• Impostures vers Compostelle.. (MaJ)

    Postures et imposteurs à Compostelle

     "-Il y a quatre routes qui, menant à Saint-Jacques, se réunissent en une seule à Puente la Reina, en territoire espagnol; l’une passe par Saint-Gilles du Gard, Montpellier, Toulouse et le Somport; une autre par Notre-Dame du Puy, Sainte-Foy de Conques et Saint-Pierre de Moissac; une autre traverse Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay, Saint-Léonard en Limousin et la ville de Périgueux; une autre encore passe par Saint-Martin de Tours, Saint-Hilaire de Poitiers, Saint-Jean d’Angély, Saint-Eutrope de Saintes et la ville de Bordeaux.

    "-La route qui passe par Sainte-Foy, celle qui traverse Saint-Léonard et celle qui passe par Saint-Martin se réunissent à Ostabat et après avoir franchi le col de Cize, elles rejoignent à Puente la Reina celle qui traverse le Somport; de là un seul chemin conduit à Saint-Jacques."

    Introduction du "Liber Sancti Jacobi" ou "Codex Calixtinus": "Le guide du Pèlerin"

    second tiers du XIIe siècle - auteur présumé: Aimery Picaud

     traduction française : Bernard Gicquel 2003: "La légende de Compostelle, le Livre de Jacques"  

     

    Postures et imposteurs à Compostelle

     

     

    Même certaines feuilles doivent se mettre à la page...

     

    Tous les chemins mènent à Saint-Jacques

    "Tous les chemins mènent à Saint-Jacques… En dix ans, le nombre de pèlerins a triplé : 280 000 marcheurs ont rejoint la cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle en 2016…/…contre 20 000, vingt ans plus tôt, en 1996..."

    Postures et imposteurs à Compostelle"Ce chemin de pèlerinage est devenu un grand itinéraire de randonnée estivale  ... Il s'arpente en quête de sens ou pour le défi sportif en solo, entre amis ou en famille et dans un but religieux pour encore la moitié des marcheurs..."

    "Envie de lacer vos souliers pour suivre votre voie ? Plus besoin de suivre la tradition médiévale où l'on partait de chez soi avec un billet aller-retour : voici une série de dix itinéraires fleurant bon le Sud...  Notre suggestion de dix routes menant au tombeau [de l'Apôtre] depuis la France, l'Espagne, le Portugal et l'Italie..."

    (hummmm ???)                                                                                Valeurs Actuelles du 3 août 2017

     

    Bon, c'est moins diététique que "notre suggestion de dix gargotes végans pour manger une authentique salade niçoise en Baie de Somme." et moins malicieux que "notre suggestion de dix astuces pour rentrer son ventre et paraitre mince sans prendre un air constipé.", mais c'est tout juste...

     

     Postures et imposteurs à Compostelle

    Pour la petite histoire et pour une meilleure compréhension de la suite, il faut savoir que, séduit depuis longtemps par l’histoire de "l'Occident médiéval", de la société avec ses mentalités et ses traditions, son architecture et sa symbolique, etc… j’ai entendu parler pour la première fois de ce pèlerinage à la fin des années 1990. J'ai pensé trouver, dans le tracé et les différents aspects de ce Chemin, un écho à mes intérêts. A cette époque, même le livre fondamental de Barret & Gurgand, "Priez pour nous à Compostelle" était épuisé et introuvable. Après, ça a été mieux, ou pire, chaque éditeur y allant de son topo, de son guide, récit, et autres anecdotes qui finissaient par remplir des kilomètres de rayonnages, sans compter les numéros spéciaux de bon nombre de revues plus ou moins concernées directement ou pas par le phénomène.

    J'ai aussi été surpris, dans cette revue qui titre en couverture "SOS patrimoine en danger" et où l'éditorialiste auteur des "Dictionnaire amoureux de la France" et "Dictionnaire amoureux du Catholicisme" (deux titres en parfaite osmose avec le sujet) publie occasionnellement des chroniques pertinentes et audacieuses de conservatisme cocardier et franchouillard consacrées à la défense et la sauvegarde des "racines", du terroir, du paysage, des traditions et des coutumes, de lire cet article, bien documenté, mais un peu superficiel et presque mondain.La seule église évoquée est celle de Collonges-la-Rouge, "plus beau village de France" mais pas spécialement symbolique des étapes de pèlerinage; rien par contre, simplement, et par exemple,sur Conques ou Moissac, bien plus caractéristiques du Chemin... Sur le site internet de la revue, il est ajouté une précision absente de la version papier: "Dans son ouvrage ('Ils ont fait Compostelle - 28 portraits de pèlerins'), Mathilde Giard revient sur leurs motivations....", alors publi-reportage ou pas ?

