• Au secours, Macron revient...

    Pouvez-vous lire, dans l'attitude du Président de la République Française et de son Premier Ministre, toute la gravité et le recueillement du moment, lors de leur arrivée à Notre-Dame, prélude à ses discours d'une solennité compationnelle rarement égalée ? (source: Police et Réalités)

    Au secours, Macron arrive...

    Sinon...

    bijoux, cailloux, joujou...

    Un article lucide, indispensable et salutaire, paru ce soir sur le site de "Valeurs Actuelles", signé Gilles Platret (lire aussi: "Emmanuel Macron et Notre-Dame : une décision, une ânerie" de Didier Rykner)

     

    Incendie de Notre-Dame:

    Emmanuel Macron fera-t-il plus de dégâts à la cathédrale que les flammes ? 

    Le mouvement qui se dessine est désastreux: en s’emparant du "dossier" Notre-Dame à la mode du "nouveau monde", le président de la République risque de ravager ce qui reste de la reine des cathédrales de France. Il est urgent d’agir pour l’en empêcher. Il fallait s’y attendre, rien n’échappe à l’activisme désinhibé de notre président. Il avait déclaré en février 2017 qu’il n’y avait pas de culture française; M. Macron s’apprête à illustrer cette conviction profonde chez lui en prenant Notre-Dame comme un nouveau jouet de son délire post-national. 

    On a tout entendu, dans le crépitement même de l’incendie, alors que nous regardions, sidérés, les flammes dévorer notre Histoire, sur ce que représentait Notre-Dame. Oui, c’est un monument qui appartient éminemment au patrimoine européen. Oui, c’est un site mondialement connu. Oui, c’est un lieu de visite figurant chez les tour-operators de tous les pays de la Terre. Oui, l’UNESCO l’a inscrite en 1991 sur la liste du patrimoine mondial. Oui, les médias de la planète entière ont bousculé leurs programmes pour faire une place à l’incendie.

    Mais qu’on arrête de tout confondre: ce n’est pas parce qu’un morceau du patrimoine français est connu jusqu’aux confins reculés du vaste monde qu’il doit devenir la nouvelle victime de la culture mondialisée, qui équivaut à une absence totale d’acculturation.

    Notre-Dame, c’est d’abord et avant tout un patrimoine français. Médité, conçu et construit par le génie français qu’inspirait alors la plus pure des fois chrétiennes. Et c’est précisément ce qui en fait sa force : un hymne à la gloire de Dieu, au cœur de la terre de France.

    La plus célèbre des cathédrales de notre pays nous appartient donc en propre. L’Etat n’en est pas propriétaire pour rien: elle est propriété de la nation française parce qu’un peuple entier l’a édifiée jadis.

    Et, par voie de conséquence, elle n’appartient pas à M. Macron.

    Or, c’est pourtant ce qu’il est en train de penser très lourdement.

    Pour preuve, le changement de ton entre sa déclaration de la nuit de l’incendie, sur place, et son allocution du lendemain, depuis le palais de l’Elysée. A la lueur des flammes, flanqué de Mgr. Aupetit, M. Macron pense aux catholiques avec commisération et leur exprime ses pensées, jusqu’au ridicule -hélas fréquent chez lui- du câlin fait à l’archevêque… face caméras cela va sans dire. Mais l’essence chrétienne de l’édifice, la foi qui l’a élevé jusqu’au ciel il y a huit siècles est oubliée en 24 heures: dans son message aux Français, exit les catholiques, Notre-Dame devient son objet, sa chose. Il la rebâtira ! Oh, pas en 107 ans, vous n’y pensez pas: en 5 ans, pas un jour de plus ! Histoire, si le malheur s’abattait de nouveau sur la France en 2022 et nous le renvoyait à l’Elysée, qu’il puisse l’inaugurer lui-même en 2025…

    Tout ceci ne serait rien d’autre que l’expression de la puérilité à laquelle il nous a tellement habitués, au gré d’allocutions ânonnées avec ce ton de mauvais comédien, si monsieur Macron n’avait pas intérêt à se servir des cendres de Notre-Dame pour tenter de redorer son blason lui aussi calciné.

