• Antivax et complotistes

     

    PSEUDO AVERTISSEMENT !

    Je n'ai, bien sûr, aucune compétence pour juger de la valeur ou de la qualité d'un article paru dans une revue médicale très correcte et de bon niveau réservée aux professionnels avertis, encore moins pour juger du rôle et de l'efficacité du "Haut conseil de la santé publique", ni pour juger de la pertinence et de l'opportunité de la démission de l'un de ses membres, peut-être parmi les plus éminents.

    Je poste simplement cet article qui devrait, à n'en pas douter, intéresser quelque lecteur familier du sujet en général, et qui n' aurait pas eu connaissance de ces faits, ou qui les aurait oubliés.

    Quand-même.. J'aimerais ajouter, à titre strictement personnel, que je suis fort étonné que les "antivax" et autres "complotistes" ne soient apparemment pas exclusivement l'apanage de la foultitude des crétins extrémistes à gilet jaune qui ne sont rien et ne comprennent rien à la science à la Science et au progrès, ni même des suppôts de gourous charlatans comme Raoult, Perronne, Montagnier ou Fouché, mais aussi de gens bien propres sur eux qui ont longtemps tout fait pour ne pas faire de peine à messieurs Macron, Véran et autres Delfrassy et Hirsch ou Salomon (etc.), jusqu'au jour où...

     

    Le professeur François Alla est (entre autres) professeur de Santé Publique, spécialiste du Droit de la Santé, chef du service de 'Soutien méthodologique et d’innovation en prévention' au CHU de Bordeaux, spécialiste en 'intervention, organisation et promotion de la santé', etc....

    Moins connu que ses estimables confrères les docteurs Jérôme Marty ou Laurent Alexandre, il n'en était pas moins un élément non négligeable dans la 'lutte' contre la 'pandémie', en tant que membre du "Haut Conseil de la santé publique", une instance chargée d'apporter une "aide à la décision au ministre de la Santé en réalisant des rapports et en lui formulant des recommandations, réflexions prospectives et conseils", où il était vice-président de la "Commission maladies chroniques". Jusqu'à sa récente démission le 5 janvier. Sans perte ni fracas. 

    « Il considère que le "Haut conseil" ne dispose pas des moyens suffisants pour mener à bien ses missions. Et juge que les expertises des scientifiques du HCSP sont dévoyées par les politiques. »

    "C’est devenu très dur pour un expert de dire : "Je ne suis pas tout à fait d’accord avec les politiques" [...] Les gens sont tétanisés, ils ont peur de passer pour des antivax ou des complotistes."

    Il s'en est expliqué longuement dans "le Quotidien du Médecin" du 24 janvier :

     

    Antivax et complotistes 

    "J'ai démissionné du Haut Conseil de la santé publique car les experts n’ont pas joué leur rôle durant la crise sanitaire"

     

    • Pourquoi avez-vous démissionné du Haut conseil de la santé publique ?

    « Je voulais tout d’abord dégager du temps pour remplir ma nouvelle mission à la présidence de la Conférence régionale de santé et de l’autonomie (CRSA) de Nouvelle Aquitaine. Mais j’ai également démissionné parce que les experts du HCSP et les agences (HAS, Santé publique France, etc.) n’ont pas joué leur rôle durant la crise sanitaire. Celui-ci consiste à élaborer de l’aide à la décision, y compris quand elle ne va pas dans le sens du décideur ! Or, cette aide à la décision s’est transformée en service après-vente de décisions qui étaient déjà prises en amont.

    « Dernier exemple en date, l'article récent sur l’impact du passe sanitaire sur le taux de vaccination, la santé et l'économie. Il ne s’agit pas véritablement d’une expertise, mais d’un "travail alibi". Il a été porté par le Conseil d'analyse économique (CAE), qui est rattaché à Matignon et présidé par Philippe Martin, ancien conseiller économique d’Emmanuel Macron.

    « Parmi les signataires de ce papier, il y a aussi un membre du Conseil scientifique, le Pr Arnaud Fontanet, qui a milité pour le passe sanitaire. Donc, ce n’est pas un travail scientifique indépendant, au sens d’absence de conflits d’intérêts avec le pouvoir politique. D’autant plus que ce focus a été publié le 18 janvier, soit deux jours après le dépôt d'une saisine du Conseil constitutionnel sur le passe vaccinal.

     

    • En dehors du passe sanitaire ou vaccinal, en quoi l’expertise scientifique n’a pas joué son rôle depuis le début de la crise ?