    Bon, allez... je me lâche. (je m'énerve pas: j'explique.)

     

    Mais quand même…

    Faut-il vraiment se réjouir de cet engouement aussi récent qu’artificiel et parodique…

    Quel intérêt d’indiquer que "[sur] la via Podiensis, véritable boulevard… cela bouchonne en août, mais une ambiance chaleureuse y règne", presque comme à Ibiza, à Phuket ou à Trinidad ? que, sur tel autre "la garrigue embaume le thym et le romarin et que le chant des cigales rythme les pas…[et que] la cuisine s’avère savoureuse sur ce tracé ensoleillé" et que, en Espagne, tel chemin est "très tendance" ?

    Je lis que "280 000 marcheurs ont rejoint la cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle en 2016 contre 20 000 vingt ans plus tôt… et dans un but religieux pour la moitié des marcheurs…" D’où sortent-ils, alors, ces 140 000 marcheurs de la Foi, au moment où nos églises sont abandonnées sans entretien, démolies ou transformées en dancing  (avant de devenir mosquées…)?

    Il est heureux (ou pas…) qu’il "[ne soit] plus besoin de suivre la tradition médiévale où l'on partait de chez soi…", les pèlerins d’alors n’avaient pas ces soucis ni ces émois !… et n'imaginaient pas que certains posaient les premières balises du fameux G.R.65.

    D’après "Le guide du pèlerin:  Codex de Saint-Jacques-de-Compostelle" attribué à Aymeri Picaud (XIIe siècle), quelques uns de leurs principaux petits ennuis… :

    "En pays basque, le chemin de Saint-Jacques franchit une montagne remarquable qui s'appelle Port de Cize,

    "Cette montagne est si haute qu'elle semble toucher le ciel. Celui qui en fait l'ascension croit pouvoir toucher le ciel de la main.

    "Au sommet même de cette montagne, il y a un endroit appelé Croix de Charlemagne parce que c'est là qu'avec des haches, des pics, des pioches et d'autres outils Charlemagne, allant en Espagne avec ses armées, se fraya jadis un passage.

    "Aussi, les pèlerins arrivant ici ont coutume de prier tournés vers la patrie de Saint-Jacques et à genoux. Chacun plante dans le sol une croix et on peut en compter des milliers. C'est pourquoi on considère l'endroit comme la première station de prière à saint Jacques.

    "Dans cette même montagne avant que le christianisme ne se répande pleinement en terre d'Espagne, les navarrais et basques impies avaient coutume non seulement de voler les pèlerins qui se dirigeaient vers Saint-Jacques mais aussi de les chevaucher comme des ânes et les tuer.

    "Dans ce pays, il y a des péagers abominables, à savoir auprès des ports de Cize, dans le village appelé Ostabat, à Saint-Jean et Saint-Michel-Pied-de-Port. Ils méritent l'enfer. Venant au devant des pèlerins avec deux ou trois bâtons, ils extorquent de force un tribut injuste. Et si quelque voyageur refuse de payer, ils le frappent à coups de bâton et lui arrachent la taxe en l'insultant et en le fouillant jusque dans sa culotte.

