• Le président dément

    Le président dément

    Le président dément...

    1. Du verbe démentir: "Nier l'exactitude d'une information, d'un fait", "Déclarer inexact, nier quelque chose ou son inexistence.", "Déclarer faux, mensonger". ex.: "L'ancien ministre dément, les yeux dans les yeux et la main sur le cœur, posséder des comptes bancaires dans des paradis fiscaux"
    2. Frappé de démence (du latin dementia: "folie"): atteint de pertes ou de réductions des capacités cognitives suffisamment importante pour retentir sur la vie d'un individu et entraîner une perte d'autonomie. Les fonctions cérébrales atteintes peuvent être la mémoire, l'attention, et le langage. syn.: "cinoque, halluciné, maniaque, siphonné"

     

    C'est, bien entendu; le premier sens de l'expression qu'il faut donner à l'intervention surprise du président devant Ses adeptes (seuls dignes de recevoir Son verbe) réunis au grand complet à la maison de l'Amérique latine, mais en-même-temps™ laissés depuis de longs jours sans Sa parole providentielle sacrée, et étonnés et ravis de Sa venue inopinée lors d'une réunion privée purement amicale qui consistait simplement, entre potes, à "arroser la fin de la session parlementaire"...

    Il a en effet démenti les démentis, les mentis, les rementis et les surmentis sous serment* de tous ses collaborateurs, de Gérard Collomb à Patrick Strzoda, Michel Delpuech et Alain Gibelin qui s'était démenti tout seul, qui faisaient semblant de vouloir faire croire faire semblant de se couvrir de honte et de boue pour tenter d'innocenter leur premier de cordée qui n'en avait pas besoin puisque, bien que se dévouant subitement pour paraitre le seul responsable et coupable de toute l'affaire, il est entièrement protégé par son immunité présidentielle et son infaillibilité quasi-papale de chanoine de Latran.

    * Il est intéressant de noter que la commission d’enquête est présidée, contrôlée, pilotée, chaperonnée et dirigée par madame Yaël Braun-Pivet, une militante et députée du parti du président et de ses collaborateurs LaREM... Elle est l'avocate qui se demandait, peu après sa nomination à la "Commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République" quand et comment et par qui était votés les décrets... "Tout ce que je peux faire, c’est montrer que je suis légitime et compétente" déclarait-elle à ce sujet. Sa façon un peu arbitraire de mener les travaux un peu partisans de la commission d'enquête un peu partiale tendrait à confirmer cette compétence et cette légitimité et à la promettre à des tâches plus dignes de confiance

    Le président dément

    Du coup, je ne suis plus très sûr du sens à donner au titre de cet article...

    lire le billet de Zackary sur le blog de Zackary

    "Que donne-t-il à voir, ce jeune homme, retranché dans la cour d'un palais, avec ses plus fidèles courtisans, défiant le peuple de venir le chercher?"

     Le président dément

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 25 Juillet à 19:52

    Je trouve que sa défense est plutôt habile bien que tardive. Quelle est exactement sa faute ? D'avoir choisi un mauvais collaborateur ? On pourrait demander son avis, par exemple, à Sarkozy pour Fillon (dont les défauts sont apparus par la suite) ou à Hollande pour Cahuzac et leur niveau dans la hiérarchie était autrement plus élevée que celui de Benalla.

      • Jeudi 26 Juillet à 11:42

        C'est un avis qui ne semble pas faire l'unanimité -mais qui a d'autant plus de mérite à être exprimé-, tant sur le fond que sur le ton employé ("Qu'ils viennent me chercher!"), mais surtout sur la forme:

        Est-il normal qu'un Président d'une République, élu démocratiquement (et largement) par l'ensemble de ses compatriotes (qui se sont exprimés) s'adresse, après plusieurs jours d'un silence étonnant, uniquement et en privé (puisque lors d'une réunion dont la raison déclarée était de "fêter la fin de la session parlementaire") aux seuls députés du parti présidentiel, et à propos de ce que certains considèrent, à tord ou à raison, comme une affaire d'état concernant à la fois la présidence, le gouvernement et les parlementaires, ou en tous cas à propos d'une histoire pleine de rebondissements, d'aveux d'ignorance ou de démentis, à propos d'un personnage très présent, très actif et très haut placé dans un organigramme très discret, à la fois officiel et privé ... et qui nous réserve, jour après jour et presque heure par heure, de nouvelles révélations qui dépassent le simple coup de rangers clandestines pour aider un bataillon de CRS cerné par deux manifestants armés d'une carafe d'eau.

    2
    Souris donc
    Mercredi 25 Juillet à 20:45

    Ouf, ils ont retrouvé Redoine Faïd. Les folliculaires vont pouvoir tourner la page Benalla.

      • Jeudi 26 Juillet à 13:11

         

        Je ne voudrais pas sembler être un xénophobe, ni un raciste, ni même -pire- un souchien, mais en lisant, écoutant, regardant ce qui fait l'actualité, je crois constater qu'on a de plus en plus souvent a faire avec des personnes aux patronymes et/ou prénoms (quand ilnapazétémodifié) à consonance +- exotique, et ce dans tous les domaines : sport, culture, politique, faits divers et même faits divers... au point de se demander si Poutine n'avait pas un peu raison en prophétisant que nous allions devenir "la colonie de nos anciennes colonies"

        PS : Non, Poutine avait tort, ce ne semble pas être des colons qui viendraient nous apporter les bienfaits de leur civilisation, mais plutôt des missionnaires dont la mission divine est de convertir les mécréants que nous sommes à la Vraie Foi

      • Souris donc
        Jeudi 26 Juillet à 17:35

        On peut prendre Macron/Benalla au sérieux. C'est ce que fait Philippe Bilger.

        Et aussi en rire. Brighelli s'amuse à faire tourner les tables, arrive l'auteur du Gorille vous salue bien. Dominique Ponchardier. Inventeur du mot "barbouze". Qui livre son interprétation. Se laisser filmer en train d'assommer un manifestant déjà à terre, c'est ballot, etc. Dément-dément, mais aussi con-con.

      • Jeudi 26 Juillet à 21:42

        Ce fut comme un début de belle histoire où on a cru (non, mais, quels cons on est ...!) qu'on allait pouvoir rabaisser le caquet du Prince...

        ...mais l'espoir est enterré entre les aérosols d'eau minérale pour s'hydrater et les flacons d'huile solaire (sans gluten ni paraben) pour la plage, les drapeaux "tricolores" de la coupe du Monde de foot qui jonchaient les rues et les places ont été incinérés par les services spéciaux de la voirie du vivrensembl'...

        et si j'en crois Youtube, Macron cherche son nouveau Benalla

        (mais le pire, avec tout ça, c'est qu'on ne sait presque rien de ce qu'il s'est dit entre Brigitte* et lui)

        Triste Hexagone...

        * "Bardot", la Brigitte en question, venue le voir pour lui parler des abattoirs halal (enfin, j'espère)

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