• Avocats-vinaigrette

    Moi, je dis ça, mais je dis rien... C'est eux qu'ont commencé.

    Avocats/vinaigrette

    Le jeu consiste, si vous l'acceptez, à reconnaître si les "petites phrases" attribuées à l'un ou à l'autre de nos "ténors des barreaux" sont bien de l'un et de l'autre, ou sont plutôt de l'autre que de l'un.

    (si vous voyez ce que je veux dire)

     

     

     

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    Jacques Vergès, né le 20 avril 1924 au Laos, (ou le 5 mars 1925 à Ubon Ratchathani au Siam ) et mort le 15 août 2013 à Paris, est un avocat franco-algérien.

    Après avoir été résistant, il devient célèbre en raison de ses convictions anticolonialistes et pour avoir été l'avocat de personnes ayant commis des crimes particulièrement graves, telles que le nazi Klaus Barbie, jugé à Lyon en 1987, ou le terroriste international Carlos.

    Le premier dossier que Jacques Vergès a géré en tant qu'avocat concerne la Sonacotra. Il s'engage dans une "défense de rupture" (appelée aussi "stratégie de rupture"), plutôt que ce qu'il appelle la "défense de connivence", qui était classiquement plaidée: l'accusé se fait accusateur, considère que le juge n'a pas compétence ou que le tribunal n'a pas la légitimité.

     

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    Éric Dupond-Moretti, né le 20 avril 1961 à Maubeuge, est un avocat pénaliste français, réputé pour le nombre record d'acquittements qu'il a obtenus sur le territoire français. Pour ses résultats, il est surnommé "Acquittator" dans les prétoires. Selon M, le magazine du Monde, il feint de ne pas compter ses victoires mais il a fêté entre amis,  le centième acquittement obtenu devant une cour d'assises.

    Ses victoires lui valent aussi le surnom d'"Ogre du Nord". Son aversion contre une certaine magistrature, "institution de faux-culs, petit monde de l'entre-soi et de l'irresponsabilité" et le rapport de force qu'il engage avec les magistrats lors des procès font que certains d'entre eux voient en lui un "terroriste des prétoires"

    En 2013, il refuse la Légion d'honneur

    En mai 2015, Éric Dupond-Moretti se déclare publiquement partisan de l'interdiction du Front national, tout en précisant que "c’est compliqué car après, il y a reconstitution de ligue dissoute".

     

    petites phrases...

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    petites phrases...

    Il y a 100 ans, on condamnait un jeune officier qui avait le tort d'être juif, aujourd'hui on condamne un jardinier (Omar Haddad) parce qu'il a le tort d'être maghrébin. 

     

    Serais-je prêt à défendre Hitler ? Bien sûr ! …/... Je suis prêt à défendre tout le monde à condition qu’ils plaident coupables.

     

    Défendre n’est pas excuser ; défendre, fondamentalement, c’est comprendre ; remonter la chaîne des causes et des effets qui a conduit un homme, en tous points semblable à nous, à perpétrer un acte que nous avocats sommes (dans la plupart des cas) les premiers à réprouver.

     

    Rien de plus pathétique, en effet, que ces hommes et ces femmes abandonnés, se battant dans l’indifférence pour sauver ce qui leur reste d’honneur et de dignité. Rien, ni l’amour, ni la guerre, ne nous met en demeure avec autant de force de dire qui nous sommes.
    Qui que nous soyons, nous portons tous un masque, celui du personnage que nous aspirons à être.

     

    Ce qui en fait la singularité, la force et la beauté, c’est que des hommes et des femmes s’y battent à mains nues avec leur cœur, leurs tripes, leurs peines, leur passé et même leur passif, dont ils ne peuvent se dessaisir, et avec un avenir aléatoire qui se dérobe pourtant sous leurs pieds. Tout alors devient possible, même l’impossible : les morts ressuscitent, les passions éteintes se raniment, les mémoires antagonistes s’interpellent et se rencontrent.

     

    Hippocrate disait du médecin qu’il ne soigne pas la maladie, mais le malade. De même, l’avocat ne défend pas le crime, mais celui qui l’a commis. Bien compris, notre métier consiste à éclairer le chemin tortueux qui a conduit un tel homme à commettre l’irréparable. Ce faisant, nous ne l’aidons pas seulement à déchiffrer le mystère de son geste, nous aidons aussi la société en l’incitant à prendre dans le futur les dispositions nécessaires pour que d’autres ne soient pas tentés d’en faire autant.

     

    La justice ne m’est jamais apparue comme une calme pesée d’âmes faite par des juges assis et sacrés, mais comme l’enjeu bien terrestre d’un combat entre le maître d’aujourd’hui et celui de demain. Son symbole pour moi n’a jamais été la balance du marchand mais la sagaie du guerrier.

     


     

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    C’est le procès le plus difficile de ma carrière.  Merah a été traité d’animal. On peut ne pas l’aimer, je l’entends bien, mon but n’était pas de le faire aimer, c’était qu’il soit jugé selon nos règles J’ai revu le procès de Nuremberg, et je trouve qu’il a été d’une certaine façon plus digne

     

    Abdelkader Merah, que j’ai eu l’honneur de défendre, incarne aujourd’hui le mal absolu... "L’honneur", parce que je suis avocat et que j’ai défendu cet homme, seul contre tous, dans un contexte délétère, extrêmement difficile

     

    La question qu'on me pose régulièrement -" Mais comment pouvez-vous donc défendre un assassin?" - n'a aucun sens. Primo : nous autres pénalistes, ne faisons pas de morale, mais du droit; reprocherait-on, par exemple, à un chirurgien d'opérer un malade du foie pour lui sauver la vie, au motif que s'il est mourant c'est parce qu'il buvait de trop? Pour l'avocat, c'est la même logique: sa robe est au service de celui qui la demande, à condition qu'il ne me demande pas de plaider une absurdité. Secundo: beaucoup d'accusés reconnaissent avoir commis le crime dont ils répondent, il ne s'agit pas d'entonner le grand air de l'acquittement en dépis du bon sens. Tertio: Si personne ne défend les assassins, il n'y a plus de justice, seulement une vengeance légale.

     

    Si, comme l'a dit Robert Badinter, le crime est "le lieu géométrique du malheur humain", la cour d'assises, qui juge les criminels, est un lieu de combat autant que de douleur. La machine à juger, telle qu'elle a été conçue au fil des siècles, oblige la défense, si elle veut se faire entendre, à imposer un rapport de force - le sien.

     

    Je comprend qu'on puisse être choqué d'apprendre que tel dealer présumé a été remis en liberté parce qu 'un procès-verbal a été mal rédigé ou qu'un magistrat a a oublié de renouveler le mandat de dépôt , mais seule une procédure irréprochable rend la peine sinon juste, du moins justifiée. Du droit, rien que du droit. Parce que, en matière judiciaire, la morale a souvent le visage des évidences trop faciles et les oripeaux de la présomption de culpabilité.

     

    La méfiance viscérale des magistrats vis-à-vis des avocats m'intrigue depuis toujours. Ils ne nous aient pas. Mais pourquoi ? En grande partie parce qu'ils ne nous connaissent pas, tout bonnement parce qu'ils ne veulent pas nous connaître. Et que circulent sur le Barreau les plus extravagants fantasmes. Les magistrats sont, souvent, gens raisonnables et peu aventureux, c'est ainsi, et peut-être cela vaut-il mieux pour les justiciables - quoique ...Ils voient en nous, les avocats, et surtout les pénalistes, une cohorte de fous furieux rémunérés par l'argent du vice, prêts à tout pour faire libérer des coupables.

     

    Je n'aime pas la contradiction.

     

     

     

     

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