    « Souvenez-vous des positions sur le masque au début 2020. Le HCSP, comme les autres instances d’ailleurs, a clairement suivi les positions publiques des politiques qui affirmaient que le masque ne servait à rien. Or, son rôle d’instance sanitaire aurait dû consister à dire : "Le masque est nécessaire, c’est un outil de réduction des risques". Ce sont des choses que les experts savaient, mais ils se sont censurés pour "ne pas mettre le ministre de la Santé en difficulté", comme cela m'a été dit.

    « Macron avait dit : "On est en guerre...". Donc, on ne pouvait pas contredire les affirmations du directeur général de la santé ou du ministre qui avaient dit que c’était inutile, voire dangereux. Sur le masque, même si on pensait autre chose, il ne fallait pas le dire. Dans l’avis que j’ai écrit en mars 2020, j’ai parlé du masque. Le ministère de la Santé m’a clairement fait remarquer que cela n’était pas politiquement correct d’en parler.

    « On assiste aujourd’hui à un processus de décrédibilisation de toute voix discordante. C’est devenu très dur pour un expert de dire : "Je ne suis pas tout à fait d’accord avec les politiques". Car on risque de nous faire entrer dans le camp des complotistes. Il est par exemple devenu difficile d’émettre le moindre doute sur la politique de vaccination. Les gens sont tétanisés, ils ont peur de passer pour des antivax ou des complotistes.

     

    • D’autres raisons vous ont-elles poussé à démissionner ?

    « Le HCSP manque cruellement de moyens. À titre d’exemple, j’ai piloté un avis complexe, relatif aux bénéfices-risques de la cigarette électronique, publié en novembre dernier. 6 000 articles sont sortis ces dernières années sur le sujet, j’ai dû me charger moi-même de la revue de la littérature, le soir et le week-end ! Pire, pour nous accompagner, nous avons un seul chargé de projet salarié du Haut conseil, mais il est mobilisé sur dix avis à la fois…

    « On ne peut pas s’appuyer uniquement sur du bénévolat sur des sujets aussi complexes qui nécessitent de faire la revue de la littérature, des entretiens, de rédiger, de communiquer sur l’avis. Durant la crise sanitaire, le HCSP a fourni un travail exceptionnel. Les experts ont travaillé jour et nuit sur leur temps personnel, n’ont pas pris de vacances. Cela n’est même pas reconnu par le recrutement de deux à trois chargés de projet… Je pense aussi que le HCSP doit se donner les moyens au niveau de la prévention et de la promotion de la santé.

     

    • C’est-à-dire ?

    « Un peu avant mon départ du HCSP, j’ai milité pour que l’on se dote à nouveau d’une commission dédiée à la prévention. La France a des performances médiocres dans le domaine : mortalité prématurée extrêmement forte, inégalités sociales et territoriales importantes. Tout le monde est d’accord pour faire ce virage préventif qui nécessite une expertise sur la prévention. Or, ce champ est aujourd’hui complètement vierge, car le HCSP et les agences sanitaires ne s’emparent pas du sujet. C’est dramatique.

     

    • Pourquoi affirmez-vous que le HCSP ne s’empare pas du sujet de la prévention ?

    « Parce que l’expertise en prévention dérange les décideurs. Par exemple, sur le sujet de la couverture vaccinale, on sait que la moitié des non vaccinés ne sont pas des 'antivax', mais des personnes âgées isolées qui vivent loin des centres de vaccination, des SDF, des migrants qui parlent mal le français, des personnes qui n’ont pas accès à internet… Une politique de prévention efficace, c’est aussi s’intéresser à ces déterminants structuraux : l’aménagement du territoire, les inégalités socio-économiques. Mais tout cela dérange, car cela remet en question les politiques.

    « Durant la crise sanitaire, le HCSP a émis de nombreux avis techniques mais aucun avis stratégique. Il a pourtant, normalement, une mission stratégique mais c’est le Conseil scientifique qui a fixé les axes stratégiques importants durant la crise : confinement, couvre-feu, stratégie de vaccination, etc. Le HCSP se contente d’émettre des avis techniques de mise en application. On assiste à un dévoiement complet de l’expertise.

     

     

     

     

    « Le mystère reste entier.Question suivante, SVP... (1) »

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 27 Janvier à 00:34
    Le rideau tombe sur cette vaste escroquerie, les semaines à venir vont être riches de révélations toutes aussi dérangeantes pour le pouvoir. La meilleure façon de mettre fin à cette farce serait de sonner la fin de la partie, de libérer tout le monde. Et tant pis pour ceux qui ont eu 2,3,ou quatre doses.
      • Jeudi 27 Janvier à 17:16

        @ Fredi M....!