    Tout le monde a ressenti la destruction de Notre-Dame comme une catastrophe. Lui a vu dans les suites de la catastrophe une inavouable opportunité.

    On pouvait le présumer dès le soir du drame. C’était d’ailleurs la seule ombre au tableau d’une déclaration qui se tenait plutôt bien: dans le "nous rebâtirons" lancé, bravache, alors que la France entrait en deuil de sa mère-église, il y avait déjà l’idée sous-jacente qu’une belle occasion se présentait.

    La déclaration du lendemain n’a fait qu’amplifier le mouvement. Rien, pas un mot sur ce qui a pu provoquer l’incendie. Je ne parle pas du défaut de surveillance du chantier, que l’enquête permettra d’éclaircir. Non, mais du manque chronique d’entretien du patrimoine de l’Etat, singulièrement en matière religieuse. Pas de recueillement, pas de répit, pas le temps de la réflexion: nous la rebâtirons "plus belle encore" en 5 ans. Et hop, on n’en parle plus. M. Macron veut incarner la logique délétère du "happy end". Et vite !

    On passe ainsi par pertes et profits la destruction définitive d’une charpente dont les chênes avaient été tirés des plus belles forêts françaises de l’époque. On n’a pas un mot sur les œuvres d’art qui ont flambé, sur les objets du culte qui ont fondu, sur les voûtes qui se sont effondrées. Pas plus que sur les chrétiens de Paris et d’ailleurs, qui se sentent désormais orphelins.

    Pour une part notable, il nous faut le courage de l’avouer, Notre-Dame a disparu. Avant même de savoir comment on rebâtira ce qui a été détruit, il existe une évidence: nous ne la retrouverons plus jamais avec les exacts matériaux que les ouvriers de ce temps avaient trempés de leur sueur. Cela ne mérite-t-il pas un mot, un simple mot présidentiel ?

    Mais c’est vrai, ça n’aurait pas franchement collé avec le but politique recherché: que celui qui a fait voler en éclats l’unité nationale par son mépris cent fois exprimé passe, par un magistral retournement, pour le bâtisseur des temps nouveaux.

    Et c’est en cela que réside le risque majeur qui se présente désormais à nous: que M. Macron abuse de son pouvoir pour bâcler en un temps résolument trop court une cathédrale à sa main et qu’il fasse à Notre-Dame plus de dégâts que l’incendie lui-même.

    Car enfin, qu’a-t-il le droit de faire ? L’ancienne Notre-Dame a flambé par l’incurie de l’Etat à entretenir en temps et heure le patrimoine qui nous appartient, une incurie qui, soit dit en passant, nous coûtera infiniment plus cher que tous les casseurs réunis depuis novembre dernier.

    Dès lors, l’Etat est pieds et poings liés: à partir du moment où chaque recoin de l’ancienne Notre-Dame a été répertorié, photographié, numérisé, l’Etat n’a d’autre latitude que de refaire à l’identique ce que l’incendie a dévoré. Tout simplement parce qu’en vertu de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, il agit avec les bâtiments du culte dont la conservation lui est confiée comme un gardien du patrimoine, non comme un bâtisseur. Bâtir un lieu de culte nouveau peut appartenir aux croyants, c’est tout bonnement interdit à l’Etat. Faire de l’innovation, ce serait par conséquent dépasser le cadre de la loi.

    L’Etat n’a donc pas le choix. N’ayant absolument pas le droit de bâtir un nouveau lieu de culte, il doit se cantonner strictement à restituer, à restaurer au sens littéral du terme, le patrimoine détruit.

    Seulement voilà, ça ne cadre évidemment pas avec l’ambition macronienne, qui veut s’emparer des ruines fumantes de huit siècles d’histoire pour laisser une trace dans l’avenir. De là l’idée totalement saugrenue d’un concours international pour rebâtir la flèche. Saugrenue, sauf pour les tenants du “ nouveau monde ” qui veulent s’approprier  tout ce qui les entoure et le transformer au creuset de leur idéologie post-France.

    Face au risque, nous avons le devoir, en tant que nation, de protéger ce qu’il nous reste d’un bâtiment qui dit tant sur ce que nous avons été et sur ce que nous souhaitons demeurer. Arrachons-le des mains d’un pouvoir qui s’est défini lui-même comme né d’une "effraction" et qui, roulant sur sa pente, est prêt à toutes les outrances pour gommer ce qui nous reste d’identité nationale et à   nous retirer, à nous peuple libre, la faculté d’assumer par nous-mêmes notre destin.

    Urgence d'autant plus absolue que le gouvernement a lancé un "concours international d'architectes" pour restaurer, "en accord avec les enjeux de notre temps", un chef d’œuvre de l'"art français", autre nom donné par toute la chrétienté médiévale admirative et respectueuse à l'"art gothique", et que le ministre de l'information et de la culture, lointain successeur d'André Malraux, vient de rappeler publiquement que si toutes les suggestions seront écoutées, la cathédrale appartient dans les faits à l'état, donc -à peine à demi-mots- au gouvernement, donc à monsieur Macron et à sa cour.

    Un Macron satisfait de lui-même et de ses goûts artistiques  et de ses convictions au-delà de tout. Par ses propos et son ambition, un Macron qui méprise et insulte des générations d'architectes, de maîtres-d’œuvre, de tailleurs de pierre, de charpentiers, de sculpteurs, d'orfèvres, de maîtres-verriers, d'humbles manœuvres de chantiers... d'ouvriers... d'anonymes...  Un Macron qui insulte et méprise des générations de chrétiens pratiquants ou non, d'historiens de l'art et d'historiens des religions, de par le monde pour qui Notre-Dame de Paris était un pur joyaux... Le naturel revient toujours au galop

    Un Macron dont le ministre de l'intérieur et des cultes  a déclaré: " Ce que je sais, c'est que Notre-Dame n’est pas une cathédrale…  C’est notre commun, c’est notre rassemblement, c’est notre force, c’est notre histoire qui nous appartient à tous..." [*]

    Un Macron certainement frustré de ne laisser à la postérité les marques d'aucun "grand chantier" comme certains de ses illustres prédécesseurs: aucun "Centre National d’Art et de Culture" à la Georges Pompidou, aucune "Bibliothèque Nationale de France" à la François Mitterrand, aucun "Musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques" à la Jacques Chirac... tout juste une modeste "Restauration de la Salle des Fêtes du Palais de l'Elysée" et une "Installation d'une piscine escamotable au fort de Brégançon" à la Brizitte Trogneux...

     

     

    « LéoRecherche architecte, désespérément »
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  • Commentaires

    1
    Vendredi 19 Avril à 00:10

    Il n'a pas eu un mot de compassion pour les catholiques blessés devant leur cathédrale carbonisée, Monseigneur Aupetit lui signale d'ailleurs que : "catholique" n'est pas un gros mot!

    Sa vieille et toute la famille Trogon s'occupent activement de la monribonde...un beau coup de pub, pour ces gens qui étaient en perte de vitesse!

      • Vendredi 19 Avril à 18:40

        On en revient toujours à la même chose, l'analyse pertinente d'un psychiatre italien qui, avant tout le monde, voyait en Macron un mégalomane doublé d'un "pervers narcissique", c'est à dire un manipulateur cynique, enlisé dans ses névroses et incapable de saisir et comprendre la réalité concrète, inaccessible à la moindre empathie envers qui que ce soit et qui se réjouit des misères et des souffrances qu'il provoque sciemment pour atteindre son but.... (pour rappel, il ne faut jamais oublier ce diagnostic)

        Il remonte dans les sondages, à ce qu'on nous raconte partout dans la presse, c'est la seule chose qui compte pour lui.

      • Vendredi 19 Avril à 20:52

         @Liviaaugustae

        PS. au fait, avez-vous lu le petit texte de Thierry Bouzard pour Mgr. Dukorbak ? il résume assez bien ma façon de voir les choses...

         

    2
    Souris donc
    Vendredi 19 Avril à 09:34

    Son discours m'a fait une drôle d'impression : aucune solennité, sourires à contretemps.

    La restauration devrait être l'occasion de valoriser les artisanats d'art qui peinent à trouver des apprentis (selon les Compagnons) : tailleurs de pierre, charpentiers, vitraillistes. Alors que les filières sans débouché (psycho-socio) débordent.

    Ceci dit, on peut imaginer un panachage de techniques (matériaux moins inflammables pour les structures invisibles). Et pour la flèche qui s'est effondrée : une reconstitution virtuelle en faisceaux laser.

    D'ailleurs, Viollet-Le-Duc était très approximatif dans ses restaurations architecturales sur lesquelles il plaquait une vision stéréotypée du  Moyen-Age.

      • Vendredi 19 Avril à 18:51

        Je ne lui ai pas fait l'honneur d'écouter ses billevesées et ses calembredaines, comme il dirait...

        Par contre, c'est quand même paradoxal qu'une telle épreuve puisse devenir l'occasion inespérée, presque salutaire, de valoriser un savoir-faire que le monde entier nous envie. Mais comme de toute façon, il n'en sera rien, on va diriger toute une génération d'apprentis vers des métiers d'arts qui n’offriront aucun débouché dans la société telle qu'elle est et va devenir.

        Quant à Viollet-Le-Duc, son travail de restauration et de création fut parfois discutable (selon certain), mais absolument indispensable et il respectait au mieux l'esprit des constructeurs et de l'art médiéval qu'il tentait de sublimer à sa façon, sans jamais le trahir. Je pense sincèrement qu'une flèche "virtuelle" sur Notre-Dame de Paris serait une incongruité qui annoncerait un monde de plus en plus dématérialisé menant à une déshumanisation déjà annoncée

    3
    Vendredi 19 Avril à 09:55
    Pangloss

    On peut craindre que les restaurations "avec les techniques modernes", "à l'image du XXIème siècle" et autres "architecture médiévale revisitée" (revisité, ce mot à la mode dont la mode, comme toutes les modes, passera bientôt) soient le prétexte pour des architectes de se faire un nom en mettant leur patte sur ce qui ne leur appartient pas un peu comme ces touristes imbéciles qui chient des graffitis sur les monuments qu'ils visitent.

      • Vendredi 19 Avril à 19:01

        On "peut" craindre, effectivement, quand on voit que la macronnerie va prendre en main toutes les étapes, de l'étude préliminaire à la réalisation finale en passant par le choix des entreprises impliquées (c'est peut-être déjà fait...?) et (surtout) par le financement... Et si on se souvient des goûts musicaux du start-upper de la SARL France tels qu'il les a laissé transparaître lors de la Fête de la Musique pour ses artistes préférés "nègres-pédés-camés"... On peut craindre le pire...

        Mais Bouygues ou Vinci ont toutes les raisons d'espérer le meilleur, en laissant quelques menus travaux, parmi les plus délicats et les moins rentables à quelques artisans servant d'alibis culturel et/ou religieux..

      • Vendredi 19 Avril à 20:36

        au fait, qui se souvient de la cathédrale de Lyon, alors en restauration en 2010, et sur laquelle a été installée une gargouille à l'effigie de "Ahmed", un chef de chantier musulman, sous laquelle on peut lire "Allah Akbar"  (mais aussi, je dois être honnête "Dieu est grand" en français). 

        "Ce n’est pas comme si on avait inscrit Mahomet est notre prophète…", commente un proche du diocèse qui avait donné son accord pour cette initiative.

                                                               

        (ben... non, hein ? mais faut pas désespérer... on y arrive )

         

    4
    Vendredi 19 Avril à 12:04
    Paul-Emic

    Faut-il restaurer un tel symbole dans une France entièrement déchristianisée ?

      • Vendredi 19 Avril à 19:40

        Ce n'est pas qu'il faut, c'est qu'on doit restaurer, et à l'identique, même et surtout dans une France largement déchristianisée, mais pas entièrement... sinon, il faut se hâter de l'islamiser et faire appel aux dons et à la générosité désintéressée du Qatar et autres émirats pour remplacer le "blanc manteau d'églises" par un vert tapis de mosquées; mais ça vient quand même, ça vient... ménageons-nous quelques année ou quelques mois de répit avant la charia...

        prémonition ? La mosquée « Notre Dame de Paris »,

         

    5
    Vendredi 19 Avril à 16:13
    Carine

    Evidemment complètement d'accord. Merci pour ce billet !

    On a tout pour la reconstruire à l'identique, les artisans, et normalement, le temps... Hors considérations politico-commerciales, bien sûr.

    On avance un peu :

    http://www.wendy-leblog.com/2019/04/notre-dame-crime-avec-premeditation.html

    Normalement, puisque nous avons tous les plans, tout est modélisé etc..., nous n'avons pas besoin de concours d'architectes.

    Mais c'est sans compter sur le dessein de tout ça.

    Nous sommes contraints à demander au plus grand nombre ce qu'il en pense, et Dieu sait combien c'est risqué.

    J'ai vu des andouilles trouver beau le serpent d'océan de Saint-Brévin...

    Et la Foi... on verra.

    Enfin, je soumets quand même cette pétition, qui si elle aboutissait, donnerait lieu au premier RIC, finalement :

     

    https://www.change.org/p/emmanuel-macron-p%C3%A9tition-pour-un-r%C3%A9f%C3%A9rendum-sur-la-reconstruction-de-notre-dame-278753f8-cba4-4bdd-aa3d-0ce21847e854?recruiter=301603985&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition  

     

      • Vendredi 19 Avril à 20:11

        A la limite (même pas "extrême" limite) je pense qu'il vaudrait mieux demander à tous et à chacun son opinion sur la restauration de la cathédrale, et spécialement de sa flèche, dans une enquête impartiale et objective, plutôt que de laisser faire le type qu'on appelle président de la République et qui nie le fait qu'il existe une culture française, en dehors de celle des illettrées et des alcooliques (et aussi, dans un genre différent, celle des beaux jeunes gens racisés rencontrés lors d'une nuit d'ivresse aux Antilles). Je dis peut être des conneries en évoquant "une enquête impartiale et objective", mais rêvons un peu.

        Merci pour le lien très édifiant vers Le blog de Wendy, à noter ceci dont je n'ai pas encore entendu parler sur RFM intello

        Une autre pétition qui risque d'être aussi utile que le Grand Débat... mais rêvons encore un peu..

        Les Français veulent que nous reconstruisions Notre-Dame à l'identique ! (avec Nicolas Dupont-Aignan.)

      • Vendredi 19 Avril à 21:05

        En fait c'est la même pétition... (3250 signatures à 21h. sur 3000 espérées, mais le chiffre évolue à vue d’œil )

    6
    Carine
    Vendredi 19 Avril à 18:19
    Carine
    La photo :
    Le sinistre 1er ministre semble dire à l'enfoiré "ne l'avons-nous pas bien descendue ?"
    Tout ça se paiera.
      • Vendredi 19 Avril à 20:19

        je crois que le "complotisme" est à l'oeuvre du côté de ceux qui annoncent une enquête "longue et délicate" sur laquelle les.... "experts" (?) ne se sont pas encore penchés, mais qui annonce déjà un accident du travail (à ne pas confondre avec un incident terroriste).

        autre photo (mais peut-être fausse, un genre de photo-montage)

        (vue sur Pauvrefrance)

    7
    Souris donc
    Dimanche 21 Avril à 09:37

    La reconstruction à l'identique lisse l'événement comme si rien ne s'était passé. L'efface de la mémoire. Il faut un indice architectural renvoyant à la destruction par le feu, notamment de cette flèche que nous avons tous vu tomber.

    Le Tribute in Light à la place des tours jumelles du 11 septembre était très réussi.

      • Lundi 22 Avril à 15:06

        C'est pas faux, et on peut effectivement envisager la question sous cet angle... mais je ne suis pas sur que les partisans du "encore plus belle" et des "enjeux de notre temps" aient cette volonté de rendre un hommage permanent (mais éphémère: chaque 11 septembre) à la Notre-Dame "d'avant" et de ne pas gommer les traces de la destruction.

        Un début de commencement de bonne volonté aurait été, par exemple, que la maire de Paris éteigne, même pendant une petite d'heure (ça avait été fait en 1017 pour sauver la planète...), la Tour Eiffel en signe de solidarité entre "monuments touristiques les plus visités qui rapportent un pognon de dingue"

         

    8
    Dimanche 21 Avril à 10:14

    Si la première photo correspond vraiment à l'arrivée à ND, on est impressionné par la faculté de résilience de Macron et surtout du 1er ministre qui semble en raconter une "bien bonne".

      • Souris donc
        Dimanche 21 Avril à 11:30

        La bien bonne : ils savent qu'il y avait dès 2016 un projet pour la transformation du parvis de Notre-Dame en "Forum des Halles". Des dalles transparentes donnant sur une piscine et autres tentations consuméristes à destination des touristes. Et le marché aux fleurs et aux oiseaux devait être hissé dans un machin végétalisé.

      • Lundi 22 Avril à 15:38

        Personnellement, j'aurais mis entre guillemets le mot "résilience" Mais, bon, il est possible que le président et son premier ministre "prenaient acte d'un événement traumatique" mais ne voulaient "pas avoir à vivre dans la dépression" et souhaitaient "se reconstruire d'une façon socialement acceptable". [1]

        A propos de l'authenticité de la photo (extraite d'une vidéo), même le checknewseur de service de "Libé" est obligé de reconnaître que "on distingue des sourires, plus ou moins réprimés,de l’exécutif" mais en précisant comme si besoin était que "(la vidéo) montre toutefois que l'ambiance, à partir de ce moment précis n'était pas à la fête" et que "la suite (...) montre que les deux hommes ne sont pas du tout arrivés "hilares" devant Notre-Dame[2];

        "Le Monde" (qui a du voir une autre photo) quant à lui donne une version toute différente: "Le président et le premier ministre ont en réalité un air plutôt sérieux. Edouard Philippe, qui porte son poing à la bouche dans la séquence en question, a un rictus qui fait penser à un rire, alors que ce n’est pas le cas. Emmanuel Macron, lui, semble esquisser un sourire sur l’image arrêtée. En réalité, le chef de l’Etat plisse les lèvres et poursuit son chemin." [3]

                                                    

         

         

      • Lundi 22 Avril à 16:05

        @ Souris donc: Il est évident qu'un tel projet (voir ici l'intégralité des 56 pages du rapport) ne s'accorderait avec des bondieuseries archaïques comme Notre-Dame que si elles étaient plus ou moins en accord avec les enjeux de notre temps, et que 5 ans de travaux de restauration semblent suffisants avant de passer à des chantiers plus conséquents et plus dignes d’intérêts...

               

        (et d'intérêts)

    9
    jean-marc
    Dimanche 21 Avril à 23:37

    Merci pour le rappel du diagnostic psychiatrique de Macron,bien utile à ceux,qui,comme moi,l'avaient oublié et

    surtout à tous ceux qui le découvrent.

      • Lundi 22 Avril à 16:31

        @ jean-marc...

        Y'a pas de quoi...

        Je crois Je suis persuadé qu'il faut garder constamment à l’esprit cette analyse chaque fois que Macron intervient, en public ou en privé, en paroles ou en actes...

        Un peu comme cette manie d'adolescent demeuré de se cramponner, toujours et partout, depuis ses années lycée à la main de sa vieille professeur.

         

        etc, etc...

         

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