    "Ce sont des gens féroces et la terre qu'ils habitent est féroce aussi par ses forêts et son aspect sauvage. La férocité de leurs visages et les grognements de leur langue barbare épouvantent le cœur de ceux qui les voient. Bien qu'ils ne doivent légalement exiger tribut que des marchands, ils ponctionnent injustement les pèlerins et tous les voyageurs. Quand ils ne devraient percevoir sur un objet quelconque que quatre ou six pièces, ils prennent huit ou douze soit le double. C'est pourquoi nous demandons instamment que ces péagers avec les autres seigneurs des rivières citées antérieurement qui injustement reçoivent de ces passeurs l'argent des traversées en bac, les prêtres aussi qui, le sachant, accordent Pénitence et Eucharistie et célèbrent pour eux l'office divin ou les admettent à l'Église soient excommuniés non seulement au siège épiscopal de leurs pays, mais aussi, en présence des pèlerins dans la basilique de Saint-Jacques, jusqu'à ce qu'ils aient expié par une longue pénitence publique…" etc…

    Postures et imposteurs à CompostelleD’accord, on ne peut plus guère demander, ni même souhaiter, que ce chemin ne soit qu’un chemin d’offrande, de consolation, de salut ou de pénitence ! Je vois mal mon beau-frère se rendre à Compostelle pour demander à Saint-Jacques les prochains numéros gagnants de l’Euro-million, ni un terroriste radicalisé se rendre sur la tombe de l’Apôtre, entre deux pandores, pour expier ses fautes… en mendiant gîte et couvert dans les hôtels bon marché et les fast-food croisés en fin de journée...

    Mais quand même !

    On chemine, ici, sur l’un des symboles les plus complet et des plus parfaits des "racines de l’Europe", par la multitude des pèlerins, de nobles et de manants, de religieux dévoués et de gredins repentis, d’origines et de conditions diverses qui s’y sont succédés pendant des siècles (ce moyen-âge abhorré par nos élites mais qui évoque pourtant "les heures les plus lumineuses de notre histoire"), et par les traces de religiosité qu’ils y ont laissé, spirituellement et culturellement. Et il y a certainement une autre raison que touristico-sportive au fait qu'en Espagne le Chemin s'appelle "Camino Francés", tandis qu'en Italie on le nomme "Via Francigena". On ne peut pas nier, non plus, que l’âme de la France chrétienne s'y retrouve, à travers son architecture religieuse et hospitalière et civile et militaire, à travers la création ou le développement des ordres religieux, grâce aux apports successifs, dans l'espace et dans le temps, des cultures diverses (ah... la jolie expression !!!) toutes empreintes des mêmes racines  (oh... les vilains mots !!!)

    Mais bon, on peut néanmoins laisser un peu de place, le temps d'une poignée de jours inoubliables, à quelques Bidochon randonneurs, avec Smart-Phone/GPS, gamins fatigués et braillards, et panoplie d’aventurier Décathlon -le temps d’alimenter leur Facebouc de clichés d’une folle originalité-, ou à une bande de Pieds-Nickelés entassés dans un mini-bus climatisé à l’écoute d’un guide imitant l’accent espagnol leur annoncer où et quand il convient de prendre une photo, avant de faire quelque kilomètres "pour de vrai", non sans avoir rangé tongs et bermuda et pour salir un peu leurs chaussures de sport en arrivant près du but, afin de mériter enfin leur compostela à encadrer…

    Heureusement, il y a aussi l'infatigable petit reporter Tintin, se transformant parfois en Dupondts attentifs ou en Tournesol érudit et perspicace, parcourant inlassablement de nouvelles variantes au Chemin, loin des sentiers rabattus et réglementaires véritable "serial-pilgrim", découvrant ici ou là, une coquille sculptée sur la façade d'un modeste bâtiment anonyme, le nom ancien et énigmatique d'un lieu-dit, ou une pierre blanche bien visible sur la partie la plus haute du clocher d'une église de campagne.

    Il faudrait aussi parler du rôle essentiel des bénévoles dans les diverses Associations Jacquaires Locales, dans les Fédérations Régionales de Randonnée, et aussi de quelques sponsors (parfois désintéressés) tels que "Gaz de France" qui, le plus souvent et de bonne foi, fraternisent utilement mais, hélas, parfois se fratricident avantageusement selon les enjeux, les situations ou les circonstances...