        Comme dans les deux commentaires qui suivent, j'ai un peu de mal à croire à la totale sincérité de cette décision après deux années ressenties comme du mépris...

         

        A l'inverse, dès le 20 mars 2020 le Pr Raoult a claqué la porte du "Conseil Scientifique" mis en place seulement une petite dizaine de jours auparavant, ce qui ne lui a pas valu que des amitiés impérissables, et pour longtemps. Mais les choses étaient claires pour tout le monde, y compris pour lui et pour son 'honneur'.

        Il s'est expliqué de son départ devant une commission d’enquête parlementaire au mois de juin

        "Il se trouve que dans le conseil scientifique j’étais un ovni, ou un extraterrestre. Il n’y avait pas de compatibilité génétique entre nous. C’était un groupe dans lequel ils se connaissaient entre eux, ils avaient travaillé depuis des années ensemble"

         

        C'est dit...

    2
    Dubitatif
    Jeudi 27 Janvier à 10:58

    Sauf erreur, l'individu a su se taire pendant au moins deux ans. Quant à l'habituelle jérémiade sur le "manque de moyens", cruel, forcément cruel, elle est obscène à considérer l'argent dilapidé mais pas perdu pour tout le monde.

    Pour le reste, inutile de rêver à un Nuremberg 2.0 : Schwab et Ursula n'ont pas perdu la partie.

      • Jeudi 27 Janvier à 17:24

        @ Dubitatif... ?

        En même temps (ou presque) que la déclaration de cette discrète démission surprise, François Alla menait un "entretien à deux voix" sur France 3 régions avec Barbara Stiegler, professeur de philosophie politique à l’Université de Bordeaux, anti-libérale et récente recrue intellectuelle de la mélenchonie insoumise à jamais, entretien dans lequel ils ne disent malgré tout pas que des conneries pour émission de une radio d'état.

         

         

        Bon, je dis ça je dis rien...

         

    3
    Le Page
    Jeudi 27 Janvier à 11:39

    En gros, il était d'accord avec tout mais le fait qu'il ne soit pas écouté et considéré au niveau qu'il considère être le sien a vexé monsieur. Alors il est parti faire le premier dans son village, la deuxième place et les suivantes étant déjà prises à Rome.

      • Le Page
        Jeudi 27 Janvier à 13:19

        P.S. Aux dernières nouvelles ses éminents confrères auraient diagnostiqué "une altération profonde de l'égo" plus vulgairement nommée '"caca nerveux". Pfizer informé s'est engagé à fournir un vaccin au plus tôt en préventif et un médicament, tout aussi rapidement, en curatif.

        Merci QUI?

      • Jeudi 27 Janvier à 17:52

        @ Le Page... !

        Apparemment, il n'était pas forcément d'accord avec tout ce qu'on lui disait de faire et il a et il aurait parfois tenté de le faire savoir, mais faisait comme si "pour ne pas contredire les affirmations du directeur général de la santé ou du ministre" et "pour ne pas mettre le ministre de la Santé en difficulté", qu'on pourrait presque traduire (ça dépend forcément du contexte)  ou par "pour ne pas faire de vagues" ou par "pour ne pas nuire à ma carrière"...

        mais qui suis-je pour en juger...

         

        On peut juste remarquer que cette non affaire sort au moment où même des journaux réputés peu complotisses reprennent au grand jour  l'info selon laquelle les vaccins à ARN messager présenteraient des risques "moyennement à relativement élevés" de péricardite ou de myocardite....

        Une info heureusement rapidement relativisée par la révélation d'une étude selon laquelle les effets indésirables ne seraient que des effets nocébo produits par nos cerveaux malades de trop de fake-news accumulées.

         

        Rien n'est simple et tout se complique

         

         

         

      • Jeudi 27 Janvier à 17:58

        @ Le Page...

        Si vous allez par là, on a vu, je crois, mais ça ne devait pas être en France où de telles choses seraient impossibles, des "altérés de l'égo" se suicider de plusieurs balles dans la tête ou se noyer dans une toute pitite flaque d'eau. Pour dire jusqu'où certains pousseraient le vice pour se faire remarquer.

         

         

    4
    Vendredi 28 Janvier à 12:03

    Les experts sont là pour conseiller, pas pour décider...et heureusement. Ce sont les politiques qui décident et qui prennent les risques de leurs décisions. Un expert qui se trompe (et on ne compte plus ceux qui se sont trompés parmi lesquels le Pr Raoult qui a, semble-t-il, votre sympathie) rend rarement des comptes devant la justice, ce qui est de plus en plus le cas pour les politiques (voir Mme Buzyn).

      • Vendredi 28 Janvier à 13:27

        @ Dr WO...?

        Bin oui... mais le Pr Alla semble prétendre que (parfois !) n'en est pas ou plus ainsi "...cette aide à la décision s'est transformée en service après-vente de décisions qui étaient déjà prise.." ou "On assiste à un dévoiement complet de l'expertise",... Est-ce qu'il ment, qu'il se trompe, qu'il exagère....? Moi pas savoir ! Ce qui m'a amusé (ce n'est pas le mot que je cherchais) c'est que des 'experts' (a priori indépendants et pas tout à faut incompétents) doivent (ou devraient ou auraient dû...) respecter le politiquement correct sous peine de passer pour des antivax ou des complotistes...comme n'importe quel(le) crétin(e) qui n'en raterait pas une...

         

        Hors sujet. c'est pas faux que j'ai quelque sympathie (ce n'est pas le mot que je cherchais) pour le Pr Raoult qui doit s'en contre-foutre ; j'en ai aussi pour Donald Trump, Eric Zemmour et quelques autres tout aussi peu fréquentables. Ca semble suffisant pour me cataloguer. Pourquoi pas ?

         

         

      • Vendredi 28 Janvier à 14:05

        Je pense également que les experts ne doivent pas entériner des décisions avec lesquelles ils ne sont pas d'accord. Je ne catalogue personne mais je peux regretter des choix reposant plus l'idéologie que les faits.

      • Vendredi 28 Janvier à 15:23

        @ Dr WO...!

        Une grande part du fond du problème est là...

        Ensuite, tout dépend des personnes ou groupes de, à cataloguer ou pas ! 

         

         

        (Pas seulement à Marseille ou à Bordeaux, ni même seulement en notre doulce France.)

         

    5
    Dimanche 30 Janvier à 23:18

    Il est vrai qu'il est difficile de mesurer la sincérité des personnes, mais  comme dans tout État autoritaire, il faut reconnaître qu'il est aussi très difficile d'être à contre courant des idéologies dominantes, idéologies ou intérêts particuliers, sans risquer une mort civile ou professionnelle. En semant la panique avec une maladie qui finalement n'a pas été à la hauteur du catastrophisme annoncé,  ils ont réussi à créer un climat de peur sur l'ensemble d'une population qui a une peur bleue de mourir, perdant toute conscience que la mort est l'aboutissement naturel de la vie. Le temps est venu pour certains de reprendre ses esprits et de constater qu'on a été mené par le bout du nez par une bande de manipulateurs...Sauf les macronistes qui, pour reprendre une citation de Véronique Jacquier, ne voient rien, car ils ont le cerveau qui reste confiné.

    Stan

     

     

      • Lundi 31 Janvier à 11:22

        @ Stan...

        Beaucoup de médecins ont fait le choix de "risquer une mort civile et professionnelle" pour respecter leur Serment d'Hippocrate... (A mon sens, ce n'était même pas "un choix" parmi d'autres mais la seule attitude responsable et honnête possible. mais bon...) :

        Didier Raoult, déjà cité, mais aussi Chrisrian Perronne, Louis Fouché, Luc Montagnier, Jean-Bernard Fourtillan, Martine Wonner, Alexandra Henrion-Caude, etc; (liste non exhaustive)... sans compter des dizaines (des centaines ?) de médecins généralistes quasi anonymes qui ont dû fermer leur cabinet par refus du "pass" et du vaccin obligatoire sans l'être tout en l'étant sans l'être tout-à-fait, et les milliers (dizaines de milliers ?) de soignants hospitaliers ou libéraux interdits de travailler (et dont le poste a été remplacé  -dans un sens- par un poste de vigile anti-no-pass à l'entré des hôpitaux et cliniques !)

        Si tous les hésitants, les irrésolus, les retardataires (ou les trouillards et les hypocrites) avaient, dès le plus tôt possible (< 730 jours et autant de nuits), peut-être ou certainement que les chers non-concitoyennes zet non-concitoyens auraient été manipulés et menés par le bout du nez moins longtemps ? Je dis ça, je dis rien...

        Sinon, même Karine Lacombe qui appelle tout subitement et depuis deux jours  à "un changement de paradigme", peut avoir l'air d'avoir un début d'envie irrépressible de se mettre à contre-courant de l'idéologie dominante et des intérêts financiers particuliers. J'en doute encore un peu. Faut voir...

         

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