• Il pleut...

     

    Il pleut...

     

    Je me demande ce qu'il arrive à nos maîtres d'opinion publique (les Calvi, Elkrief, Pujadas et autres) qui, depuis quelques jours, nous informent qu'ils se sont aperçus de l'existence d'un regain de sentiment d'insécurité, un peu partout sur l'ensemble de l'Hexagone...

     

    Il pleut...

    "Bonjour...Chers téléspectateurs et spectateuses, nous vous informons que nous nous sommes aperçus de l'existence d'un regain de sentiment d'insécurité, un peu partout sur l'ensemble de l'Hexagone...

    sentiment d'...

    • insécurité pour tout les usagers dans certaines stations du métropolitain de la ville de Paris (et peut-être ailleurs ?)
    • insécurité pour les employés, conducteurs et contrôleurs de la RATP, de la SNCF et autres sociétés de bus, de tram, etc...
    • insécurité pour les facteurs (je veux dire préposés à la distribution du courrier) dans les quartiers sensibles...
    • insécurité pour les personnels des hôpitaux et des centres de santé face à des exigences communautaristes...
    • insécurité pour les prêtres (catholiques), les religieux et religieuses (catholiques), et pourquoi pas les fidèles (catholiques), jusque dans leurs lieux de culte et dans leurs sanctuaires...
    • insécurité pour les médecins et infirmières et tous les professionnels de santé dans les quartiers qu'on dit défavorisés...
    • insécurité pour les policiers nationaux, municipaux et les agents de surveillance dans les quartiers qu'on continue d'appeler défavorisés...
    • insécurité pour les pompiers et tous les services de secours en général, dans les quartiers qu'on continue s'obstine à qualifier de défavorisés...
    • insécurité pour les gardiens de prison, face à des exigences communautaristes... (encore ? tiens !! j'ai dit bizarre ?)
    • insécurité pour les femmes dans les quartiers à dominante de personnes mâles, un peu communautaristes (tiens !!) et  "racisées", kommondit...
    • insécurité pour les riverains des territoires (pas encore tout à fait) "perdus de la République" occupés par des immigrés clandestins que l'on appelle "réfugiés" ou "migrants", ayant laissé femme(s) et enfants dans des pays d'origine en proie à la plus grande détresse matérielle, physique, spirituelle et morale (morale, je veux bien...), installés dans des jungles encore plus en proie à... etc... etc... ou dans de chouettes petits immeubles avec l'électricité à tous les étages, soit offerts grâce la générosité des français et de leurs élites, soit squattés avec l'appui de tout un tas de bénévoles innocents ou cyniques, pour venir violer nos filles et nos compagnes qui ne demanderaient que ça, selon certains avis et aveux un peu communautarisetc.....
    • insécurité pour les riverains des territoires (pas encore tout à fait) "perdus de la République" occupés par des punks à chien crasseux et de gentils jardiniers producteurs d'herbe qui fait rigoler médicinale (bio), éleveurs de chèvres et de poulets spécistes et/ou végans, que l'on appelle "écologistes" ou "utopistes" ou "résistants" ou "chercheurs en sciences zhumaines et sociologiques" ou "militants d'un art brut"... mais qui se contentent de toucher leur allocation chômage en attendant de dézinguer quelques flics qui viendront leur demander de partir de là (à la fin de la "trêve hivernale !")
    • insécurité pour les écoliers, les collégiens, les lycéens, face à des gangs de sauvageons illettrés et "stigmatisés", kommondit (encore)...
    • insécurité pour les personnes âgées un peu partout, et jusqu'à leur domicile...
    • insécurité pour tout·e un·e chacun·e, dans les lieux publics, dans les transports en commun, dans les bâtiments officiels, dans les centres commerciaux, dans les restaurants, les bars, les discothèques, blablabla...

    Découvrons notre sondage, réalisé le 15 janvier dernier sur un échantillonnage représentatif de la population française. A la question " Éprouvez-vous parfois un sentiment d' insécurité", les réponses sont les suivantes:

    • Bien sur, pauv'conne, t'as qu'à venir te balader le soir auprès de la tour Nelson Mandela ou à la Cité des Tourterelles, sans être bâchée de la tête aux pieds, et tu comprendras: 9%
    • Absolument pas, chère amie... Il s'agit là, indubitablement et sans hésitation, d'élucubrations d'esprits paranoïaques et complotistes, nostalgiques des zeureléplussombres: 22%
    • Zebi...Nardine bebek: 68%
    • 'ous 'ou'ez 'é'éter 'a 'eust'on ? 1%:

    Revenons maintenant à notre dossier du jour:

    • insécurité, inquiétudes et incertitudes pour le week-end liées à la météo: il pleut ! il a plu et il va pleuvoir...

    Nous allons recevoir nos invités: un météorologue, un hydrologue, un agriculteur venu de Notre-Dame -des-Landes, des riverains de rivières, et d'autres personnalités, mais avant ça, suivons notre reporteuse, à vous, Aïcha Rhammadan...

     

     @ Ana María Hidalgo Aleu, ép. Germain

    En parlant de pluie, je viens de réécouter cette chanson de Bob Dylan... finalement, ça colle bien avec  l'actualité...

    (paroles et traduction en bas de page)

    A Hard Rain's A-Gonna Fall

    ...et, dans un genre plus espiègle mais non-moins pertinent:

    Il pleut...

    Le blues du temps qu'il fait

     

    ou, pour synthétiser...  

    Il pleut...

     

     

     

    @ Ana María Hidalgo Aleu, ép. Germain 

    A Hard Rain's A-Gonna Fall

    Oh, where have you been, my blue-eyed son?
    And where have you been my darling young one?
    I've stumbled on the side of twelve misty mountains
    I've walked and I've crawled on six crooked highways
    I've stepped in the middle of seven sad forests
    I've been out in front of a dozen dead oceans
    I've been ten thousand miles in the mouth of a graveyard


    And it's a hard, it's a hard, it's a hard, and it's a hard
    It's a hard rain's a-gonna fall



    Oh, what did you see, my blue eyed son?
    And what did you see, my darling young one?
    I saw a newborn baby with wild wolves all around it
    I saw a highway of diamonds with nobody on it
    I saw a black branch with blood that kept drippin'
    I saw a room full of men with their hammers a-bleedin'
    I saw a white ladder all covered with water
    I saw ten thousand talkers whose tongues were all broken
    I saw guns and sharp swords in the hands of young children


    And it's a hard, it's a hard, it's a hard, and it's a hard
    It's a hard rain's a-gonna fall



    And what did you hear, my blue-eyed son?
    And what did you hear, my darling young one?
    I heard the sound of a thunder that roared out a warnin'
    I heard the roar of a wave that could drown the whole world
    I heard one hundred drummers whose hands were a-blazin'
    I heard ten thousand whisperin' and nobody listenin'
    I heard one person starve, I heard many people laughin'
    Heard the song of a poet who died in the gutter
    Heard the sound of a clown who cried in the alley


    And it's a hard, it's a hard, it's a hard, it's a hard
    And it's a hard rain's a-gonna fall



    Oh, what did you meet my blue-eyed son ?
    Who did you meet, my darling young one?
    I met a young child beside a dead pony
    I met a white man who walked a black dog
    I met a young woman whose body was burning
    I met a young girl, she gave me a rainbow
    I met one man who was wounded in love
    I met another man who was wounded in hatred


    And it's a hard, it's a hard, it's a hard, it's a hard
    And it's a hard rain's a-gonna fall



    And what'll you do now, my blue-eyed son?
    And what'll you do now my darling young one?
    I'm a-goin' back out 'fore the rain starts a-fallin'
    I'll walk to the depths of the deepest black forest
    Where the people are a many and their hands are all empty
    Where the pellets of poison are flooding their waters
    Where the home in the valley meets the damp dirty prison
    And the executioner's face is always well hidden
    Where hunger is ugly, where souls are forgotten
    Where black is the color, where none is the number
    And I'll tell and speak it and think it and breathe it
    And reflect from the mountain so all souls can see it
    And I'll stand on the ocean until I start sinkin'
    But I'll know my song well before I start singing

    And it's a hard, it's a hard, it's a hard, and it's a hard
    It's a hard rain's a-gonna fall

     

    Où es-tu allé, mon fils aux yeux d’azur ?
    Où es-tu allé, mon fils bien-aimé
    J’ai trébuché sur la face embrumée de douze montagnes
    J’ai marché et rampé sur six routes tortueuses
    Je me suis plongé au cœur de sept sinistres forêts
    Je me suis retrouvé sur les bords de douze mers mortes
    J’ai erré dix mille lieues au sein d’un cimetière



    Et c’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible, C’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible averse qui se prépare !



    Oh mais qu’as-tu vu mon fils aux yeux d’azur ?
    Qu’as-tu vu mon fils bien-aimé ?
    J’ai vu un nouveau-né, entouré de loups sauvages
    J’ai vu une route déserte, pavée de diamants
    J’ai vu du sang qui s’égouttait d’une branche noire
    J’ai vu une salle, remplie d’hommes,un marteau sanguinolent à la main
    J’ai vu une échelle blanche recouverte par l’eau
    J’ai vu dix mille orateurs dont la langue était paralysée
    J’ai vu des pistolets et des lames tranchantes dans des mains d’enfants



    Et c’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible, C’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible averse qui se prépare !



    Oh mais qu’as-tu entendu mon fils aux yeux d’azur ?
    Qu’as-tu entendu mon fils bien-aimé ?
    J’ai entendu le grondement du tonnerre qui s’abattait comme un terrible avertissement,
    J’ai entendu le déferlement d’une vague qui pouvait noyer la terre entière,
    J’ai entendu cent tambours frapper de leurs mains flamboyantes,
    J’ai entendu dix mille chuchotements que personne jamais n’entendait,
    J’ai entendu les plaintes de l’affamé et des gens qui se riaient de lui,
    J’ai entendu le chant du poète qui crevait dans le ruisseau,
    J’ai entendu les gémissements d’un clown qui pleurait dans une ruelle,


    Et c’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible, C’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible averse qui se prépare !



    Oh mais qui as-tu rencontré mon fils aux yeux d’azur ?
    Qui as-tu rencontré mon fils bien-aimé ?
    J’ai rencontré un jeune enfant, à coté d’un cheval mort,
    J’ai rencontré un homme blanc qui promenait un chien noir,
    J’ai rencontré une jeune femme dont le corps était en flammes,
    J’ai rencontré une jeune fille qui m’offrit un arc en ciel,
    J’ai rencontré un homme blessé par l’amour,
    J’en ai rencontré un autre blessé par la haine,

    Et c’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible, C’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible averse qui se prépare



    Et que va-tu faire maintenant, mon fils aux yeux d’azur ?
    Que va-tu faire maintenant mon fils bien-aimé ?
    Je vais retourner là bas avant que l’averse ne s’abatte,
    Je vais marcher jusques aux profondeurs de la plus profonde des forêts sombres,
    Là où les gens sont légions, et où leurs mains sont vides,
    Là où des granulés de poison flottent sur les eaux,
    Là où les maisons de la vallée se mêlent aux prisons humides et crasseuses,
    Là où la face du bourreau est toujours soigneusement cachée,
    Là où la faim est sordide et les âmes oubliées,
    Là où Noir est la couleur et Nul, le nombre,
    Et je le dirai, et j’en parlerai, et je le penserai et je le respirerai
    Et j'en ferai irradier la montagne,afin que chaque être humain puisse voir,
    Et je resterai sur l’océan, jusqu’à ce que j’y disparaisse.
    Mais je connais la chanson par cœur.

    Et c’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible, C’est une terrible, c’est une terrible, c’est une terrible averse qui se prépare

     

    Le blues du temps qu'il fait

    "It's raining, it's pouring, the old man in snoring, he went to bed and he bumped his head, he couldn't get up in the morning.

    Mes amis, j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer ce soir.

    Le gouvernement a décidé qu'à partir d'aujourd'hui il va falloir faire plus attention au temps qu'il fait. Un nouveau ministre du climat vient d'être nommé et la première chose à laquelle on pourra s'attendre c'est que demain, il va pleuvoir.

    Vous vous demandez peut-être pourquoi il pourrait faire beau ? Le gouvernement veut que vous sachiez que le soleil n'est qu'un seul aspect du temps, que malheureusement nos moyens actuels ne nous permettent pas encore de contrôler le soleil. Ce que nous pouvons contrôler c'est la pluie, le brouillard et le vent.

    Mais par contre, y aura plus jamais de guerres.

    A partir d'aujourd'hui si nous avons besoin de détruire un autre pays, nos fils resteront chez nous, le temps fera tout le travail. Vous serez peut-être étonnés d'apprendre que nous sommes actuellement en guerre avec un petit pays qui s'appelle l'île du Moldor, et que depuis deux semaines il tombe un(e) neige de talc si épais(se) sur Moldor que les seuls endroits visibles sur l'île sont les yeux des macaques accrochés aux cimes des palmiers. Mais y a pas une seule perte de vie humaine jusqu'ici, les habitants de Moldor sont tous tranquillement dans leurs abris météorologiques en train de regarder la guerre à la télévision.

    Maintenant, ni le président ni moi même peuvent s'enorgueillir pour les inventions qui ont rendu ces choses possibles. La pluie a été inventée par les américains qui ont appris ça de Géronimo avant qu'il soit mort. Et la première pluie vraiment réussie, c'était une pluie d'acide sulfurique à Détroit en 1966. Ça brulait des trous dans les culottes de ma sœur, l'herbe est devenue toute jaune.

    Mais la pluie et le soleil c'est pas tout. Si notre pays doit pousser, nous avons besoin de fumier. Le gouvernement fait une enquête et nommera bientôt un nouveau ministre du fumier. Il est possible maintenant que quelques uns d'entre vous auront du mal à s'adapter aux changements qui vont venir, le gouvernement veut que vous sachiez que de nouveaux bureaux et de nouveaux logements plus chers sont en train de se construire rapidement et que désormais notre devise sera "personne dans la rue avant l'an 2000". Et pour vous aider à passer ces jours de pluie, n'oubliez pas le conseil de votre ministre du bonheur : de prendre tous les matins votre petite pilule de soleil, en vente dans chaque pharmacie.

    It's raining, it's pouring, the old man in snoring, he went to bed and he bumped his head, he couldn't get up in the morning."

     

     

     

     

     

     

    « Es-tu un "extrémiste" ?"Tout oublier..." »
    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    1
    Dimanche 21 Janvier à 11:48

    J'étais bien tranquille chez moi et maintenant je me sens en insécurité, c'est malin !

      • Dimanche 21 Janvier à 12:41

        Pas de problème, en cas de pluies abondantes et persistantes pouvant menacer votre tranquillité...

        bon, c'est pas forcément le plus près de chez vous, mais c'est une maison sérieuse:

         

        cry

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :