• Camisoles et cotillons - MDCCCXLVIII

    A toutes les gredines du Grenelle des greluches, parce-qu’(elles croient qu') elles le valent bien...   

    bedeau le 3919 le 03/09/2019   

    La Marseillaise de cotillons en 1848

     La Marseillaise des cotillons

    Paroles : Louise de Chaumont (1848)
    Musique : Claude Rouget de Lisle (1792)

     

    Combien de nous furent vexées
    Depuis le matin jusqu’au soir ! 
    Nos pauvres paupières lassées,
    De pleurs étaient un réservoir, 
    Prenons, prenons notre revanche,
    Que le sexe battu jadis
    Aujourd’hui batte les maris, 
    Ainsi nous serons manche à manche.

    Au refrain

    On dit qu’Ève, notre grand-mère,
    N’avait ni chemise ni maillot,
    Supprimons notre couturière,
    Oui, la couturière est de trop ! 
    La liberté, chaste amazone,
    N’admet ni voiles ni verrous ;
    A la barbe de nos époux, 
    Luttons, comme à Lacédémone.

    Au refrain

    La France à chaque nation
    En tout temps servit d’exemple :
    Comme le disait napoléon,
    Tout' l’Europe nous contemple.
    Avec les rois embêtés,
    Faudra peut être en découdre ;
    Que nos nouveaux députés
    N’craignent pas l’odeur de la poudre.

    Au refrain

    Viendront des gueux en secret 
    Marchander nos voix, j’parie...
    Honte à celui qui s’vendrait :
    C’est un traître à la Patrie. 
    Gardons toute notre dignité,
    Mais si s’rencontre un’canaille
    Qui s’vende à perpétuité,
    Qu’on lui colle un bouchon d’paille.

    Au refrain

    Tremblez, tyrans portant culotte !
    Femmes, notre jour est venu ;
    Point de pitié, mettons en vote
    Tous les torts du sexe barbu !
    Voilà trop longtemps que ça dure,
    Notre patience est à bout,
    Debout, Vésuviennes, debout,
    Et lavons notre vieille injure.

     

    Refrain
    Liberté, sur nos fronts
    Verse tes chauds rayons,
    Tremblez, tremblez, maris jaloux,
    Respect aux cotillons.

     

    L’homme, ce despote sauvage,
    Eut soin de proclamer ses droits.
    Créons des droits à notre usage,
    A nous usages ayons des lois !
    Si l’homme, en l’an quatre-vingt-seize,
    Eut soin de ne songer qu’à lui,
    Travaillons pour nous aujourd’hui
    Faisons-nous une "Marseillaise" !

    Au refrain

    Jusqu’à ce jour, dans ce triste monde, 
    Tout était borgne et de travers ;
    Partout, sur la machine ronde,
    La femme essuyait des revers ;
    Qu’un pareil chaos se débrouille.
    A nous de battre le tambour ! 
    Et vous, messieurs, à votre tour, 
    Filez, filez notre quenouille 

    Au refrain

     

     

    Le texte est paru en juin 1848 dans le numéro 1 de "La République des femmes, journal des cotillons", édité à Paris par "les Vésuviennes."

    Chanson pour Marlène

     

     

     Si je n'étais pas "politiquement correct"...

    Camisoles et cotillons - 1848

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    jean-marc
    Mercredi 4 Septembre à 14:25

    Un grand bravo à cette Louise de Chaumont dont l’œuvre semble très mince

      • Mercredi 4 Septembre à 17:06

        @ jean-marc...!

        Je pense que, malgré la minceur de ses œuvres complètes, cette poétesse n'a peut-être pas la place qu'elle mériterait au Panthéon féministe...

        Pourquoi ne pas créer un prix "Louise de Chaumont" ou un trophée "la Vésuvienne de la semaine", par exemple catégories intervention ou déclaration "la plus indéchiffrable", "la plus tordue", "la plus évidente", "la plus rigolote", "la plus bêtasse", etc... Les nominées sont....

                                                    

         

    2
    Mercredi 4 Septembre à 19:04
    Pangloss

    Chanson très con mais article un peu macho. N'exagérons pas! Ne jetons pas l'opprobre sur toutes les femmes. Il y en a des bien.

      • Mercredi 4 Septembre à 21:42

        @ Pangloss...

        A chanson très con, réaction un peu con ?... C'était nerveux de ma part !

         

        PS. loin de moi l'idée de vouloir critiquer ou condamner unanimement toutes les femmes, mais exclusivement certaines féministes : il y en a pourtant peut-être des bien...

        ...même chez les "Vésuviennes"...

        ...comme il y aurait aussi des futurologues catastrophistes bien... des politiciens et des élus de tous bords bien... des végans ou des antispécistes bien... des activistes pro-migrants clandestins bien... des transgenres de tous sexes en attente de GPA bien... des athées-laïcistes et islamocompatibles bien... etc... mais qui ne constituent pas la majorité du genre.

        Un peu comme les poissons volants, quoi...

         

    3
    Jeudi 5 Septembre à 09:43
    Pangloss

    "Il y en a des bien", c'était pour rire. (avis: à prendre au énième degré).

      • Jeudi 5 Septembre à 15:11

        @ Pangloss...!!!

         

        Ouffff...! Je m’apprêtais à revoir entièrement mon article pour tenter de m'évertuer à essayer de m'exercer à devenir sociologiquement correct..!

        exemple de bonne pensée dont je cherchais à m'imprégner: 

         

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