septembre, Jack Lang, président de l'Institut du Monde Arabe, était l'invité de Radio Orient, à l'occasion des 30 ans de l'Institut du monde arabe. L'ancien Ministre de la culture a déclaré "Paris est d'une certaine manière l'une des capitales du monde oriental, l'une des capitales du monde arabe".(3/10/2017)

               Président de l’Institut du monde arabe, ancien ministre socialiste de la Culture mais également de l’Éducation, Jack Lang estime que la polémique sur le port du voile par de mères accompagnatrices, lors de sorties scolaires, est le fait des "fabricants de peur" d’abord motivés par "l’opportunité politique" (1/11/2019)

               Jack Lang juge "inadmissible de mélanger en permanence une religion et des actes terroristes et barbares". (19/09/2016)

         

    2
    André
    Jeudi 20 Février à 22:43

    La vache! Ca doit être de la méchante, sa beue. De la maroquaine, peut-être? Ou de l'afghane? Ce type là rêve tout debout. C'est l'archétype même du dandy snob,  arrogant et inutile. Culture, culture.. que de conneries on dit en ton nom.

      • Vendredi 21 Février à 10:46

        @ André...!

        Non, le président de l'Institut du Monde Arabe ne rêve pas... L'armée des autres "idiots utiles de l'islam" ne rêvent pas, que ce soit les plus médiatiques comme Plenel, Mélenchon, Joffrin et les anonymes au quotidien.

        Ils ne rêvent pas, il suffit de voir, dans les grandes et moyennes agglomérations  le nombre de Centres-Culturels ou autres Instituts consacrés à la "culture" arabo-musulmane et celui de mosquées géantes en marbre (faites pour durer...!)et, jusque dans les plus petites localités la multiplication de kebab ou de boucheries musulmanes et d'épiceries arabes...

        Sans négliger l'"entrisme" musulman pratiqué à tous les niveaux de la société et la bienveillance complice des autorités politiques, judiciaires et religieuses -catholique- envers les "incivilités" anti-françaises ou anti-chrétiennes.

        etc...

        etc...

        etc...

         

    3
    Souris donc
    Vendredi 21 Février à 08:16

    Langue des scientifiques, des chercheurs, des journalistes et des entrepreneurs.

    Si c'est lui qui le dit... Il le doit savoir, dans son fromage de l'IMA.

    Ceci dit, je me demande combien d'exemplaires de son livre seront vendus.

      • André
        Vendredi 21 Février à 09:04

        Même si c'est un four, il n'y a pas de souci à se faire quant à ses finances.

      • Vendredi 21 Février à 11:01

        @ Souris donc...?

        Le nombre d'acheteurs et de lecteurs potentiels de ce "manifeste" est effectivement très certainement assez limité (quelques bobos pensant bien ?)...

        Pourtant je suis prêt à parier que la médiathèque municipale de la ville voisine, gérée par une municipalité communiste (eh... ça existe encore !) va en commander au moins un exemplaire. Egalement celles de certaines municipalités "écologistes" et "divers gauche"... également la plupart des bibliothèques scolaires, voire universitaires... etc...

        Le but n'était pas de fabriquer un best-seller, mais de participer à une propagande cautionnée par la renommée et l'autorité en la matière d'un ancien ministre de la Culture et de l'Education Nationale. Pour les générations montantes, ça va de soi...

         

      • Vendredi 21 Février à 11:14

        @ André...!

        Les droits d'auteur ne sont pas la motivation principales des auteurs de ce genre d'ouvrage. Voir ma réponse ci-dessus. Et je suis prêt à faire un autre pari : certains d'entre-eux seraient disposés à imprimer, éditer et diffuser leur livre à compte d'auteur et sur leurs finances propres...

    4
    Vendredi 21 Février à 13:34

    La culture arabe : quelques siècles de retard et au début une bonne partie a été pompée sur celle des Grecs.

      • Vendredi 21 Février à 15:02

        @ Dr WO...

        Je cite parfois pour illustrer cette vérité première le livre de Sylvain Gouguenheim "Aristote au Mont-Saint-Michel" dans lequel l'auteur se proposait, simplement mais rigoureusement, preuves et documents à l'appui, de "relativiser" l'apport islamique à la civilisation médiévale occidentale. Il y démontre que les "savants" arabes n'ayant jamais appris le grec ("même al-FarabiAvicenne ou Averroès l'ignoraient") et n'ont eu accès aux textes anciens que par des traductions de seconde main, et que l'héritage culturel des grecs a toujours été préservé et diffusé par les chrétiens essentiellement orientaux et vivifié par des échanges incessants entre les deux civilisations.

        Il y réfute farouchement l'image d'Epinal d'un Moyen-âge obscurantiste et celle d'un "Al Andalous" de paix et d'harmonie et pose la question qui tue "Pourquoi les Arabes qui ont eu accès à l'héritage grec n'en ont-ils pas fait le même usage que les Européens ?"

        Une partie, peu nombreuse mais militante et très active et influente de la "bien pensance" et du "politiquement correct" , sous l'égide de "Libération" ("Oui, l'Occident chrétien est redevable au monde islamique") eurent tôt fait de voir dans cette étude un "fumeux pamphlet", un "projet idéologique aux connotations politiques inacceptables"... "au service de l'islamophobie"... avec des conséquences désastreuses sur la (jusque là) brillante carrière universitaire de l'auteur "historien-médiéviste"

        (A noter que, comme lors de la récente "Marche contre l'islamophobie" de nombreux pétitionnaires ont reconnu par la suite avoir signé sans avoir lu le livre, par confiance aveugle, pour faire plaisir à un collègue)

         

    5
    Vendredi 21 Février à 15:13
    Pangloss

    Ah! Marakech! On en garde toujours des traces. (si vous voyez ce que je veux dire)mad

      • Vendredi 21 Février à 16:36

        @ Pangloss...!

        C'est vrai que ça peut jouer sur les prises de position idéologiques ultérieures...

        ...un aventurier de l’extrême...

        ...un défricheur parmi tant d'autres...

        ...un précurseur... 

        En ces années là, ils étaient quelques uns... Les meilleurs s'en sont allés... 

         

    6
    André
    Vendredi 21 Février à 21:49

    Bedeau, vous voyez juste. J'ai toujours vu ce type comme un imposteur mais pas encore comme un complice. Mes saillies ne reflétaient que mon plus profond mépris vis à vis de ce personnage et avec vos précisions, il ne peut que s'approfondir encore. Quant à l'imposture du soi-disant apport de la "culture musulmane" à l'occident, j'en avais déjà entendu parler mais je ne sais pas si c'était par Bernard Lugan (je ne sais pas si vous le connaissez mais je le trouve très intéressant et très cultivé) ou par quelqu'un d'autre. Malheureusement, ceux qui apportent un autre éclairage et qui essaient d'ouvrir les yeux de leurs contemporains sont toujours mis sur la touche quand ce n'est pas pire.

      • Vendredi 21 Février à 22:10

        @ André....

        Il n'y a pas, ou très peu, d'individus ou de groupes d'individus "islamocompatibles" qui le soient par aveuglement, par naïveté, par stupidité, par lâcheté, par crainte ou par intérêt quelconque... Ce sont tous, ou leur immense majorité, des complices plus ou moins actifs et plus ou moins efficaces, mais des complices fortement motivés.

        Gouguenheim  (voir ma réponse à Dr WO ci-dessus) fut une de leur victime les plus prestigieuses... Zemmour en est une des dernières en date...   

         

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