    Je sais que j’ai l’air en colère... mais il faut garder à l'esprit que depuis que certains presbytères ont été convertis en chambres d'hôtes prestigieuses, que bon nombres de curés passent plus volontiers un disque de Jean-Jacques Goldman ou de Florent Pagny plutôt que le "Salve Regina" au cours de leur messe, et que les salles paroissiales hébergent plus volontiers migrants, réfugiés et déséquilibrés du monde entier, ce sont les Offices de Tourisme qui se sont lancés dans la bataille en revendiquant pour leur agglomération le seul et authentique label "étape sur la route de St Jacques", parfois au détriment d'une localité offrant un réel intérêt culturel, mais au profit d'une autre possédant un centre-ville commercial bien achalandé...280 000 passants qui passent et achètent une demi baguette, une boite de thon à l'huile et deux barres chocolatées, ou un kebab, ou un rouleau de Sparadrap™ et une boîte de Doliprane™... ça vaut bien un petit effort culturel.

    Mais quand même...  je m'énerve pas, j'explique encore...

    Postures et imposteurs à Compostelle...Faudrait pas oublier que Saint-Jacques est fut surnommé "le fils du tonnerre" à cause de son mauvais caractère, bordel de merde ! et surnommé aussi "le Matamore" (le tueur de "maures"... c'est à dire... d'adeptes... d'une "religion d'Amour, de Tolérance et de Paix", komondi) car il serait, à plusieurs reprises, venu en aide aux troupes catholiques dans leurs combats contre les Sarrasins (sic) au cours de la Reconquista, en 844, pour donner la victoire au roi chrétien !!! alors quand je me souviens qu’une ****** de **** avait osé réaliser un film intitulé "Saint-Jacques… la Mecque", j’ai comme des envies d’accrocher une tête de porc à la porte de certaines salles de cinéma.

    Alors, sur les 280 000 randonneurs, ou sur les 140 000 pèlerins, combien savent que ce pèlerinage est politiquement, socialement, culturellement, religieusement et moralement, fondamentalement incorrect. D'accord, il ne s'agit pas non plus de se farcir plusieurs centaines de kilomètres à pieds simplement pour tenter de remédier à une situation que personne n'a su voir venir, n'a pu endiguer et n'a voulu tenir compte ! Tant pis !

     

     En passant, je vous fais part d'un livre sur le même sujet que je viens de découvrir en rédigeant cet article :

    Guy Barre, est directeur du site internet http://pelerinagesdefrance.fr  il vient de publier "Pèlerinages de France", guide complet des principaux pèlerinages catholiques en France. Chaque pèlerinage mentionné comporte un résumé historique et des données touchant à sa dimension spirituelle.

    "L’histoire des pèlerinages de France est indissociable de l’histoire du peuple français, des grands moments de l’histoire de France, des rois qui ont fait la France et de la République qui a suivi, indissociable de la construction même de notre pays. Les pèlerinages de France montrent combien le christianisme a façonné les territoires qui composent notre pays, entretenu la foi et imprégné les mentalités. Ils illustrent combien le catholicisme est consubstantiellement lié à la France. Ils manifestent combien la France ne serait pas la France sans le catholicisme. Ils expriment combien la France, constellée de lieux de pèlerinages dédiés à la Vierge Marie, est bien « le Royaume de Marie », combien le Sacré-Cœur de Jésus y est partout chez lui, rayonnant depuis ses messages de Paray-le-Monial. Tous ces pèlerinages, des plus grands aux plus humbles, sont également indissociables d’un patrimoine religieux exceptionnel, qu’il importe d’entretenir et de préserver. L’attachement de nos concitoyens, chrétiens ou non, à ce patrimoine religieux reste très fort, tant il est constitutif de l’âme même de la France."

    AU FAIT: A propos de découverte inattendue... bon...je m'énerve pas, hein !... j'explique...: J'ai aussi découvert récemment une (ancienne) association trop méconnue: "Santiago Accessible" ou "l’accessible attitude"...! qui se propose de "faire avancer la cause du handicap" en France, mais aussi qui veut "promouvoir l’accessibilité.../..., [par] ce pèlerinage atypique [qui] se situe à la rencontre des valeurs civiques et de la spiritualité, sous la devise “Liberté, Accessibilité, Fraternitéet [sa] première action sera "l’organisation d’un pèlerinage multiconfessionnel et civique vers St Jacques de Compostelle". Parmi les "parrains" (sic) de cette association on trouvait entre-autres Martin Hirsch et Stéphane Hessel et ... le nouvel archevêque de Cantorbery, le recteur de la Mosquée de Paris... le grand historien et sociologue britannique Théodore Zeldin (?)... Philippe Pozzo di Borgo (l' inspirateur du film “Intouchables”...). On rêve, hein ? Mais non... il s'agissait bien de "la rencontre des valeurs civiques et de la spiritualité." et d'un "pèlerinage multiconfessionnel et civique."... Étonnant, non... tout ça à quoi on n'a pas échappé ?

    ( J’ai l’air en colère, comme ça, mais vous verriez un peu si je parlais du "hajj"  ou "حَجّ" (voir ce mot) à La Mecque ! La prochaine fois, je vous parlerai du "Tro Breiz, peut-être". )

    ...et maintenant, "Notre suggestion de quelques romans sur Saint-Jacques de Compostelle pour quelques heures de lecture festive/estivale ..." (présentations des éditeurs) :

    1) "La quatrième invention" de Bernard de MARSANGY

    Un bien bon roman policier qui se passe sur les chemins de St Jacques. Du premier abord on se dit : hou la la ! ça va être très très spirituel, et bien non pas du tout : c’est franchement une sale affaire qui va rattraper Pierre-Antoine. Ils sont nombreux ceux et celles qui marchent vers Compostelle. Parmi eux, Pierre-Antoine R. 32 ans. Dès le départ du Puy, se met en branle une épopée éclatante où se mêlent l'argent, la mort, les secrets d'état et l'amour, dans le tourbillon de rencontres souvent dangereuses. C'est son journal de marche qui est ici livré. Un vrai thriller qui est aussi une description méticuleuse du "camino" et de ses endroits mythiques. Une invitation énergique au départ vers Santiago ! Tous les soirs au refuge des pèlerins, vous revivrez l'étape du jour avec vos personnages préférés : Venise l'ambitieuse calculatrice, l'horrible Thomas, Manon la guerrière mystique, le moine taxidiote, le colonel J. et les autres.

    2) "Les Étoiles de Compostelle" de Henri VINCENOT

    Ce n’est pas tant à un voyage vers Compostelle que nous convie Henri Vincenot dans son roman, mais plutôt à un chemin initiatique aux côtés d’un vieux druide et des compagnons bâtisseurs du Moyen-Age.

    Au XIIIème siècle, les moines construisent leurs abbayes, et placent leurs églises sur les sources sacrées. À cette époque, culte chrétien et croyances celtiques se mêlent encore intimement. Les compagnons bâtisseurs savent comment "domestiquer le grand serpent, symbole du courant qui relie le ciel et la terre".

    Les compagnons bâtisseurs ont laissé leurs signes mystérieux dans les églises romanes de Bourgogne, où commence le roman, sur le chemin de Conques à Compostelle, par où partent nos héros, et dans les grandes cathédrales, où ils font étape sur le retour.Après avoir lu ce roman initiatique, vous ressentirez peut-être des énergies spéciales dans les églises romanes et y découvrirez une dimension spirituelle souvent occultée par l’église actuelle.

    3) "Le Pèlerin de Compostelle" de Paulo COELHO

    Un homme entreprend de parcourir le célèbre chemin de Compostelle.
    Cette longue route initiatique le confronte à toutes sortes d'épreuves plus extraordinaires les unes que les autres.
    Ce livre truffé de symboles, d'ésotérisme et de spiritu    .
    (une erreur; excusez-moi...oubliez... oubliez... ou alors venez rien me reprocher...) 

    4) "La route de Compostelle" de Jacques DUFILHO     (plus inattendu !)

    Même ceux qui rejetaient la chose religieuse ne parvenaient pas à le détester. Car Jacques Dufilho était avant tout un homme de foi et toute foi est respectable. Foi en Dieu d’abord, bien sûr – le Dieu des chrétiens, qu’il avait fréquenté très tôt, durant son enfance à Bègles, à Bordeaux, à Mirande. Foi en son métier ensuite – un métier dont il parlait avec force comparaisons et métaphores religieuses. Certes, Jacques Dufilho privilégiait, à la liturgie post-conciliaire, les messes en latin et la fréquentation de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Mais ici encore, le « voilà pourquoi » fonctionne pleinement : cette Église nouvelle, qui a pactisé avec le siècle pour tenter de recouvrer un prestige et une influence spirituelle perdus, pouvait-t-elle satisfaire le Gascon, un temps tenté par la vie monastique ? L’auteur de "La route de Compostelle" n’était pas de ces Temps, à peine de ce monde, et, d’ailleurs, il le disait clairement lui-même  : "Je suis un homme d’ailleurs"

    (article de Raymond Espinose sur son site)

    5) "Comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle" de Étienne LIEBIG

    Étienne, le narrateur de ce guide hors du commun, pantalon à grosses côtes et sac au dos, n'hésite pas à se sacrifier pour suivre le pèlerinage qui, de Vézelay à Compostelle, perpétue selon lui l'archaïsme de la pensée et la soumission au destin. Appuyé à son bâton de pèlerin, Étienne a plus d'un tour dans sa besace pour approcher au plus près les corps croyants de cette vaste communauté en marche. Le constat est hilarant : la chair est faible, on s'en doutait, mais elle est tout sauf triste...

    Désopilant, non ? La suite de ce ¥§šϖℑΦð∂ s'intitulera "Comment draguer la mahométane autour de la 'kaaba' à La Mecque". (ou pas...)

    Bon j’arrête là avant de passer unanimement et définitivement pour un vieux con (alors qu'en fait, je ne suis pas si vieux que ça.)

     Ultreïa quand même...!

     

     

    et deux petits cadeaux avant de se quitter...

    La route est longue jusqu'à Compostelle par Anne Sylvestre

     

    ULTREIA - (Chant des pèlerins de St Jacques de Compostelle)

     

     

     

    Postures et imposteurs à Compostelle

     

    Complément d'informations...

    Quelque initiatives pour dévaloriser ou dénigrer un pèlerinage par ailleurs idéalisé  et glorifié par tous les marchands de convictions incontournables et de loisirs culturels...

     

    • En 1900, Mgr Duchesne a porté un coup fatal au culte de saint Jacques, en remettant en cause non seulement son apostolat en Espagne mais aussi l'authenticité des reliques vénérées à Compostelle pourtant reconnue par le pape Léon XIII

     

    • Saint Jacques, réputé être le plus "bouillant" des apôtres du Christ, est souvent représenté en Espagne sous l'aspect du matamore, c'est-à-dire le "tueur de Maures". Sa statue le montre alors monté sur un cheval blanc, frappant de son épée un ou plusieurs guerriers musulmans. Saint Jacques allait être durant toute la Reconquista le symbole et le saint patron de la lutte contre l'Infidèle. Un ordre de moines guerriers, les chevaliers de Santiago, allait même porter son nom. La statue de saint Jacques Matamore a récemment fait l'objet d'une polémique concernant un éventuel retrait de la nef de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle et un transfert au musée attenant. La commission culturelle du sanctuaire voulait éviter de "risquer de heurter la sensibilité d'autres groupes religieux".
    • La dernière fois que le Matamore a été mis à l'honneur, ce fut en 2003 quand El Mundo des 24-25 juillet écrivait :"Les troupes que le gouvernement espagnol a envoyées en Irak défileront en Terre Sainte, avec la croix de saint Jacques matamore, visible sur leurs bannières et drapeaux". Les dhimmis espagnols (il y en a comme chez nous) font depuis quelques années du lobbying pour faire disparaître le Matamoros afin de ne pas heurter les musulmans !  C’est ainsi qu’à la cathédrale de Compostelle, depuis l’année sainte 2004, le Matamore est fleuri en permanence pour cacher les maures écrasés !...
    • Impostures vers Compostelle...

    « Les 100 jours - Le bilan .Rebuts de presse »
    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks

    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    1
    Mardi 15 Août à 20:55

     

    Sourire (jaune et un peu forcé)

    En ce 15 août, il aurait été plus logique que je publie un article sur le pèlerinage de Lourdes, profitant de la Fête de l'Assomption...

    Mais depuis que j' ai appris que:

    "Le 15 août férié est une survivance d'une fête chrétienne qui célèbre la montée au ciel du corps de la Vierge Marie."

    ... j'ai un peu peur de passer pour un primitif ingénu ou pour un naïf anachronique...

    Je tenais quand même à rendre un petit hommage mécréant et citoyen :

     

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :